France

Revue de presse

17 juil. 2020

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Réglementations et politique de l'énergie

17 juil. 2020 journaldelenvironnement.net, 10/07/2020

Des mesures pour encourager la transition vers le numérique bas carbone

Ces dernières années, plusieurs rapports ont alerté les pouvoirs publics sur l’impact environnemental du numérique. En effet, le secteur consomme 5% à 9% de l’électricité mondiale et génère 2% à 4% des émissions de gaz à effet de serre. Fort de ce constat, le Conseil national du numérique (CNNUM) a publié, le 8 juillet 2020, une feuille de route pour encourager le développement d’une économie numérique bas carbone dans l’Hexagone. Réalisé en collaboration avec le Haut conseil pour le climat (HCC), ce document contient une cinquantaine de mesures telles que la systématisation de la quantification des impacts environnementaux du numérique, l’optimisation de la consommation énergétique des centres informatiques ou la réduction des impacts de l’intelligence artificielle. Si la plupart des mesures concernent les entreprises, les deux organes consultatifs entendent également responsabiliser les consommateurs en les encourageant « à adopter la sobriété numérique » et les pouvoirs publics via l’orientation de la commande publique vers des outils et services numériques sobres. Enfin, les acteurs du numérique sont invités à mettre leur savoir-faire au service de la protection de l’environnement en développant une « culture de la donnée » qui s’appuierait sur des bases de données publiques.

17 juil. 2020 actu-environnement.com, 08/07/2020

Le Haut conseil pour le climat a publié son second rapport annuel

Alors que le gouvernement travaille actuellement à l’élaboration d’un plan de relance pour le mois de septembre 2020, le Haut conseil pour le climat (HCC) a profité de la publication de son second rapport annuel pour insister sur la nécessité d’inscrire cette relance dans le cadre de la neutralité carbone. Ainsi, Corinne Le Quéré, présidente du HCC, a appelé à la vigilance car les mesures à venir auront un impact à long terme sur l’évolution des émissions de gaz à effet de serre. Et ce d’autant plus que la France est en retard sur ses budgets carbone fixés pour la période 2015-2018 et que les secteurs du bâtiment et des transports n’ont toujours pas réduit leurs émissions. Le HCC explique que, si les émissions françaises ont réduit de 0,9% en 2019, le pays devra atteindre les -3% en 2025. Selon l’instance consultative, il existe plusieurs leviers pour combiner relance économique et objectifs climatiques, à savoir : la rénovation énergétique, les investissements dans les transports publics et les procédés industriels bas carbone. Dans son rapport, le HCC a salué l’élaboration par les pouvoirs publics d’un budget vert et de la loi énergie climat mais a regretté que l’ensemble des ministères ne se soit pas encore approprié la Stratégie nationale bas carbone (SNBC). Enfin, les secteurs d’activité les plus polluants (agriculture, transports, etc.) n’étant pas également répartis sur le territoire, le HCC a choisi de défendre une approche plus décentralisée de la stratégie bas-carbone en collaborant davantage avec les régions.

Economies d'énergie et émissions carbone

17 juil. 2020 latribune.fr, 08/07/2020

Climat : Les PME et ETI peinent à agir pour réduire leur empreinte carbone

Bpifrance Le Lab a récemment publié les résultats de son étude consacrée à la perception de l’urgence climatique par les dirigeants de PME et ETI. Cette étude s’appuie sur une enquête en ligne réalisée entre le 23 janvier et le 18 mars 2020 auprès de 1006 dirigeants d’entreprises. D’après Bpifrance, si 80% des patrons de PME et d’ETI ont conscience de l’urgence climatique, leurs actions pour freiner le réchauffement restent limitées. De plus, seuls 13% des répondants se déclarent aptes à réduire « de manière importante » leurs émissions de CO2 durant les cinq prochaines années. La moitié des dirigeants sondés ont intégré l’enjeu climatique dans leur stratégie tandis que deux tiers « se focalisent sur une optimisation de l’existant (...) ou la mise en place des gestes écologiques (...) ». Cette étude révèle que les principaux freins à un engagement plus poussé de la part de ces dirigeants sont le manque de moyens financiers (49%), l’absence de solutions technologiques (32%) et le manque de reconnaissance client (29%). Les secteurs les plus compliqués sont l’agriculture, les services et le commerce. A l’inverse, les moins convaincus sont le tourisme, le bâtiment et les transports. D’une manière générale, les dirigeants sondés souhaitent disposer d’une aide de l’Etat pour mener à bien cette transition. Ces entreprises devraient prochainement bénéficier de financements accordés par Bpifrance, dans le cadre du futur plan climat adossé au plan de relance du gouvernement.

Tendances et acteurs

17 juil. 2020 actu-environnement.com, 06/07/2020

Côte-d’Or : Le projet Ringo de RTE accueille ses premiers équipements

Début juillet 2020, RTE, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité a installé les premiers containers destinés à la réalisation de son projet de stockage d’énergie situé à Vingeanne en Côte-d’Or. Présenté en 2017, ce projet consiste en l’installation d’une ligne virtuelle afin d’éviter les congestions sur les lignes du réseau électrique via l’installation de batteries de stockage. Ces moyens de stockage se substituent à des lignes électriques classiques. Ainsi, quand une ligne physique est saturée, une batterie stocke le surplus d’électricité en amont de la ligne saturée. Pendant ce temps, d’autres batteries distribuent cette même quantité d’électricité ailleurs sur le réseau. Fabriquées par Nidec Asi, ces batteries de type Lithium ion NMC (Nickel, Manganèse, Cobalt) à forte densité énergétique doivent arriver prochainement en Côte-d’Or. Après les travaux, RTE prévoit une phase de six mois de test avant la mise en service en juin 2021. Le site de Vingeanne disposera d’une capacité de stockage de 12MW/24MWh.

