France

Revue de presse

11 sep. 2020

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Réglementations et politique de l'énergie

11 sep. 2020 Lesechos.fr, 03/09/2020

La France se relance sur l’hydrogène

Le gouvernement a dévoilé jeudi 3 septembre le « Plan de relance » destiné à soutenir la recherche et le développement de solutions reposant sur l’hydrogène, actuellement au stade de prototypes et de micro-projets. Alors qu’en 2018, le ministre Nicolas Hulot avait présenté un plan hydrogène de seulement 100 millions d’euros, le nouveau plan « passe des millions aux milliards », constate Philippe Boucly, président de l’Association française pour l’hydrogène et les piles à combustible (Afhypac). Le gouvernement va en effet consacrer d’ici 2030 7,2 milliards d’euros aux projets d’hydrogène vert, dont 2 milliards en 2021 et 2022. Une partie de ces fonds sera consacrée au développement de « giga-usines » de piles pour les véhicules à hydrogène. Pour éviter « les doublons »,le ministère de la Transition écologique envisage également un partenariat avec l’Allemagne, qui doit également déployer un plan hydrogène de 9 milliards d’euros. Le gouvernement souhaite décarboner et alimenter à l’hydrogène « tout ce qui est difficile à électrifier », précise Philippe Boucly : bennes à ordures, camions, bus, trains, avions... L’industrie des engrais et la sidérurgie devront pour leur part remplacer l’hydrogène issu du gaz actuellement utilisé dans le raffinage par de l’hydrogène vert. L’hydrogène peut également être un vecteur intéressant de stockage de l’électricité solaire ou éolienne.

Economies d'énergie et émissions carbone

11 sep. 2020 Voxlog.fr, 02/09/2020

Feuille de route du transport routier pour la transition énergétique

L’Union des entreprises Transports et Logistique de France (TLF) a analysé dans une note publiée le 1er septembre, les enjeux de la transition énergétique pour les TRM (Transport Routier de Marchandise) liés à l’arrêt programmé des moteurs à énergies fossiles en 2040 en France. 1 610 entreprises françaises du secteur se sont engagées dans le programme EVE (Engagements Volontaires pour l’Environnement) porté par l’Ademe qui prévoit la réduction de 13% des émissions de CO2 d’ici 2025 et de 30% à partir de 2030 avec en vue l’arrêt des moteurs à énergies fossiles en 2040. « Au travers de ces engagements, c’est 30% de la flotte française qui a été mobilisée », indique l’Union TLF. Cette initiative est d’ailleurs suivie par les commissaires de transport avec l’engagement ECOM (Engagements Volontaires des Commissaires de Transports) et les chargeurs avec Fret21 (l’outil d’engagement de réduction des émissions de CO2). L’Union considère que le mix énergétique doit intégrer l’usage, l’activité, les volumes transportés ainsi que les distances parcourues. En milieu urbain, « les évolutions technologiques et les capacités d’investissement des entreprises ne pourront permettre le basculement d’un coup des milliers de véhicules vers des énergies alternatives. Les gammes de motorisation, sur des cycles urbains, permettront à court et moyen terme d’offrir un mix énergétique diversifié incluant le carburant diesel traditionnel, biodiesel, (B30, B10, B100), GNV, électrique et hydrogène vert », précise notamment l’Union. Le développement des véhicules à énergies alternatives actuellement testés en France nécessite par ailleurs de concilier trois facteurs : le modèle économique du véhicule exploité, l’usage du véhicule (urbain, régional, longue distance) et la disponibilité suffisante de stations d’énergies alternatives. Pour y parvenir, l’Union TLF appelle les pouvoirs publics à planifier des politiques énergétiques sur le long terme afin de permettre aux acteurs privés et publics de se concerter et de créer les infrastructures nécessaires.

Energies renouvelables

11 sep. 2020 euro-energie.com, 04/09/2020

Plan de relance : le SER réclame un effort de simplification

Dans un communiqué publié le 04 septembre, le SER (Syndicat des Energies Renouvelables) se félicite de la place accordée aux projets de chaleur renouvelable dans les secteurs de l’industrie et du bâtiment par le Plan de relance du gouvernement. Cette aide est, selon le syndicat, d’autant plus cruciale que la baisse actuelle du prix des énergies fossiles semble susceptible de remettre en cause la compétitivité des solutions de chaleur renouvelable. Le SER déplore toutefois que la filière biométhane ne bénéficie d’aucune mesure de soutien additionnel et appelle de ses vœux une simplification des procédures applicables aux projets renouvelables : « Au-delà de la mobilisation de moyens budgétaires additionnels, la relance économique dépendra aussi de notre capacité collective à simplifier le cadre de développement des énergies renouvelables en France pour accélérer leur déploiement », estime en effet Jean-Louis Bal, Président du SER.

