France

Revue de presse

12 fév. 2021

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Réglementations et politique de l'énergie

12 fév. 2021 construction21.org, 03/02/2021

RE2020 : une aubaine pour les réseaux de chaleur et de froid

Afin de limiter l’impact carbone du secteur du bâtiment (25% des émissions de CO2 en France en 2019), la Réglementation Environnementale 2020 (RE2020) fixe aux acteurs de la filière de nouvelles exigences : les sources d’énergie utilisées pour le chauffage et le refroidissement des bâtiments neufs devront impérativement générer moins de 4 kg eq. CO2/m²/an pour les logements individuels et moins de 6 kg eq. CO2/m²/an pour les logements collectifs d’ici 2024. Prévoyant également de fixer un quota minimal d’énergies renouvelables, cette réglementation qui entrera en vigueur en septembre 2021 devrait avantager les réseaux de chaleur et de froid au détriment des solutions reposant sur le gaz. Emettant en moyenne en France 0,107 kg eq. CO2/kWh contre 0,25 kg eq. CO2/kWh pour le gaz, les réseaux de chaleur affichent un taux d’énergie renouvelable et de récupération supérieur aux autres systèmes de chauffage. S’appuyant sur une boucle d’eau chaude tempérée, les réseaux de chaleur de 5ème génération devraient tout particulièrement bénéficier de cette évolution réglementaire. Cette spécificité permet d’approcher les 100% d’énergie renouvelable et de récupération basse température tout en limitant les pertes thermiques. Véritable alternative aux systèmes de climatisation individuels, ces réseaux de chaleur présentent l’avantage de réduire l’effet « îlot de chaleur » fréquemment observé en ville au cours des mois les plus chauds de l’année.

12 fév. 2021 presse.ademe.fr, 28/01/2021

ADEME : lancement du « Tremplin pour la transition écologique des PME »

Le ministère de la Transition écologique et l’ADEME (Agence de la transition écologique) ont lancé le 28 janvier un guichet « Tremplin pour la transition écologique des PME ». Ce dispositif octroiera des aides forfaitaires aux petites et moyennes entreprises de tous secteurs souhaitant mener des projets relatifs à la transition écologique. Ces initiatives pourront être de nature très diverses telles que des études sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’acquisition d’équipements de réduction des déchets ou encore la mise en place d’une démarche d’écoconception. Cette aide simplifiée pourra être complétée par d’autres aides comme le programme d’accompagnement personnalisé sur 12 mois « Diag Eco Flux » porté par Bpifrance en lien avec l’Ademe. La mise en place de ce guichet s’inscrit dans le cadre du plan « France Relance » qui prévoit de consacrer 30 milliards d’euros à la transition écologique.

Economies d'énergie et émissions carbone

12 fév. 2021 latribune.fr, 03/02/2021

Neutralité carbone : la France soutient une normalisation exigeante

Définie dans l’Accord de Paris comme l’« équilibre entre les émissions anthropiques par les sources et les absorptions anthropiques par les puits de gaz à effet de serre au cours de la deuxième moitié du siècle », la notion de « neutralité carbone » a été élevée par le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) au statut d’objectif à atteindre avant 2050 au niveau mondial. L’organisme estime qu’il s’agit d’un prérequis pour pouvoir limiter le réchauffement climatique d’ici à la fin du siècle. Conscient de la dimension centrale de ce concept et de la diversité de ses interprétations, l’Organisation internationale de normalisation (ISO) s’est attelée à l’élaboration d’une norme reconnue par les organisations publiques comme privées. Souhaitant « mettre la norme ISO au service de l'objectif scientifique à l'origine de la notion de neutralité carbone, et mettre le secteur privé dans une trajectoire compatible avec l'Accord de Paris », l’Association française de normalisation (Afnor) plaide pour une interprétation exigeante de la notion. Les experts français estiment nécessaire d’exiger de la part des organisations concernées la mise en œuvre d’une trajectoire de réduction portant non seulement sur leurs émissions directes mais aussi sur leurs émissions indirectes. L’Afnor défend l’idée d’inclure dans cette trajectoire l’augmentation des émissions évitées et le soutien à des projets de compensation labellisés. La position française est loin d’être partagée par l’ensemble des 22 pays travaillant à l’élaboration de cette nouvelle norme au sein de l’ISO : « Plus nos propositions seront étayées et soutenues lors des sessions plénières, plus la vision française de la question aura des chances d'emporter l'adhésion des autres pays », estime Xuan-Hoa Nguyen, cheffe de projet en normalisation à l'Afnor.

