France

Revue de presse

19 mar. 2021

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Réglementations et politique de l'énergie

19 mar. 2021 actu-environnement.com, 09/03/2021

Véhicules électriques : loi LOM, nouvel encadrement des infrastructures de recharges

Transposant différentes mesures du droit européen portant sur le marché de l’électricité, l’ordonnance n°2021-237 du 3 mars codifie « les dispositions relatives à la recharge des véhicules électriques pour une meilleure lisibilité dans le code de l'énergie », indique le ministère de la Transition écologique. Ce texte définit le point de recharge comme « une interface associée à un emplacement de stationnement qui permet de recharger un seul véhicule électrique à la fois ou une interface associée à un emplacement de stationnement qui permet d'échanger la batterie d'un seul véhicule électrique à la fois ». La loi d'orientation des mobilités (LOM) prévoit l'élaboration, par les collectivités, d'un schéma directeur de développement des infrastructures de recharges ouvertes au public pour les véhicules électriques et les véhicules hybrides rechargeables : est ainsi désigné le document définissant « les priorités de l'action des autorités locales afin de parvenir à une offre de recharge suffisante pour les véhicules électriques et hybrides rechargeables pour le trafic local et le trafic de transit ». En conclusion, l’ordonnance précise que « l'installation, l'exploitation et la configuration des infrastructures de recharge électrique garantissent une gestion économe et efficace de l'énergie, en permettant notamment le pilotage de la recharge, selon des modalités précisées par décret ».

19 mar. 2021 actu-environnement.com, 09/03/2021

Stockage et flexibilités : règles de transparence, plan de développement du réseau

L'ordonnance n° 2021-237 du 3 mars transpose plusieurs mesures du droit européen relatives au marché de l'électricité. Plusieurs de ces mesures visent à encourager le recours aux leviers de flexibilité pour l’exploitation des réseaux électriques, tels que le stockage. Devant être publié et remis à la Commission de régulation de l’énergie (CRE) pour validation au moins tous les deux ans par le gestionnaire d’un réseau de distribution, le plan de développement de réseau devra impérativement prendre en compte les alternatives au développement du réseau telles que l’effacement de la consommation, l’efficacité énergétique ou encore le stockage. Afin d’assurer les fonctions d’équilibrage du réseau, le gestionnaire sera habilité à s’adresser à des services auxiliaires et à des services de flexibilité « selon des procédures concurrentielles, non discriminatoires et transparentes, telles que notamment des consultations publiques ou le recours à des marchés organisés », précise l’ordonnance. Le gestionnaire de réseau ayant à charge de veiller à la disponibilité et à la mise en œuvre des réserves et des services nécessaires au fonctionnement du réseau, l’ordonnance insiste sur l’obligation de s’acquitter de cette mission avec transparence tout en adoptant un principe de non-discrimination à l’égard des acteurs du marché. Seront considérés comme tels les producteurs d’énergies renouvelables, les opérateurs d’effacement, les agrégateurs et les exploitants d’installation de stockage « dès lors que ces services permettent, moyennant un bon rapport coût/efficacité (35480), de réduire la nécessité de moderniser ou remplacer des capacités électriques et favorisent l'exploitation sûre et efficace du réseau de transport ».

Economies d'énergie et émissions carbone

19 mar. 2021 lenergeek.com, 10/03/2021

Décarbonation des transports : l’alternative crédible des biocarburants

Olivier Gantois, président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP) présente les carburants liquides bas carbone comme une solution d’avenir pour contribuer à la décarbonation du secteur des transports. « L’avenir est dans l’utilisation et le déploiement de biocarburants plus avancés et notamment les voies très prometteuses de la décomposition de la cellulose », a-t-il déclaré dans un communiqué de presse, précisant que l’industrialisation de ces biocarburants devrait débuter en 2023 avec la construction d’une usine en Croatie. Les carburants de synthèse « issus de la recombinaison de l’hydrogène avec le CO2 » constituent une autre voie à approfondir, selon l’industrie pétrolière. Actuellement explorée par les sociétés Bosch et Porsche, cette solution présenterait l’avantage de valoriser le CO2 et d’offrir un bilan carbone nul, à condition de produire l’hydrogène à partir de sources renouvelables. « Avec l’ensemble de ces solutions, qui sont des solutions pour nous très réalistes à cette échelle, nous avons une proposition pour décarboner les carburants des différents types de mobilité d’ici à 2050 », assure Olivier Gantois. Le président de l’UFIP tient à rappeler que la production de ce type de carburant sera plus onéreuse et nécessitera la mise en place d’« un dispositif réglementaire, sans doute fiscal » pour qu’il soit attractif aux yeux des consommateurs. Pour l’industrie pétrolière, l’enjeu est de taille : avec ces biocarburants, elle entend convaincre l’exécutif de renoncer à interdire la vente de véhicules thermiques en 2040 comme il en a affiché l’intention.

