France

Revue de presse

23 nov. 2018

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Economies d'énergie et émissions carbone

23 nov. 2018 environnement-magazine.fr, 15/11/18

-80% de CO2 émis pour l’industrie cimentière d’ici 2050 ?

Afin de se conformer à son objectif « très bas carbone », le SFIC (Syndicat Français de l’Industrie Cimentière) ambitionne de réduire de 80 % les rejets de CO2 de l’industrie cimentière d’ici 2050, en les faisant passer de 656 à 130 kg. Pour ce faire, le SFIC souhaite tout d’abord valoriser les déchets issus des 18Mt de ciment produit chaque année en France, - responsables de 2,9 % des émissions de CO2 nationales, - en les utilisant à la fois comme matière et combustible. La valorisation énergétique doit ainsi permettre d’élever le taux de substitution des déchets aux combustibles fossiles à 50 % dès 2025. La réduction du clinker comme matière entrant dans la composition du ciment permettra donc l’émergence de « nouveaux ciments ». Les ciments LC3 (Limestone Calcined Clay Cement, associant clinker, calcaire et métakaolin ou argile calcinée), dont l’empreinte carbone est de 35 % inférieure à celle des ciments traditionnels, seront normalisés dans l’Union européenne d’ici deux à trois ans. Des clinkers formés à basse température feront gagner 30 % sur l’empreinte carbone et 20 % sur les propriétés d’isolation thermique des bâtiments où ils seront employés. Enfin, les projets Fastcarb et Recybéton devraient également apporter d’autres pistes de réflexion concernant le recyclage du ciment. Lancé au début de l’année, Fastcarb devrait permettre d’évaluer en 2021 dans quelle mesure le béton déconstruit a naturellement stocké le carbone atmosphérique. Les conclusions de Recybéton, lancé en 2012, seront quant à elles dévoilés ce mois-ci au salon Pollutec. Elles doivent notamment démontrer que la limite de des GBR (Granulats de Béton Recyclé), matériaux plus résistants à l’usure et facilement recyclables, fixée à 20% dans la fabrication de béton peut être augmentée.

Techniques et innovations

23 nov. 2018 linfodurable.fr, 14/11/18

Installation du premier démonstrateur agrivoltaïque à Tresserre

L’inauguration de la première centrale « vitivoltaïque » a eu lieu le 8 novembre sur une exploitation viticole de Tresserre dans les Pyrénées-Orientales. Conçue par la société Sun’R, cette solution consiste en l’installation de panneaux solaires surplombant les vignes. Pilotables à distance, ces panneaux permettent non seulement de produire de l’électricité verte mais également d’améliorer les profils aromatiques des vins et de limiter l’irrigation des cultures en jouant sur l’exposition des vignes au soleil.

23 nov. 2018 presse.ademe.fr, 12/11/18

Une étude de l’ADEME et de l’IFPEN sur l’approvisionnent en lithium

L’ADEME (Agence De l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) et l’IFPEN (Institut Français du Pétrole - Energies Nouvelles) ont publié une étude prospective intitulée « Approvisionnement en lithium et développement de l’électrification du parc automobile ». Le marché du lithium, minerai indispensable au stockage d’énergie par batterie et entrant dans la conception des voitures électrique utilisant les batteries li-ion, est désormais représentatif des nouveaux enjeux liés à la transition énergétique. Ainsi, l’étude établit qu’un seuil de 75 % de véhicule électrique dans le stock de véhicule global en 2050 ne devrait pas conduire à une rupture d’approvisionnement d’un point de vue géologique, bien qu’une tel niveau entraînerait assurément une diminution de la marge de sécurité dans l’approvisionnement du lithium et une volatilité plus importante des prix. L’étude constate également qu’avec 55 % de la production actuelle de lithium assurée par le « Triangle d’or » (Argentine, Bolivie, Chili) et 40 % par l’Australie, les stratégies choisies par ces pays auront une incidence forte sur les capacités d’approvisionnement des industriels du secteur. La concurrence entre les acheteurs de lithium risque enfin de faire émerger des vulnérabilités, à l’instar de la Chine qui, ayant sécurisé ses approvisionnements, disposera d’avantages compétitifs, en plus de son immense marché intérieur qui lui permettront de favoriser celui-ci au détriment des pays importateurs. L’évolution de la politique commerciale du géant chinois, pionnier dans la conception de batteries pour véhicules électriques, sera donc à surveiller attentivement.

