France

Revue de presse

24 Mai. 2019

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Economies d'énergie et émissions carbone

24 Mai. 2019 lesechos.fr, 20/05/19

La France peut atteindre la neutralité carbone d’ici 2050

Selon une étude réalisée auprès de 27 entreprises membres d’Entreprises pour l’Environnement (EpE) la France pourrait diminuer de 80% ses émissions de CO2 d’ici 2050. Une telle baisse est en grande partie tributaire des efforts auxquels consentira l’industrie. Au prix d’importants investissements, le secteur industriel est en effet en mesure de réduire par deux sa consommation d’énergie et de diviser par quatre ses émissions de CO2. La filière agricole est pour sa part capable de diviser les siennes par deux, celles du bâtiment et du transport domestiques pouvant raisonnablement être portées à moins de 10% de leur niveau actuel. Au total, la « production » nationale de GES (gaz à effet de serre) ne s’élèverait plus qu’à 100 millions de tonnes équivalent CO2 en 2050 contre 480 millions en 2015. Atteindre la neutralité carbone implique parallèlement de multiplier par deux les capacités des puits de carbone (50 millions de tonnes actuellement), ce qui suppose d’augmenter « à un rythme modéré » la superficie de la forêt, de limiter « très fortement » l’artificialisation des sols et de promouvoir le développement de pratiques vertueuses dans le secteur agricole. Afin que la France devienne ZEN (zéro émission net), les consommateurs doivent également changer leurs habitudes en privilégiant des comportements « sobres » que moins d’un quart de la population a adoptés jusqu’à présent.

24 Mai. 2019 novethic.fr, 21/05/19

Le numérique : une empreinte carbone aussi discrète qu’importante

Le salon VivaTech, qui s’est tenu du 16 au 18 mai à Paris, a été l’occasion d’évoquer l’importance de l’impact du numérique sur le climat. « Compte tenu du mix électrique mondial, la part d’émissions de gaz à effet de serre (GES) attribuable au numérique passerait de 2,5% en 2013 à 4% en 2020 (2,1 gigatonnes) », indique en effet le Shift Project dans une étude publiée en octobre 2018. Un chiffre « du même ordre de grandeur que ceux relatifs à des secteurs réputés beaucoup plus consommateurs d’énergie carbonée » comme celui des véhicules légers (8%) ou du transport aérien civil (2%). « Notre utilisation de données, de vidéos en streaming, le cloud, c’est invisible à nos yeux mais cela peut avoir un impact important et nourrir la consommation d’énergies non renouvelables d’une manière qui pourrait surprendre beaucoup de gens », résume Gary Cook, analyste d’une ONG environnementale. Il rappelle que les serveurs des géants du numérique « peuvent consommer autant d’électricité qu’un village de taille moyenne ». « Aujourd’hui tout le monde voit les grèves et les manifestations pour le climat dans les rues de Londres, Bruxelles ou ailleurs. Dans ce contexte cela peut être très motivant d’agir », estime Gary Cook qui appelle de ses vœux la création d’un « Internet alimenté de manière 100% renouvelable ».

Energies renouvelables

24 Mai. 2019 lenergeek.com, 16/05/19

Energies renouvelables : La France se hisse sur le podium

Selon une étude du cabinet Ernst et Young (EY) publiée le 15 mai, la France est le troisième pays le plus attractif au monde dans le domaine des énergies renouvelables, derrière la Chine et les Etats-Unis. « L’évolution positive du classement de la France est portée par une hausse de l’attractivité sur le solaire photovoltaïque et l’éolien offshore », estiment les auteurs de ce rapport. Prévoyant de multiplier par cinq les capacités photovoltaïques d’ici 2030, le Plan Pluriannuel de l’Energie (PPE) a largement contribué à hisser la France sur le podium, tout comme les quatre projets de démonstration d’éoliennes flottantes. La France reste toutefois loin derrière la Chine et les Etats-Unis qui « confirment leur rang de leaders » selon l’étude. La Chine doit en partie sa première place à un projet solaire flottant d’une puissance de 70 MW, le plus grand au monde. L’attractivité des Etats-Unis tient quant à elle grandement à celle de plusieurs Etats qui se sont fixés l’objectif de produire 50% de leur électricité grâce aux énergies vertes dès 2030 : « l’absence de soutien au niveau national » pourrait toutefois finir par nuire au secteur, estime cependant le cabinet.

