France

Revue de presse

10 Mai. 2019

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Réglementations et politique de l'énergie

10 Mai. 2019 euro-energie.com, 30/04/19

Le gouvernement veut atteindre la neutralité carbone en 2050

Lors du Conseil des ministres du 30 avril 2019, le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, a présenté le projet de loi relatif à l’énergie et au climat. Ce projet de loi doit fixer un objectif de zéro émission nette de gaz à effet de serre en 2050 et entériner l’objectif de « neutralité carbone ». Selon l’Accord de Paris, on parle de neutralité carbone lorsque qu’il existe un équilibre entre les émissions de gaz à effet de serre et leur absorption par les écosystèmes. Pour atteindre la neutralité carbone, le gouvernement a élaboré une stratégie nationale pour l’énergie et le climat qui repose sur deux axes majeurs, à savoir : la Stratégie nationale bas-carbone et la Programmation pluriannuelle de l’énergie. Il est à noter que ces deux documents n’entreront en vigueur que lorsque le projet de loi aura été ratifié par le Parlement. Parmi les grandes orientations fixées dans la stratégie nationale pour l’énergie et le climat, on retiendra tout particulièrement les décisions suivantes : la réduction de la consommation d’énergies fossiles à moins de 40% en 2030, l’arrêt de la production d’électricité à partir de charbon en 2022, le report de la réduction à 50% de la part du nucléaire – initialement prévu à 2025 – à 2035, la création d’un Haut conseil pour le climat chargé de surveiller la mise en place de ces engagements ainsi que l’adoption de leviers complémentaires destinés à faciliter le développement des énergies renouvelables (simplification de procédures administratives et renforcement des contrôles pour lutter contre la fraude aux certificats d’énergie notamment). Il est par ailleurs prévu que la Stratégie nationale bas-carbone soit révisée tous les cinq ans afin de s’adapter à l’évolution des émissions nationales.

Economies d'énergie et émissions carbone

10 Mai. 2019 batiweb.com, 29/04/19

Charte PROFEEL : développer la rénovation énergétique via l’innovation

La Fédération Française du Bâtiment (FFB), le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) et l’Agence Qualité Construction (AQC) ont récemment signé la charte PROFEEL (Programme de la filière pour l’innovation en faveur des économies d’énergie dans le bâtiment et le logement). Soutenue par l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) et par les ministères de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, cette initiative vise à promouvoir les innovations favorisant la rénovation énergétique du parc de logements et du parc tertiaire. « L’innovation est indispensable pour dynamiser le marché de la rénovation énergétique. Elle doit se traduire par des résultats concrets et accessibles à tous, artisans et entrepreneurs », a commenté Jacques Chanut, président de la FFB. Le dispositif de certificats d’énergie, dont le budget est abondé à hauteur de 40% par EDF, 30% par Total, 20% par Engie, 5% par ENI et 5% par CPCU Paris, financera la charte à hauteur de 24,55 millions d’euros. Quatre axes de travail ont été identifiés : « développement d’outils d’aide et de solutions innovations pour les travaux de la rénovation énergétique » ; « sécurisation de la mise en œuvre des solutions de rénovations performantes et innovantes » ; « développement de protocoles de mesure de la performance intrinsèque » ; « accès à la numérisation de l’existant ». Parmi les neufs projets d’ores et déjà validés figurent notamment une solution d’évaluation de la performance énergétique intrinsèque des bâtiments (SEREINE) et un outil d’aide à la décision de rénovation de logements (GO-Rénove). Dans le cadre de ce programme, des droits aux certificats d’économies d’énergie seront ouverts jusqu’au 30 juin 2021.

Tendances et acteurs

10 Mai. 2019 usinenouvelle.com, 30/04/19

Une météo clémente fait chuter la consommation d’électricité en mars

Selon le rapport mensuel publié par RTE (Réseau de Transport d’Electricité), des températures particulièrement clémentes ont entraîné une baisse de 11% en mars de la consommation d’électricité en France, à 43,18TWh. Ce recul de la demande a pesé sur la production d’électricité nucléaire, en baisse de 1,6%. La production d’énergie solaire et la production éolienne ont en revanche bénéficié d’un fort taux d’ensoleillement sur une bonne partie du pays et d’un temps très venteux dans les régions du nord. La première a ainsi atteint le niveau record de 4,49Twh (soit une hausse de 45,2% par rapport à mars 2018) tandis que la seconde a progressé de près de 50% à 1,10TWh.