Tendances et acteurs

23 nov. 2018 latribune.fr, 16/11/18

SNCF : abandon des trains diesel pour l’hydrogène d’ici 2030-2035

Interrogé vendredi 16 novembre au micro de RTL, Guillaume Pépy, PDG de la SNCF, a annoncé vouloir « sortir du diesel ferroviaire » d’ici « 2030, 2035 ». Selon le directeur du groupe, 3 500 trains, soit 20 % de la flotte de la SNCF, fonctionneraient actuellement au diesel. Pour avancer en ce sens, la SNCF envisagerait l’hybridation de ces trains par l’adjonction d’une batterie, comme cela se fait pour les voitures, mais adaptée à ce type de transport. Siemens et Bombardier proposent d’ores et déjà des trains hybrides fonctionnant en mode électrique sous caténaires et sur batteries lors du passage sur ligne non électrifié. Cela permet également d’éviter toute pollution de l’air lors de la traversée d’un parc naturel ou d’une zone urbaine. « Plus ambitieuse » et plus écologique, une autre solution serait de remplacer le diesel par de l’hydrogène. Guillaume Pépy assure vouloir « s'y engager à fond », évoquant « une vraie solution »,malgré plusieurs problèmes à résoudre : « on va passer commande à l'été (2019) de prototypes, ce sera probablement des prototypes Alstom, et on aura ces prototypes début 2022 en France. [J]'espère plusieurs prototypes parce qu'il y a beaucoup de régions (...) qui sont intéressées. » Depuis septembre, Alstom fait en effet circuler un prototype d’une autonomie de 1 000 kilomètre dans le Nord de l’Allemagne. Le groupe propose d’adapter son système à la chaîne de traction « Made in France » alors que l’Etat souhaite homologuer un premier train à hydrogène d’ici 2022.

23 nov. 2018 ladn.eu, 19/11/18

Cédric Lewandowski livre sa vision d’EDF dans un monde décarboné

Dans un entretien accordé au site web L’ADN, Cédric Lewandowski, directeur exécutif chargé de la direction Innovation, stratégie et programmation d’EDF, a pu développer la vision stratégique et les projets du Groupe. Afin de s’inscrire dans un monde décarboné, celui-ci indique tout d’abord que l’énergéticien français va rééquilibrer son mix de production. Pour ce faire « la part de nucléaire sera réduite mais plus efficace et encore plus sûre », notamment grâce au nucléaire de troisième génération ainsi qu’aux SMR (Small Modular Reactor) conjointement développés avec le CEA (Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives), Naval Group et TechnicAtome. En parallèle, le Groupe entend renforcer les solutions de stockage d’énergie ainsi que la part de renouvelable dans son mix énergétique global. L’hydraulique, l’éolien et le photovoltaïque vont ainsi « doubler d’ici à 2030 », ce dernier allant même être « multipliée par 4 d’ici à 2035 selon les objectifs affichés dans le Plan Solaire annoncé en décembre. » En ce sens, la future inauguration de l’IPVF (Institut Photovoltaïque d’Ile de France), « un pôle d’innovation technique » localisé sur le plateau de Saclay, « va permettre de grandes avancées en la matière. » Côté investissement, EDF Nouveaux Business sera dotée de 40 millions d’euros, l’objectif étant « d'investir dans au moins 10 start-up d’ici à septembre 2019 » tandis que « 70 % des programmes de la Recherche et Développement » sont déjà en commandite. Cette structure permettra également à l’entreprise de combler ses manques, comme avec l’entrée au capital de la société McPhy, spécialisée dans l’hydrogène, solution sur laquelle EDF « à des connaissances très pointues » mais que le Groupe ne sait industriellement « pas mettre en œuvre ». Les Prix EDF pulse viennent quant à eux récompenser l’innovation et l’entreprenariat, mais surtout « ce décloisonnement entre les métiers, cette volonté de trouver des solutions ensemble » que Cédric Lewandowski identifie comme « la vraie révolution en cours », celle de la « transversalité qui se met en place ». Enfin, concernant la coopération internationale sur le sujet de l’énergie, celui-ci évoque un réel échange entre les grandes puissances, parlant même de « fertilisations croisées » dans les domaines scientifique et technologique. Autre point positif, la décarbonation semble largement faire consensus dans les débats internationaux. Malgré certains désaccords inhérents aux négociations, le directeur exécutif de la direction Innovation d’EDF constate enfin une « réelle volonté de coopération » dans le secteur du nucléaire, concordant avec les ambitions du Groupe afin que cette énergie « soit l[a] plus fiable, sécurisé[e] et efficace possible.»

23 nov. 2018 Enerpresse, 15/11/18

Tous les voyants sont au vert pour EDF

Les neufs premiers mois de l’année 2018 sont positifs pour EDF. En effet, la croissance de son chiffre d’affaire a progressé par rapport à la même période en 2017, s’élevant à 49,6 milliards d’euros. Toutes les branches du Groupe sont bénéficiaires : +6 % pour les activités françaises de production et de commercialisation à 18,9 milliards d’euros ; +2,5 % pour les activités françaises de régulation à 11,6 milliards d’euros ; +13,1 % pour EDF Renouvelables à 2,8 milliards d’euros ; et +7,3 % pour Dalkia à 2,8 milliards d’euros. Ces performances ne se limitent pas au seul territoire nationale, puisque le chiffre d’affaires du Groupe a également augmenté de +4,9 % au Royaume-Uni, atteignant 6,5 milliards d’euros. Seul point négatif, la production nucléaire a reculé de 5,7 % en outre-manche, à 45,9 TWh, en raison notamment de l’arrêt du réacteur d’Hunterston B. Alors qu’en France, celle-ci a connu une hausse de +2,4 %, passant de 283,4 à 290 TWh. D’ici la fin de l’année, EDF s’attend à une production nucléaire comprise entre 393 et 396 TWh. Dans le monde, la production d’énergies renouvelables connaît une hausse de 29 %, à 54,8 TWh. En France, la production hydraulique a progressé de 33 %, à 38 TWh. Enfin, EDF a confirmé ses objectifs financiers pour l’année 2018.

