France

Revue de presse

18 sep. 2020

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Réglementations et politique de l'énergie

18 sep. 2020 euro-energie.com, 11/09/2020

Décarbonation de l’industrie : deux appels à projets et un appel à manifestation d’intérêt

S’inscrivant dans le volet transition écologique du plan « France relance » présenté par le gouvernement le 3 septembre dernier, deux appels à projets (AAP) et un appel à manifestation d’intérêt (AMI) ont été annoncés le 10 septembre par Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, et Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance. Visant à promouvoir la réduction des émissions de GES (gaz à effet de serre) du secteur industriel, ces mesures bénéficieront des financements du volet décarbonation de l’industrie (1,2 milliard d’euros d’ici 2022 dont 200 millions d’euros cette année). Baptisé « Efficacité énergétique des procédés et des utilités dans l’industrie », le premier AAP soutiendra sous la forme de subventions, et ce dès 2020, des projets d’investissements dans l’efficacité énergétique d’un coût supérieur à 3 millions d’euros. Le second AAP « Aides à l’investissement et au fonctionnement pour soutenir la décarbonation de l’industrie » a quant à lui vocation à accompagner les industriels dans leur transition vers une chaleur bas carbone et l’usage de chaudière biomasse. Cette initiative sera complétée d’ici fin octobre par un AMI pour des projets de production de chaleur issue de Combustibles Solides de Récupération (CSR). Troisième mesure, l’AMI « Evolution des procédés au service de la décarbonation dans l’industrie » soutiendra les projets d’envergure de transformation des procédés contribuant à leur décarbonation, via l’électrification notamment. « Nous avons décidé avec le président de la République et le Premier ministre de relancer l’économie par l’écologie. Dans l'industrie, nous nous attaquons notamment à la décarbonation des sites industriels à travers le lancement de ces deux appels à projets. Notre objectif est clair : l’exécution de ces appels à projet doit être rapide, ciblée et efficace », a déclaré Bruno Le Maire. Agnès Pannier-Runacher a quant à elle appelé « tous les industriels à se saisir sans délai de cette opportunité ».

18 sep. 2020 connaissancedesenergies.org, 09/09/2020

Un plan climat de 40 milliards lancé par Bpifrance et la Banque des Territoires

La banque publique Bpifrance et la Banque des Territoires ont lancé le 9 septembre dernier un plan climat de 40 milliards d’euros jusqu’en 2024, présenté par Olivier Sichel, directeur de la Banque des Territoires, comme une « déclinaison du plan de relance ». Sur la période 2020-2024, 14,9 milliards d’euros bénéficieront ainsi à la rénovation thermique des bâtiments, 14,5 milliards au développement des énergies renouvelables, 5,6 milliards à l’innovation, 3,5 milliards à la mobilité et 1,5 milliard à l’industrie. Comme l’a indiqué Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, 1,5 milliards d’euros de « prêts verts » seront notamment accordés aux industriels mettant en œuvre un « programme de décarbonation » de la production au sein de leur entreprise. La banque publique entend par ailleurs doubler son cofinancement du secteur de la production d’énergies renouvelables afin que son montant annuel atteigne 3,2 milliards d’euros en 2023. 9 000 projets bénéficieront par ailleurs d’un soutien à l’innovation.

Economies d'énergie et émissions carbone

18 sep. 2020 linfodurable.fr, 08/09/2020

L’effet du plan France Relance sur le bilan carbone de l’économie française fait débat

Lors de la présentation du plan « France Relance » le 3 septembre dernier, le gouvernement a précisé que 30 des 100 milliards prévus par cette initiative seraient utilisés pour « verdir » l’économie française. Selon l’exécutif, cette somme devrait notamment permettre d’économiser « 57 millions de tonnes de CO2 » : « C'est une trajectoire qui nous permettra d'honorer les engagements que nous avons pris dans le cadre de l'Accord de Paris », a affirmé Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique. La France ayant déjà pris du retard sur ses objectifs dans le domaine, l’estimation avancée par le gouvernement « donne de l’espoir » selon Corinne Le Quéré, la présidente du HCC (Haut Conseil pour le Climat) s’interrogeant toutefois sur le mode de calcul utilisé pour atteindre le chiffre de 57 millions. « S'agit-il de réductions attendues au cours des prochaines années ou d'une évaluation sur la durée de vie des investissements qui, comme dans le secteur du bâtiment, peuvent s'étaler sur plusieurs dizaines d'années ? », s’interroge en effet Nicolas Berghmans, chercheur à l’IDDRI (Institut du développement durable et des relations internationales). Directeur du think tank I4CE, Benoît Leguet estime pour sa part que le montant des investissements annoncés « sont les bons » pour atteindre les objectifs fixés par la Stratégie Nationale Bas Carbone. L’expert craint toutefois que l’effet des aides publiques en faveur de l’environnement ne soit contrebalancé par celui d’autres mesures telles que les aides récemment accordées aux secteurs automobile et aérien : « Il faudrait pouvoir évaluer l'ensemble des mesures du plan sous l'angle climatique, y compris les mesures non fléchées vers le climat, pour avoir une véritable évaluation climat », en conclut-il.

