France

Revue de presse

16 fév. 2018

Réglementations et politique de l'énergie

16 fév. 2018 lemondedelenergie.com, 12/02/18

En 2018, le gouvernement révise la PPE

La Programmation Pluriannelle de l’Energie a été élaborée comme une feuille de route permettant au gouvernement français de mener à bien sa transition énergétique. Elle vise entre autres à l’augmentation, pour 2023, de 70% de la capacité installée des énergies renouvelables électriques et de 35% de la production de chaleur renouvelable par rapport à 2014. Il s’agira aussi de développer l’efficacité énergétique et la mobilité propre. La phase de révision de la première PPE aura lieu au cours de l’année 2018 et Nicolas Hulot s’y attèle, avec l’intensification du parc renouvelable et son engagement à faire appliquer la loi hydrocarbures. En ce qui concerne le nucléaire, il est déjà entendu que sa part dans le mix électrique se réduirait de 75% à 50% avant 2035. Pour cela, il devrait annoncer de nouveaux objectifs de développement de l’éolien en mer, des énergies marines renouvelables, de la méthanisation ou du bois-énergie.

16 fév. 2018 maisonetenergie.info, 12/02/18

Le CRE explique dans un communiqué la nécessité du déploiement des compteurs Linky

Emboitant le pas à la publication d’un rapport de la Cour des Comptes, la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) donne son avis concernant le déploiement des compteurs d’électricité Linky. À terme, 35 millions de compteurs électriques communicants Linky devraient être installés afin d’intensifier le rythme de la transition énergétique. Son principal avantage est de réduire la consommation d’énergie des usagers bien qu’il permettra également d’optimiser les coûts des réseaux énergétiques. Le CRE indique que sur le plan financier le déploiement des compteurs se fait au bénéfice des parties, à l’instar des consommateurs dont les gains sont estimés à 2 milliards d’euros en 2014. Par ailleurs, Enedis est soumis à un cadre de régulation stricte en ce sens que le groupe est sujet à des pénalités dans le cas où les coûts d’investissement excéderaient les prévisions de départ.

Economies d'énergie et émissions carbone

16 fév. 2018 Enerpresse, 08/02/18

Le ministère de la transition Energétique et solidaire vient de publier le bilan des CEE

Le ministère de la transition Ecologique et solidaire vient de rendre public le nombre de certificats d’économies d’énergie (CEE) octroyés au cours de l’année 2017. La lettre d’information publiée par le ministère indique que 748,5 TWh ont été délivrés. Dans le détail, les certificats concernent les secteurs du bâtiment résidentiel (49,3%), du bâtiment tertiaire (17%) et l’industrie (21.5%). En outre, 174,3 TWh ont été délivrés dans le cas des CEE dits précarité entre le 1er janvier 2016 et le 31 décembre 2017 dont 18,9 TWh ont concerné les bailleurs sociaux, tandis que 1,3 TWh ont concerné les collectivités. Par ailleurs, des sanctions ont déjà été prononcées mais « n’ont pas fait l’objectif de publication. »

Production d'énergie

16 fév. 2018 connaissancedesenergies.org, 08/02/18

L’Etat annonce la sélection de 127 entreprises pour la construction de panneaux photovoltaïques

127 candidatures ont été retenues pour la construction de panneaux photovoltaïques a annoncé le secrétaire d’Etat à la Transition écologique Sébastien Lecornu. Ce dernier a qualifié de « particulièrement encourageant » la réduction de l’ordre de 4% des projets retenus. En effet, pour une production totale de 508 mégawatts (MW), 77 lauréats ont été sélectionnés pour le premier appel d’offre tandis que 50 lauréats l’ont été pour l’installation de panneaux solaires d’une capacité de 73MW. De plus, les candidatures sélectionnées pour un troisième appel d’offre lié à l’éolien terrestre seront annoncées la semaine prochaine. Enfin, il a été annoncé la création d’un groupe de travail censé émettre des propositions quant à la méthanisation.

