France

Revue de presse

01 fév. 2019

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Techniques et innovations

01 fév. 2019 lemonde.fr, 24/01/2019

Le port de Strasbourg développe l’écologie industrielle

Le Port et l’Eurométropole de Strasbourg ont lancé en 2013 une démarche d’écologie industrielle territoriale dont le but est de développer l’attractivité tout en valorisant l’ancrage local des industries. C’est ainsi qu’elle repère des synergies, par exemple sur la récupération de déchets ou la mise en commun de certains achats. Dans le courant de cette démarche, l’entreprise Soprema s’est dotée d’un dispositif de gazéification de la biomasse qui transforme d’anciennes palettes, et d’autres déchets en bois, en gaz qui alimente la chaudière. En effet, ses voisins immédiats utilisent des palettes et génèrent des déchets en bois. Soprema s’abstient donc d’acheter les plaquettes habituellement utilisées (granulés de bois séché et compacté ou « pellet ») et réalise une économie de 200 000 euros sur l’achat de la biomasse, en plus des gains permis par la proximité de cette ressource, évalués à 75 000 euros par an.

01 fév. 2019 lemonde.fr, 25/01/2019

Un ciment plus vert

L’usine Hoffmann Green Cement Technologies de Bournezau, en Vendée, vient de livrer son premier camion de ciment. Particularité : sa production a engendré quatre fois moins d’émissions carbones qu’avec les méthodes classiques. Alors que les cimenteries traditionnelles produisent une tonne de CO2 pour une tonne de ciment, l’usine de Bournezeau n’en émet que 250 kg. « Notre idée de base, c’est de fabriquer du ciment sans clinker » décrit Julien Blanchard, président et cofondateur de l’entreprise. Le clinker est un constituant principal de la poudre grise du ciment, obtenu en chauffant du calcaire. Ici, les ciments sont issus du recyclage des sous-produits de l’industrie – gypse récupéré des centrales thermiques, résidus des aciéries, et autres – convertis au moyen d’une formule brevetée d’activateurs minéraux. Le tout premier débouché sera le complexe des Ateliers Gaîté, à Paris. Pour plus tard, « notre capacité de commandes pour 2021 dépasse déjà notre capacité de production » assure Julien Blanchard. « Nous voulons doubler le site de Bournezeau et ouvrir une usine dans le Grand Paris ». Globalement, le secteur du ciment revendique une réduction de ses émissions de gaz à effets de serre de 40% en trente ans. Il émet actuellement près de 5% des émissions de gaz à effet de serre en Europe. « Pour contenir le réchauffement dans la limite des 2 degrés, le secteur du ciment doit réduire son volume d’émission d’un quart d’ici à 2050 malgré une forte hausse prévue de la consommation » observe Pierre Cannet, responsable climat du WWF France. « Or, il y a eu un plafonnement des progrès ces dernières années, après de gros efforts dans les années 2000 ». En 2018, le secteur a créé un « Cement lab » pour promouvoir « l’innovation collaborative ». Il ambitionne de diviser par cinq l’empreinte carbone d’ici à 2050, avec une attention soutenue sur le recyclage.

01 fév. 2019 leparisien.fr, 23/01/2019

L’énergie cinétique des piétons

La Fabrique des expérimentations lance des pistes énergétiques dans le quartier le La Défense, à Paris, en associant le gestionnaire du quartier et l’institut Efficacity. La Fabrique va ainsi définir des projets où start-ups et industriels vont proposer des prototypes de production d’énergie. « Les énergéticiens n’ont pas autant d’endroits que ça où tester leurs solutions », note Antoine Laval, directeur chez Efficacity. L’un de ces projets consiste à apporter des sources d’énergies dans les lieux publics, conformément aux besoins des usagers. « Les gens cherchent à recharger leur téléphone portable, leur ordinateur, à s’installer pour travailler sur la dalle » explique Mathieu Aveline, d’Efficacity. Au printemps, un prototype de production sera mis en place. Celui-ci pourrait être alimenté à partir d’énergie photovoltaïque, éolienne, ou même piézoélectrique, c’est-à-dire transformant en électricité l’énergie cinétique des piétons. Enfin, la composante énergie sera intégrée dans les projets présentés lors de la Biennale du mobilier urbain.

