France

Revue de presse

12 mar. 2021

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Economies d'énergie et émissions carbone

12 mar. 2021 lemondedelenergie.com, 05/03/2021

Auxerre : Création du premier « écosystème territorial hydrogène »

Le 5 mars, Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué aux Transports, a officialisé la création du premier « écosystème territorial hydrogène » de France à Auxerre lors de la signature d’un accord entre Alstom et la région Bourgogne-Franche-Comté portant sur l’achat de trois TER bi-mode hydrogène (électrique et H2). Ces rames ferroviaires devraient être testées en 2023 avant une entrée en exploitation un an à un an et demi plus tard. « Les potentiels sont considérables. D’ici à 2030, plusieurs centaines de rames pourraient parcourir nos territoires », s’est enthousiasmé le ministre. De fait, trois autres régions (Auvergne-Rhône-Alpes, Grand Est et Occitanie) souhaitent d’ores et déjà accueillir de semblables expérimentations. En Bourgogne-Franche-Comté, ces nouveaux trains ont vocation à remplacer des TER fonctionnant au diesel, un carburant à l’origine de 75% des émissions de CO2 générées par les trains régionaux. « Nous préparons les transitions de ces 20-30 prochaines années (…). L’enjeu, c’est la massification de la production d’hydrogène décarboné », a expliqué Jean-Baptiste Djebbari. Le groupe EDF entend jouer pleinement son rôle dans ce processus : à Auxerre, l’arrivée des trains hydrogène s’accompagnera d’ici la fin de l’année de la création par Hynamics, filiale du groupe EDF, d’un centre de production d’hydrogène vert. Non contente d’alimenter les trois TER « nouvelle génération », cette installation approvisionnera également cinq bus à hydrogène, ainsi que, à terme, des véhicules utilitaires de flottes privées ou publiques, des équipementiers locaux et certains bateaux.

Energies renouvelables

12 mar. 2021 lenergeek.com, 09/03/2021

Une année cruciale pour la petite hydroélectricité

La décision du Conseil d’Etat, limitant les possibilités de recours contre le développement de projets de la petite hydroélectricité, devrait donner un nouvel élan au secteur. Cette prise de position intervient dans un contexte particulier car les contrats de soutien dont ont bénéficié 400 centrales hydroélectriques depuis 2001 arrivent à leur terme cette année, sans possibilité de reconduction. D’une puissance de 0,5 MW à 4,5 MW, ces installations suscitent l’intérêt des investisseurs, notamment du groupe EDF. Preuve en est la création par l’énergéticien d’EDF Petite Hydro, une unité dédiée à cette activité comprenant quatre structures régionales responsables de la gestion des centrales hydroélectriques du groupe. La petite hydroélectricité fait naître les convoitises de bien des acteurs non seulement en raison des importantes réserves d’eau disponibles en France mais également des importants progrès technologiques réalisés dans le domaine. La société ardennaise Helliogreen a mis au point des turbines nouvelle génération dont le rendement est bien meilleur que celui des turbines standards. « Il y a à peu près 25% de volume d’eau supplémentaire par rapport à une vis traditionnelle, et ce volume d’eau supplémentaire se traduit en capacité plus importante de production d’énergie », explique Renaud Mignolet, président de la société. Une ancienne usine près de Charleville-Mézières devrait sous peu être équipée d’un exemplaire de cette turbine dont la capacité de production se situera entre 450 et 500 MWh.

Tendances et acteurs

12 mar. 2021 actu-environnement.com, 03/03/2021

RE2020 : un appel à innovation pour identifier des solutions biosourcées

Créé par l’Ifpeb (Institut français pour la performance du bâtiment) et le cabinet de conseil Carbone 4, le hub des prescripteurs bas carbone a lancé un appel à innovation visant à identifier des solutions biosourcées capables d’abaisser l’empreinte carbone des constructions. Ouvert jusqu’au 30 mars, cet appel s’adresse tant aux start-ups qu’aux maîtres d’œuvres ou industriels. Comme le rappelle le hub, la dernière version de la prochaine réglementation environnementale des bâtiments neufs (RE 2020), qui entrera en vigueur en janvier 2022, a « mis sur le devant de la scène les matériaux biosourcés », avec en premier lieu le bois. Fort de ce constat, le hub se fixe pour mission de « propos[er] une définition des matériaux biosourcés, analys[er] les enjeux de comptabilité carbone, et […] dress[er] un panorama objectif des filières biosourcées, de leur potentiel de décarbonation et des meilleures pratiques ». Pour mémoire, cette plateforme avait déjà lancé un appel à innovation consacré au béton bas carbone en 2020.