Tendances et acteurs

11 sep. 2020 lesechos-etudes.fr, 04/09/2020

Mobilité durable : Forte croissance des ventes de véhicules propres

Selon une étude publiée par l’institut de statistiques AAA Data, les immatriculations de voitures hybrides ou électriques ont représenté 18,5% des ventes de voitures neuves sur les huit premiers mois de l’année, soit 184 406 véhicules propres vendus (+78,4 % par rapport à 2019). Cette performance impressionnante tient en premier lieu aux différentes mesures mises en place par le gouvernement pour soutenir le secteur automobile telles que les primes à la conversion et le bonus écologique. Les ventes sont principalement concentrées sur les zones urbaines, le développement des véhicules propres dans les zones rurales étant encore entravé par la faible densité des bornes de recharge, le prix des véhicules électriques et un kilométrage moyen parcouru relativement élevé. L’essor des ventes de voitures hybrides ou électriques semble toutefois être une tendance de long terme que l’entrée en vigueur des normes environnementales européennes devrait confirmer. Contraints de faire évoluer leurs gammes afin de réduire l’impact environnemental de leurs véhicules, les constructeurs pourraient néanmoins faire un autre choix que celui de l’électrique : le « mild hybrid » (ou « hybride léger »), une solution alternative pour réduire considérablement l’empreinte carbone des véhicules thermiques.

Techniques et innovations

11 sep. 2020 leparisien.fr, 01/09/2020

Développement des Smart grids : un atout pour la transition énergétique

Au cours des dix dernières années, les smart grids ont connu un fort développement en France. Offrant une meilleure connaissance de l’offre et de la demande électrique grâce aux données qu’ils collectent, ces réseaux « intelligents » permettent en effet de répondre à différents défis. Le premier d’entre eux est l’essor des énergies renouvelables car, comme l’explique Nouredine Hadj-Saïd, professeur à Grenoble INP (Université Grenoble Alpes), « on ne peut pas les piloter et décider par exemple d'augmenter leur production lorsque cela est nécessaire ». Les smart grids sont dotés d’outils numériques qui constituent, dans ce contexte, une aide précieuse dans la récolte des données, permettant ainsi de faciliter l’intégration des énergies vertes au réseau existant. Autre avantage, le déploiement des solutions digitales liées aux smart grids favorise le développement de l’autoconsommation énergétique et la mobilité électrique. Avec plus de 120 expérimentations menées entre 2010 et 2015, la France s’impose comme un pays pionnier dans le domaine : « cela fait déjà une vingtaine d'années que notre pays travaille sur les réseaux intelligents. Nous disposons aujourd'hui, sur la scène internationale, d'une avance appréciable sur la question », indique Nouredine Hadj-Saïd. Sur la seule période 2010-2015, plus de 120 expérimentations ont en effet été menées sur le territoire national, dans les Hauts-de-France (YouandGrid) comme en Provence-Alpes-Côte-d’Azur (Flexgrid), en passant par les Hauts-de-Seine (IssyGrid) et la Bretagne (Smile).

11 sep. 2020 Lemoniteur.fr, 04/09/2020

Economies d’énergie : Interxion raccorde ses data centers à un réseau d’eau froide

Installé dans une ancienne base sous-marine du port de Marseille, le troisième data center (MRS3) construit par le groupe Interxion dans la cité phocéenne vient d’entrer en activité. D’ici juillet 2021, la totalité de ses 7 000 m2 devraient être occupés par les espaces informatiques de trois entreprises. S’étant engagé depuis 2014 à utiliser exclusivement de l’énergie renouvelable, le groupe Interxion a souhaité mettre l’accent sur l’efficacité énergétique dans le cadre de ce projet : « C'est un enjeu majeur de compétitivité, d'autant que les génies électrique et climatique représentent en moyenne les deux tiers du coût d'un data center », explique Fabrice Coquio, président d'Interxion France. Le groupe a ainsi demandé et obtenu l’autorisation de raccorder deux de ses data centers (MRS2 et MRS3) à une ancienne canalisation souterraine afin d’utiliser l’eau à 14°C qui y circule pour refroidir ses installations. Représentant un investissement de 14 millions d’euros, ce dispositif de « river-cooling » permettra à Interxion d’économiser l’électricité habituellement utilisée pour produire du froid. La chaleur générée par ses data centers sera quant à elle injectée dans la boucle d’eau de mer tempérée Massileo construite par Dalkia pour chauffer le futur quartier des Fabriques : « le ratio moyen entre l'énergie consommée par le data center et celle vraiment utile au process devrait ainsi être de 1,2, un taux particulièrement bas », se félicite Brice Fourney, directeur des grands projets industriels de Bouygues Energies et Services.

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