France

Revue de presse

16 oct. 2020

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Réglementations et politique de l'énergie

16 oct. 2020 journaldelenvironnement.net, 07/10/2020

Rénovation énergétique : un nouveau crédit d’impôt pour les TPE et PME

Le nouveau crédit d’impôt pour la rénovation énergétique des locaux des TPE et PME a été présenté le 7 octobre par Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, Emmanuelle Wargon, ministre chargée du logement, et Alain Griset, ministre chargé des PME. Doté d’une enveloppe de 200 millions d’euros, ce dispositif s’adresse aux TPE et aux PME « de tous secteurs d’activité confondus, soumises à l'impôt sur le revenu ou l'impôt sur les sociétés, propriétaires ou locataires de leurs locaux, qui engagent des travaux d'amélioration d’efficacité énergétique de leurs bâtiments (bureaux, commerces, entrepôts…) », indique le gouvernement. Cumulable avec d’autres dispositifs tels que les CEE (Certificats d’économie d’énergie), cette aide couvrira 30% des dépenses éligibles, dans la limite de 25 000 euros par entreprises. Parmi les travaux éligibles figurent notamment l’installation de pompes à chaleur, l’isolation des murs et le raccordement d’un bâtiment tertiaire à un réseau de chaleur ou de froid. Les travaux devront impérativement être réalisés par un professionnel qualifié reconnu garant de l’environnement (RGE).

Economies d'énergie et émissions carbone

16 oct. 2020 actu-environnement.com, 07/10/2020

Efficacité énergétique : une priorité pour les exploitants de data centers

Avec une consommation annuelle moyenne de 5,15 MWh par m2 en France, les data centers font figure de véritables ogres énergétiques. Ces équipements étant appelés à se développer de manière exponentielle dans les années à venir, notamment avec l’apparition de la 5G, l’amélioration de leur efficacité énergétique est un défi que leurs exploitants sont obligés de relever. Représentant près de 50% des dépenses liées à ces installations, la consommation énergétique se répartie en deux principaux postes : le fonctionnement du matériel informatique (près de 50% des besoins énergétiques) et le refroidissement des serveurs (30 à 40% de la consommation totale). Afin d’optimiser leur consommation énergétique, les exploitants de data centers multiplient les initiatives visant à valoriser la chaleur rejetée par les serveurs. A Marseille, Interxion mise sur le « river cooling ». L’entreprise détourne en effet une partie de l’eau naturellement froide circulant dans une galerie souterraine pour rafraîchir, au sein d’un échangeur thermique, l’eau servant à la climatisation d’un de ses data centers. A terme, l’eau chaude issue de l’opération devrait servir au chauffage d’un écoquartier. Représentant un investissement de 15 millions d’euros, cette opération doit permettre à Interxion d’économiser 18 000 MWh chaque année. « Si la source d'eau n'avait pas été exploitable, d'autres solutions sont aujourd'hui mises en place où nos groupes froids sont couplés avec des systèmes de free cooling », précise Linda Lescuyer, directrice énergie de Interxion France.

16 oct. 2020 actu-environnement.com, 07/10/2020

Le Haut conseil pour le climat met en garde contre la hausse des émissions importées

Malgré une diminution de l’empreinte carbone française au cours des quinze dernières années, le Haut conseil pour le climat met en garde les pouvoirs publics dans un rapport publié le 06 octobre : contrairement aux émissions produites sur le sol national, les émissions importées, elles, ne cessent d’augmenter. Afin d’atteindre la neutralité carbone en 2025, la loi énergie climat fixe un plafond indicatif pour l’empreinte carbone à partir de 2022. Mais l’instance propose d’aller plus loin : « Un objectif de réduction [des] émissions importées de 65 %, tous gaz à effet de serre (GES) compris, à l'horizon 2050 par rapport à 2005, serait cohérent avec les trajectoires mondiales permettant de limiter le réchauffement planétaire à 1,5° C et permettrait à la France d'armer son leadership mondial », estime-t-elle en effet. Afin de réduire les émissions importées, le Haut conseil recommande aux pouvoirs publics d’aider les entreprises à décarboner leurs chaînes de valeur, en se servant notamment de la commande publique et de la régulation. Des stratégies de décarbonation des émissions importées doivent également être élaborées au sein de chaque filière, le recours à l’affichage environnemental étant par ailleurs susceptible de « stimuler la concurrence sur la qualité environnementale et la différenciation stratégique des produits ». La diplomatie climatique constitue un autre levier à actionner. Le Haut conseil recommande notamment d’inclure les enjeux des émissions importées dans les négociations d’accords de libre-échange.

