France

Revue de presse

08 fév. 2019

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Réglementations et politique de l'énergie

08 fév. 2019 Enerpresse, 29/01/2019

Accord signé pour la filière nucléaire

Le 28 janvier, les ministres de la Transition écologique et solidaire et de l’Economie et des finances, François de Rugy et Bruno Le Maire, ont signé, avec le président du Comité stratégique de filière et directeur du parc nucléaire et thermique d’EDF Dominique Minière, le Contrat stratégique de la filière nucléaire (CSFN). Ce dernier entérine plusieurs engagements réciproques entre la puissance publique et les acteurs du secteur. Il entend perpétrer les compétences et le savoir-faire de la filière dans le cadre d’une « stratégie globale » vis-à-vis du marché international. « Ce contrat est un signal positif pour les 220 000 travailleurs du nucléaire, troisième filière industrielle en France » a réagi FO Energies et mines.

Economies d'énergie et émissions carbone

08 fév. 2019 nicematin.fr, 31/01/2019

Des bateaux alimentés à l’hydrogène

Arnaud Vasquez, fondateur de la société Hyseas Energy, décrit ainsi la situation actuelle du transport maritime : « Aujourd’hui, la pollution d’un seul cargo équivaut à environ 50 millions de voitures ». Et, cette pollution devrait croître encore dans les années à venir puisqu’en 2050, le transport générera 17% des émissions de CO2. Selon un rapport de l’Université de Rostock, ces émissions sont à l’origine de 60 000 morts prématurées en Europe. Or, « Le cap fixé par l’Organisation maritime internationale est de réduire en 2050 de 50% les émissions par rapport à 2008. Mais où sont les technologies pour arriver à cet objectif ? » interroge Arnaud Vasquez. Sa solution : un système de pile à combustible. « Un réacteur électrochimique qui recombine l’hydrogène avec l’oxygène contenu dans l’air en produisant de la chaleur, de l’eau et de l’électricité sous la forme d’un courant continu. Celle-ci fonctionne donc comme une batterie tant qu’elle est alimentée par de l’hydrogène. La technologie n’est pas nouvelle, mais on veut l’amener vers l’industrialisation. Aller dans le marché de la construction navale pour rendre le système disponible ». Hyseas Energy vient de lancer une campagne de financement participatif sur la plateforme WiSEED. La société a conclu un partenariat avec Les bateliers de la Côte d’Azur pour mettre en service fin 2021 une navette fonctionnant à l’hydrogène. Celle-ci effectuera des trajets journaliers entre Toulon, la Seyne et les Sablettes. Sa construction devrait commencer dès que le projet de station d’avitaillement en hydrogène aura été ratifié. Ainsi, l’émergence d’une véritable filière hydrogène se profile dans le Sud Est. Elle implique une centaine d’acteurs, avec des grands groupes comme EDF, des PME comme Hyseas et des laboratoires de recherche. Flavien Pasquet, animateur de la filière hydrogène au sein du pôle compétitivité de Cap Energie, déclare ainsi : « L’hydrogène est une alternative intéressante pour la mobilité. Et, en région Sud, l’idée c’est d’utiliser principalement l’hydrogène vert, produit à partir d’une électricité issue d’énergies renouvelables ».

08 fév. 2019 lenergeek.com, 30/01/2019

Les vaches écologiques

La filière laitière, seconde industrie agroalimentaire de France, entreprend de devenir une industrie bas carbone au moyen de pratiques plus vertueuses. Selon le Centre National Interprofessionnel de l’Economie Laitière (CNIEL), le lait constitue 2,9% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, l’objectif étant de diminuer de 20% les émissions de cette filière pour 2025. Dans ce but, le plan « Ferme laitière bas carbone » a été mis en place. Plus de 8 000 fermes sont à ce jour passées à un mode d’exploitation bas carbone, grâce à des installations de biomasse, de solaire thermique et de pompes à chaleur. 646 unités de méthanisation ont, par exemple, été installées. Le CNIEL estime que la conjoncture économique favorisera encore de nouveaux investissements énergétiques en 2019, pour atteindre à terme 100% de fermes laitières bas carbone.

08 fév. 2019 lesechos.fr, 01/02/2019

La chaleur fatale prend vie dans l’industrie

Les sites industriels laissent échapper d’innombrables émissions de chaleur. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) estime qu’en France, plus de 7 000 établissements de plus de 10 salariés libèrent une chaleur comprise entre 40 et 100°C. Cette chaleur dite « fatale » est désormais « comptabilisée dans les objectifs à atteindre par les énergies renouvelables » rappelle Marine Boucher, ingénieure au Service entreprises et dynamique industrielle de l’ADEME. La Programmation pluriannuelle de l’énergie projette de quintupler le volume de chaleur recyclée d’origine industrielle pour atteindre 3 TWh en 2028. Outre la chaleur des incinérateurs d’ordures ménagères, déjà bien exploitée, le potentiel dans l’industrie est énorme, tout particulièrement dans le Grand Est, les Hauts-de-France et la région Auvergne-Rhône-Alpes. Actuellement l’ADEME soutient plusieurs opérations grâce au fonds chaleur de 300 millions d’euros. Il faut en moyenne deux ans à un industriel pour rentabiliser un projet de récupération de chaleur. Toutefois, comme l’indique Marina Boucher, « la prise de décision n’est pas aisée, car il s’agit d’opérations souvent complexes. Les industriels y vont rarement seuls ». C’est pourquoi des sociétés comme Dalkia, filiale d’EDF, prennent position sur ce marché qui nécessite d’importantes compétences techniques et juridiques.

