France

Revue de presse

20 déc. 2019

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Réglementations et politique de l'énergie

20 déc. 2019 actu-environnement, 11/12/2019

Pacte productif : les recommandations du Haut Conseil pour le Climat

Rappelant la nécessité de concilier la mise en œuvre du Pacte productif 2025, présenté en octobre dernier, et l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050, le Haut Conseil pour le Climat (HCC) a adressé à Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, une lettre dans laquelle il formule un certain nombre de recommandations. L’instance préconise en premier lieu de renforcer le projet de stratégie national bas-carbone : « les vertus du libre-échange avancées par le Pacte devront démontrer leur contribution aux objectifs de l'accord de Paris, aux objectifs français qui en découlent, ainsi qu'à la réduction de notre empreinte carbone », écrit-elle en effet. L’organisme suggère par ailleurs de donner une valeur au carbone et de limiter les émissions en instaurant un ensemble approprié de fiscalités et de réglementations. Autre recommandation notable, le HCC insiste sur les changements structurels qu’il convient de favoriser : « il faut (…) se prémunir contre des choix de technologies ou d'infrastructures, par exemple l'extension des aéroports, susceptibles de verrouiller notre économie dans un chemin incompatible avec la neutralité carbone », estime l’instance.

Economies d'énergie et émissions carbone

20 déc. 2019 actu-environnement.com, 10/12/2019

Lancement d’une consultation sur l’Observatoire national de la rénovation énergétique

Après avoir annoncé en septembre dernier la création de l’Observatoire national de la rénovation énergétique pour le parc bâti résidentiel et tertiaire, le ministère de la Transition écologique organise avec l’Ademe une consultation qui permettra aux acteurs d’exprimer leurs attentes à l’égard de cet organisme. Piloté par le Commissariat général au développement durable (CGDD), l’Observatoire a vocation à comptabiliser le nombre de rénovations énergétiques réalisées chaque année et à consolider les chiffres des opérations de rénovations qui devraient être connus au début de l’année prochaine. « Une méthodologie et des indicateurs sont à construire », a toutefois précisé Julien Denormandie, le ministre du Logement, lors d’une conférence de presse donnée le 18 novembre. Les réponses apportées par les acteurs au questionnaire mis en ligne par l’Ademe et le ministère « permettront d'alimenter le diagnostic des besoins en matière d'observation en France, et l'état des lieux des ressources en présence (acteurs, données, compétences…) ».

20 déc. 2019 lefigaro.fr, 13/12/2019

Le bilan climatique des Français est sous-évalué selon le Haut Conseil pour le Climat

Malgré un recul de près de 19% entre 1990 et 2018, les émissions nationales de gaz à effet de serre doivent encore baisser considérablement afin que l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050 puisse être atteint. Selon le Haut Conseil pour le Climat (HCC), il convient en effet de « tripler l’effort national sur la période 2019-2023 » par rapport à la période 2013-2018 (-1,1% par an). Evalué à 6,6 tonnes, le niveau annuel des émissions par habitant ne prend en effet pas en compte deux postes majeurs : les biens importés (60% du bilan) et les transports internationaux. En intégrant leurs émissions, l’empreinte carbone annuelle de chaque habitant se situerait aux alentours de 11 tonnes. Dans le cadre de son Green Deal, la Commission européenne prévoit de créer une sorte de taxe à l’importation pour inciter les pays exportateurs à accroître leurs efforts de réduction des émissions de CO2. Craignant d’éventuelles mesures de rétorsion, l’Organisation civile internationale a quant à elle préféré prendre les devants en lançant un mécanisme de compensation du carbone baptisé Corsia. Un bémol toutefois : optionnelle pour le moment, cette méthode ne deviendra obligatoire qu’en 2027.

Energies renouvelables

20 déc. 2019 techniques-ingenieur.fr, 12/12/2019

2019 : une année faste pour EDF Renouvelables

Avec une augmentation de plus de 70% au cours des cinq dernières années, EDF Renouvelables a dépassé en 2019 la barre des 2 000 MW bruts de capacité éolienne et photovoltaïque en France. S’inscrivant dans le cadre de la stratégie CAP 2030 qui prévoit le doublement des capacités mondiales du groupe pour atteindre 50 GW nets à l’horizon 2030, cette performance impose plus que jamais EDF en leader français et européen de l’énergie renouvelable. Dans le secteur photovoltaïque, la mise en œuvre du Plan solaire s’est déjà traduite par une multiplication par sept de la surface foncière sécurisée dévolue au photovoltaïque au cours des deux dernières années. Le groupe dispose en conséquence de 2 000 hectares et de 500 MWc autorisés, un essor soutenu par l’acquisition de Luxel en 2019. EDF détient par ailleurs 10% du marché des grandes toitures et ombrières de parking et 20% de celui de l’autoconsommation solaire avec plus de 10 000 installations sur le marché résidentiel et une centaine chez les clients industriels et tertiaires. 2019 aura également été une année faste dans le domaine de l’éolien. Ayant mis en service 190 MW de capacités supplémentaires et lancé la construction de 200 MW en 2019, le groupe a porté à 1 664 MW sa capacité éolienne effective et à 2 000 MW celle de ses projets en développement. L’année écoulée aura également été marquée par les débuts de l’éolien offshore en France avec le démarrage de la construction du parc de Saint-Nazaire. Le lancement des projets de Fécamp et de Courseulles-sur-Mer devrait intervenir courant 2020. Enfin, la candidature du consortium mené par EDF Renouvelables a été retenue dans le cadre du troisième appel d’offres lancé par le gouvernement pour le projet de Dunkerque.