16 oct. 2020 actu-environnement.com, 09/10/2020

Carbon4Finance crée un indicateur mesurant les émissions « économisées » d’une entreprise

Filiale du cabinet de conseil Carbone4, Carbon4Finance a présenté le 7 octobre son nouvel indicateur de mesure de l’empreinte carbone des entreprises. Cet instrument présente l’intérêt d’évaluer les émissions de gaz à effet de serre (GES) « économisées » par une entreprise. Leur niveau est évalué en additionnant les émissions « évitées » par les produits et les services de l’entreprise, en prenant comme repère un scénario de référence sectoriel. Afin de mesurer les émissions « réduites », l’indicateur prend également en compte l’évolution de l’intensité carbone de l’entreprise sur cinq ans et l’efficacité de ses processus de production. Cet indicateur offre ainsi la possibilité d’« identifier les entreprises qui sont déjà entrées dans la transition climatique ainsi que de mesurer l'action d'une entreprise dans la transition bas-carbone », selon Carbon4. Partenaire du cabinet, HSBC Global Asset Management entend utiliser cet outil pour « affiner » l’analyse des entreprises dans lesquelles la banque investit « au regard de leur trajectoire climatique ».

Tendances et acteurs

16 oct. 2020 lemondedelenergie.com, 06/10/2020

Stockage de l’hydrogène : Faurecia inaugure un centre d’expertise mondial

L’équipementier automobile Faurecia a inauguré le 6 octobre un centre d’expertise mondial dédié au développement de système de stockage à hydrogène sur son centre de RetD de Bavans, dans le Doubs. Présenté par Patrick Koller, directeur général de Faurecia, comme le « centre de gravité » de l’entreprise pour le stockage de l’hydrogène, ce site sera le lieu de tests portant sur les « matériaux innovants ». De nouveaux procédés impliquant le recours à l’intelligence artificielle y seront également expérimentés afin d’« augmenter la sécurité, la durabilité et la recyclabilité » des systèmes de stockage. Faurecia s’est fixé pour objectif de diviser par quatre le coût de ces équipements d’ici 2030, date à laquelle le marché devrait représenter « près de 20 milliards d’euros », selon les prévisions de l’entreprise. Patrick Koller a par ailleurs annoncé la création d’une unité de « fabrication en grande série » de réservoirs à hydrogène à Etupes, également dans le Doubs. Représentant un investissement de 50 millions d’euros, cette usine devrait entrer en activité fin 2023.

Techniques et innovations

16 oct. 2020 Lefigaro.fr, 07/10/2020

Thales présente sa feuille de route « verte »

Présentée le 7 octobre, la feuille de route « verte » de Thales comprend diverses initiatives tendant à prouver que « l’utilisation des hautes technologies peut participer à la réduction des émissions de CO2 », comme le résume Marko Erman, directeur de la technologie de l’entreprise. Souhaitant « rendre la technologie numérique écoresponsable », le groupe entend proposer des solutions permettant d’améliorer tant notre compréhension du changement climatique que notre consommation énergétique. En collaboration avec le groupe allemand OHB, Thales Alenia Space prévoit ainsi de mettre sur orbite dès 2025 deux satellites chargés de mesurer avec précision les émissions carboniques liées à l’activité humaine. Leader de la signalisation et de systèmes de supervision ferroviaires, Thales compte par ailleurs mettre au point des solutions utilisant le Big Data « pour optimiser la conduite des trains notamment » : « nous pouvons réduire de 10% à 20% la consommation des systèmes déjà installés », estime en effet Marko Erman. Un projet de train autonome, moins énergivore que les trains actuels, est également en développement. Dans le domaine aérien, les technologies développées par Thales doivent servir à optimiser les trajectoires de vols et la gestion du trafic aérien, afin d’abaisser de 10% la consommation de carburant. Dans le cadre d’un projet d’avion zéro émission, le groupe travaille également à la conception de systèmes de stockages plus légers offrant aux avions la possibilité de réaliser de plus longs trajets. Autre objectif de taille, Thales entend réduire l’empreinte carbone de ses usines de 20% d’ici à 2023 et de 40% d’ici à 2030.

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