France

Revue de presse

06 Mai. 2022

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Tendances et acteurs

06 Mai. 2022 lemonde.fr, 28/04/2022

Mobilité électrique : les entreprises verdissent leurs flottes

WWF France vient pour la première fois de publier le MOB40, un baromètre des pratiques des entreprises en matière d’achats automobiles. Le sujet est primordial sur le plan environnemental car, comme le souligne Arnaud Gauffier, directeur des programmes au sein de WWF France, « près de 40 % des véhicules neufs achetés chaque année en France sont des véhicules professionnels ». Or ces véhicules sont pour la plupart revendus sur le marché de l’occasion au bout de quatre à cinq ans : « si les flottes d’entreprise s’électrifient, un grand nombre de Français pourront ainsi avoir accès à des voitures à faibles émissions et bon marché », en conclut dès lors Arnaud Gauffier. Les résultats du MOB40 s’avèrent encourageants : figurant au CAC40 ou disposant d’une flotte dépassant les 100 véhicules, les quarante entreprises interrogées estiment en effet que la moitié de leurs achats portera sur des véhicules électriques ou hybrides rechargeables d’ici à trois ans. Les véhicules électriques devraient représenter un quart de leur flotte dès 2024, un objectif plus ambitieux que celui figurant dans la loi d’orientation des mobilités (LOM) (20%). Enfin, les deux tiers des entreprises interrogées visent un parc 100% électrique d’ici la fin de la décennie (contre un objectif de 70% inscrit dans la loi LOM). Les responsables interrogés conditionnent la réussite de ces stratégies à la levée d’un certain nombre d’obstacles dont le premier reste le sous-équipement en bornes de recharge. Afin d’accélérer l’électrification des flottes, WWF France invite dès lors les loueurs et les constructeurs automobiles à participer financièrement à l’effort de déploiement des infrastructures de recharge. L’ONG plaide par ailleurs en faveur d’une réforme de la fiscalité qui favoriserait les véhicules électriques par rapport aux véhicules à la motorisation hybride rechargeable : privilégiés par les entreprises, ces derniers émettraient « deux à quatre fois plus d’émissions de CO2 que ce qui est annoncé par les constructeurs », affirme en effet WWF France.

06 Mai. 2022 Lefigaro.fr, 27/04/2022

La Banque de France rejoint le Carbon Disclosure Project

Le 27 avril, la Banque de France a annoncé avoir rejoint le Carbon Disclosure Project (CDP). Dans le cadre de cette initiative, l’institution appelle les entreprises à publier leurs données environnementales. Rejoignant 680 autres institutions financières mondiales telles que la Banque européenne d’investissement (BEI), Axa, HSBC ou encore BlackRock, la Banque de France s’illustre en devenant « la première banque centrale dans le monde » à s’associer au CDP. L’institution entend utiliser la base de données environnementales des entreprises dont dispose le CDP, la plus importante au monde, afin d’« orienter ses activités d’investisseur ESG ». Pour rappel, les portefeuilles de la Banque de France sont alignés sur une trajectoire d’un réchauffement de 2 degrés d’ici la fin du siècle et « des travaux sont en cours pour atteindre une trajectoire de 1,5 degré », précise l’établissement.

Energies renouvelables

06 Mai. 2022 actu-environnement.com, 26/04/2022

Les certificats de production de biogaz font enfin l’objet d’un premier décret

Attendus avec impatience par les acteurs de la filière, les certificats de production de biogaz (CPB) font enfin l’objet d’un premier décret, publié au Journal officiel le 25 avril. Ce texte impose aux fournisseurs de gaz naturel, qui intègrent dans leur offre une part de biométhane, l’obligation de restituer à l’Etat des certificats obtenus auprès de producteurs de biogaz dans le cadre d’un contrat d’obligation d’achat ou par la production de biogaz injecté dans le réseau. Dans un premier temps, seuls les fournisseurs dont le volume d’activité annuelle dépasse 400 GWh seront soumis à cette obligation. Cette dernière sera progressivement élargie et concernera tous les fournisseurs d’ici cinq ans. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) se félicite de la mise en place de ce dispositif dont l’entrée en vigueur est prévue pour le 1er juillet 2023. Selon l’autorité, les CPB devraient même être privilégiés par rapport aux appels d’offres. Ces derniers devraient s’avérer nécessaires, le temps pour le dispositif de se mettre en place. La CRE déconseille « la cohabitation des deux dispositifs pour les mêmes projets ».

