France

Revue de presse

04 sep. 2020

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Economies d'énergie et émissions carbone

04 sep. 2020 latribune.fr, 27/08/2020

Vers un BTP plus vert

Malgré la baisse des résultats en début d’année, les géants du BTP n’ont pas renoncé à poursuivre leurs objectifs climatiques, certains déclarant même vouloir accélérer leur transition environnementale. Martin Bouygues a notamment présenté le 27 août le plan d’actions pour les cinq métiers de son groupe (construction, immobilier, rails et routes, télécoms, médias). « Nous ne sommes pas en retard, mais plutôt en avance pour proposer des solutions assez modernes », a déclaré le PDG lors de la présentation de sa stratégie climat. En avril dernier, Eiffage a pour sa part présenté son plan biodiversité : « Nos clients cherchent à réduire leur empreinte carbone mais ne savent pas comment. […] Dans nos réponses aux appels d’offres, nous pouvons offrir des alternatives et montrer de quoi nos équipes sont capables », a expliqué le PDG du groupe Benoît de Ruffray. L’acteur mondial de la construction et des concessions aéroportuaires et autoroutières Vinci a également présenté une feuille de route « zéro perte de biodiversité » et a lancé des « projets pilotes » à l’international. Toutes les multinationales travaillent par ailleurs pour se mettre en conformité avec les accords de la COP21. Saint-Gobain s’est engagé par exemple à réduire de 20% les émissions de GES (Gaz à Effet de Serre) entre 2010 et 2025. Vinci s’est engagé en 2018 à réduire de 40% ses émissions CO2. Bouygues entend, pour sa part, « définir un objectif de réduction » des émissions de GES d’ici 2030. Tous les acteurs vont investir en recherche et développement pour développer des engins de chantier électriques ou hybrides ainsi que des solutions environnementales anti-pollution et bas carbone pour la ville et les infrastructures.

Tendances et acteurs

04 sep. 2020 lenergeek.com, 21/08/2020

Le secteur agricole s’impose comme un acteur majeur de la transition énergétique

Publié le 16 juillet, un rapport parlementaire met en évidence la contribution de l’agriculture française à la transition énergétique et les défis à venir dans ce domaine. Responsable d’environ 20% des émissions totales de gaz à effet de serre, le secteur n’en est pas moins un acteur majeur des énergies renouvelables (EnR), à l’origine de 20% de la production en 2019. Cette performance est liée au développement de la production de biocarburants (96% de la production hexagonale), d’énergie éolienne sur les surfaces agricoles (83%), d’énergie photovoltaïques (13%) et de biogaz (26%). Selon l’Ademe (Agence de la Transition Ecologique), les bioénergies (biocarburants et méthanisation) pourraient quant à elles couvrir 100% de la consommation d’énergie direct de l’agriculture contre 50% actuellement. Une telle croissance nécessite toutefois une mobilisation du monde agricole dans son ensemble afin d’atteindre un triplement de la production d’énergies renouvelables. Les rapporteurs plaident par ailleurs en faveur du développement de l’« agrivoltaïque dynamique », une « voie prometteuse » qui permettrait de « concili[er] production agricole et production d’énergie renouvelable » : selon eux, le déploiement de panneaux photovoltaïques au-dessus des terres agricoles offrirait en effet la possibilité d’optimiser la captation solaire en libérant des surfaces cultivables et en protégeant les cultures de risques climatiques comme la grêle et la canicule.

04 sep. 2020 challenges.fr, 24/08/2020

Les banques françaises s’engagent à sortir du charbon

Comme ils s’y étaient engagés le 2 juillet 2019, le Crédit agricole, BNP Paribas, la Société générale et Natixis ont publié, au cours de l’année écoulée, leurs stratégies de sortie du charbon. « Nous sortirons du charbon en 2030 dans les pays de l'OCDE et en 2040 pour le reste du monde », a notamment déclaré Frédéric Oudéa, PDG de la Société générale, en décembre 2019. Cet horizon est à peu près identique pour les trois autres établissements : « Nous sortirons du charbon en 2030 dans les pays de l'OCDE et en 2040 pour le reste du monde », indique ainsi Laurence Pessez, directrice RSE de BNP Paribas. Pour atteindre leurs objectifs, ces banques ont pris l’engagement d’exclure de leur portefeuille dès cette années les acteurs développant de nouvelles mines ou centrales à charbon et ceux dont le chiffre d’affaires provient du charbon à plus de 25%. Les autres entreprises ont jusqu’à fin 2021 pour présenter un plan de sortie, faute de quoi elles risquent l’exclusion. Pour ces établissements, l’intérêt est non seulement éthique mais également économique : « L'industrie du charbon est en déclin. Ça n'a aucun sens de prêter de l'argent si on estime que cet argent est à risque. C'est aussi une question de marque et de cohérence stratégique. Ce n'est plus possible de dire que l'on finance du renouvelable quand on finance toujours du charbon », explique en effet Nicolas de Jenlis, associé développement durable chez Deloitte. « Sur le court terme, l'exclusion génère certes une perte, mais elle libère aussi du capital permettant de financer la transition énergétique. Notre objectif est de financer les énergies renouvelables à hauteur de 18 milliards d'euros d'ici à 2021. Tout est une question d'horizon », précise pour sa part Laurence Pessez.