16 fév. 2018 batirama.com, 05/02/18

Bouyer Leroux dévoile ses projets visant à réduire sa consommation d’énergie

Le premier fabricant de briques françaises Bouyer Leroux réfléchit à des solutions permettant d’augmenter de 40% à 90% la consommation de biomasse pour la production des briques de mur. Cette activité, qui représente 90% des activités du groupe, est particulièrement consommatrice d’énergie. D’ailleurs, l’énergie utilisée constitue un tiers du prix d’une brique. En outre, l’entreprise souhaite que « 100% des besoins en électricité » soient couverts par de l’électricité verte générée grâce à des panneaux photovoltaïques qui nécessiteront un investissement de 35 millions d’euros. Par ailleurs, Bouyer Leroux souhaite multiplier l’utilisation de biocombustibles tels que le biogaz ou les sciures de bois dans les fours de cuisson. Enfin, une installation de cogénération d’électricité et de chaleur a été lancée en coopération avec Dalkia, une filiale d’EDF.

Energies renouvelables

16 fév. 2018 journaldelenvironnement.net, 08/02/18

Précisions sur le plan solaire d’EDF

Le groupe EDF, par l’intermédiaire de son président Jean-Bernard Lévy, vient d’apporter des précisions au plan solaire qu’il avait annoncé : 30 GWc de capacités photovoltaïques entre 2020 et 2035, c’est-à-dire 6% de la production d’électricité française. Pour cela, le groupe compte investir 25 milliards d’euros et développer l’équivalent de quatre parcs solaires actuels via sa filiale EDF Energies Nouvelles. La prospection de terrains a donc commencé partout en France, en plus de l’utilisation qui sera faite du foncier existant du groupe, autour de centrales nucléaires ou de ses barrages. Le calendrier a également été annoncé. Entre 2020 et 2025, 1,5 GWc par an. Entre 2025 et 2030, 2 GWc par an. Entre 2031 et 2035, 2,5 GWc par an.

16 fév. 2018 enr.fr, 08/02/18

En 2017, les raccordements d’électricité renouvelable ont augmenté en France

Le raccordement d’installations renouvelables aux réseaux d’électricité métropolitains a connu une forte progression en 2017, avec 2 763 MW raccordés provenant majoritairement de l’éolien (35%) et du solaire (35%). La part des renouvelables a représenté 18,5% de la consommation globale d’électricité, et leur puissance totale installée est à présent de 48 685 MW. Ce sont 1 797 MW qui ont été raccordés au parc éolien, dont la production a augmenté de 14,8% par rapport à 2016, et qui a permis cette année de couvrir 5% de la consommation électrique française. Concernant le solaire, 887 MW supplémentaires ont été raccordés : une progression de 13,1% pour une part de 1,9% de la consommation nationale. Les bioénergies électriques cumulent une puissance installée de 1 949 MW, dont 31 MW installés cette année. Une production supérieure de 5,4% à celle de 2016, pour 1,5% de la consommation électrique couverts. Enfin, l’hydroélectricité a permis de raccorder aux réseaux 48 MW supplémentaires, 10,7 TWh de moins qu’en 2016 attribuables à la sécheresse exceptionnelle de 2017. La consommation électrique métropolitaine a été couverte par l’hydroélectricité à hauteur de 10,1%. L’objectif des 40% de renouvelables dans le mix électrique en 2030 nécessite de nouvelles évolutions technologiques concernant les réseaux de transport et de distribution pour être mené à bien.

Tendances et acteurs

16 fév. 2018 objectif-languedoc-roussillon.latribune.fr, 08/02/18

Dalkia, acteur de la transition énergétique

Dalkia Méditerranée est candidat à l’installation d’un réseau de chauffage urbain à La Grande Motte, qui serait mis en service en 2020. Guillaume Chanussot, le directeur de l'agence commerciale Dalkia en Languedoc-Roussillon, explique : « Il s'agit d'utiliser l'eau de mer pour créer, au besoin, de la chaleur ou du froid ». L’infrastructure devrait coûter entre 7 et 10M€ et des aides financières pourraient être apportées à Dalkia par l’Ademe, le Feder ou la Région. Déjà gestionnaire de plusieurs réseaux de chaleur de la Région, l’antenne Méditerranée de la société énergétique a aussi remporté le marché global de performance énergétique du département de l‘Hérault, qui verra son énergie produite à 60% par des sources renouvelables dans un bref délai. Enfin, Dalkia Méditerranée va participer au réseau de chaleur urbain de Perpignan.

