France

Revue de presse

18 déc. 2020

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Réglementations et politique de l'énergie

18 déc. 2020 lemonde.fr, 12/12/2020

Paris souhaite mettre en place une « coopérative carbone »

A l’approche de l’anniversaire de l’accord de Paris signé en 2015, la capitale française veut créer un opérateur de « compensation carbone » pour accélérer la lutte contre le réchauffement climatique. Cette structure devrait permettre aux entreprises, aux particuliers et aux collectivités de financer des projets écologiquement vertueux pour compenser leurs émissions de carbone. Censée être opérationnelle en 2022, cette entité devrait prendre la forme d’une coopérative et bénéficier d’un investissement initial de 3 à 4 millions d’euros. Les Jeux Olympiques de 2024 devant être neutre en carbone, cette coopérative est essentielle pour la ville de Paris. Ainsi, une entreprise participant à l’organisation des Jeux pourrait verser une contrepartie financière à l’opérateur « compensation carbone » afin de verdir son bilan carbone et de permettre à la structure de financer des projets de réduction des émissions. Pour cela, il faudra au préalable déterminer un prix carbone. Responsable à la mairie de Paris, Dan Lert prévient cependant que « la compensation ne doit pas se substituer aux efforts de réduction des émissions problématiques. Il s’agit de compenser les émissions résiduelles, celles qui subsistent malgré le recours aux énergies renouvelables et à tout ce qui est mis en œuvre pour limiter l’empreinte carbone ». La ville de Paris souhaite également créer un Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat afin d’aiguiller les choix de la ville en matière de climat ainsi qu’un opérateur public d’énergie pour développer la production d’électricité solaire dans la capitale.

Economies d'énergie et émissions carbone

18 déc. 2020 franceinter.f, 11/12/2010

ArcelorMittal veut réduire ses émissions de CO2

ArcelorMittal, le géant de l’acier, promet une baisse de 33% de ses émissions de CO2 sur son site de Dunkerque. Ce site, nommé HF4, est l’un des plus grands hauts fourneaux du monde. Il s’étend sur 6 kilomètres et produit 20 000 tonnes d’acier par jour. Mais cette production se fait principalement en brûlant du charbon ce qui engendre un rejet de 11 millions de tonnes de CO2 par an dans l’atmosphère. "Le charbon contenu dans le haut fourneau réagit avec l'oxygène du minerai de fer. Cette combinaison fabrique du CO2", détaille Dominique Pair, directeur du site. Pour réduire les émissions, ArcelorMittal mise sur trois projets. Premièrement, il va doubler la part d’acier recyclé (actuellement de 15%) utilisé dans la chaîne de production ce qui devrait réduire de 8% les émissions de HF4. Deuxièmement, un système de captage de CO2 devrait être expérimenté afin de récupérer le dioxyde de carbone puis de le séparer des autres gaz et par la suite de le liquéfier. La construction d’un démonstrateur industriel nommé 3D va bientôt commencer ; ce projet devrait lui aussi permettre de réduire les émissions de 8%. Enfin, ArcelorMittal compte innover en créant un système qui vise à utiliser les gaz à effet de serre émis pour réduire le minerai de fer à la place du charbon fossile. Ce système, décrit comme une première mondiale, devrait permettre de réduire de 17 % les émissions de CO2 pour un coût de 200 millions d'euros. A l’échelle du groupe, la décarbonation devrait coûter entre 15 et 40 milliards d'euros. ArcelorMittal espère bénéficier de l’enveloppe d’un milliard d’euros prévue dans le plan de relance post Covid de la France afin de réduire les émissions des industriels.

18 déc. 2020 euro-energie.com, 10/12/2020

EDF : nouvelles mesures dans la lutte contre le réchauffement climatique

Lundi 7 décembre 2020, l’initiative Science Based Targets a confirmé que les objectifs de réduction des émissions de CO2, pris par l’énergéticien EDF en mars 2020, s’inscrivaient bel et bien dans la trajectoire « Well Below 2°C ». Cette dernière fait en effet référence à un niveau absolu d'émissions directes de gaz à effet de serre de 25 MtCO2 à l’horizon 2030, soit une intensité carbone d'environ 35 gCO2/kWh. Pour atteindre ces objectifs, le groupe EDF s’est engagé à réduire respectivement de 50% ses émissions de gaz à effet de serre directes et indirectes et de 28% ses émissions de CO2 générées par la combustion du gaz. Par ailleurs, le groupe EDF vient pour la quatrième fois d’intégrer la liste A du CDP Climate Change qui distingue les entreprises les plus performantes en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Cette année seules 2,8% des entreprises mondiales ont obtenu cette distinction. Dans le but de poursuivre ses engagements climatiques, le groupe EDF vient de nommer deux référents climats au sein de son comité exécutif et de son conseil d’administration et poursuit la sensibilisation de ses employés sur les questions climatiques à travers des ateliers proposés par l’association la « Fresque du climat ».

