France

Revue de presse

24 Juin. 2022

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Economies d'énergie et émissions carbone

24 Juin. 2022 liberation.fr, 16/06/2022

Environnement : l'usage encadré de la climatisation

Avec la multiplication des épisodes de grande chaleur, les achats de climatiseurs s’envolent. Le recours à cette solution pose d’importants problèmes environnementaux : « En voulant s’adapter à l’impact du réchauffement et à la hausse des températures, on est amené à mettre en place des choses qui aggravent le problème. La climatisation en est l’exemple archétypal », résume Vincent Viguié, chercheur en économie et sciences de l’environnement au Centre international de recherche sur l’environnement et le développement. Fonctionnant comme une pompe à chaleur, les systèmes de climatisation ont pour effet d’augmenter la température de la rue proportionnellement au refroidissement qu’elle permet d’obtenir à l’intérieur d’un bâtiment : selon des simulations réalisées par le Centre national de recherches météorologiques, la température des rues de Paris pourrait ainsi augmenter de 2°C si la chaleur émise par les climatiseurs équipant les bâtiments de la capitale était multipliée par deux d’ici 2030. Ces équipements utilisent des fluides frigorigènes exerçant une action nocive sur la couche d’ozone : les fluides HF, dont l’interdiction est prévue pour 2030, présentent ainsi un pouvoir réchauffant entre 1 300 et 3 260 fois supérieurs à celui du CO2, selon l’Agence de la transition écologique. Ces caractéristiques sont plus inquiétantes qu’on devrait dénombrer environ 5,6 milliards de climatiseurs dans le monde d’ici 2050 contre 1,6 milliards actuellement, ces équipements représentant d’ores et déjà 10% de la consommation d’électricité au niveau mondial. Les experts appellent dès lors à privilégier d’autres solutions, à l’échelle des quartiers et des villes, comme l’isolation ou la végétalisation des bâtiments : « Il faut se mettre à répertorier les collectivités qui mettent en place des solutions efficaces et les généraliser », recommande Cécile de Munck, climatologue urbaine à Météo France.

24 Juin. 2022 connaissancedesenergies.org, 16/06/2022

Lancement de la plateforme « Je décarbone »

Sur l’initiative de la filière « Nouveaux systèmes énergétiques » présidée notamment par la PDG de Dalkia, Sylvie Jehanno, la plateforme « Je décarbone » a été lancée le 16 juin. Financé par l’Agence de la transition énergétique (Ademe) dans le cadre du plan France Relance, ce « Tinder du carbone » a vocation à mettre en relation les entreprises souhaitant trouver des solutions pour réduire leurs émissions carbone et celles qui les développent. Le site sera articulé autour de trois grandes thématiques : les économies d’énergie, la réduction des émissions de CO2 par « l’énergie ou la chaleur bas-carbone » et la capture du CO2. « L'idée est de ne pas reproduire ce qui s'est passé dans le photovoltaïque où la plupart des panneaux solaires viennent d'Asie, il va y avoir beaucoup de projets de décarbonation, c'est une opportunité pour l'industrie française », explique Sylvie Jehanno. La déléguée générale du Comité stratégie de filière, Aurélie Picart, voit pour sa part dans le lancement de cette plateforme une manière de soutenir le développement de solutions qui permettront de « faire baisser les prix et de rester dans la course de la compétitivité ». Un premier bilan sera dressé le 7 septembre lors d’un événement qui rassemblera à Bercy l’ensemble des parties prenantes.

24 Juin. 2022 lesechos.fr, 14/06/2022

Emissions carbone : la France a atteint son objectif

Selon les chiffres publiés le 14 juin par le Citepa (Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique), les émissions de gaz à effet de serre de la France ont progressé de 6,4% en 2021 par rapport à 2020, atteignant 418,2 millions de tonnes équivalent CO2 pour la métropole et l’Outre-mer. Cette hausse est moins inquiétante qu’elle n’en a l’air. Elle intervient en effet après une baisse de 9,6% entre 2019 et 2020 liée en grande partie « à des causes conjoncturelles » : la crise Covid, les confinements et l’arrêt de nombreuses activités ainsi qu’un hiver particulièrement clément. « Le rebond pré-estimé pour 2021 ne revient pas au niveau d'avant la crise : la tendance à la baisse des émissions se poursuit », indiquent ainsi les auteurs du rapport. De fait, les émissions reculent de 3,8% par rapport à 2029 et de 9,7% par rapport à 2017 « en raison d'un ensemble de facteurs : conjoncturels, structurels, effets des politiques et réglementations ». Cette évolution a permis à la France de tenir l’objectif qu’elle s’était fixée dans le cadre de sa Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC), soit un maximum de 423 millions de tonnes de CO2 pour l’année 2021. « Ces résultats prouvent l'efficacité des dispositifs français et européens pour transformer nos façons de produire, de se déplacer et de consommer, et ainsi réduire les émissions de gaz à effet de serre », a déclaré l’exécutif avant d’ajouter que les efforts « devront s’accélérer dans les années à venir afin de doubler le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre dans les cinq prochaines années ».

