France

Revue de presse

08 Mai. 2020

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Réglementations et politique de l'énergie

08 Mai. 2020 construction21.org, 27/04/2020

Bâtiments tertiaires : obligation de réduire les consommations énergétiques de 40% pour 2030

En application de la loi du 23 novembre 2018 portant Évolution du Logement, de l'Aménagement et du Numérique (loi Elan), le « décret tertiaire » vient préciser les conditions de mise en œuvre des réductions des consommations énergétiques que devront atteindre les bâtiments à usage tertiaire. Il impose également, pour plus de transparence sur les effets des actions engagées, une obligation d'affichage des résultats obtenus. C’est qu’en matière de politique d’économie d’énergie et de limitation d’émission de gaz à effet de serre, le secteur tertiaire constitue un enjeu de taille puisque qu’il représente 17 % de la consommation énergétique nationale, se positionnant ainsi comme le 4ème secteur le plus énergivore. Ce décret d’application vient parachever une démarche législative entamée il y a une dizaine d’années avec la publication de la loi sur l’Engagement national pour l'Environnement (dite « loi Grenelle ») qui rendait obligatoire la réalisation de travaux d’amélioration de la performance énergétique des bâtiments existants. Ainsi, les bâtiments tertiaires devront avoir réduit leur consommation énergétique à hauteur de 40 % d'ici 2030, de 50 % d'ici 2040 et 60 % à l’horizon 2050. L’assujetti aura également la possibilité d’exprimer ses objectifs de réduction des consommations énergétique en valeur absolue. Les objectifs pourront également être modulés en fonction des « contraintes technico-économiques et patrimoniales de chacun ainsi qu’aux évolutions des activités qui y sont exercées ».

Economies d'énergie et émissions carbone

08 Mai. 2020 leparisien.fr, 30/04/2020

Limiter sa consommation d’électricité grâce aux applications

Se traduisant par une augmentation des besoins énergétiques pour la plupart des foyers, le confinement met en évidence l’intérêt des différentes applications permettant d’améliorer la gestion de sa consommation d’électricité. Grâce à des graphiques simples, des solutions comme « EDF et Moi » ou « Enedis à mes côtés » offrent notamment la possibilité de connaître l’activité électrique de son foyer et de comparer sa consommation avec celle d’installations électriques équivalentes. Lancée par RTE (Réseau de Transport d’Electricité), l’application éCO2mix permet quant à elle de suivre en temps réel la consommation électrique nationale, régionale voire communale. L’identification des pics de consommation offrent ainsi la possibilité aux consommateurs soucieux de réduire l’impact écologique de leur consommation de privilégier les périodes durant lesquelles le réseau est moins sollicité. Outre les grands acteurs, certaines start-ups proposent également aux consommateurs différentes solutions censées générer des économies d’énergie importantes. Tel est notamment le cas de l’application proposée par l’entreprise Wivaldy : identifiant d’éventuelles surconsommations via l’analyse des données du compteur Linky, elle permet selon ses concepteurs de faire baisser de 30% le montant de la facture électrique d’un foyer. Reposant sur l’utilisation de prises connectées, l’application Home + Control proposée par l’entreprise Legrand offre, quant à elle, à ses utilisateurs la possibilité de connaître l’activité électrique de leurs appareils, d’identifier les plus énergivores d’entre eux et de les contrôler via leur smartphone.

08 Mai. 2020 leparisien.fr, 29/04/2020

Modification du bonus écologique pour les véhicules électriques

Alors que 26 000 véhicules électriques ont été immatriculés sur les quatre premiers mois de l’année contre 13 800 sur la même période en 2019, le gouvernement a décidé de modifier le bonus écologique afin de le rendre plus équitable. Jusqu’à présent, les acheteurs de voitures électriques pouvaient prétendre à une somme de 6 000 euros. Désormais, le dispositif distingue les modèles selon trois catégories de prix : inférieur à 45 000 euros, entre 45 000 et 60 000 euros, supérieur à 60 000 euros. Tous les particuliers souhaitant acquérir ou procéder au leasing d’un véhicule de la première catégorie pourront continuer à bénéficier d’un bonus de 6 000 euros, ce montant étant en revanche réduit à 3 000 euros pour les personnes morales (entreprises ou associations). « C'est un mauvais signe envoyé aux entreprises qui souhaitent verdir leur flotte. De la même manière, pour que la voiture électrique soit plus incitative, nous avons milité pour une TVA réduite à 10% et récupérable pour les entreprises », explique Cécile Goubet, déléguée générale chez Avere-France, association nationale de promotion du développement de la mobilité électrique. Pour les véhicules vendus entre 45 000 et 60 000 euros, le bonus ne pourra pas dépasser 3 000 euros, que l’acheteur soit un particulier ou une entreprise. Enfin, les véhicules dont le prix dépasse 60 000 euros sont dorénavant exclus du dispositif, à l’exception des voitures roulant à l’hydrogène ou des utilitaires. « A horizon 2022, les véhicules électriques devraient être à des tarifs proches des thermiques. En attendant, ce n'est pas encore le cas. Les technologies propres ont toujours un surcoût. Or, si le prix de l'essence s'écroule, une voiture électrique perd de son intérêt. C'est inquiétant pour la transition énergétique », s’inquiète Cécile Goubet. Il convient toutefois de rappeler que le bonus écologique de l’Etat peut parfois être cumulé à d’autres aides : c’est notamment le cas dans les Bouches-du-Rhône où les acheteurs d’une voiture électrique neuve peuvent bénéficier d’une aide départementale de 5 000 euros.

