France

Revue de presse

13 nov. 2020

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Réglementations et politique de l'énergie

13 nov. 2020 actu-environnement.com, 06/11/2020

Automobile : le ministère prolonge de six mois le bonus écologique et la prime à la conversion

Alors que leur portée devait initialement être restreinte à partir du 1er janvier 2021, la prime à la conversion et le bonus écologique seront finalement prolongés jusqu’au 30 juin 2021. « Ce délai supplémentaire est une réponse au reconfinement qui risque à nouveau d'affecter les ventes de véhicules », a justifié le ministère de la Transition écologique. Pour rappel, le bonus accordé lors de l’achat d’un véhicule électrique de moins de 45 000 euros, a été relevé début juin de 6 000 à 7 000 euros pour les particuliers, et de 3 000 à 5 000 euros pour les professionnels. Dans le cadre du plan de relance, la prime à la conversion a également été revue à la hausse entre juin et juillet 2020 : pour la mise au rebut d’un véhicule classé Crit’Air 3 ou plus, elle s’élève désormais à 2 500 euros pour l’achat d’un véhicule électrique ou d’un véhicule hybride rechargeable. Cette stratégie s’est avérée fructueuse, assure le gouvernement : « On s'est fixé un objectif de 100 000 véhicules électriques immatriculés durant 2020, on y arrive avec 78 100 ventes sur les huit premiers mois. On est sur la bonne trajectoire pour atteindre un parc total de VE ou VHR d'1 million d'ici fin 2022 ». Le ministère rappelle par ailleurs que l’aide de 1 000 euros pour l’achat de véhicules électriques d’occasion entrera en application « dès la publication du décret dont la signature est en cours ». Le dispositif de micro-crédit devant permettre aux ménages modestes de financer le reste à charge, entrera quant à lui en vigueur début 2021. Afin de rassurer les acheteurs potentiels, le ministère réaffirme enfin son intention de soutenir l’installation de 100 000 bornes de recharge d’ici fin 2021.

Economies d'énergie et émissions carbone

13 nov. 2020 environnement-magazine.fr, 06/11/2020

La récupération de chaleur : une solution pour lutter contre le gaspillage énergétique

Selon une étude publiée par France énergie et l’Inec (Institut national de l’économie circulaire), la quantité de chaleur gaspillée par un foyer français s’élève en moyenne à 14,7 MWh par an. La marge de progression des entreprises dans le domaine est également importante, le fonctionnement des installations informatiques d’une PME se traduisant en moyenne chaque année par une perte de chaleur allant de 25 à 75 MWh. Dans ce contexte, les auteurs de l’étude tiennent à rappeler que la récupération de chaleur permettrait de réduire de 20% ce gaspillage énergétique. Appliqué aux seuls bâtiments tertiaires du Grand Paris, ce principe offrirait la possibilité de récupérer 3,4 TWh de chaleur. Fort de ce constat, l’Inec invite les pouvoirs publics à lancer la réalisation d’études quantitatives permettant : d’évaluer le potentiel de chaleur récupérable, de promouvoir la récupération de chaleur dans le cadre des commandes publiques, et d’offrir aux projets de récupération de chaleur la possibilité de prétendre aux aides du fonds Chaleur de l’Ademe (Agence de la transition écologique).

Tendances et acteurs

13 nov. 2020 Lemondedelenergie.fr, 03/11/2020

Acier « vert » : ArcelorMittal demande le soutien de l’Etat et de l’Europe

En 2019, ArcelorMittal s’est fixé des objectifs environnementaux ambitieux. Le groupe entend en effet réduire ses émissions de CO2 de 30% d’ici 2030 et atteindre la neutralité carbone en 2050. Pour y parvenir, le sidérurgiste mise sur la production d’un acier « vert » bien moins émetteur de carbone que l’acier traditionnel car n’impliquant pas le recours au charbon. « Cette évolution, on ne pourra pas la faire seul, (…) on aura besoin pour y arriver du soutien des politiques publiques, que ce soit au niveau européen ou au niveau national », a toutefois tenu à préciser Bruno Ribo, PDG d’ArcelorMittal Méditerranée. Lors d’une conférence de presse donnée le 3 novembre, le dirigeant a ainsi demandé « des aides pour [l]es projets massifs » menés par le groupe ainsi qu’un « cadre réglementaire qui permette de corriger les distorsions de compétition », les acteurs non-européens ne faisant « pas face aux mêmes contraintes liées à [la] mise en place de la décarbonation ». Si ses espoirs reposent principalement sur l’hydrogène, ArcelorMittal explore d’autres pistes pour limiter l’utilisation de minerai de fer lors de la fabrication de l’acier ; le recours à une énergie biosourcée et les techniques de capture, de stockage et d’utilisation du carbone en font partie.