12 mar. 2021 actu-environnement.com, 03/03/2021

Impact carbone : les engagements des entreprises du CAC40

S’appuyant sur des données fournies par le cabinet Carbon4 Finance, l’association Oxfam France s’est attachée à étudier l’impact carbone de 35 entreprises du CAC40 et à évaluer leurs stratégies climatiques. Premier enseignement de ces travaux, seuls trois groupes (EDF, Schneider Electric et Legrand) présentent une empreinte carbone et des engagements susceptibles de les maintenir sur une trajectoire compatible avec un réchauffement inférieur à 2°C. La trajectoire des 22 entreprises suivantes est, quant à elle, associée à un réchauffement de 2 à 4°C, et ce dernier est supérieur à 4°C pour les dix plus mauvais élèves de l’étude. Evoquant les engagements « très insuffisants » des entreprises étudiées, Oxfam déplore que « seulement huit d’entre elles se so[ie]nt dotées d’une stratégie de réduction de l’ensemble de leurs émissions absolues de gaz à effets de serre ». L’association demande en conséquence aux parlementaires d’intégrer au projet de loi climat et résilience, l’obligation faite aux grandes entreprises de publier leur empreinte carbone totale, de respecter une trajectoire de réduction sous peine de sanction financière et de prévoir un plan d’investissement assurant l’adéquation entre les objectifs et les résultats.

Techniques et innovations

12 mar. 2021 latribune.fr, 04/03/2021

Smartgrid : G+Lyte "électrolyte" le marché du photovoltaïque

Hébergée au sein du HUB de l’énergie d’Amiens, la start-up G+Lyte a mis au point des cellules solaires à colorant (DSSC) capables de concurrencer les cellules en silicium qui dominent actuellement le marché du photovoltaïque. Pour y parvenir, la jeune pousse s’est attaquée au principal inconvénient des DSSC : leur instabilité. Comme l’explique Franck Barath, président de G+Lyte « durant un test de vieillissement accéléré de 1.000 heures à 60° C sous 1.000 W/m2 d'illumination, une cellule à colorant peut perdre de 30 à 40% de son rendement ». La start-up a dès lors entrepris de fabriquer des cellules « ultrastables » dont le vieillissement ne génère aucune baisse de rendement. Mieux encore, la production de ces DSSC nouvelle génération n’implique aucune modification du processus de fabrication. La technologie développée par la start-up permet d’améliorer les rendements de conversion : « Le grand avantage des cellules à colorant, c'est qu'elles sont assez peu sensibles à la température (ce qui intéresse par exemple JC Decaux par exemple pour son mobilier urbain dans des pays chauds). Elles convertissent la lumière quelle que soit son intensité », résume Franck Barath. Autre atout de taille, la production des DSSC est bien moins polluante que celle des cellules en silicium. Bien adaptée aux façades de bâtiments ou au mobilier urbain, cette technologie convient également à la culture sous serres. Financée par la SATT Nord (Société d’accélération du transfert de technologie), l’entreprise entend développer des modules solaires semi-transparents : « La technologie G+Lyte peut s'intégrer notamment à du verre souple pour faciliter la recharge d'objets du quotidien », assure en effet Franck Barath qui se dit déterminé « à devenir un acteur majeur dans le domaine ».

12 mar. 2021 latribune.fr, 02/03/2021

Secteur immobilier : Lyon se dote du premier îlot « bas carbone » en bois

Le chantier devant donner naissance à Albizzia au « premier ilot bois et bas carbone de Lyon », a débuté le 8 février. Porté par le promoteur francilien Woodeum, ce projet prévoit la construction d’un ensemble de quatre bâtiments, dans l’une des plus grandes tours en bois de France culminant à 53 mètres de hauteur. Cet ensemble comprendra 112 logements, 12 815 m2 de commerces et activités ainsi que 4 900 m2 de bureaux, deux étages de la tour seront réservés à des locaux tertiaires. Le secteur immobilier étant à l’origine de près d’un quart des émissions de carbone en France, Woodeum a, dès sa création, souhaité se « positionner comme un promoteur pionnier dans l'approche visant à réduire l'empreinte carbone dans le milieu du bâtiment », indique Julien Pemezec, président du directoire de l’entreprise, avant d’ajouter : « Nous nous sommes très rapidement orientés sur la construction en bois car elle avait le mérite de stocker le carbone plutôt que d'en émettre. À partir de là, nous avons développé une gamme de savoir-faire pour ce type d'immeubles, le format de la tour est ainsi venu au fil des projets ». Dans le cas d’Albizzia, seules les fondations, les cages d’escalier et l’ascenseur impliqueront l’utilisation du béton, le recours au bois pour toutes les autres parties des bâtiments devant se traduire par une économie carbone de 3 400 tonnes. Instaurant le principe d’un coût carbone, la nouvelle réglementation RE2020 sur la construction neuve devrait donner un net coup d’accélérateur au marché, estime Julien Pemezec : « la demande va être boostée par le développement de cette nouvelle réglementation, appelée à remplacer la RT2012. Nous allons devenir l'un des premiers pays au monde à remplacer une politique thermique, jusqu'ici focalisée sur la facture énergétique, par une politique environnementale, qui va se préoccuper de l'empreinte globale du bâtiment, en couvrant l'ensemble de son cycle de vie ».

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