France

Revue de presse

23 avr. 2021

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Réglementations et politique de l'énergie

23 avr. 2021 batiactu.com, 15/04/2021

Les sénateurs veulent développer la petite hydroélectricité

Début avril, les sénateurs ont adopté une proposition de loi relative à l’énergie hydroélectrique. Ce texte doit permettre de simplifier les démarches administratives et d’alléger la fiscalité afin de valoriser la filière qui dispose déjà de capacités de production importantes en France. Les sénateurs entendent porter la production d’électricité d’origine hydraulique à « au moins 27,5 gigawatts » en 2028 et prônent le développement de petites infrastructures de production. Ainsi, l'auteur de la proposition de loi, le sénateur LR des Vosges, Daniel Gremillet prévoit qu’« un quart de l’augmentation des capacités installées de production entre 2016 et 2028 doit porter sur des installations dont la puissance est inférieure à 4,5 mégawatts ». Si le développement de la production d’hydroélectricité fait partie des objectifs du gouvernement pour atteindre la neutralité carbone, les projets de petites centrales, portés notamment par les propriétaires de moulins, peinent à voir le jour pour des raisons administratives et financières. Cependant, le ministère de la Transition écologique rappelle que « ce développement doit rester compatible avec les objectifs de bon état des eaux et de reconquête de la biodiversité ». Pour ce faire, le gouvernement indique donner la priorité « à l’équipement des seuils existants encore non-équipés en hydroélectricité ou à l’amélioration d’installations hydroélectriques existantes » et encourage le développement d’une petite hydroélectricité sélective.

23 avr. 2021 actu-environnement.com, 14/04/2021

Sites et entreprises électro-intensifs : le plan de performance énergétique se généralise

Les sites et entreprises électro-intensifs bénéficient d’exonérations de frais en raison des grandes quantités d’électricité qu’ils consomment. Cependant, les critères d’éligibilité à ces réductions de tarif d’utilisation du réseau électrique (Turpe) ont récemment été modifiés par un décret paru le 11 avril 2021. En effet, le nouveau calcul ne tient plus compte de la valeur ajoutée du site ou de l’entreprise et se focalise désormais essentiellement sur : le profil de consommation et les volumes d’électricité consommés. Les entités qui bénéficient de ce dispositif doivent réaliser un plan de performance énergétique. Les sites de stockage sont les seuls à ne pas être concernés par cette mesure. Pour la Commission de régulation de l’énergie (CRE), « la généralisation de cette condition encourage la participation des sites fortement consommateurs à l’effort de sobriété, qui est une des composantes majeures de la transition énergétique ». En tenant compte d’autres nouveautés impactant le calcul, la CRE anticipe une hausse des réductions accordées. RTE, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité et filiale du groupe EDF, devrait compenser ces exonérations par une hausse du tarif de l’électricité pour l’ensemble des autres utilisateurs du réseau.

Economies d'énergie et émissions carbone

23 avr. 2021 corsenetinfos.corsica, 14/04/2021

Transition énergétique : les aéroports de Corse s’engagent

Le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Corse, Jean Dominici, a récemment signé une convention s’engageant dans la réduction de l’empreinte carbone de ses quatre plateformes aéroportuaires, et la réalisation d’économies d’énergie via le programme EASEE (Engagement des aéroports pour la Sobriété Energétique et l’Environnement). « La force de notre territoire, c’est son attractivité en matière de protection de l’environnement. Or, nos aéroports sont parmi ses principales portes d’entrée et notre volonté est d’en faire des vitrines vertes. Nous y sommes engagés depuis plusieurs années déjà, mais nous avons décidé de franchir un palier supplémentaire qui sera rapidement atteint. Les économies d’énergie et la réduction drastique de la pollution compensent de très loin les investissements à consentir », explique Jean Dominici. La CCI de Corse ambitionne d’obtenir le prestigieux label international ACA (Airport Carbon Accreditation) de niveau 2 d’ici l’année prochaine. L’aéroport Napoléon Bonaparte d’Ajaccio a déjà mis en place des actions qui répondent aux critères de l’accréditation ACA : acquisition d’un parc de voitures électriques, installations d’éclairages alimentés à l’énergie solaire, remplacement de tous les éclairages par des LED, incitations des passagers et du personnel au tri sélectif, dispositif de calorisation des déchets industriels, etc. La CCI estime que les investissements pour remplir le cahier des charges ACA sont « relativement modiques », et qu’ils seront amortis d’une part, grâce aux aides (crédits européens et subvention de l’Union des Aéroports Français à hauteur de 70 % des dépenses administratives), d’autre part, par la baisse comptable des factures énergétiques. Le label ACA de niveau 2, baptisé Reduction, requiert la définition d’un plan de gestion du carbone et des progrès vers une empreinte carbone réduite.