13 nov. 2020 latribune.fr, 06/11/2020

Catamaran « vert » : la Bretagne réaffirme ses ambitions dans l’hydrogène

Le 28 octobre, le Chantier Bretagne Sud de Belz a inauguré un catamaran à propulsion électrique équipé d’une motorisation hydrogène. Produisant sa propre électricité grâce à une éolienne de 5 mètres de diamètre, ce navire zéro émission sera mis à l’eau dès la fin de l’année. Un deuxième catamaran du même type sera livré au Yacht Club de Monaco l’année prochaine. « La mobilité décarbonée marque un changement de modèle. Nous nous positionnons aujourd'hui comme un constructeur de navires dont l'électricité provient de l'hydrogène par électrolyse de l'eau, comme un intégrateur de solutions innovantes », a souligné Yannick Bian, le directeur d’Acti Group, maison-mère du Chantier Bretagne Sud. Présent lors de l’inauguration, Loïg Chesnais Girard, président du Conseil régional de Bretagne, a profité de l’occasion pour rappeler les ambitions de la Région dans le domaine de l’hydrogène : « La Bretagne veut se positionner comme une région leader sur le marché des applications de l'hydrogène renouvelable, tant en termes de compétences détenues par ses entreprises que de diffusion des technologies et d'appropriation par les usagers », a en effet indiqué l’élu. Signe de son ambition dans le domaine, la Région a d’ores et déjà lancé un premier appel à projets pour des boucles de production locales d’hydrogène vert. Le lancement d’un plan d’investissements collectifs doit par ailleurs permettre à la collectivité de disposer d’ici 2030 d’une flottille de 10 navires pilotes et de 2 800 véhicules verts. Associées à bien d’autres, ces initiatives doivent permettre à la Région Bretagne d’atteindre l’objectif qu’elle s’est fixée : réduire par quatre ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050.

Techniques et innovations

13 nov. 2020 leparisien.fr, 06/11/2020

Chrysalis transforme le plastique en carburant

Bénéficiant du soutien de l’association Earthwake, l’ingénieur Christopher Costes a mis au point une machine capable de transformer le plastique en carburant. S’appuyant sur la technique de la pyrolyse, « Chrysalis » brûle en effet la matière plastique afin de décomposer ses molécules et de procéder à son recyclage. Portées à une température de 450°C, le polyéthylène et le polypropylène des bouteilles de lait et de leurs bouchons sont ainsi transformés dans les proportions suivantes : 65% de gazole, 15% d’essence, 15% de gaz et 5% de charbon. Chrysalis se distingue également par son autonomie énergétique, le gaz émis lors de la combustion du plastique étant récupéré pour alimenter la machine. Sur le point d’être commercialisé, le modèle « la Chrysalis 40 » permet d’obtenir, en une journée, 120 litres de diesel à partir de 160 kilos de plastique. Depuis le 25 mai, cette innovation fait l’objet d’une expérimentation dans la municipalité de Puget-Théniers où elle alimente une pompe à carburant à laquelle viennent s’approvisionner un camion poubelle et un camion grue. A terme, Chrysalis pourrait apporter une aide de taille aux habitants de pays d’Afrique et d’Asie en alimentant leurs groupes électrogènes de manière totalement autonome et rentable.

13 nov. 2020 autoplus.fr, 06/11/2020

Bornes de recharge : la France doit redoubler d’efforts

Selon les derniers chiffres de l’Avere-France, on dénombrait 28 928 points de recharge électrique ouverts et accessibles au public au 1er octobre, la France restant loin de son objectif de 100 000 bornes installées d’ici fin 2021. « Après redressement des données, cela représente une évolution de 0,2 % depuis juin 2020 », indique l'Association nationale pour le développement de la mobilité électrique. Selon l’Avere, cette relative stagnation s’explique non seulement par « la crise sanitaire » mais également par « la perte de deux réseaux majeurs Bluely à Lyon et Bluecub à Bordeaux ». « Pour s'assurer de relancer la dynamique et d'avoir des bornes à la bonne puissance au bon endroit, le programme ADVENIR, piloté par l'Avere-France, augmente ses financements qui s'échelonnent dès à présent de 2.000 à 9.000€ selon la puissance des bornes », indique Cécile Goubet. La déléguée Générale de l’Avere-France rappelle par ailleurs qu’une « une aide spécifique au rétrofit des bornes antérieures à 2017 est prévue pour permettre aux territoires d'améliorer significativement la qualité de service aux usagers ». Convoqué avec Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, et Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l’industrie, le Comité stratégique de filière « Automobile » a réaffirmé l’objectif d’atteindre 100 000 bornes installées d’ici à fin 2021.

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