Energies renouvelables

12 fév. 2021 euro-energie.com, 03/02/2021

EDF Renouvelables construit sa première centrale photovoltaïque flottante

EDF Renouvelables vient de lancer la construction de sa première centrale photovoltaïque flottante. D’une surface de 24,5 hectares, cette centrale présentant une capacité de production de 20 MW prendra place sur la retenue d’eau de l’usine hydroélectrique de Lazer. Treize mois devraient être nécessaires pour : réaliser des études géotechniques, mettre en place les ancrages, puis installer les flotteurs et les panneaux photovoltaïques. A sa mise en service, prévue au printemps 2022, la production de cette centrale devrait équivaloir à la consommation électrique annuelle de 12 500 habitants. Fruit d’un dialogue avec les différents acteurs du territoire, ce projet a vocation à préserver la biodiversité du site tout en assurant la continuité de la production d’électricité de la centrale hydroélectrique de Lazer. « Grâce à cette technologie innovante, la même retenue d’eau produira de l’hydroélectricité et de l’électricité solaire : conjuguer ces deux énergies renouvelables constitue un atout supplémentaire pour contribuer aux objectifs de développement des énergies renouvelables fixés par le gouvernement. La centrale solaire flottante Lazer participe également au succès du Plan solaire d’EDF », a déclaré Nicolas Couderc, directeur France d’EDF Renouvelables. Pour mémoire, le groupe s’est fixé pour objectif de représenter 30% du marché solaire français d’ici 2035.

Tendances et acteurs

12 fév. 2021 lenergeek.com, 02/02/2021

Baisse des ventes de véhicules électriques

Pour la première fois depuis la fin du premier confinement, les ventes de véhicules électriques (VE) ont connu une nette baisse en janvier 2021, avec 6 469 immatriculations (soit 5,1% du marché total), contre 20 744 en décembre (13,6%). Avec 8 185 véhicules vendus (6,5% de parts de marché) en janvier contre 15 119 (8,1%) en décembre, les hybrides rechargeables accusent un recul moins prononcé. Tenant principalement à un effet de « rattrapage » après un mois de décembre exceptionnel, cette contre-performance ne semble pas remettre en cause une tendance lourde vers une mobilité plus verte. En fin d’année dernière de nombreux constructeurs ont accéléré leurs livraisons de VE pour respecter la nouvelle réglementation européenne CAFE imposant un seuil d’émission de CO2 moyen à ne pas dépasser. La comparaison des mois de janvier 2020 et 2021 met en évidence un véritable effondrement des immatriculations de véhicules diesel (25,3% de parts de marché contre 31,7% un an plus tôt), les motorisations à essence résistant mieux en dépit d’un recul notable (44,8% de parts de marché en janvier 2021 contre 48,7% en janvier 2020). Il convient de noter l’engouement croissant des automobilistes pour les hybrides rechargeables (20 077 unités vendues en janvier 2021 contre 3 740 un an plus tôt) et pour les véhicules à bicarburation (2 987 unités écoulées en janvier 2021 contre 37 en janvier 2020).

12 fév. 2021 connaissancedesenergies.org, 04/02/2021

Transition énergétique : le rôle majeur de la filière française du bois

Dans un communiqué publié le 4 février, les acteurs de la filière bois ont tenu à rappeler que la « première » énergie renouvelable de France avait un rôle primordial à jouer dans la transition énergétique. Cette mise au point intervient alors que les grands projets de production de chaleur à partir du bois, concurrencés par le gaz, tendent à se raréfier depuis 2016. Une situation d’autant plus dommageable que la France s’est donnée pour objectif de doubler entre 2016 et 2018 la quantité de chaleur renouvelable issue de la biomasse. « On est un peu à l’arrêt, or les acteurs sont prêts à repartir et n’attendent que les projets », a indiqué Mathieu Fleury, président du Comité interprofessionnel du bois énergie (CIB), rappelant également les « hauts rendements énergétiques » des installations utilisant le bois comme combustible, lors d’un point presse. La filière plaide en faveur du déploiement des appareils les plus récents, bien moins émetteurs de CO2 : « Plutôt qu'interdire le chauffage au bois dans certaines vallées ou agglomérations, il faut inciter au renouvellement du parc », estime ainsi Aymeric de Galembert, du groupe Seguin et du Syndicat des énergies renouvelables (SER). Enfin, la profession déplore l’abandon par le gouvernement du projet de taxe carbone : « Il faut une remise en œuvre de cette taxe, mieux l'expliquer, avec peut-être un accompagnement des foyers dépendant des énergies fossiles, dont il faut s'extraire », affirme Mathieu Fleury.

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