France

Revue de presse

09 avr. 2021

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Techniques et innovations

09 avr. 2021 lesechos.fr, 30/03/2021

Avion décarboné : ATR en piste pour un futur modèle d'avion à hydrogène

Filiale d’Airbus et du constructeur aéronautique italien Leonardo, l’entreprise ATR détient 80% des parts du marché des avions régionaux à hélices. Autre performance, les avions turbo propulsés à hélices du fabricant consomment 40% de kérosène de moins que les jets régionaux de taille comparable. La position occupée par l’entreprise est menacée par l’arrivée des avions régionaux décarbonés qui pourraient intervenir dès la prochaine décennie. Stéphane Viala, directeur de l’ingénierie d’ATR, se veut rassurant : « Nous avons une stratégie très claire, partagée avec nos actionnaires, qui dit que l'avenir de l'aérien, c'est l'hélice. Les avions décarbonés du futur auront tous des hélices. De plus, nos avions sont de véritables couteaux suisses, sur lesquels il est possible d'étudier toutes sortes d'innovations. C'est ce que nous sommes en train de faire avec nos partenaires. Nous travaillons ensemble et nous avançons, même si nous n'avons pas encore de choses à annoncer ». Il est certain que l’entreprise ATR ne misera pas sur une propulsion électrique qui prendrait trop de place sur un petit avion : « La solution, c'est l'hydrogène. En revanche, il est encore trop tôt pour dire si l'on utilisera directement de l'hydrogène liquide comme carburant ou bien dans une pile à combustible », indique Stéphane Viala. En attendant une véritable révolution, ATR s’est fixé pour objectif de réduire de 30% l’empreinte carbone de ses avions, principalement grâce à l’utilisation d’une plus grande quantité de carburants non fossiles. Si le fabricant s’est donné pour ambition de parvenir au « zéro émission » de CO2, « une réduction de 80% à 90% demeur[e] toutefois plus réaliste », reconnaît Stéphane Viala, un objectif qui pourrait être atteint entre 2035 et 2040.

Tendances et acteurs

09 avr. 2021 Lesechos.fr, 01/04/2021

Bornes de recharge : Izivia remet à niveau 80 bornes Bluely

Dans le cadre d’un Appel à Initiatives Privées lancé par la Métropole de Lyon, Izivia a procédé au rachat de 80 bornes de recharge Bluely précédemment exploitées par le groupe Bolloré. D’ores et déjà gestionnaire de 10 000 points de charge en France, la filiale du groupe EDF et de la société Demeter entend remettre ces équipements à niveau pour porter leur puissance de 7 à 22 voire 50 kW, ce qui permettra de diminuer les temps de charge. Izivia prévoit d’appliquer sa solution de « rétrofit » à ces bornes pour offrir aux clients un service de recharge universel : les 80 équipements concernés seront capables d’accueillir tous types de véhicules électriques ou hybrides, tout en donnant accès aux prises en inter-opérabilité avec d’autres fournisseurs. Un système de supervision permettra de s’assurer à distance du bon fonctionnement des stations en temps réel. En cours d’installation depuis 2019 dans le Grand Lyon, le réseau Izivia compte déjà 55 stations opérationnelles, un nombre qu’il entend porter à 200 d’ici la fin de l’année, pour un total de 750 places permettant de recharger son véhicule.

09 avr. 2021 lesechos.fr, 30/03/2021

La Banque de France renforce son engagement pour le climat

La Banque de France a présenté le 30 mars son rapport sur l’investissement responsable, document dressant le bilan de ses actions dans les domaines environnemental, social et de gouvernance (ESG) via la gestion de certains de ses portefeuilles. Seuls les actifs ne relevant pas de la politique monétaire sont concernés : les fonds propres de la Banque de France et ceux liés à la gestion de ses engagements de retraite, soit un total de 23 milliards d’euros. Dans le domaine de la lutte contre le réchauffement climatique, la gestion de son portefeuille de fonds propres est d’ores et déjà conforme à l’objectif que la Banque de France s’est fixé, soit un alignement sur la trajectoire d’un réchauffement limité à 2°C d’ici à 2100. Concernant son portefeuille d’engagements de retraite, elle devrait atteindre le même objectif au plus tard en 2022. Selon le rapport, l’institution a investi 1,7 milliards d’euros dans le financement de la transition énergétique, dont 1,5 milliard a été consacré à l’achat d’obligations vertes, françaises et étrangères. 205 millions d’euros ont été investis dans des fonds thématiques dédiés. Afin de verdir ses portefeuilles, la banque centrale se retirera dès cette année du capital des entreprises dont plus de 10% du chiffre d’affaires est lié aux hydrocarbures non conventionnels. Elle prévoit de sortir entièrement du charbon au plus tard en 2024. L’institution a profité de la présentation de ce rapport pour annoncer la création d’un centre sur le changement climatique qui dirigera et renforcera les actions de la Banque de France en faveur de l’environnement.