17 juil. 2020 actu-environnement.com, 08/07/2020

Vehicule-to-grid : la région Occitanie lance le projet « Flexitanie »

Depuis le 7 juillet, la région Occitanie, en partenariat avec l’Ademe (Agence de la transition écologique), EDF et l'Agence régionale de développement économique (Ad'Occ), a officiellement lancé son projet de Vehicule-to-grid (V2G) « Flexitanie ». Le « Vehicule-to-grid », aussi appelé « smart charging », est une solution de recharge et de décharge pour véhicule électrique. Dès l’automne 2020, le département du Gard verra l’installation de bornes intelligentes bi-directionnelles sur son territoire. Développées par Dreev, co-entreprise d’EDF et la start-up américaine Nuvve, ces bornes permettront d’alimenter une flotte de cent berlines Nissan Leaf 100% électriques, réparties sur les sites d’une dizaine d’industriels. « Grâce aux technologies V2G, l'énergie accumulée dans les batteries des véhicules électriques peut aussi servir à ré-alimenter un bâtiment, un quartier ou le système électrique quand ces derniers en ont besoin », rappellent les partenaires. « Avec le lancement de ce projet inédit en France, c'est un tout nouveau modèle qui s'invente et s'expérimente sur le territoire régional. Ce projet V2G est aussi une réponse concrète à notre ambition d'être la première région à énergie positive d'Europe où la mobilité électrique est repensée pour mieux intégrer les énergies renouvelables », a pour sa part déclaré Carole Delga, présidente de la région Occitanie.

17 juil. 2020 leparisien.fr, 10/07/2020

La Bretagne, une terre d’innovation

La situation énergétique de la Bretagne peut sembler paradoxale. Ne produisant que 10,9% de l’énergie qu’elle consomme, la région est particulièrement en avance dans le domaine des énergies renouvelables : 75% de l’électricité qu’elle produit est en effet issue d’énergies renouvelables, ce qui en fait l’une des régions les plus avancées en la matière. Trois projets témoignent de ce dynamisme. Mis en place en 2013, le réseau électrique intelligent Smart Grid Vendée a été raccordé à 120 bâtiments publics, 1 000 points lumineux, 7 usines d’eau potable et 37 centrales photovoltaïques en seulement cinq ans. Ce projet pilote a permis de tester la flexibilité de la production et de réduire de 1 à 10 % la consommation d’énergie dans les infrastructures concernées. Le microgrid de l'île de Saint-Nicolas des Glénan doit à terme alimenter l’île uniquement à l’aide des énergies renouvelables. Aux éoliennes installées dès les années 90 sont venus s’ajouter des panneaux solaires ainsi qu’une batterie capable de stocker l’énergie produite. Troisième projet, le smart grid « Finistère Smart Connect » doit permettre de piloter des infrastructures publiques grâce à un réseau connecté. Lancé en 2016 sur l’île d’Ouessant, ce projet doit à terme être étendu aux 19 communes de Pays d'Iroise Communauté. Seront concernés : l’éclairage public, 500 compteurs d'eau, 395 armoires d'éclairage public et 7 à 8 bâtiments de la collectivité. Ce smart grid devrait être déployé à l’ensemble du département en 2021.

Techniques et innovations

17 juil. 2020 usinenouvelle.com, 12/07/2020

Transport écologique : la startup SeaBubbles poursuit son développement

Il y a trois ans, SeaBubbles, une jeune startup française créé en 2016 par Alain Thébault, présentait son prototype de navette fluviale volante et écologique. Depuis, le projet s’est développé et la commercialisation a commencé. L’objectif des concepteurs de SeaBubbles est d’offrir un moyen de transport fluvial et écologique, ne générant ni bruit et ni vagues, afin de désengorger les axes de circulation urbains. Ayant installé son centre de recherche à Annecy, la startup a travaillé à l’amélioration de son prototype : Bubble allait en effet trop vite et manquait de stabilité. Dévoilée en 2019, la nouvelle Bubble a été conçue pour respecter la limitation de vitesse en vigueur sur la Seine tout en gagnant en stabilité. Mêlant automobile, aéronautique et naval, Bubble prend son envol à partir de 7 nœuds grâce à un système de propulsion hydraulique qui le hisse jusqu’à 40 centimètres au-dessus de l’eau. L’objectif de la startup est désormais d’être présente dans 50 villes d’ici cinq ans. Des contrats auraient déjà été signés en Suisse et en France, la région Auvergne-Rhône-Alpes ayant déjà versé un acompte de 5 000 euros afin d’acquérir un exemplaire dont le coût s’élève à 250 000 euros. Dans les villes intéressées par sa technologie, SeaBubbles souhaite implanter des quais spécifiques pour la recharge de ses navettes et l’accès aux passagers. Equipés entre autres de tuiles solaires, ces quais seraient autonomes en énergie. A moyen/long terme, Alain Thébault, fondateur de l’entreprise, souhaite proposer différents modèles de Bubble et remplacer les batteries en lithium par des moteurs à hydrogène.

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