Energies renouvelables

19 mar. 2021 lemondedelenergie.com, 11/03/2021

Engagement de la Polynésie vers les énergies renouvelables

Un plan triennal (2021-2023) de relance de l’économie polynésienne a été dévoilé le 10 mars dernier par Edouard Fritch, président de la Polynésie française, et Yvonnick Raffin, ministre de l’Economie et des Finances. D’un coût évalué à 354 millions d’euros, cette feuille de route fait la part belle au développement des énergies renouvelables. Alors que ses îles restent encore fortement dépendantes des importations d’hydrocarbures, la Polynésie se fixe pour objectif d’atteindre 75% d’énergies renouvelables d’ici 2030, en développant le recours à l’énergie solaire et à l’énergie thermique des profondeurs. Ayant déjà emprunté 240 millions d’euros auprès de l’AFD (Agence française de développement) pour financer des mesures d’urgence, l’exécutif polynésien compte sur un nouveau prêt garanti par l’Etat pour mener à bien ce plan de développement.

Tendances et acteurs

19 mar. 2021 hydrogentoday.info, 11/03/2021

Le CNRS lance la Fédération de recherche sur l’hydrogène

La Fédération de recherche sur l’ hydrogène (FRH2) du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) a officiellement été lancé le 9 mars dernier. Cette structure a pour mission de coordonner les efforts de 270 chercheurs, enseignants-chercheurs et ingénieurs se consacrant à différents travaux sur l’hydrogène au sein de 28 laboratoires distincts. Spécialisés dans des disciplines telles que la chimie des matériaux, la chimie-physique, l’électrochimie ou la gestion de l’énergie, ces laboratoires collaboreront sous la houlette de la FRH2 afin de produire un hydrogène économe en CO2, de développer des solutions de stockage et de concevoir des systèmes complets allant de la production à l’utilisation de l’hydrogène grâce aux Piles à Combustible. « Pendant 20 ans, le CNRS a structuré la recherche dans ce secteur en France via un club réunissant les principaux acteurs. Mais voyant l’engouement autour de l’hydrogène, le CNRS s’est dit qu’il lui fallait améliorer sa propre visibilité », a expliqué le professeur Olivier Joubert, co-directeur de la FRH2. Pour mémoire, le gouvernement a confié au CNRS, dans le cadre d’un partenariat avec le CEA (Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives), le pilotage scientifique du Programme et équipement prioritaire de la recherche (PEPR), un projet dédié à l’hydrogène carboné doté d’un budget de 80 millions d’euros sur 7 à 8 ans.

19 mar. 2021 ouest-france.fr, 10/03/2021

Biocarburant : prime aux cultivateurs de colza « bas carbone »

En 2020, les 80 000 tonnes de graines de colza et de tournesol collectées par Saipol, avant d’être transformées en biocarburants par le groupe Avril, ont permis d’éviter le rejet dans l’atmosphère de 120 000 tonnes de CO2. Pour les agriculteurs, l’intérêt est économique : la production de ces graines « durables » (OleoZE) leur a permis de réaliser un bonus moyen de 25€/tonnes. « C’est 10 % de plus sur la rémunération des agriculteurs. Avec OleoZE, ils valorisent des pratiques agricoles qui stockent plus de carbone dans le sol en ne labourant pas les terres et ils améliorent la vie du sol en privilégiant la fertilisation organique et en évitant les sols nus », précise Fabien Kay, responsable de la communication du groupe Avril. La production de colza « bas carbone » s’inscrit par ailleurs dans la démarche « 4 pour 1 000 » : lancée en 2015 par le ministère de l’Agriculture, cette initiative promeut l’idée d’une augmentation annuelle de 0,4% du stock de carbone dans les sols de la planète, afin de compenser les émissions mondiales de gaz à effet de serre.

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