08 Mai. 2020 mediaterre.org, 29/04/2020

Mise en place d’un programme d’efficacité énergétique en Guadeloupe et en Martinique

Suite à la publication par l’Etat français de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) pour les Zones Non Interconnectées (ZNI), l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie) va mesurer la consommation d’énergies des habitats de Guadeloupe et Martinique afin de proposer des solutions pour augmenter l’efficacité énergétique et réduire l’empreinte écologique de ces territoires. Cette campagne portera sur 100 logements pour une durée allant de 12 à 18 mois. En pratique, des compteurs pour la consommation d’énergie et la qualité de l’air seront installés après une enquête sur les habitudes de consommation des foyers concernés. Un suivi sera effectué tout au long du programme et les participants recevront des conseils personnalisés pour réduire leur consommation d’énergie. Cette campagne de mesure de la consommation d’énergie va être réalisée en partenariat avec le PTME (Programme Territorial de Maîtrise de l’Energie) en Martinique et le comité MDE (Région Guadeloupe, Etat français et EDF Archipel Guadeloupe) en Guadeloupe. A terme, le but avancé par la PPE pour les ZNI est d’atteindre 50% d’énergies renouvelables dans le mix énergétique.

Energies renouvelables

08 Mai. 2020 greenunivers.com, 29/04/2020

Progression des EnR dans le mix énergétique français

Bénéficiant de la bonne performance de l’énergie éolienne et des pompes à chaleur, les énergies renouvelables (EnR) ont représenté 17,2% de la consommation finale brute d’énergie en France en 2019. En hausse de 0,6 point sur la période, cette proportion reste toutefois loin de l’objectif de 23% fixé pour cette année. Dans le détail, la part des EnR dans la consommation d’électricité a progressé de 4% sur l’année (113 TWh), tirée par la forte hausse des productions éolienne (+12,6% à 32,3 TWh) et photovoltaïque (+7,5% à 11,4 TWh). 158 TWH d’EnR ont par ailleurs été consommés afin de produire de la chaleur et du froid, soit une hausse de 3% en un an. Si la biomasse solide et la valorisation des déchets représentent 73% de cette demande, leur part n’a progressé que de 0,9%. « Le marché des pompes à chaleur reste en revanche dynamique », indique le Commissariat général au développement durable (CGDD) selon lequel « la consommation d’énergie qui en est issue s’élève à 34 TWh en 2019, en augmentation de 12% sur un an ». A l’exception du biogaz dont la production progresse de 12,4% à 4 TWh, les autres filières thermiques se développent de manière plus modeste (+3,4% pour la production solaire thermique et +2% pour les agrocarburants).

08 Mai. 2020 mediaterre.org, 29/04/2020

Energies renouvelables : fort potentiel des exploitations agricoles

Dans un rapport publié en 2018, l’ADEME (Agence de la transition écologique) met en évidence le potentiel représenté par les exploitations agricoles pour la production des énergies renouvelables. L’établissement estime en effet que ces exploitations devraient représenter 18% de la production photovoltaïque nationale en 2030 et 22% en 2050, tant grâce à la multiplication de centrales au sol qu’à l’installation de panneaux sur les toitures ou les serres. Associant sur une même surface la production d’électricité photovoltaïque et la production agricole, l’agrivoltaïsme est également promis à un riche avenir. Ce mode de production présente en effet un certain nombre d’avantages, le premier d’entre eux étant d’éviter l’artificialisation de centaines d’hectares de terres cultivables.

Tendances et acteurs

08 Mai. 2020 lesechos.fr, 29/04/2020

Aide publique : Air France doit réduire de moitié l’impact carbone de ses vols intérieurs

Afin de bénéficier d’une aide publique de 7 milliards d’euros qui doit lui permettre de faire face à la crise sanitaire, Air France devra se soumettre à un certain nombre de contreparties présentées le 29 avril par Bruno Le Maire, ministre de l’Economie. Il a notamment indiqué « Nous voulons qu'Air France réduise de 50 % son volume d'émission de CO2 sur [l]es vols en France métropolitaine d'ici la fin 2024 ». Bruno Le Maire a ensuite précisé que « Dès lors qu'il y a une alternative ferroviaire à des vols intérieurs avec une durée de moins de 2 h 30, ces vols vont devoir être drastiquement réduits, et pour tout dire être limités pour un transfert vers un hub ». La compagnie aérienne devra par ailleurs respecter un certain nombre d’engagements environnementaux, au premier rang desquels figure « la réduction de 50% de ses émissions de CO2 par passager et par km entre 2005 et 2030 ». L’objectif de 2% de carburants alternatifs durables dans la consommation des avions de la compagnie devra quant à lui être atteint d’ici 2025.

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