France

Revue de presse

25 oct. 2019

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Réglementations et politique de l'énergie

25 oct. 2019 actu-environnement.com, 18/10/2019

Le gouvernement présente les orientations du Pacte productif

Conformément au plan climat présenté en juillet 2017, le gouvernement a lancé le 15 octobre une consultation publique portant sur l’objectif d’une économie zéro carbone d’ici 2050. Parallèlement, l’exécutif a détaillé les orientations du Pacte productif lancé en avril dernier par Emmanuel Macron. Après avoir rappelé que l’empreinte carbone globale de la France a augmenté de 10% en vingt ans, Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, a présenté plusieurs objectifs visant à « décarboner notre production et notre consommation ». Le premier d’entre eux est l’instauration d’une taxe carbone aux frontières de l’Union européenne, initiative sans laquelle « toutes les politiques publiques européennes seront dépourvues d’efficacité », selon Bruno Le Maire. Jugeant « incompréhensible que des objectifs d'émissions carbone aient été fixés pour nos voitures et qu'aucun objectif n'ait été fixé pour les avions ou les bateaux », le ministre souhaite également soumettre les moyens de transports les plus polluants à une taxe européenne. Transformer la BEI (Banque européenne d’investissement) en une banque verte dont au moins la moitié des encours serait consacrée à la transition énergétique et « réduire l’empreinte carbone des garanties du Trésor à l’exportation » constituent deux autres objectifs du Pacte Productif.

25 oct. 2019 latribune.fr, 17/10/2019

Rénovation énergétique : BPCE invite l’exécutif à renforcer la confiance des ménages

Deuxième consommateur d’énergie et deuxième plus gros émetteur de CO2, le secteur du bâtiment voit son impact environnemental croître d’année en année. Selon l’indicateur de résultats de la stratégie nationale bas-carbone (SNBC), la consommation d’énergie finale progresse notamment de 0,1% chaque année. Selon Alain Tourdjman, directeur des études et prospective de BPCE, cette « situation extrêmement problématique » tient en grande partie à la concentration des aides publiques sur les grandes villes. « Par le jeu des anticipations des acteurs, [cela] ôte toute perspective aux zones dont les besoins passent moins par la construction que par la restructuration de l'existant et dont l'attractivité décline progressivement par la perte ou la paupérisation de sa population », observe en effet le groupe bancaire dans une étude publiée le 17 octobre. Alors que la loi énergie climat prévoit la mise en œuvre de différentes mesures contraignantes visant à inciter les propriétaires à améliorer la performance énergétique de leurs logements, BPCE juge nécessaire de renforcer la confiance des particuliers : « les acheteurs ont besoin d'être rassurés sur la rentabilité énergétique de leur investissement, et ce pour se mettre à l'abri de ces sanctions finales. Pour que le marché fonctionne, on ne peut pas laisser un ménage faire un investissement important sans qu'il obtienne une contrepartie derrière », résume Alain Tourdjman.

25 oct. 2019 actu-environnement.com, 18/10/2019

La prime remplaçant le CITE fait l’objet de plusieurs amendements

La création d’une prime fusionnant le CITE (Crédit d’Impôt Transition Energétique) et l’aide de l’Anah (Agence Nationale de l’Habitat) « Habiter Mieux Agilité » a été votée par l’Assemblée nationale le 17 octobre dans le cadre du PLF (Projet de Loi de Finances) 2020. Ce dispositif, dont les ménages modestes et très modestes pourront bénéficier dès janvier 2020, a fait l’objet de différents amendements. Initialement inéligibles à toutes formes d’aides, les ménages les plus aisés pourront finalement bénéficier du CITE l’an prochain pour réaliser des travaux d’isolation des parois opaques (murs, toit, comble et plancher). Avec cette disposition, les députés entendent répondre aux préoccupations des professionnels du bâtiment. Au cours des dernières semaines, ceux-ci n’avaient en effet cessé de rappeler que les ménages les plus riches sont les premiers commanditaires de travaux énergétiques (50% du CITE ces dernières années). Un deuxième amendement instaure une nouvelle aide destinée aux ménages intermédiaires. Inéligibles l’an prochain à l’aide « Habiter Mieux Sérénité », ces derniers pourront percevoir une aide forfaitaire pour les travaux de rénovations particulièrement lourds. Un troisième amendement prévoit par ailleurs l’instauration d’une sanction pécuniaire destinée à prévenir les fraudes à la nouvelle prime que distribuera l’Anah l’année prochaine. Un dernier amendement prévoit d’étendre cette nouvelle prime aux bailleurs « afin de les inciter à réaliser des travaux qui permettront à leurs locataires de voir leur facture énergétique baisser » et de « lutter contre la location des passoires énergétiques ». Emmanuelle Wargon, secrétaire d’Etat à la Transition écologique, entend leur offrir cette opportunité dès 2021.