20 déc. 2019 actu-environnement.com, 11/12/2019

Chaleur renouvelable : les syndicats s’inquiètent du retard pris par la filière

Selon le panorama de la chaleur renouvelable 2019 publié par le Syndicat des énergies renouvelables (SER), 141 729 GWh de chaleur renouvelable ont été produites dans l’Hexagone en 2018, soit 19,9% de la chaleur consommée dans le pays. Assurant 10,2% de la consommation nationale, le bois énergie arrive largement en tête des sources de chaleur renouvelable, devant les chaufferies collectives industrielles ou tertiaires (3,3%), la valorisation énergétique des déchets (3,8%), le gaz renouvelable (0,7%), la géothermique de surface (0,6%) et le solaire thermique (0,3%). La loi énergie de 2015 prévoyant de porter la part de la chaleur renouvelable dans le mix énergétique à 38% d’ici 2030, les syndicats s’inquiètent du « retard pris » par le secteur : « Ces chiffres illustrent (…) la nécessité de mettre en œuvre, pour toutes les filières de production, les moyens nécessaires à leur développement », concluent-ils.

20 déc. 2019 lenergeek.com, 11/12/2019

Les avantages socio-économiques des projets EnR citoyens et participatifs

À l’occasion des premières assises des EnR citoyennes organisées à Montpellier le 10 décembre, l’association Energie Partagée a présenté les conclusions d’une étude consacrée aux retombées économiques locales des projets citoyens de production d’énergie renouvelable. S’appuyant sur l’analyse de l’activité de 36 installations citoyennes représentant 88 MW de puissance installée soit 69% du total national, ce document rédigé en collaboration avec l’Ademe met en évidence l’importance des avantages économiques et sociaux de ce type de projet. « Quand un euro est investi au capital d’une installation d’énergie renouvelable, ce sont 2,5 euros qui sont créés pour le territoire au lieu de moins d’un euro quand le projet est totalement privé », a résumé Marc Mossalgue, responsable de la communication au sein de l’association. Aux retombées fiscales et locatives propres à toute installation, il convient en effet d’ajouter, dans le cas des projets citoyens, les revenus de l’investissement local et le recours accru à des prestataires locaux. L’extrapolation de ces données à l’ensemble des projets citoyens en service fait apparaître un potentiel économique s’élevant à 98 millions d’euros pour 20 années d’exploitation. Dans un avis présenté le même jour, l’Ademe insiste pour sa part sur les nombreux avantages des projets d’énergies renouvelables participatifs, ces derniers lui apparaissant « nécessaires à l’accélération de la transition énergétique ». En favorisant l’engagement des citoyens et des collectivités locales, ces initiatives permettent notamment de limiter considérablement les contestations et les recours, principale cause de retard des projets éoliens en France.

Tendances et acteurs

20 déc. 2019 euro-energie.com, 12/12/2019

EDF s’engage en faveur du Green Deal européen

Afin de permettre à l’Europe de devenir le premier continent à atteindre la neutralité carbone en 2050 comme le prévoit le Green Deal présenté le 11 décembre par la Commission européenne, EDF multiplie les initiatives. Dans un communiqué publié le 12 décembre, le leader européen de l’électricité décarbonée réaffirme ainsi son intention de : « mettre en œuvre une stratégie ambitieuse d’électrification du transport et des bâtiments favorisant l’intégration sectorielle » ; « soutenir un prix du carbone prévisible et notamment un meilleur fonctionnement de l’ETS (système communautaire d'échange de quotas d'émission) » ; « réconcilier compétitivité, innovation et durabilité à travers un cadre de finance durable et une politique de la concurrence tournée vers l'avenir » ; « offrir aux consommateurs et aux citoyens des solutions numériques et d'intelligence artificielle d’excellence » ; « Accompagner l'ensemble des collectivités et des secteurs concernés par la transition énergétique ». « Le Green Deal est une formidable opportunité. L’électricité décarbonée peut devenir un vecteur de la décarbonation compétitive de l’économie européenne et le groupe EDF est pleinement mobilisé pour accélérer cette transition historique », a commenté Jean-Bernard Lévy, Président-Directeur général d’EDF.

20 déc. 2019 lemondedelenergie.com, 13/12/2019

Des bornes pour compenser les émissions carbones dans les aéroports parisiens

Afin d’offrir aux passagers la possibilité de compenser leurs émissions carbone, ADP a annoncé l’installation dans les aéroports d’Orly et de Charles-de-Gaulle de bornes leur permettant de donner entre 5 à 30 euros à différents projets écologiques et solidaires. Trois programmes portant respectivement sur : la conservation de la forêt amazonienne au Pérou, le développement de biogaz dans la province chinoise du Sichuan et l’accessibilité à l’eau potable au Malawi ont d’ores et déjà été sélectionnés. Cette initiative n’est que la dernière des nombreuses actions menées par ADP pour contribuer à la réduction des émissions de CO2. Au cours des dernières années, le groupe s’est notamment équipé d’une centrale géothermique, d’une centrale biomasse et de panneaux photovoltaïques tout en travaillant au verdissement de ses flottes de véhicules. Autant d’initiatives qui ont, selon ADP, permis de réduire de 61% les « émissions internes » des aéroports parisiens entre 2009 et 2018. Le groupe français est loin d’être le seul acteur aéroportuaire à s’être engagé dans cette voie, 288 aéroports à travers le monde ont ainsi adhéré à un programme d’accréditation carbone (Airport Carbon Accreditation) lancé en 2009.

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