06 Mai. 2022 actu-environnement.com, 29/04/2022

Biométhane : lancement des premiers appels d’offres

Conformément à la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), les premiers appels d’offres consacrés aux projets de biométhane viennent d’être lancés : les associations et syndicats représentatives des acteurs du secteur saluent un « vrai signal positif adressé à la filière ». La première des trois périodes d’appel d’offres autour desquels s’articule le dispositif débutera au mois de décembre et portera, comme les deux autres, sur un volume de projets cumulant entre 500 et 550 GWh de production annuelle de biogaz. Le tarif sera quant à lui indexé à hauteur de 50% sur l’évolution des coefficients de l’inflation. Grâce à cette initiative, le ministère de la Transition écologique entend accroître de 1,6 TWh la capacité du parc national d’ici la fin de l’année 2023. Afin d’offrir aux producteurs la possibilité de « disposer d’un revenu associé », le dispositif des certificats de production de biogaz pourra « compléter les dispositifs de soutien public » tels que les appels d’offres. « Ce nouveau dispositif de soutien par appels d'offres et demain les CPB, attendus par la filière, nous mettent sur la bonne voie pour assurer notre indépendance énergétique », assure Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique.

Economies d'énergie et émissions carbone

06 Mai. 2022 bfmtv.com, 27/04/2022

Ski : la Compagnie des Alpes verdit ses activités

La Compagnie des Alpes (CDA), en charge de l’exploitation d’une douzaine de stations de sport d’hiver en France, estime que les dameuses représentent 80% de ses émissions de CO2 dans ses domaines skiables. Hors électricité, l’entreprise évalue à 14 000 tonnes équivalent CO2 ses émissions en stations de ski sur la saison 2018-2019. Afin de verdir ses activités dans le but d’atteindre la neutralité carbone en 2030, la CDA a annoncé remplacer le diesel qui alimente ses dameuses par des agrocarburants. « À la suite d’un test concluant mené aux Arcs puis à la Plagne, la CDA décide du passage de l’intégralité de son parc de dameuses au carburant de synthèse HVO à compter de la saison prochaine. D’origine 100% renouvelable et fabriqué à partir de déchets de graisses et d’huiles végétales usagées, et sans huile de palme, compatible avec les appareils de l’ensemble des constructeurs partenaires du Groupe, ce substitut au diesel réduit de 90% le CO2 et de 65% les particules fines émis », précise la Compagnie des Alpes. Le Groupe estime que ce changement permettra, sur la saison 2022-2023, « une réduction de 9 900 tonnes équivalent CO2 à l’usage par an, soit l’équivalent de 72% des émissions carbones directes des activités montagne hors électricité ». En parallèle, la CDA travaille sur la conception d’une dameuse bas carbone en association avec CM DUPON, l’unique fabricant français de dameuses. Les deux acteurs ont mené des tests sur un modèle électrique et travaillent sur un prototype à hydrogène. Alors que la filière des biocarburants est encore peu organisée et coûteuse, la CDA indique que « le choix des motorisations, électriques à batteries ou hydrogène ou hybrides, sera opéré selon leur pertinence face à chaque usage, pour trouver la meilleure solution permettant la transition de nos 130 dameuses d’ici 2030 ». Par ailleurs, le Groupe va financer le reboisement dans des forêts des Alpes dans le but de « séquestrer les émissions résiduelles au plus près de ses sites d’implantation ». Enfin, la CDA s’engage pour une mobilité décarbonée au sein de ses stations en migrant progressivement son parc de navettes vers une alimentation électrique. Cette opération devrait permettre d’éviter le rejet de 18 tonnes équivalent CO2 par an et par véhicule.

Réglementations et politique de l'énergie

06 Mai. 2022 actu-environnement.com, 26/04/2022

Décret tertiaire : parution de l’arrêté Valeurs Absolues II au Journal officiel

L’arrêté dit Valeurs absolues II, prévu dans le cadre du décret Tertiaire de juillet 2019, est paru le 24 avril 2022. Ce texte apporte des éléments complémentaires sur les niveaux de consommation d’énergie finale à respecter en métropole en 2030 pour certaines activités des bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m². La consommation d’énergie finale pour ces bâtiments devra être réduite de 40% d’ici à 2030, de 50% à l’horizon 2040 et enfin de 60% en 2050. Les propriétaires et exploitants des bâtiments auront le choix entre deux méthodes : la mesure de l'amélioration de leur performance énergétique à partir de leur année de référence – après 2010 –, ou l'atteinte d'un seuil de consommation d’énergie finale, fixé en valeur absolue, en kWh/m²/an. Les bâtiments neufs tertiaires sont concernés par cet arrêté, en ayant la possibilité de choisir l’année de référence de leurs consommations énergétiques, en pouvant aller trois ans au-delà de la livraison du bâtiment.

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