Tendances et acteurs

24 Mai. 2019 connaissancedesenergies.org, 16/05/19

EDF : Les trois grands défis du nouveau mandat de Jean-Bernard Lévy

Reconduit par 97,94% des actionnaires à la tête d’EDF, Jean-Bernard Lévy a évoqué lors du dernier conseil d’administration les trois grands « défis » qu’il devrait relever durant son nouveau mandat de quatre ans. La réforme de la régulation nucléaire est le premier d’entre eux : « la régulation asymétrique de la vente de l’électricité nucléaire, et le prix qui a été fixé en 2011, qui n’a pas bougé depuis, sont des périls majeurs pour l’entreprise », a déclaré Jean-Bernard Lévy avant d’indiquer qu’il collaborait avec l’Etat pour mettre en place une nouvelle « régulation équitable et durable ». Envisager une réorganisation de l’entreprise est le deuxième grand chantier auquel le PDG d’EDF entend s’atteler à la demande de l’Etat. Jean-Bernard Lévy remettra ses propositions en fin d’année : « il ne s’agit, en aucun cas, d’un démantèlement. Il s’agit le cas échéant de permettre aux différentes activités d’EDF, qui se développent à des rythmes et selon des modalités de financement diversifiées, de trouver les moyens d’assurer croissance et performance », a-t-il tenu à préciser. Troisième et dernier grand défi, les plans d’un nouveau réacteur nucléaire EPR optimisé devront être présentés à l’exécutif qui souhaite pouvoir statuer sur d’éventuels nouveaux chantiers d’ici mi-2021 : « notre filière nucléaire est un atout aujourd’hui et il faut que ça le reste demain », a conclu Jean-Bernard Lévy.

24 Mai. 2019 lemondedelenergie.com, 19/05/19

La transition énergétique, au cœur de la stratégie du nouveau PDG d’Airbus

Responsables de près de 3% des émissions mondiales de CO2, les acteurs du transport aérien font l’objet de critiques récurrentes. Fort de ce constat, le nouveau PDG d’Airbus a choisi de placer la transition énergétique au cœur de sa stratégie. Guillaume Faury s’est en effet fixé pour objectif d’atteindre la neutralité carbone « dès la prochaine décennie » en équipant les avions du groupe de moteurs électriques. Pour y parvenir, Airbus travaille actuellement sur différents projets. City-Airbus, un démonstrateur de taxi urbain aérien équipé de quatre batteries électriques de 800 volts, est notamment en cours de développement, tout comme Vahana, un modèle d’aéronef conçu pour le transport individuel. Selon Guillaume Faury, la taille de ces prototypes 100% électriques pourrait être progressivement augmentée, une exploitation commerciale étant envisagée pour « la fin de la prochaine décennie, ou le début de la décennie suivante ». Le principal défi d’Airbus reste toutefois de convertir sa flotte commerciale à l’électrique. Pour le relever, le constructeur collabore actuellement avec Rolls-Royce et Siemens afin de construire un avion commercial de 90 places à motorisation hybride-électrique. Equipé de trois moteurs essence et d’un moteur électrique d’une puissance de 2 MW, E-FAN X pourrait prendre son envol dès 2020.