09 avr. 2021 actu-environnement.com, 01/04/2021

RE2020 : la filière biosourcée est prête pour répondre aux enjeux

Selon les chiffres présentés le 31 mars par l’Association des industriels de la construction biosourcée (AICB), 130 millions de m2 d’isolants biosourcés ont été utilisés dans la construction des bâtiments sur le territoire français entre 2016 et 2020, soit une hausse de plus de 87% en volume sur la période. Pour la seule année 2020, 27 millions de m2 de ces matériaux ont été installés, une quantité suffisante pour isoler totalement l’équivalent de 84 000 maisons individuelles. Représentant dorénavant 10% du marché de l’isolation en France, les isolants biosourcés devraient voir leur part de marché « doubler d’ici cinq ans », estime Olivier Joreau, président de l’AICB. Visant à limiter l’impact carbone des constructions neuves, l’entrée en vigueur de la réglementation environnementale des bâtiments neufs, dite RE2020, devrait favoriser le développement des matériaux tels que le bois, le chanvre ou encore le lin. « La nouvelle réglementation va mettre en avant le stockage carbone (qui) est la particularité de nos matériaux, c'est un enjeu très important », confirme Olivier Joreau. Le président de l’AICB rappelle que les isolants biosourcés ont permis de stocker 975 000 tonnes d’équivalent carbone depuis 2016. Selon lui, la filière est « prête pour répondre aux enjeux de la RE2020 » et « massifier l’utilisation de matériaux biosourcés ». Alors que le coût des isolants reste supérieur à celui des laines minérales et des polystyrènes, cette évolution pourrait contribuer à faire baisser leurs prix, améliorant ainsi leur compétitivité.

Energies renouvelables

09 avr. 2021 lemondedelenergie.com, 01/04/2021

Biogaz : la filière demande à l’Etat de maintenir son soutien

La production de biogaz a connu une forte croissance l’année dernière, passant de 1,2 TWh fin 2019 à 2,2 TWh en 2020. Comptant 214 sites de méthanisation à la fin de l’année dernière contre 123 en 2019, le parc a vu ses capacités atteindre 3,9 TWh fin 2020 contre 2,1 TWh fin 2019. Malgré cette bonne performance, le gaz vert ne représente que 0,5% du gaz consommé. « On a des perspectives de développement ambitieuses. […][Mais] on entre dans une période un peu troublée avec une évolution du cadre économique réglementaire. Ces prochains mois vont être cruciaux pour le futur de la filière méthanisation en France », a déclaré Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), lors d’une conférence de presse. Alors que la Programmation Pluriannuelle de l’énergie fixe à la filière biogaz un objectif de 6 TWh pour 2023, l’Etat a annoncé fin 2020 une réforme des garanties d’origine. Le cadre de soutien est destiné à évoluer pour se baser sur un équilibre entre tarif d’achat révisé et appels d’offres. « De la visibilité et de la stabilité sur le long terme doivent être apportées pour soutenir la filière et conforter la mobilisation des financeurs », estiment les grands acteurs de la filière. A cette fin, ces derniers ont suggéré au gouvernement d’adopter un mécanisme « extra-budgétaire » imposant aux fournisseurs d’énergie une obligation de production ou d’achat de biométhane, avec allocation de « certificats verts ».

Réglementations et politique de l'énergie

09 avr. 2021 actu-environnement.com, 01/04/2021

Photovoltaïque sur bâti : évolution des conditions d’achat de l’électricité

Les conditions d’achat de l’électricité produite par les installations photovoltaïques sur bâti dont la puissance ne dépasse pas les 100 kW viennent d’être modifiées par un arrêté interministériel publié le 1er avril au Journal officiel. Cette évolution concerne la date de prise d’effet du contrat d’achat. « L'arrêté permet de prendre en compte la date de vérification de la conformité de l'installation plutôt que celle du raccordement au réseau pour faire démarrer le contrat d'achat », indique David Gréau. Comme l’explique le directeur général d’Enerplan, et syndicat des professionnels de l’énergie solaire ; cette évolution réglementaire n’est pas sans conséquences sur les pénalités applicables lorsque le raccordement des installations n’a pas pu être réalisé dans les délais impartis. Applicable aux contrats signés à partir du 2 avril 2021, ce nouveau texte modifie les arrêtés du 9 mai 2017 et du 4 mai 2017 déterminant respectivement les conditions d’achat pour les installations situées en métropole continentale et en zones non interconnectées (ZNI) : « Ce nouvel arrêté est une très bonne chose pour les ZNI. Pour la métropole, on est surtout dans l'attente de l'arrêté global portant sur les installations de 100 à 500 kW afin d'enclencher les projets qui sont dans les cartons », précise David Gréau.

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