France

Revue de presse

11 oct. 2019

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Economies d'énergie et émissions carbone

11 oct. 2019 environnement-magazine.fr, 04/10/2019

Rénovation énergétique : les Français veulent davantage de moyens et d’informations

Selon le baromètre 2019 publié par Monexepert-renovation-energie, 25% des Français déclarent ne disposer d’aucun budget leur permettant de procéder à des travaux de rénovation énergétique. « En moyenne, les Français accorderaient un budget de 2 466 euros à la réalisation de travaux de performance énergétique sur l’année 2019, insuffisant pour effectuer des travaux efficaces », rapportent les auteurs du rapport. « Malgré leur besoin croissant de rénover leur logement et leur volonté d’agir, les Français sont toujours freinés dans leurs projets par la complexité des démarches administratives à suivre et leur méconnaissance des aides disponibles », constatent-ils également. Alors que 14% des personnes interrogées déclarent vivre dans une passoire énergétique, seulement 44% des répondants envisagent de réaliser des travaux et seuls 36% sont capables de citer une aide financière dont ils pourraient bénéficier. « Toutefois, la part des particuliers pouvant citer au moins une aide est en hausse (36%, soit 14 points de plus qu’en 2018). Cette augmentation est principalement portée par le dispositif d’aide "isolation à 1 euro" provenant du secteur privé », nuance Monexepert-renovation-energie. Autre enseignement de l’étude, les différents acteurs de la rénovation énergétique sont mal connus, seuls 42% des ménages déclarent avoir été accompagnés dans la réalisation de leurs travaux de performance énergétique.

11 oct. 2019 actu-environnement.com, 04/10/2019

Les installations classées soumises aux quotas carbone peuvent bénéficier des CEE

Publiés au Journal officiel le 22 septembre, un décret et son arrêté ouvrent le bénéfice des CEE (Certificats d’Economies d’Energie) aux installations relevant du système d’échange européen de quotas d’émission de CO2. Sont concernées : les Installations Classées pour la Protection de l’Environnement, éligibles à la délivrance de « quotas gratuits » ou pour la production de chaleur « livrées pour de telles activités » ; les installations de cogénération satisfaisant à des critères de haut rendement. Le volume de CEE demandé doit être « confirmé par un mesurage effectué sur une durée représentative, après réalisation de l’opération [d’économie d’énergie] ». Cette durée doit être d’au moins six mois, sauf pour les opérations d’économies d’énergie inférieures à 20GWh d’énergie finale cumulée actualisée. L’arrêté prévoit également une bonification des CEE délivrés fixée en fonction du contenu carbone des combustibles lors d’une substitution. Entrées en vigueur le 23 septembre, ces dispositions sont applicables rétroactivement pour les actions ayant conduit à engager depuis le 1er janvier 2019 des opérations éligibles à la délivrance de CEE.

11 oct. 2019 actu-environnement.com, 01/10/2019

Objectifs de développement durable : la France présente sa nouvelle feuille de route

Lors du Sommet sur les ODD (Objectifs de Développement Durable) organisé par l’ONU à New York les 24 et 25 septembre dernier, Elisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique, a présenté la nouvelle stratégie pour permettre à la France de se conformer aux 17 objectifs de développement durable (ODD) d’ici 2030. Six thématiques structurent cette feuille de route : la transition juste, la société bas carbone, la promotion de l’éducation tout au long de la vie, la santé, la participation citoyenne, l’action européenne et internationale. « Si nous ne voulons pas que ce texte soit une stratégie de papier, trois points me semblent essentiels », a précisé la ministre : « reconnaître ensemble que l’Agence 2030 est notre référentiel commun du développement durable » ; « fédérer une communauté d'actions pour les ODD » ; « faire de l'Agenda 2030 un outil d'évaluation et de débat, et y associer les citoyens et les parlementaires pour nourrir le débat démocratique ». La ministre a par ailleurs tenu à rappeler que plusieurs textes réglementaires devant permettre d’atteindre les ODD avaient déjà été adoptés ou étaient en passe de l’être, tels que le plan de rénovation énergétique des bâtiments ou la stratégie nationale énergie-climat qui vise la neutralité carbone à l’horizon 2050.

Tendances et acteurs

11 oct. 2019 environnement-magazine.fr, 03/10/2019

Industrie : Greenflex et l’Ademe lancent un programme pour la performance énergétique

Afin d’aider les acteurs de l’industrie à « mont[er] en compétence pour le financement de l’efficacité énergétique », l’entreprise Greenflex et l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) ont récemment lancé le programme Inveest. Lauréate de l’appel à projets CEE (Certificats d’Economie d’Energie) du ministère de la Transition écologique et solidaire, cette initiative « vise à renforcer la compétitivité de la filière industrielle française en accélérant le financement de la transition énergétique dans l’industrie », précisent les partenaires. Ce programme comprend trois volets : l’adhésion à une communauté active, un parcours de formation et d’accompagnement, la mise à disposition d’outils pratiques. Les premières sessions de formation auront lieu à Paris, Toulouse, Nantes, Bordeaux et Lyon dès le mois d’octobre. Grâce à Inveest, Greenflex et l’ADEME entendent accompagner 1 000 acteurs de l’industrie d’ici fin 2020.