Techniques et innovations

24 Mai. 2019 euro-energie.com, 16/05/19

Voltalia va expérimenter une nouvelle solution de stockage

Le producteur d’énergie renouvelable Voltalia a signé un partenariat avec Energiestro afin d’expérimenter la solution de stockage inventée par la start-up française. Cette dernière a en effet mis au point une technologie permettant de stocker l’énergie sous forme cinétique dans des volants d’inertie en béton, une solution présentant de nombreux avantages. Plus économique que les solutions de stockage reposant sur l’utilisation des matériaux habituels (fibre de carbone ou acier) et d’une durée de vie bien supérieure à celle des batteries, les volants d’inertie n’impliquent notamment pas le recours à des ressources rares, à la différence des batteries lithium-ion par exemple. Dans le cadre d’achat signé avec Energiestro, Voltalia a procédé à l’acquisition d’un prototype qui sera expérimenté sur son complexe guyanais de stockage Toco. « Après l’hydraulique, principal mode de stockage à ce jour, et les batteries, qui s’imposent aussi comme technologie majeure, les volants d’inertie peuvent apporter un complément précieux. Voltalia est heureux de coopérer avec Energiestro qui a su concevoir une solution particulièrement innovante », a déclaré Sébastien Clerc, directeur général de Voltalia. « Ce partenariat va nous permettre d’éprouver notre technologie dans un contexte industriel avant d’envisager un déploiement à plus grande échelle », se félicitent pour leur part les cofondateurs d’Energiestro.

24 Mai. 2019 euro-energie.com, 14/05/19

Projet ODySEA : lever les freins au développement du stockage par air comprimé

A la fois écologiques et sûrs, les procédés de stockage de l’énergie reposant sur l’utilisation de l’air comprimé présentent de nombreux atouts. Afin que de telles solutions puissent être démocratisées, le problème du rendement de stockage, actuellement faible, doit notamment être réglé. Porté par le Cetim (Centre technique des industries mécaniques), SEGULA Technologies, l’IREENA (Institut de Recherche en Energie Electrique de Nantes Atlantique) et la grande école IMT Atlantique (Institut Mines-Télécom), le projet ODySEA vise à lever ces difficultés en construisant un démonstrateur de stockage d’énergie par air comprimé unique en son genre. En effet, l’application d’un principe hydraulique doit permettre de limiter la déperdition d’énergie qu’entraînent la compression et la décompression de l’air pour atteindre un rendement de stockage de près de 70% contre 40% actuellement. Labellisé par le pôle de compétitivité S2E2, ce projet d’une durée de trois ans bénéficie d’un financement de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie).

24 Mai. 2019 lefigaro.fr, 20/03/19

EDF et Nuvve lancent Dreev, coentreprise spécialisée dans le smart-charging

EDF a annoncé cette semaine le lancement de Dreev, une coentreprise fondée avec la start-up américaine Nuvve. Le smart charging (ou recharge intelligente) sera au cœur des activités de ce nouvel acteur. « Ce système a beaucoup de vertus, c’est d’abord un bon moyen d’exploiter des ressources qu’on a sous la main. Tout le monde ne sait pas qu’un véhicule électrique reste statique pendant 96% du temps, ce qui offre une large plage de temps pour exploiter l’électricité contenue dans la batterie », explique Eric Mévellec, directeur général de Dreev. Ayant pour objectif principal de soulager le réseau lors des pics de consommation, la solution proposée par Dreev permettra également aux propriétaires de véhicules électriques de réaliser des économies. Ils seront en effet rémunérés en fonction de la quantité d’énergie qu’ils mettront à disposition d’EDF. « Dans un premier temps, cette offre que nous lançons va concerner les entreprises et les collectivités : ce sont en effet les deux meilleurs vecteurs pour entamer un développement à grande échelle. D’ici à deux ans, nous pourrons commencer à investir le segment des particulières », indique Juliette Antoine Simon, directrice générale d’Izivia, filiale d’EDF en charge de l’installation et l’exploitation des bornes de recharge. Eric Mévellec tient quant à lui à rassurer les potentiels utilisateurs de cette solution : accepter de mettre à disposition d’EDF l’énergie contenue dans la batterie de leur véhicule ne les empêchera en rien d’utiliser leur véhicule quand ils le veulent.

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