Energies renouvelables

24 Juin. 2022 actu-environnement.com, 17/06/2022

Energies renouvelables : forte croissance de la chaleur solaire

Le vice-président en charge de la chaleur chez Enerplan, Olivier Godin, a présenté le 16 juin un bilan encourageant de la filière de la chaleur solaire lors des Etats généraux de la chaleur renouvelable qui se sont tenus le 16 juin dernier. Depuis le début de l’année, le secteur enregistre en effet une croissance de 50% des mètres carrés de capteurs installés sur les petites et moyennes surfaces, notamment grâce aux solutions dédiées au couplage chauffage et eau chaude (+95%). Dans un contexte de hausse des prix de l’électricité, du gaz et du fioul, la chaleur solaire s’impose plus que jamais comme une alternative pertinente. Adapté aux réseaux de chaleur et aux industriels, le solaire thermique grande surface devrait voir sa taille doubler et passer de 15 000 à 30 000 mètres carrés entre 2022 et 2023. Bien décidée à soutenir la filière, l’Ademe (Agence de la transition écologique) étudie des projets de 3 000 à 5 000 m2 qui pourraient tirer parti du renforcement de 150 millions d’euros du Fonds chaleur. Enerplan appelle néanmoins à lever certains obstacles au développement de la filière telle que l’interdiction d’installation des panneaux en toiture dans certaines zones. Le syndicat plaide pour un « choc de simplification », déplorant la complexité des dossiers d’éligibilité au Fonds chaleur pour le chauffage solaire collectif.

24 Juin. 2022 connaissancedesenergies.org, 16/06/2022

Les acteurs de l’éolien offshore français attendent une accélération

Pour atteindre la neutralité carbone en 2050, la France devra massivement déployer l’éolien offshore. Le pays attire les grands développeurs du continent en étant le 2ème gisement européen par sa façade maritime et ses régimes de vent. 7 parcs d’une capacité de 3,6 GW ont déjà été attribués à des opérateurs, le parc de Saint-Nazaire venant de produire ses premiers électrons. Cependant, 22 à 62 GW supplémentaires seront nécessaires, selon le bouquet énergétique choisi. Dans ce contexte, les acteurs de l’éolien plaident en faveur d’une planification plutôt qu’au lancement de projets « au coup par coup ». « La planification au niveau national, ce n'est pas le choix qu'on a fait en France, car il faut un dialogue avec les acteurs et les territoires » reconnaît Havre Eric Banel, directeur général des Affaires maritimes au secrétariat d'Etat chargé de la Mer, annonçant devant le Syndicat des énergies renouvelables (SER) la « relance d'un cycle de planification » par façade. Si le SER comme les associations environnementales demandent plus de moyens humains, le secteur a déjà bénéficié de simplifications avec la loi « Essoc » de 2018 et la prise en charge par l'Etat des concertations publiques.

Tendances et acteurs

24 Juin. 2022 actu-environnement.com, 15/06/2022

Les objectifs de décarbonation des entreprises évalués par les sociétés de benchmarking

Afin d’inciter les entreprises à adopter les objectifs de l’Accord de Paris, l’Alliance mondiale du benchmarking (WBA) va renforcer son partenariat avec l’Agence de la transition écologique (Ademe). La WBA, qui regroupe les sociétés de benchmarking, est un acteur majeur dans le classement des entreprises à fortes émissions de carbone, en particulier dans les secteurs de l’automobile, du pétrole et du gaz. Ensemble, les deux acteurs évaluent depuis 2019 les entreprises privées selon l’objectif de 1,5°C. La WBA souhaite généraliser la méthodologie Assesing low-Carbon Transition (ACT), développée par l’Ademe et l’ONG anglaise Carbon Discoluse Project (CDP), qui permet d’évaluer la responsabilité climatique des entreprises à l’aide de feuilles de route de décarbonation. Grâce à des « évaluations indépendantes des plans de transition des entreprises » fournies par l’ACT, la WBA améliorera « les capacités d’évaluation des performances actuelles et futures des entreprises » et les accompagnera dans leur plan de décarbonation au niveau mondial. L’Alliance mondiale du benchmarking et l’initiative ACT publieront d’ici la fin d’année le premier référentiel climat-énergie dans le secteur des transports en réalisant un classement de 90 entreprises selon leurs parcours de décarbonation. Elles travaillent conjointement à l’élaboration de la méthode ACT4Finance et au test sur le secteur routier de la méthodologie d’ACT Adaptation.

24 Juin. 2022 lesechos.fr, 20/06/2022

La mobilité électrique est en bonne voie selon l’Avere-France

Dans une interview datant du 20 juin 2022, Cécile Goubet, la déléguée générale de l'association nationale pour le développement de la mobilité électrique Avere-France, fait l’état des lieux du développement de la mobilité électrique en France : « Tout va aujourd'hui très vite pour le véhicule électrique, qui devrait atteindre les 70 % de parts de marché en 2030 ». S’il y a de nombreux investissements en Recherche & Développement, « il y a aujourd'hui aussi tout un pan d'innovations sur les liens entre mobilités électriques et transition énergétique avec une myriade d'acteurs, notamment ceux des énergies renouvelables… Des secteurs et des acteurs qui doivent aujourd'hui travailler ensemble pour avancer au même rythme, exploiter les synergies, et, ainsi, accélérer la transition. » ajoute-elle. Encouragée par les financements européens tels que le plan Horizon 2020 et par les financements nationaux, l’Avere-France participe activement au développement de la mobilité électrique : « Très concrètement, nous participons, dans le cadre du programme Advenir, que nous pilotons depuis 2016, au déploiement des infrastructures pour tous les usages de la mobilité électrique, et de la façon la plus exhaustive possible tant sur le financement de points de recharge que la diffusion d'informations utiles sur la mobilité électrique. »

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