04 sep. 2020 Lanouvellerepublique.fr, 28/08/2020

Tour : une silencieuse autoroute durable

Vinci Autoroutes va expérimenter, avec l’aider de la start-up francilienne spécialisée dans la production d’énergies durables, TechSage Industries, un mur antibruit photovoltaïque, appelé Sunscreen. Actuellement en cours d’installation sur la bretelle de sortie 21 de l’autoroute A10, ce dispositif est long une centaine de mètres et haut deux mètres. Il se compose d’une succession d’écrans photoniques surmontés de panneaux photovoltaïques, le tout installé sur des fondations en béton armé partiellement masquées par deux rideaux de haies arbustives. Les écrans acoustiques réduiront les nuisances sonores d’une dizaine de décibels, tandis que les panneaux produiront 107 kWc par jour, soit 38 000 kWh. « Ces écrans apporteront un double bénéfice : une énergie réinjectée dans le réseau local d’électricité et plus de confort pour les riverains », assure Vinci Autoroutes. Le mur antibruit photovoltaïque Sunscreen a obtenu la labellisation internationale de la Fondation Solar Impulse, une référence internationale pour « les technologies propres ayant un impact positif pour la planète, à la fois en termes économies et environnemental ». Cette expérimentation s’inscrit dans le programme « Autoroute bas carbone » de Vinci Autoroutes. Cette innovante solution urbaine permet aux collectivités territoriales de favoriser une mobilité plus durable.

Techniques et innovations

04 sep. 2020 lesechos.fr, 25/08/2020

La photosynthèse artificielle : un atout pour la transition énergétique

On assiste depuis la fin des années 1980 à une multiplication des travaux de recherche consacrés à la photosynthèse artificielle. Dans la nature, les plantes et certains micro-organismes parviennent à produire des molécules carbonées essentielles à la vie cellulaire en faisant réagir le CO2 et l’eau à l’aide de l’énergie solaire qu’ils ont préalablement captée. Réussir à reproduire de manière artificielle ce processus constituerait un atout majeur pour la transition énergétique. Cela permettrait en effet de stocker l’énergie solaire sous la forme d’énergie chimique et de capter le CO2 dans l’atmosphère : « Un objectif est de fermer le cycle du carbone de façon vertueuse », résume Marc Fontecave, professeur au Collège de France. Combiner des cellules photovoltaïques et un électrolyseur constitue une première voie de recherche : introduit dans l’électrolyseur, le courant électrique génère l’oxydation de l’eau à une première électrode et la transformation du CO2 en une molécule souhaitée à la seconde. « Ces systèmes ont généralement un rendement [rapport entre l'énergie stockée dans les produits carbonés et l'énergie solaire utilisée] d'environ 2 ou 3 %, au mieux jusqu'à 10 % dans certains cas », précise toutefois Ally Aukauloo, professeur à l’université Paris-Saclay. Accroître ce rendement en améliorant la performance des cellules photovoltaïques et celle des électrolyseurs est dès lors une nécessité. Un autre système de photosynthèse artificielle mis au point par l’équipe de Vincent Artero, directeur de recherche au CEA (Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives) consiste à « combiner l’absorption de la lumière, la conversion en énergie et la catalyse » : « A partir de l’hydrogène, il existe ensuite des procédés pour fabriquer du méthane ou du méthanol », précise le chercheur. Si les industriels commencent à s’intéresser à la photosynthèse artificielle, la recherche doit encore se poursuivre avant qu’une utilisation concrète soit envisageable : « Un système de photosynthèse artificiel doit être robuste, efficace et peu cher. Pour le moment, on n'obtient que deux critères sur trois simultanément », explique en effet Vincent Artero.

04 sep. 2020 usinenouvelle.com, 25/08/2020

Segula développe sa solution de stockage d’énergie sous-marine

Segula Technologies multiplie actuellement les tests sur son système sous-marin de stockage énergétique à air comprimé baptisé Remora. Afin d’améliorer le rendement énergétique des batteries à air comprimé actuellement limité par les processus de compression et de décompression, Segula installe les siennes sous des plateformes éoliennes offshores. A plus de 70 mètres de profondeur, ses batteries stockent l’énergie de ces installations sans subir les variations de chaleur lors des étapes de compression et de détente de l’air. La chaleur et le froid étant dissipés par l’eau, le rendement énergétique pourrait atteindre 70% selon l’entreprise. Les premières expérimentations s’étant avérées concluantes, Segula entend désormais construire un prototype d’une capacité de plusieurs centaines de KwH d’ici à 2023. « Ce type de système est intéressant pour le stockage énergétique de masse, mais les appareils sous pression sont coûteux et il faut plonger pour les réparer, ce qui ajoute de la complexité », tient toutefois à préciser Maroun Nemer, directeur du centre d’efficacité énergétique des systèmes de Mines Paristech.

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