Tendances et acteurs

01 fév. 2019 environnement-magazine.fr, 25/01/2019

Allice, une alliance efficace

Créée en juin 2018, l’Alliance Industrielle pour la Compétitivité et l’Efficacité Energétique (Allice) vise à fédérer les industries autour de l’efficacité énergétique. « On vise une diffusion accélérée de l’innovation technologique et une baisse du coût d’investissement pour chaque partenaire » explique Philippe Lubineau, directeur de la recherche et des programmes du Centre technique des industries mécaniques. « L’innovation se fera plus rapidement si elle s’opère à l’interface entre les différents métiers et filières » précise Jean-Roch Meunier, directeur général du Centre technique agroalimentaire. « La consolidation de l’offre de services et d’équipements au sein d’Allice donnera accès aux procédés innovants à nos entreprises (90% de PME à l’outil industriel vieillissant) » affirme-t-il. L’Alliance, qui se veut ouverte, est aujourd’hui formée de 20 membres dont Cléia, GRDF, GRT Gaz, et des industriels. Elle a d’ores et déjà engagé deux études, la première sur des récupérations de chaleur dans certains process industriels, la seconde pour comparer des logiciels de suivi et d’optimisation énergétique. Aujourd’hui, l’industrie réalise 20% de la consommation finale du pays. On escompte qu’elle pourrait réduire celle-ci de 20%.

01 fév. 2019 plein-soleil.info, 24/01/2019

Le financement participatif du renouvelable se porte bien

En un an, les financements participatifs dédiés à la transition écologique ont doublé, passant de 20,5 millions à 40,1 millions. Cette croissance ne devrait pas faiblir au regard des appels d’offres récemment lancés dans le solaire et l’éolien. « C’est un très bon signal en ces temps de questionnement sur le financement de la transition énergétique » commente Laure Verhaeghe, directrice générale de Lendosphere qui détient 47% des parts de ces deux marchés. « Ces montants commencent à devenir importants pour le secteur, et leur croissance prouve l’appétence des épargnants français pour ces sujets » ajoute la directrice générale. Le financement participatif possède en effet des atouts en termes de transparence, de proximité et ses taux entre 3% et 7% sont attractifs.

01 fév. 2019 connaissancedesenergies.org, 24/01/2019

Baisse de la consommation de gaz en 2018

La consommation de gaz en France a reculé de 5% l’an dernier en raison des températures clémentes et d’une plus faible contribution dans la production de l’électricité. Son utilisation pour la production électrique a en effet enregistré une chute de 35% par rapport à 2017. Le nucléaire a connu un regain de disponibilité, rendant moins nécessaire le relai gazier. D’autre part, les conditions météorologiques ont été favorables aux productions hydrauliques et éoliennes. Les températures relativement douces n’ont pas donné lieu à un fort besoin de chauffage. Sur les usages industriels, la consommation de gaz a progressé de 2%, bénéficiant de la substitution progressive au fioul et au charbon.

Energies renouvelables

01 fév. 2019 connaissancedesenergies.org, 25/01/2019

Appels d’offre dans le renouvelable

Afin d’accompagner le développement du renouvelable, le gouvernement a inauguré un calendrier des appels d’offre pour les dix prochaines années. Répondant à un souhait des professionnels du secteur, cet échéancier permettra de rendre plus visible et de lisser dans la durée les aides publiques en la matière. Une dizaine d’appels d’offre par an seront lancés d’ici 2025. Le calendrier prévoit près de 6 GW de nouveaux projets dans l’éolien en mer. Le gouvernement a indiqué des « prix cibles » pour la production de ce secteur. Concernant l’éolien terrestre, deux appels d’offre par an seront lancés d’ici 2020, pour une production comprise entre 1,8 et 2 GW par an. Un appel d’offre pour 210 MW d’hydroélectricité est également programmé d’ici 2024. Pour l’ensemble, le parc électrique doit passer de 48,6 GW en 2017 à 113 GW en 2028. Sur le gaz, la feuille de route envisage un objectif de 7% de biogaz en 2030, en léger recul par rapport à la loi de transition énergétique.

Production d'énergie

01 fév. 2019 lenergeek.com, 25/01/2019

L’hydraulique se réinvente

Après le nucléaire, l’hydraulique est la deuxième source de production électrique en France où elle compte pour près de 10%. La Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) vient de fixer un objectif d’augmentation de la capacité de production hydraulique de 500 à 750 MW. Ceci implique une optimisation des installations existantes et notamment de leur capacité de flexibilité afin de faciliter l’intégration d’autres sources d’électricité renouvelable. Des projets de stockage seront mis en œuvre grâce aux Stations de transfert d’énergie par pompage (STEP) qui sont la seule technologie de stockage d’électricité d’une taille significative. Les STEPs portent un potentiel estimé de 2 à 3 GW supplémentaires. La France en compte actuellement six, pour un total de 5 GW. EDF vient d’investir 150 millions dans l’optimisation du site de La Coche en Savoie pour augmenter sa puissance de 20%. L’aménagement fournira en électricité plus de 270 000 personnes et sa mise en service devrait s’effectuer courant 2019. Par ailleurs, 2 500 ouvrages hydroélectriques de petite taille disposent également d’un fort potentiel de développement. Ces unités offrent l’avantage d’un très faible impact sur l’écosystème.