11 oct. 2019 journaldelenvironnement.net, 04/10/2019

La métropole Lilloise construit une « autoroute de la chaleur »

La métropole lilloise s’est lancée dans la création d’une « autoroute de la chaleur » permettant de faire circuler dans dix villes entre 255 et 350 GWh générés par l’incinérateur d’Halluin. Des canalisations souterraines relieront l’usine au réseau de chaleur de Roubaix dès octobre 2019 avant que ceux de Lille, de Mons-en-Bareuil et de Villeneuve d’Ascq ne soit raccordés en octobre 2020. Traitant 350 000 tonnes de déchets par an, l’usine d’incinération assurera les besoins de 30 000 logements en chauffage et en eau chaude dès cet automne puis de 20 000 logements supplémentaires l’an prochain. À partir de 2022 ou 2023, le raccordement aux réseaux des data-centers d’OVH devrait porter ce chiffre à 100 000. Cette stratégie doit permettre à la métropole lilloise de faire passer de 19% en 2017 à 65% en 2021 la part des énergies renouvelables et de récupération alimentant les réseaux de chaleur métropolitain. Une fois cet objectif atteint, 50 000 tonnes d’émissions de CO2 seront économisées chaque année et la centrale à charbon du Mont de Terre pourra être définitivement fermée. La création de cette autoroute de la chaleur impliquera un investissement de 75 millions d’euros, somme à laquelle l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) et le Feder (Fonds Européen de Développement Régional) contribueront respectivement à hauteur de 25 et 13 millions d’euros. « Avant-hier, le réseau était alimenté par du gaz. Aujourd’hui, c’est l’incinérateur. Demain, ce sera OVH et sans doute d’autres énergies de récupération », conclut Erwan Lemarchand, directeur de l’énergie et du développement durable de la métropole.

11 oct. 2019 lsa-conso.fr, 03/10/2019

Dalkia compte investir un milliard d’euros dans les réseaux de chaleur

Lors de la présentation de ses résultats annuels, Dalkia a fait part de son intention d’investir un milliard d’euros dans les réseaux de chaleurs alimentés par des énergies vertes d’ici 2022. Les efforts du groupe porteront principalement sur la création ou l’extension de nouveaux réseaux dans les villes de moins de 30 000 habitants et les métropoles. Une partie du budget financera le verdissement de réseaux existants et l’acquisition de sociétés ciblées. Grâce à de tels investissements, la filiale d’EDF entend porter à 50% la part du renouvelable dans son mix énergétique, contre 38,2% en 2018. « Nous sommes convaincus que cette trajectoire sera tenue car nous disposons d’un grand projet de nouvelles chaufferies biomasse, de récupération de chaleur sur data-center et dans une moindre mesure de centrale géothermique », a déclaré Sylvie Jéhanno, PDG de Dalkia. Le groupe a également évoqué les difficultés de recrutement qu’il rencontrait : « Nous ne trouvons quasiment plus de frigoristes sur le marché. Chez Dalkia Froid Solutions, entre 80 et 90 postes ne sont pas pourvus chaque année », a déploré François Vasse, directeur commerce et marketing chez Dalkia.

Techniques et innovations

11 oct. 2019 journaldelenvironnement.net, 04/10/2019

Transition One : grâce au rétrofitage, les moteurs thermiques deviennent électriques

Créée en 2017, l’entreprise Transition One offre aux particuliers ou aux entreprises la possibilité de transformer leurs voitures diesel ou essence en voitures électriques. Cette start-up installée près d’Orléans s’est en effet spécialisée dans le rétrofitage, une opération consistant à remplacer le moteur thermique d’un véhicule par une batterie électrique. Cette solution présente un intérêt non seulement écologique mais également financier : le prix du rétrofitage d’un véhicule est inférieur à 10 000 euros contre 20 000 euros environ pour celui des voitures électriques les moins chères. « Les voitures seront bridées à 110 km/h et disposeront d’une autonomie de 100 km. C’est suffisant car la distance moyenne domicile-travail en France est de 26 km », précise Aymeric Libeau, fondateur de l’entreprise. Un obstacle réglementaire doit toutefois être levé avant que le marché du rétrofitage ne puisse prendre de l’ampleur : « En France, lorsque l’on modifie une voiture, en plus de demander l’autorisation au constructeur, il faut l’homologuer à nouveau », explique Aymeric Libeau. Afin de remédier à cette situation, le ministère des Transports a adressé à la Commission européenne un projet de loi visant à modifier l’arrêté du code de l’environnement qui encadre l’homologation des véhicules. Escomptant la publication de ce texte au Journal officiel d’ici la fin de l’année, Transition One espère pouvoir procéder au rétrofitage de 100 000 véhicules dans les quatre prochaines années.

11 oct. 2019 liberation.fr, 01/10/2019

Chauffage : le métro parisien, lieu d’expérimentations

Le métro parisien est au cœur de différentes expérimentations relatives à l’économie d’énergie et à la récupération de chaleur. Depuis 2017, un immeuble du 4ème arrondissement est ainsi partiellement chauffé grâce à la chaleur générée par les rames de la ligne 11. Après avoir été récupérée et acheminée vers une pompe à chaleur, cette énergie permet d’assurer 35% des besoins en chauffage des vingt logements concernés. Autre innovation, deux futures stations situées sur le prolongement de la ligne 14 (Porte de Clichy et Mairie de Saint-Ouen) seront bientôt chauffées grâce à la géothermie. « On a intégré des tubes dans les cages d’armatures des parois moulées afin de permettre la circulation de fluides, ainsi qu’une pompe à chaleur pour diffuser l’énergie récupérée », explique Sophie Mazoué, responsable du développement durable à la RATP. Selon l’établissement, ce procédé couvrira non seulement la totalité des besoins en chauffage et climatisation de ces deux stations mais également 40% de ceux d’un immeuble de 80 logements.

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