Production d'énergie

08 fév. 2019 greenuniverse.com, 30/01/2019

L’armée s’ouvre à l’éolien

L’armée française a décidé de libérer 13,3% des terrains d’entraînement de ses avions à basse altitude. Elle reproduit ainsi une démarche déjà effectuée en 2014 pour 14% de ces zones. Selon le Ministère de la Transition écologique et solidaire, 9 000km² sont désormais disponibles pour être étudiés par les développeurs de projets. D’autre part, concernant la signalisation lumineuse des turbines, « de nouvelles règles de balisage entreront en vigueur à compter du 1er février 2019 dans le but d’atténuer la gêne visuelle des éoliennes pour les populations » déclare le Ministère de la Transition écologique et Solidaire. L’objectif est de parvenir, à terme, à des turbines invisibles la nuit sauf à l’approche des avions. Enfin, à l’avenir, un décret doit préciser les conditions d’implantation des éoliennes à proximité des installations militaires, de l’aviation civile et de Météo France.

08 fév. 2019 euro-energie.com, 31/01/2019

Bilan d’étape du développement de l’éolien

La ministre de la transition écologique et solidaire, Emmanuelle Wargon, a réuni les acteurs concernés pour dessiner un bilan de la mise en œuvre des propositions visant à favoriser le développement de projets dans l’éolien. Les conclusions de ce groupe de travail ont été entérinées le 18 janvier 2018 avec l’ambition de dynamiser le développement de l’éolien tout en veillant à protéger la qualité de vie des Français et des paysages. La Programmation pluriannuelle de l’énergie est venue confirmer cette ambition avec un objectif de 35,6 GW d’éolien en 2028. Les mesures sont aujourd’hui effectives ou sur le point de l’être. Les délais de traitement de contentieux éolien terrestre ont été réduits par la suppression d’un degré de juridiction. L’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau garantit désormais 20% de retombées fiscales pour la commune d’implantation d’un parc éolien. D’autre part, le ministère des armées vient de réexaminer ses zones pour libérer plus de 9 000 km² de territoires à fort potentiel. Enfin, de nouvelles règles de balisage visant à atténuer la gêne visuelle des éoliennes pour la population entrent bientôt en vigueur.

Tendances et acteurs

08 fév. 2019 maddyness.com, 28/01/2019

Où la Blockchain s’articule avec la transition énergétique

« La Blockchain n’est au fond qu’une famille de protocoles informatiques et d’algorithmes, ce sont les applications qu’elle permettra de faire émerger qui décideront de son intérêt », résume Gilles Deleuze, chercheur senior à la Research and Development EDF Lab Saclay. Son association avec les nouveaux paradigmes, notamment énergétiques, pourrait contribuer à renouveler les modes de consommation. Ainsi, le modèle décentralisé qu’elle promeut fait écho à la tendance actuelle qui consiste à responsabiliser les consommateurs par le recours aux systèmes énergétiques de taille réduite, ou microgrids. « Mettre dans les mains du public l’outil pour gérer la production et la distribution d’énergie, ce serait effectivement une révolution. Mais cela n’existe pas encore aujourd’hui » temporise Gilles Deleuze. Un de ses atouts est sa capacité à retracer les transactions jusqu’à leur origine. Or certains consommateurs et entreprises sont aujourd’hui en demande de transparence sur l’origine de l’énergie qu’ils consomment. « La Blockchain peut présenter des garanties quant à l’origine de l’énergie grâce au suivi de la production en temps quasi-réel » explique Gilles Deleuze. L’essor de ce système pourrait dépendre de l’existence d’un cadre légal, après quoi des solutions seraient à chercher du côté du « utility tokens », unité de compte numérique qui « combine et dépasse les systèmes de paiement, les points de fidélité, les actions et le crowdfunding » résume Gilles Deleuze. Pour le secteur de l’énergie, « les unités de compte pourraient prendre la forme de kilowatts convertissables en bien ou en services au sein de communautés d’intérêt ».

08 fév. 2019 lemondedelenergie.com, 30/01/2019

Les renouvelables sur la bonne piste à Serre Chevallier

Avec un investissement de 3,6 millions d’euros, Serre-Chevallier entreprend de devenir autonome dans sa production et sa consommation d’électricité. Pour cela elle prend appui sur ses infrastructures et le pilotage énergétique labellisé Flexgrid. La station prévoit ainsi de poser 1 420 panneaux photovoltaïques sur les bâtiments d’ici 2021 et recourt d’ores et déjà à l’hydroélectricité. En effet, la station capte l’eau sur deux bassins versants. Celle-ci est filtrée, acheminée par les canalisations du réseau d’enneigement dans les turbines pour produire l’électricité puis réinjectée dans son bassin d’origine. Par ailleurs, deux micro-éoliennes devant permettre de produire 8% des besoins en renouvelable de la station seront testées. Le projet de la ville est réalisé en partenariat avec la Caisse des Dépôts et co-financé par la région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur.

08 fév. 2019 batiweb.com, 01/02/2019

Stabilité de la consommation d’électricité depuis six ans

A l’occasion de la présentation de ses vœux, le président du gestionnaire du Réseau de transport d’énergie, François Brottes a esquissé un bilan électrique de 2018. Il a ainsi déclaré que la consommation était « stable depuis six ans ». Dans le détail, la part du renouvelable est en progression. « Les énergies renouvelables fournissent près de 20% de l’énergie produite en France » a indiqué François Brottes. « L’hydraulique a sa part dans cette augmentation et la progression de l’éolien et du solaire est réelle : +15% pour l’éolien et +11% pour le solaire ». La production d’énergie fossile a diminué de 27%, et les émissions de CO2 dans l’atmosphère de 28%.

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