Tendances et acteurs

18 sep. 2020 ouest-france.fr, 12/09/2020

Réchauffement climatique : les agriculteurs ont un rôle majeur à jouer, selon la FNSEA

Responsable de 19% des émissions de gaz à effet de serre (GES), le secteur agricole est également un acteur majeur de la transition écologique. Tel est en substance le message porté par la présidente de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles), lors de l’Assemblée générale du syndicat qui s’est tenue le 10 septembre dernier. Christiane Lambert a en effet rappelé les bons résultats engrangés par le secteur dans le domaine, notamment une baisse de 8% des émissions de GES au cours des 20 dernières années et une hausse importante de la production d’énergies renouvelables (20% de la production nationale). Fort de ces bons résultats, le syndicat a présenté son rapport d’orientation 2020 visant à imposer plus que jamais les agriculteurs dans le rôle de « refroidisseurs du climat ». La FNSEA plaide en premier lieu en faveur d’une accélération du développement des énergies renouvelables d’origine agricole (méthanisation, énergie photovoltaïque, biocarburants…). Le stockage carbone doit également faire l’objet d’une attention toute particulière. Les surfaces cultivables sont susceptibles de capter 8,43 millions de tonnes de CO2 supplémentaires à condition de promouvoir certaines pratiques vertueuses telles que l’agroforesterie ou l’allongement des prairies temporaires. Pour le secteur agricole, l’enjeu est de taille : les sécheresses à répétition ont prélevé un lourd tribut sur les récoltes au cours des dernières années, une situation appelée à s’aggraver à l’avenir.

18 sep. 2020 pv-magazine.fr, 09/09/2020

Obligations vertes : EDF lance avec succès une émission de 2,4 milliards d’euros

Le 8 septembre dernier, EDF a lancé avec succès une émission d’obligations vertes convertibles en actions pour un montant maximal de 2,4 milliards d’euros. « Cette opération majeure marque une étape clé dans la stratégie Cap 2030 d’EDF. EDF s’est fixé en 2015 l’objectif de doubler sa capacité nette installée de production d’énergies renouvelables pour la porter à plus de 50 GW en 2030 », indique le groupe dans un communiqué. Cette opération est la plus importante émission d’obligations vertes jamais lancée en Europe. Alors qu’il avait déjà émis l’équivalent de 4,5 milliards d’euros d’obligations vertes depuis 2013, le groupe s’impose avec cette opération comme le leader européen des énergies renouvelables en Europe. « Avec cette opération, EDF démontre son engagement en faveur de la décarbonation totale de sa production d’énergie et se place à l’avant-garde de la transition énergétique. Le succès de ce placement démontre le soutien des investisseurs à notre stratégie Cap 2030 », s’est félicité Jean-Bernard Lévy, PDG d’EDF.

18 sep. 2020 e-marketing.fr, 10/09/2020

GroupM évalue l’empreinte carbone des campagnes médias

En partenariat avec le cabinet de conseil CO2balance, le groupe d’investissement média GroupM France s’est pourvu d’un outil lui permettant d’évaluer l’empreinte carbone des campagnes médias de ses annonceurs. Chaque évaluation, variant selon les médias utilisés, reposera sur l’utilisation de critères spécifiques. Une fois le résultat obtenu, les annonceurs se verront offrir la possibilité de compenser l’impact carbone de leurs campagnes. « Cette initiative s'inscrit dans une démarche écoresponsable globale d'entreprise. Nous souhaitons devenir à la fois un acteur et facilitateur de la transition écologique pour les marques », déclare Mathieu Morgensztern, country manager de WPP en France et PDG de GroupM France, dans un communiqué de presse.

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