Economies d'énergie et émissions carbone

25 oct. 2019 lemondedelenergie.com, 09/10/2019

Reconversion de la centrale thermique d’Aramon : une opportunité pour les énergies vertes

Initialement prévue pour 2023, la fermeture de la centrale thermique d’Aramon est finalement intervenue dès le 1er avril 2016. Souhaitant répondre aux nouveaux enjeux écologiques liés à la transition énergétique, EDF s’est en effet lancé dans un ambitieux programme prévoyant de mettre un terme à l’activité de toutes ses centrales thermiques et de procéder à la réhabilitation de ces sites industriels. Cette stratégie présente en effet un double avantage, elle offre à EDF la possibilité de continuer à œuvrer en faveur du dynamisme économique des territoires concernés et de développer des projets innovants dans le domaine de la transition énergétique. Grâce à un Contrat de Transition Ecologique signé avec l’Etat en décembre 2018, le groupe a ainsi été en mesure de lancer sur le site de l’ancienne centrale thermique d’Aramon le projet Cleantech Vallée, un écosystème dédié aux énergies renouvelables et aux technologies propres. Dans le cadre de cette initiative, deux projets ont vu le jour. Le premier porte sur la construction d’une centrale solaire bénéficiant d’une technologie innovante : capables d’absorber le rayonnement solaire sur chacune de leur face, les 14 000 modules photovoltaïques, dits « bifaces », qui la composent permettent en effet d’améliorer la production d’électricité, l’unité de production affichant une puissance cumulée totale de 5 MW. Le Clean Tech Booster est le deuxième des deux projets menés sur le site, imaginé par EDF en partenariat avec les collectivités locales, l’Etat et les acteurs industriels locaux, cette pépinière d’entreprises a vocation à favoriser le développement de projets de technologies propres et de production d’électricité respectueuse de l’environnement. « EDF est fier d’accompagner la Région Occitanie dans ses objectifs ambitieux de transition énergétique. La reconversion du site d’Aramon est emblématique du travail conjoint entre pouvoirs publics, acteurs locaux et industriels pour agir concrètement à la revalorisation des territoires. En associant production d’énergie bas carbone et développement de solutions innovantes, ce projet s’inscrit pleinement dans les objectifs de CAP 2030 du groupe EDF qui fait de la lutte contre le changement climatique sa priorité », s’est réjoui Jean-Bernard Lévy, PDG d’EDF.

Energies renouvelables

25 oct. 2019 connaissancedesenergies.org, 15/10/2019

Energies renouvelables : le SER invite le gouvernement à redoubler d’effort

Tout en se félicitant de la « réelle dynamique » dont les énergies renouvelables bénéficient en France, le Syndicat des Energies Renouvelables (SER) a appelé le gouvernement à accentuer ses efforts pour les promouvoir. « Des verrous ont été levés, notamment dans l'éolien. Mais il faut l'amplifier si on veut tenir les objectifs » de la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), estime en effet Jean-Louis Bal, président du SER. Rappelant que la chaleur est à l’origine d’une grande part des émissions de GES (gaz à effet de serre), l’organisation invite notamment les pouvoirs publics à « libérer le potentiel des énergies sous-exploitées » telles que la géothermie ou le solaire thermique. Parmi ses revendications figurent également le maintien temporaire du CITE (Crédit d’Impôt pour la Transition Energétique) pour les travaux déjà engagés et l’ouverture de la prime aux inserts de cheminée pour les primo-accédants. Le SER souhaite par ailleurs que les ménages les plus aisés ne soient pas totalement exclus des dispositifs d’aide à la rénovation énergétique et appelle de ses vœux une augmentation progressive de la taxe carbone afin de vaincre les réticences des entreprises à l’égard de la chaleur renouvelable. Dans le domaine de l’électricité, les professionnels enjoignent le gouvernement à : accroître la taille des projets solaires photovoltaïques et à faciliter l’accès au foncier ; planifier « sans tarder » les futurs projets de parcs éoliens offshore ; promouvoir le développement de l’hydrolien, de la cogénération bois et de la géothermie électrique.

