France

Revue de presse

22 nov. 2019

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Réglementations et politique de l'énergie

22 nov. 2019 lemondedelenergie.com, 12/11/2019

Rénovation énergétique : l’exécutif entend intensifier la lutte contre la fraude

Lors d’une conférence donnée le 12 novembre, le ministre du Logement Julien Denormandie a annoncé une intensification de la lutte contre la fraude dans le domaine de la rénovation énergétique. Le gouvernement prévoit notamment de « renforcer le label RGE » (Reconnus Garant de l’Environnement) octroyé aux entreprises dont les clients peuvent ensuite bénéficier des aides publiques dédiées aux normes environnementales. « Actuellement les entreprises qui demandent le label RGE sont contrôlées sur un chantier de leur choix, nous allons faire en sorte que ce soit les organismes de contrôles qui choisissent le chantier qu’ils veulent contrôler », a indiqué Julien Denormandie. Outre cette mesure dont l’entrée en vigueur devrait intervenir durant « le premier semestre 2020 », le ministre a annoncé un renforcement des contrôles dans les domaines « identifiés comme critiques » (travaux sur les plafonds, chaudières à bois…). « Nous ne nous interdisons rien pour arrêter le démarchage », a-t-il ajouté. La secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie Agnès Pannier-Runacher évoque même la possibilité d’une interdiction pure et simple du démarchage téléphonique. La DGCCRF (direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) lancera par ailleurs une campagne de communication présentant aux consommateurs la marche à suivre pour réaliser des travaux de rénovation énergétique dans de bonnes conditions. La pratique du « Name and Shame », qui consiste à identifier publiquement les entreprises dérogeant à la réglementation, sera également généralisée. Emmanuelle Wargon, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, a pour sa part tenu à rappeler que « seulement 2% des travaux sont non-conformes ».

22 nov. 2019 connaissancedesenergies.org, 15/11/2019

Réseaux de chaleur et de froid : inquiétudes du retard pris par la France

Bien que se félicitant des mesures en faveur du déploiement des réseaux de chaleur et de froid présentées début octobre par la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne, les collectivités et les professionnels s’inquiètent du « retard inquiétant » pris par la France dans le domaine. La quantité d’énergie renouvelable fournie par les réseaux français n’a en effet augmenté que de 0,4 TWh en 2018, loin des 2TWh nécessaires pour atteindre les objectifs fixés pour 2023 par la PPE (Programmation Pluriannuelle de l’Energie) : « On est en plein décrochage par rapport aux ambitions de la France », résume Thierry Franck de Preaumont, président du SNCU (Syndicat national du chauffage urbain). Les quelque 780 réseaux de chaleur répartis sur le territoire national n’acheminent en effet que 5% du chauffage en France, contre 64% au Danemark, 39% en Finlande et 14% en Allemagne. Quant aux réseaux de froid, l’Hexagone n’en compte qu’une vingtaine. Point positif, la proportion d’énergie renouvelable utilisée par les réseaux de chaleur atteint désormais 51,7% contre 27% il y a dix ans. Tout en se réjouissant des décisions annoncées il y a un mois par le gouvernement, la filière souhaite désormais être associée à leur « déclinaison opérationnelle » et demande à bénéficier d’une « équité de traitement en matières d’aides ».

Energies renouvelables

22 nov. 2019 connaissancedesenergies.org, 15/11/2019

L’Assemblée nationale abaisse le montant de l’IFER pour favoriser l’essor du solaire

Afin de favoriser l’essor de la filière solaire, les députés ont voté un amendement au projet de budget 2020 de l’État prévoyant une réduction de moitié du montant de l’IFER (Imposition Forfaitaire sur les Entreprises de Réseaux) appliqué aux nouvelles centrales solaires. « Concrètement, pour nous, cela veut dire que ça va baisser le coût du solaire photovoltaïque. Aujourd'hui, l'IFER pèse très lourdement sur le solaire et proportionnellement elle pèse beaucoup plus que sur d'autres filières », explique Alexandre Roesch, délégué général du Syndicat des énergies renouvelables (SER). Le montant de cette imposition dépend en effet de la puissance installée de la centrale et non de sa production effective, un handicap pour les centrales photovoltaïques dont la productivité est relativement faible.

22 nov. 2019 zonebourse.com, 12/11/2019

Atos et Météo France lancent une plateforme pour l’électricité verte

Atos, leader international de la transformation digitale présent dans plus de soixante-dix pays, lance un partenariat avec Météo France pour développer une plateforme à destination des producteurs et agrégateurs d’énergies renouvelables. Alors que l’Europe s’est fixée comme objectif de parvenir à 32% d’électricité verte dans son mix énergétique en 2030, cette plateforme devrait permettre une meilleure prédictibilité des quantités de ressources renouvelables, facilitant ainsi leur intégration dans les réseaux français et européens. « Dans un contexte de transition énergétique et de lutte contre le réchauffement climatique, ce service innovant accompagnera le développement des énergies renouvelables au sein du réseau électrique français et européen. L’excellence scientifique et technologique est au cœur du métier de Météo-France, et cette nouvelle collaboration avec Atos, pilier de la transformation digitale, en témoigne une fois de plus », a déclaré Valérie Mermoud, Cheffe de marché Energie chez Météo-France. Franck Chevalley, Directeur du marché Energie et Utilities chez Atos, a quant à lui livré ce commentaire : « alors que le marché européen est en pleine expansion, cette plateforme répond aux enjeux croissants des acteurs du secteur de l’énergie en permettant d’ajuster la flexibilité du réseau d’électricité. Nous sommes très heureux de cette nouvelle coopération avec Météo-France, partenaire d’Atos de longue date ».