Economies d'énergie et émissions carbone

01 fév. 2019 Enerpresse, 28/01/2019

Développer les énergies marines renouvelables

Lors du Comité interministériel de la mer (CIMER), le Réseau de Transport d’Electricité (RTE) a proposé trois mesures en faveur des énergies marines renouvelables. D’abord, mettre en commun les infrastructures de réseau électrique en mer via des hubs de raccordement afin de « réaliser de réels gains financiers, tout en réduisant l’empreinte environnementale de nouveaux ouvrages », selon le Gestionnaire de Réseau de transport d’électricité. Ensuite, RTE propose la mise en place d’un plan de développement des zones à Energies marines renouvelables (EMR), par l’intermédiaire d‘une « planification conjointe du réseau et de la production en mer comme à terre ». Et, troisièmement, il est proposé de transformer les postes électriques en mer en de « véritables plateformes multi-usages » par l’accueil de « nouveaux services qui favorisent l’innovation, l’expérimentation et les connaissances environnementales en coconstruction avec les territoires et les parties prenantes ». Dans cette optique, la communauté urbaine de Dunkerque et RTE ont annoncé un appel à projets pour identifier les usages possibles des futures plateformes électriques en mer. Les candidatures sont attendues dès le 1er février.

01 fév. 2019 lemondedelenergie.com, 23/01/2019

L’auto électrique a le vent en poupe

Sur l’année 2018, 31 059 nouvelles voitures électriques ont été immatriculées en France. Ceci représente un progrès de 25% par rapport à 2017. En part de marché, les voitures électriques ont représenté 2,68% des voitures neuves vendues et constituent ainsi 1,43% du parc automobile français. Les ventes d’hybrides ont également progressé de 22%. Les modèles les plus vendus ont été la Renault Zoé, avec 17 038 unités, devant la Nissan Leaf à 4 572 et la Smart Fortwo à 1 278. Cette bonne santé devrait continuer en 2019 en raison du maintien du bonus écologique et de la prime à la conversion. Un autre facteur favorable est la croissance du nombre des bornes de recharge. Estimé à 10 000 unités début 2015, le parc est passé à 24 780 fin 2018, soit une borne pour 6,3 véhicules en circulation. Cependant, on constate encore des disparités géographiques ; les régions Ile-de-France, Occitanie et Nouvelle Aquitaine étant les mieux équipées.

Réglementations et politique de l'énergie

01 fév. 2019 connaissancedesenergies.org, 25/01/2019

Les objectifs de la nouvelle programmation énergétique

Le Ministère de la transition écologique et solidaire a publié ce 25 janvier son projet de nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Celle-ci indique par plages de 5 ans la trajectoire vers la neutralité carbone, prévue pour 2050. La nouvelle PPE prévoit de réduire de 7% la consommation finale d’énergie entre 2012 et 2023. Les consommations d’énergies fossiles devraient baisser, pour 2028, de 80% pour le charbon, 35% pour le pétrole et 19% pour le gaz naturel. Concernant la consommation énergétique, un Plan de rénovation énergétique des bâtiments et le dispositif Certificats d’économies d’énergie (CEE) seront mis en œuvre, ainsi qu’une augmentation du prix du carbone. La fiscalité sur le carbone sera définie « en tenant compte des retours du grand débat national du 1er trimestre 2019 ». La part du renouvelable dans le mix énergétique sera portée à 32% en 2028, avec une attention particulière au secteur électrique. Hormis l’hydroélectricité, il est prévu de doubler les capacités électriques renouvelables pour 2023, et de les quadrupler pour 2028, essentiellement au moyen du solaire et de l’éolien terrestre. Le nucléaire, qui comptait en 2017 pour 71,6% de la production électrique, sera ramené à 50% en 2035. On envisage pour cela de fermer 14 réacteurs, incluant Fessenheim. La construction de nouveaux réacteurs fera l’objet d’analyses conjointes menées avec EDF. L’exploitation du nucléaire en parallèle des énergies renouvelables laisse envisager une hausse conséquente des exportations d’électricité. Ce projet de PPE sera transmis aux autorités des pays voisins pour consultation. Il sera adopté définitivement par décret dans le courant de l’année.

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