Techniques et innovations

10 Mai. 2019 capital.fr, 30/04/19

DualSun Spring : le panneau solaire deux en un

Spécialisée dans la production de l’énergie solaire, l’entreprise DualSun a développé le DualSun Spring, un panneau solaire conjuguant les technologies du photovoltaïque et du thermique. Alors que la face avant du DualSun Spring abrite des cellules photovoltaïques classiques, sa face arrière est recouverte de minuscules tuyaux permettant la circulation de l’eau. Celle-ci se réchauffe au contact des cellules avant d’être envoyée vers le ballon d’eau chaude de l’habitation. Un tel système présente non seulement l’avantage d’affranchir le consommateur de toute dépendance à l’électricité, au gaz ou au fioul pour chauffer son eau sanitaire mais également celui d’allonger la durée de vie des panneaux solaires. « Une trop grande exposition à la chaleur est néfaste au panneau photovoltaïque et le rend moins performant. (…) Le fait d’extraire cette chaleur nous permet donc d’améliorer le rendement du panneau et d’en allonger la durée de vie », explique Jérôme Mouterde, co-fondateur de DualSun. L’énergie ainsi produite étant moins chère que celle facturée par les fournisseurs (environ 8 centimes d’euros par kWh), cette technologie permet de réaliser d’importantes économies. Si l’investissement qu’elle représente est loin d’être négligeable (environ 8 000 euros pour 10 mètres carrés de panneaux), la solution proposée par DualSun peut en partie être financée par différentes aides (prestations de l’Agence nationale de l’habitat, certificats d’économie d’énergie…) et par une prime d’autoconsommation.

10 Mai. 2019 actu-environnement.com, 30/04/19

L’innovation au service de la production de biométhane

En France, la production de biogaz – ou biométhane – issue de la valorisation des déchets est une filière à fort potentiel. Plusieurs acteurs se sont lancés sur ce marché et ont su développer des technologies innovantes dans les domaines de l’épuration et de la purification du biogaz. Ainsi, pour décontaminer le biogaz, la société Deltalys a récemment présenté un nouveau type d’absorbant issus de déchets et de coproduits végétaux. Cette solution complète les procédés de purification du biogaz. Ce processus de purification vise à extraire le CO2 et l’oxygène, étape indispensable qui permet au biométhane d’atteindre le taux de pureté requis pour être utilisé en tant que carburant ou bien injecté dans le réseau de gaz naturel. La start-up Arol Energy a développé un procédé de purification basé sur le lavage aux amines, exclusivement dédié aux grosses unités de méthanisation. Cette solution permet d’obtenir une très bonne qualité de séparation à la fois hautement sélective et énergétiquement optimisée et ainsi de produire un gaz d’une grande pureté. La start-up a également développé une technologie de purification spécifique aux petites unités et basée sur l’utilisation de membranes de perméation gazeuse. Enfin, le dernier procédé de purification qui se développe est celui de la cryogénisation. Cette technologie a été développée par deux startups qui disposent toutes deux de références sur le marché. La solution de Cryopur consiste en l’absorption du sulfure d’hydrogène, la déshumidification et l’élimination des COV (ou composés organiques volatiles) et siloxanes, la décarbonation permettant l’extraction du CO2 liquide et pur et, enfin, la liquéfaction du biométhane. Pour l’instant, ce procédé n’a été appliqué que sur des unités de méthanisation mais Cryopur souhaiterait l’appliquer aux biogaz de décharge qui présentent davantage d’impuretés. La gestion de ces impuretés est l’une des spécificités du procédé de distillation cryogénique de Waga Energy qui utilise une technologie qui lui permet d’obtenir un biométhane pur à 98%, répondant parfaitement aux critères requis pour l’injection dans le réseau.

10 Mai. 2019 les-smartgrids.fr, 25/04/19

Développer la mobilité électrique via des solutions intelligentes

Comme l’explique Dominique Lagarde, directeur Mobilité électrique d’Enedis, le développement massif du véhicule électrique (VE) en France implique l’adaptation des réseaux électriques et le déploiement de solutions smart grids. Dans cette perspective, l’ensemble des acteurs de la filière doivent impérativement se mobiliser : selon lui, « la mobilité électrique est (en effet) une affaire collective » nécessitant « que le monde de l’énergie rencontre le monde de la construction automobile mais aussi celui des startups ». Pionnier dans le domaine, Enedis entend continuer à jouer un rôle majeur dans le développement du véhicule électrique : « nous sommes au cœur du monde de l’énergie mais aussi déjà un peu au cœur du monde de la mobilité. Nous avons une flotte de 18 000 véhicules dont 10% sont électriques. Nous avons donc déjà une expérience en interne de la mobilité électrique », rappelle Dominique Lagarde. Le dirigeant réfute les critiques dont le véhicule électrique fait régulièrement l’objet, exposant notamment les raisons pour lesquelles les besoins en électricité qu’impliquera son développement seront couverts sans difficulté. Il rappelle ainsi que la croissance du nombre de VE sera très progressive, que le réseau français est parfaitement paramétré pour absorber de grandes variations d’appels de puissance et que les véhicules ne seront pas rechargés au même moment. Permettant d’adapter au mieux la recharge des véhicules aux capacités du réseau grâce à des bornes intelligentes, le smart charging (ou charge intelligente) n’en demeure pas moins une nécessité. Cette technologie pourrait même constituer une opportunité pour le réseau : en les reliant à des bornes bi-directionnelles, les batteries des véhicules électriques pourront en effet lui fournir de l’électricité en cas de pic de consommation. Selon Dominique Lagarde, le smart charging « prendra toute son utilité quand le nombre de voitures électriques aura fortement augmenté » : « à la maille locale, nous pourrons optimiser la gestion du réseau par ces utilisateurs qui seront aussi des producteurs et des stockeurs d’énergie », explique-t-il en effet.

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