Energies renouvelables

23 nov. 2018 AFP, 15/11/18

Enerplan dépose un recours devant le Conseil d’Etat

Le syndicat Enerplan a annoncé avoir déposé le 14 novembre un recours devant le Conseil d’Etat contre une décision de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE). Les professionnels français de la filière solaire jugent en effet « punitif » le tarif d’utilisation des réseaux public d’électricité (Turpe) imposé par le CRE aux projets d’autoconsommation collective. Selon eux, ce dispositif constitue non seulement « un frein qui vise à entraver le développement » de ces initiatives mais également une « violation du principe de l’égalité entre les utilisateurs du réseau ». L’année dernière, le président de la CRE, Jean-François Carenco avait exprimé sa crainte de voir les « communautarismes énergétiques » compromettre « l’avenir du système ». « On tape sur une activité qui n’a pas encore commencé », déplore pour sa part Daniel Bour, le président d’Enerplan rappelant par ailleurs que l’« hostilité » de la CRE à l’égard de l’autoconsommation contraste avec la volonté affichée par le gouvernement de la développer.

23 nov. 2018 Dernières Nouvelles d’Alsace, 16/11/18

Wissembourg : 20 entreprises intéressées par la géothermie profonde

Deux ans après avoir commencé à évaluer l’intérêt suscité chez les entreprises par l’installation de nouvelles centrales de géothermie profondes sur le territoire de Wissembourg, le bureau d’études Alcimed a dressé un bilan de son action. Sur les 735 sociétés démarchées au cours des vingt-quatre derniers mois, vingt se sont montrées réceptives au projet, quinze d’entre elles appartenant aux filières d’élevage d’insectes et de la culture de microalgues. La première de ces nouvelles centrales ne devrait toutefois pas être opérationnelle avant 2022, voire 2023 : « On aimerait bien que ça aille plus vite, mais ces projets marqueront le territoire pour l’avenir », résume le maire de Wissembourg. Le directeur du développement et des relations externes d’Electricité de Strasbourg rappelle pour sa part que ces nouvelles centrales productrices d’électricité et de chaleur « seront plus puissantes que celle de Rittershoffen ».

Production d'énergie

23 nov. 2018 lenergeek.com, 16/11/18

RTE publie son bilan prévisionnel sur l’approvisionnement électrique hivernal

Selon le bilan prévisionnel de RTE (Réseau Transport d’Electricité) présenté le 15 novembre, la forte production électrique pilotable du parc nucléaire devrait permettre d’assurer de manière satisfaisante l’approvisionnement électrique en France cet hiver : « si nous avons des températures correspondant aux normales de saison, il n’y a pas d’alerte particulière », indique en effet le Groupe. La « vigilance » sera toutefois de mise entre la mi-janvier et la fin février : durant cette période traditionnellement marquée par des pics de consommation, « cinq centrales nucléaires, sur les dix-neuf réparties dans tout le pays, se trouveront alors à l’arrêt, contre trois l’année dernière », a en effet précisé le directeur d’exploitation de RTE avant de rappeler que le Groupe disposait de différentes solutions à mettre en œuvre en cas de surconsommation. A l’occasion de la publication de ce bilan prévisionnel, RTE a par ailleurs annoncé que les infrastructures électriques devraient, à partir de 2020, disposer des marges nécessaires pour permettre « la fermeture, progressive, des cinq unités de production charbon situées sur les sites de Cordemais (Loire Atlantique), du Havre (Seine-Maritime) de Gardanne (Bouches-du Rhône) et de Saint-Avold (Moselle) ainsi que la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) ». Comme l’a indiqué le porte-parole du gouvernement, la présentation de la prochaine Programmation pluriannuelle de l’énergie n’interviendra cependant qu’après celle de la loi Mobilités à la fin du mois de novembre.

Réglementations et politique de l'énergie

23 nov. 2018 Enerpresse, 13/11/18

50 millions d’euros attribués à l’ADEME

La création d’un véhicule d’investissement de 50 millions d’euros pour l’ADEME a été autorisée par un décret publié dans le Journal officiel du 11 novembre. S’inscrivant dans le cadre du PIA (Programme d'Investissements d'Avenir), ce véhicule vise à « gérer les interventions en fonds propres de l'action Démonstrateurs et territoires d'innovation de grande ambition du Programme d'investissements d'avenir ». L’objectif étant « d'apporter un soutien en fonds propres permettant d'accompagner les premières mises en œuvre commerciales des développements issus de projets de recherche et d'innovation dans le domaine de la transition écologique et énergétique ». L’accompagnement apporté par l’ADEME devrait permettre d’accélérer le déploiement de ces nouvelles solutions et permettre leur lancement sur le marché.

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