Production d'énergie

18 déc. 2020 actu-environnement.com, 10/12/2020

Réseaux de chaleur : une dynamique positive à accentuer

Selon une enquête publiée par l’association Amorce, le SNCU (Syndicat national du chauffage urbain et de la climatisation urbaine), la Fedene (Fédération des services énergie environnement) et l’Ademe (Agence de la transition écologique), le nombre des réseaux de chaleur est passé de 418 à 798 entre 2009 et 2019. Sur la même période, leur longueur a quant à elle été portée de 3 321 à 5 964 kilomètres afin d’assurer la livraison de 25,6 TWh de chaleur en 2019, contre 23,4 TWh en 2009. Autre évolution notable, la part des énergies renouvelables et de récupération dans le mix énergétique des réseaux de chaleur est passée de 31% en 2009 à 59,4% en 2019. Cet essor de la filière ne lève pas pour autant toutes les inquiétudes de ses acteurs : « Sans accélération, nous ne pourrons ni atteindre les objectifs de la loi énergie climat, ni ceux de la programmation pluriannuelle de l'énergie [PPE] », affirme en effet Aurélie Léhéricq, présidente du SNCU. Alors que la PPE prévoit d’atteindre entre 218 et 247 TWh de chaleur renouvelable en France contre 141 TWh en 2019, les réseaux de chaleur n’ont transporté que 15 TWH de chaleur verte l’an dernier. « La vitesse de développement est deux fois inférieure à ce qu'elle devrait être », estime Nicolas Garnier, délégué général d'Amorce : « Depuis deux ou trois ans, les aides ont enfin augmenté, ce qui va permettre de rattraper le retard », ajoute-t-il toutefois. A l’initiative du Gouvernement, un groupe de travail a par ailleurs formulé un certain nombre de préconisations destinées à lever les obstacles au développement des réseaux de chaleur. Cependant, le décret sur la rénovation énergétique des bâtiments tertiaires et la future réglementation thermique RE 2020 constitue un autre sujet d’inquiétude pour la filière : « les méthodologies de calcul sont favorables au tout électrique », estime en effet Nicolas Garnier.

Tendances et acteurs

18 déc. 2020 lenergeek.com, 10/12/2020

Enedis et le pilotage de la recharge de véhicules électriques

Enedis a publié le 9 décembre 2020 un rapport sur le pilotage de la recharge de véhicules électriques (VE) et son impact sur le réseau de distribution. Cette technique permet de minimiser l’impact des VE sur la demande d’électricité, particulièrement pendant les pics de consommation. Le réseau de distribution est ainsi libre de fixer des priorités et de recharger la batterie d’un véhicule électrique en fonction des contraintes présentes sur le réseau. Le gestionnaire du réseau de distribution indique que ce pilotage concerne les recharges dites de longues durées à domicile ou auprès des bornes de recharges publiques. Il permet à un usager de programmer la recharge de son véhicule à une heure de basse consommation et ainsi de pouvoir réaliser des économies de l’ordre de 90 euros par an et par véhicule, mais aussi de modérer la puissance souscrite et celle du raccordement. Pour la collectivité, Enedis souligne que « le pilotage de la charge permettra de limiter la puissance cumulée demandée au réseau par les véhicules électriques, et, en conséquence pourrait permettre d’optimiser les besoins d’investissements en infrastructures du réseau ». L’ensemble de ces effets bénéfiques pourront être démultiplié par l’utilisation du vehicle-to-grid (V2G), qui permet, en cas de contrainte, d’injecter sur le réseau l’énergie stockée dans des voitures électriques garées et reliées au réseau de distribution. Une récente étude d’EDF montre que 20% des entreprises françaises seraient prêtes à souscrire à une offre V2G pour leurs flottes de véhicules électriques. Enfin pour le système électrique dans son ensemble, cette technologie permettra notamment de concilier la recharge des véhicules avec la production d’énergies renouvelables et d’encourager l’autoconsommation.

Techniques et innovations

18 déc. 2020 constructioncayola.com, 11/12/2020

La production de rails « verts » se développe en France

Jeudi 10 décembre 2020, SNCF Réseau et Liberty France, la filiale française de Liberty Steel Group, ont annoncé l’homologation rapide et sécurisée des premiers rails Greensteel. Réalisée dans une logique d’économie circulaire, la conception de ces rails « verts » émet 90% de CO2 en moins que celle des rails « classiques » utilisés en Europe. Leur fabrication s’organise en deux temps, sur deux sites différents. L’usine Liberty d’Ascoval dans les Hauts-de-France se charge de la première étape, qui consiste à faire fondre de la ferraille d’acier recyclée – notamment des anciens rails – afin de produire des grandes barres d’acier rectangulaires. Celles-ci sont ensuite envoyées à l’usine Liberty d’Hayange dans le Grand Est pour être transformées en rails Greensteel. Ce procédé de fabrication est plus vertueux sur le plan environnemental car les deux usines ont recours à la filière électrique et n’utilisent pas de hauts fourneaux traditionnels. Ainsi, la conception de ces rails émet 180 kg de CO2 par tonne d’acier alors que celle des rails « classiques », conçus avec la technique des hauts fourneaux, génère 1,8 tonne de CO2 par tonne d’acier. Cette innovation technique marque la première étape vers l’objectif fixé par le groupe GFG Alliance auquel appartient Liberty France, de développer des rails neutres en carbone d’ici 2030. Olivier Bancel, le directeur général adjoint Production de la SNCF Réseau s’est félicité de ce partenariat et a fait part de l’intention de son entreprise de participer à la création d’une filière française de « rails verts » dans une logique d’économie circulaire.

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