Tendances et acteurs

22 nov. 2019 connaissancedesenergies.org, 16/11/2019

Emissions de CO2 : PSA respectera « scrupuleusement » les objectifs fixés par Bruxelles

Le PDG de PSA, Carlos Tavares, a annoncé le 16 décembre que son groupe respecterait « scrupuleusement » les objectifs européens en matière de réduction des émissions de CO2. Dès 2020, les véhicules neufs commercialisés en Europe ne devront en effet pas émettre plus de 95 grammes de carbone par kilomètre, faute de quoi les constructeurs automobiles devront s’acquitter de lourdes amendes. Bien qu’affichant sa volonté de se conformer à la réglementation européenne, Carlos Tavares déplore l’absence de « vision complète » des décideurs européens « pour une transition réussie vers une mobilité propre ». « Le grand danger de s'embarquer dans le tout électrique de façon non coordonnée, c'est d'avoir des voitures électriques à vendre et des acheteurs qui n'en veulent pas car ils ne voient pas les bornes de rechargement, dont l'installation prendra deux ans », s’inquiète-t-il notamment, critiquant des décisions « prises sous l’emprise de l’émotion et des opinions publiques ».

22 nov. 2019 actu-environnement.com, 15/11/2019

La Fnaim et Qualitel s’associent pour promouvoir les « copros vertes »

Le 14 novembre 2019, la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) et l’association Qualitel se sont engagées conjointement dans une vaste campagne de promotion de la rénovation énergétique des copropriétés. Intitulée « Les copros vertes », celle-ci vise à sensibiliser et informer les copropriétaires et les syndics « en donnant les bonnes informations et en combattant les idées reçues autour de la rénovation énergétique ». Avec 1 200 cabinets de syndic parmi ses adhérents, la Fnaim envisage de former 5 000 à 6 000 collaborateurs. L’association Qualitel compte pour sa part mettre en ligne des cours accessibles à tous (des MOOC). La finalité est de sensibiliser les copropriétaires « pour leur donner les moyens d'agir et de s'engager dans cet indispensable mouvement de rénovation énergétique, en les informant sur les enjeux environnementaux, en explicitant les différentes étapes à mener pour réaliser des travaux efficaces... ». Alors qu’un sondage CSA fait apparaître que 91% des copropriétaires sont « conscients que la rénovation énergétique améliore le confort des logements », la Fnaim et Qualitel entendent rappeler « aux copropriétaires les bénéfices immédiatement perceptibles pour eux comme la diminution de leurs charges de copropriété, l'amélioration de leur confort et plus globalement la valorisation de leur bien immobilier ».

Techniques et innovations

22 nov. 2019 lefigaro.fr, 18/11/2019

Des cerfs-volants éoliennes

Le point commun entre partir en mer, en camping ou en expédition dans les montagnes kirghizes ? La déconnexion forcée dès lors que l’on ne dispose plus d’électricité. À moins d’avoir glissé dans son sac un cerf-volant éolienne conçu par la startup Kitewinder. Le principe de Kiwee One : accrochée à une souche d’arbre, à la boule d’attelage d’une voiture ou à la main courante d’un bateau, cette éolienne portative permet de capter jusqu’à 100 Watts d’énergie, d’autant plus vite si on la laisse se déployer à 30 m ou 60 m d’altitude, là où les vents soufflent plus fort. Conçu pour être déployé dans des conditions extrêmes, le cerf-volant éolienne est parfaitement étanche, dispose d’une carte électronique tropicalisée et peut résister à des tempêtes allant jusqu’à 100 km/h. Ne reste plus alors qu’à y brancher son téléphone ou tout équipement nécessitant d’être rechargé pour fonctionner, grâce à la prise universelle dont il est doté. Commercialisé depuis août 2019 pour la somme de 650 euros, le Kiwee One pourrait intéresser, au-delà des grands explorateurs, les campings ainsi que le marché des activités de plein air.

22 nov. 2019 latribune.fr, 11/11/2019

Le cimentier Cemex s’intéresse à des cargos propulsés à l’hydrogène

C’est à un ambitieux projet que le cimentier Cemex s’attèle : celui de s’équiper d’un bateau aux émissions carbonées neutres qui ne rejetterait que de l’eau dans la Seine. Fruit d’un partenariat avec la Banque des Territoires et EDF, le projet consiste à transporter bétons, sables et autres graviers sur un pousseur de barges de gabarit standard qui serait équipé de batteries et d’une pile à combustible. C’est chez EDF qu’a germé cette idée afin d’exploiter le surplus d’énergie produite par les incinérateurs de déchets du Grand Paris. L’énergéticien envisage ainsi de créer deux points de ravitaillement à Issy-les-Moulineaux et Ivry, en partenariat avec la Banque des territoires. De la sorte, les bateaux de Cemex pourraient bénéficier d’une autonomie plus importante. Se pose bien évidemment la question du coût : « à titre personnel, j'estime que si c'est deux ou trois fois plus cher, ce sera supportable. Mais si c'est dix ou vingt fois la somme, ce sera compliqué à mettre en œuvre », explique le responsable du matériel marin chez Cemex, Charles Bessières. Une première étude de faisabilité du projet devrait être rendue à la fin de l’année. Si celle-ci s’avère concluante, « la décision pourrait être prise dans la foulée au premier trimestre 2020 », déclare Charles Bessières, assurant que les premiers pousseurs à hydrogène pourraient circuler dès 2022.

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