16 fév. 2018 lemoniteur.fr, 08/02/18

Les promoteurs abordent l’environnement

Les 28èmes journées d’études de la Fédération des Promoteurs Immobiliers (FPI) ont eu pour thème : « Comment relever le défi énergétique ? ». Si l’immobilier tertiaire intègre de plus en plus les contraintes environnementales dans son mode de fonctionnement, cela reste plus compliqué en ce qui concerne le résidentiel. Kevin Cardona, directeur de l’innovation de BNP Parisbas Real Estate, le constate : « Que ce soit pour des raisons d’image ou par conviction, l’immobilier de bureaux mise sur la transition énergétique et profite des financements alloués par des fonds dédiés, comme ceux des investissements sociaux et responsables (ISR) pour se développer ». L’acquéreur d’un logement, lui, privilégie son emplacement loin devant l’aspect environnemental. D’autant que jusqu’ici, les essais de « bâtiments vertueux » (verts et économes en charges) ont produit des résultats en demi-teinte, où les factures énergétiques n’ont pas diminué pour tout le monde, et pour lesquels les coûts de constructions sont encore plus élevés (4 à 5%) que pour les bâtiments classiques. La Fédération Française du Bâtiment s’est donné pour but de commencer par adapter le parc ancien à ces nouveaux usages.

Techniques et innovations

16 fév. 2018 greenunivers.com, 08/02/18

L’ANCRE fait le point sur le stockage

Le stockage de l’énergie est une question centrale de la transition énergétique. L’Alliance Nationale de Coordination de la Recherche pour l’Energie (ANCRE) s’y est plongée, avec de nombreux projets de développement sur lesquels elle fait le point. L’Alliance formée par le CEA, le CNRS, l’IFPEN et CPU a notamment axé sa recherche sur le stockage par hydrogène, avec le projet Myrte en Corse, le projet Thermistack qui vise à faire diminuer les coûts de piles à combustible, le projet ROAD qui développe un semi-remorque frigorifique à hydrogène. Le BRGM, lui, a développé un démonstrateur pour optimiser un système de stockage d’énergie hydro-pneumatique incluant un stockage souterrain de chaleur. L’IFPEN, avec la technologie Redox, étudie la réaction d’oxydation-réduction qui libère de l’énergie, et le stockage par air comprimé. Le CEA-Liten travaille à l’amélioration du couplage entre renouvelables et stockage en cherchant à s’affranchir des métaux chers, dont les terres rares. Nombre de startups dédiées à chacune de ces pistes de développement accompagnent l’ANCRE dans sa recherche.

16 fév. 2018 brgm.fr, 09/02/18

Les projets liés au stockage de l’énergie ont été présentés par le BRGM

L’alliance nationale de coordination de la recherche pour l’énergie (Ancre) a présenté les projets portant sur la recherche dans le domaine du stockage de l’énergie. Ce dernier est déterminant puisqu’il est utilisé non seulement dans l’intégration des énergies renouvelables dans le mix énergétique, mais aussi dans la « décarbonation » de certains usages. Entre autres projets, le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM), membre de l’Ancre, a affirmé qu’un démonstrateur permettant de stocker en souterrain de la chaleur était en réflexion ce qui permettrait de faciliter les procédés d’autoproduction/autoconsommation des énergies dites renouvelables. Enfin, le BRGM a aidé au projet de reconversion d’une « friche minière à Pôle d’innovations technologies et sociales » du puits Yvon Morandat situé à Gardanne.

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