Production d'énergie

23 avr. 2021 usinenouvelle.com, 15/04/2021

Hynamics va déployer l’hydrogène bas carbone à Nice

L’entreprise Hynamics, filiale du groupe EDF, spécialisée dans la production d’hydrogène bas carbone, a annoncé qu’elle allait investir 45 millions d’euros dans la construction d’une unité de production d’hydrogène décarboné par électrolyse. Baptisée Monanhyssa, cette unité, dont la construction doit débuter à l’autonome 2021, disposera d’une station de distribution et sera située dans le Parc d’Activités Logistiques de Nice. Ce projet est l’un des lauréats de l’appel à projets « CEF-Transport-Blending facility » lancé par la Commission européenne. Il sera financé à hauteur de 20% par l’Europe et de 4,7 millions d’euros – sous la forme d’une participation – par la Banque des territoires et s’inscrit à la fois dans le cadre du Plan climat « Une Cop d’avance » de la région Sud, dans le Plan climat « Air énergie » de la Métropole de Nice Côté d’Azur et dans le Plan énergie climat de la Principauté de Monaco. Une fois construite, l’usine fournira de l’hydrogène aux bus régionaux, aux bennes à ordures de la métropole et aux poids lourds de Monaco logistiques. La livraison de la future infrastructure, qui devrait afficher une puissance de deux mégawatts, est prévue pour 2024. Cette unité devrait permettre de réduire les émissions de CO2 de 91 000 tonnes sur vingt ans.

Energies renouvelables

23 avr. 2021 latribune.fr, 15/04/2021

Énergie : l’hydrogène envisagé comme solution de stockage

Le Plan Hydrogène de la France poursuit deux grands objectifs, à savoir la décarbonation de l’industrie et le remplacement de carburants fossiles pour la mobilité lourde. Sur le long terme, l’hydrogène jouera un rôle très important dans la stabilisation du réseau électrique et la sécurisation de l’approvisionnement de l’Hexagone en électricité. Cette minuscule molécule peut en effet être utilisée pour stocker l’énergie produite lors d’un pic de production sur de longues périodes. Un champ éolien peut, par exemple, alimenter un électrolyseur, qui dissociera les molécules d’eau pour générer de l’hydrogène et l’employer pour le stockage de l’énergie, sans émettre de CO2. Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité RTE estime qu’ « après 2035, les besoins peuvent émerger notamment dans les scénarios de fort développement des énergies renouvelables », impliquant une utilisation majeure des technologies de stockage long terme. La pénétration des énergies renouvelables intermittentes est un défi de taille auquel l’hydrogène pourrait répondre. Ce dernier peut stocker des volumes importants d’énergie dans des cavités salines pour une saison entière. « Aujourd’hui, des centrales à hydrogène n’existent pas encore sur le plan commercial. […] Pour l’heure, il n’existe que des expérimentations ou des prototypes. Il est nécessaire d’élaborer une feuille de route volontariste du déploiement industriel de ces centrales à hydrogène », souligne RTE.

Tendances et acteurs

23 avr. 2021 francetvinfo.fr, 13/04/2021

Chaleur fatale : les fours de l’usine Constellium participent au chauffage urbain

Les fours de l’usine Constellium d’Issoire (Puy-de-Dôme) vont réchauffer les bâtiments de la ville via le nouveau réseau de chaleur, récemment approuvé par la municipalité. « On s’est rendu compte que là où il y avait des fours qui produisaient des chaleurs importantes, il y avait une possibilité d’utiliser la chaleur résiduelle. On a été voir nos usines d’Issoire pour savoir s’il y avait un projet commun possible. Constellium a accepté qu’on utilise la chaleur résiduelle des fours », explique le maire de la ville, Bertrand Barraud. Les ingénieurs de l’usine ont étudié les solutions pour récupérer la chaleur perdue, dite « chaleur fatale », et ont opté pour « des équipements qui permettent de capter la chaleur sur les fours et de transférer la chaleur qui est dans l’air à l’eau, via un changeur, et cette eau sera envoyée sur le réseau de la ville », explique le directeur du site Constellium d’Issoire, Stéphane Corre. « D’un point de vue opérationnel, ça ne change pas grand-chose. L’opérateur qui conduit son four continue d’opérer de la même manière. C’est quand même très valorisant et une grande fierté pour les salariés de pouvoir contribuer à diminuer les émissions de CO2 » a-t-il ajouté. La récupération de chaleur sera exploitée par la filiale du groupe EDF Dalkia, qui installera sont unité de production à côté de l’usine. L’usine commencera par connecter 3 des 5 fours existants au dispositif, mais le directeur n’exclut pas la possibilité de rattacher au réseau les deux autres fours. La récupération de la chaleur de l’usine Constellium sera couplée avec une production de chaleur à partir du bois, pour supporter la demande dans la période hivernale. Le maire de la ville espère pouvoir étendre le projet à une deuxième usine locale.

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