25 oct. 2019 actu-environnement.com, 18/10/2019

Eolien terrestre : METRO innove en signant un PPA avec Agregio

S’étant engagé à réduire son empreinte carbone de 60% et sa consommation d’énergie de 40% en France d’ici 2030, METRO est la première entreprise à avoir signé un contrat de gré à gré (ou Power Purchase Agreement – PPA) en France. Dans le cadre de cet accord conclu avec Agregio, filiale d’EDF, le groupe allemand achète directement la production électrique d’un parc éolien exploité par Eurowatt, une solution qui lui permettra de diversifier son approvisionnement en énergie. « Nous avons préféré privilégier un contrat qui a du sens, en achetant l'électricité et les garanties d'origine auprès d'un parc identifié. Avec le PPA, on sait d'où vient l'énergie que l'on achète. Ce parc éolien se situe à 100 kilomètres des sites qui vont consommer l'électricité. Cela fait sens avec notre politique d'achats locaux dans notre activité de grossiste alimentaire », explique Coralie Lang Damerose, responsable énergie chez METRO. « Ce premier PPA nous permettra d'éprouver les modèles contractuels, qui sont complexes, avant d'étudier la possibilité de signer des contrats plus longs. Par ailleurs, cela permet d'assurer la pérennité d'un parc éolien arrivé en fin d'obligation d'achat et de lui permettre, par exemple, d'envisager des opérations de prolongation de durée de vie ou de repowering », précise-t-elle.

25 oct. 2019 lenergeek.com, 18/10/2019

Les acteurs de l’éolien affichent leur optimisme lors du colloque annuel de FEE

Organisé par le syndicat France Energie Eolien (FEE), le colloque national annuel de la filière éolienne, qui s’est tenu les 16 et 17 octobre, a été l’occasion de dresser un état des lieux du secteur. Fixé par la précédente PPE (Programmation Pluriannuelle de l’Energie), l’objectif de 15 GW installés à fin 2018 a été atteint. « L’éolien permet la diversification du mix énergétique français, générant une énergie propre, sûre, inépuisable et compétitive. Il s’impose comme l’un des impératifs catégoriques à la réussite de la transition énergétique en France et dans le monde », s’est félicité Pauline Le Berthe, déléguée générale de FEE. Observant que le coût de cette énergie n’avait cessé de baisser au cours des dernières années pour atteindre 62 euros le MWh en moyenne en France, Etienne Pourcher, président chez EP Conseil et stratégie, a pour sa part constaté que « l’éolien compétitif est désormais une réalité en France ». Portant sur la période 2019-2028, la nouvelle PPE fixe désormais des objectifs particulièrement ambitieux (entre 34,1 et 35,6 GW installés pour l’éolien terrestre et entre 4,7 GW et 5,2 GW pour l’éolien en mer en 2028). Les atteindre supposera de lever certains freins. Dans cette optique, le gouvernement entend notamment simplifier les recours contre les parcs éoliens afin d’accélérer leurs mises en services. Les perspectives sont également prometteuses dans l’éolien en mer : sept projets de parcs ayant enfin été définitivement validés, la France devrait commencer à rattraper son retard et à tirer parti de son énorme potentiel éolien (le deuxième en Europe). Pallier l’intermittence de cette source d’énergie s’impose également : « On met de l’intelligence partout sur notre réseau pour mieux anticiper le vent et ainsi accroître notre capacité de transport de l’électricité issue de l’éolien ; grâce à cette prédiction, la production éolienne peut désormais venir sur les marchés en temps réel et peut ainsi contribuer au réseau et au système énergétique », a déclaré François Brottes, de RTE.

Tendances et acteurs

25 oct. 2019 actu-environnement.com, 18/10/2019

Rénovation énergétique : un partenariat entre EDF et les organismes de qualification

Alors qu’un plan de lutte contre les arnaques et les fraudes aux travaux de rénovation énergétique des logements doit être lancé sous peu par le gouvernement, les trois organismes de qualification (Qualibat, Qualifelec et Qualit’EnR) ont annoncé avoir conclu un accord avec EDF. Grâce à cette initiative, les partenaires entendent « renforcer collectivement leur engagement en faveur de la rénovation énergétique de qualité » et « maintenir la confiance des clients » dans le secteur de la rénovation. « Il convient de faire concilier l'objectif nécessaire de rénovation énergétique des bâtiments avec l'exigence de qualité, la protection des consommateurs et la lutte contre l'éco-délinquance », explique Alexandra Del Medico, secrétaire générale de Qualifelec. Pour y parvenir, les partenaires : échangeront des informations sur les réclamations clients ; partageront entre eux les noms des entreprises radiées de la qualification RGE (« Reconnu garant de l’environnement ») ou du partenariat avec EDF ; se réuniront « régulièrement pour suivre la mise en application de la convention par chacun de ses signataires ». « Il est nécessaire de multiplier les sources d'information pour mieux contrôler ceux qui ne respectent pas leurs engagements », indique Alain Maugard, président de Qualibat.

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