Europe

Revue de presse

31 juil. 2020

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Réglementations et politique de l'énergie

31 juil. 2020 lenergeek.com , 23/07/2020

L’Union Européenne lance une consultation publique sur l’énergie offshore

Avec le lancement d’une consultation publique sur l’énergie offshore, la Commission européenne cherche à définir une nouvelle stratégie pour une énergie dont elle juge le potentiel conséquent, au point de vouloir multiplier par vingt ses capacités offshore d’ici 2050. L’Agence Européenne de l’Energie estime même qu’à l’horizon 2040, l’énergie offshore pourrait être la première source d’électricité de l’UE. Dans le Green New Deal présenté par la Commission, l’énergie offshore, éolienne ou autre, devrait produire au minimum 230GW d’électricité en 2050, avec un optimum de 450GW. L’Allemagne, qui assume la présidence tournante de l’UE pour le deuxième semestre 2020 et qui préside aussi la Coopération énergétique des mers du Nord cette année, veut défendre l’énergie offshore. Le pays, qui produit déjà 7.5GW grâce aux éoliennes offshore, ambitionne de produire 30GW en 2030. Mais l’UE désire aussi se pencher sur le solaire offshore, technologie qui a beaucoup évolué depuis ses débuts aux Maldives. Mais le plus grand défi de l’énergie offshore reste le découpage des zones maritimes dont l’espace utilisable pour l’énergie serait trop restreint. D’après l’association WindEurope, seul 119GW peuvent être installés sur les zones actuelles. « Nous allons devoir approcher différemment la planification de l’espace maritime. Les zones aquatiques doivent pouvoir faire l’objet d’usages multiples. » a déclaré Giles Dickson, président de WindEurope.

31 juil. 2020 avem.fr , 23/07/2020

L’ACEA publie une étude comparative des dispositifs d’aide à la mobilité électrique

L’Association Européenne des constructeurs Automobiles (ACEA) a publié une étude sur les dispositifs d’aides à la mobilité électrique dans les 27 pays de l’Union Européenne (UE) ainsi qu’au Royaume-Uni. L’étude révèle que 21 pays ont donc mis en place des primes à disposition des acheteurs de véhicules électriques ; 6 pays (Belgique, Bulgarie, Chypre, Danemark, Lettonie, Malte) n’offrent pas de mécanismes d’incitation à l’achat mais accordent cependant des réductions ou des exonérations fiscales pour l’acquisition de voitures électriques. Un seul pays, à savoir la Lituanie, n’offre actuellement ni aide à l’achat, encore moins un avantage fiscal. En ce qui concerne la France précisément, le gouvernement a par exemple instauré un bonus écologique d’un montant de 7 000 euros pour les particuliers souhaitant acquérir un véhicule électrique dont le prix d’achat est inférieur à 45 000 euros. Une prime à la conversion pouvant atteindre 5 000 euros a également été allouée à l’acquisition d’un véhicule électrique neuf ou d’occasion en échange de la mise au rebut d’un véhicule polluant. En Allemagne et ce jusqu’au 31 décembre 2021, le bonus écologique est désormais de 9 000 euros pour un véhicule électrique dont le prix est inférieur à 40 000 euros et de 7 500 euros pour ceux dont le prix se situe au-dessus. Quant au Royaume-Uni, les aides à l’achat d’un véhicule électrique s’élèvent pour l’instant à 3 000 livres pour un véhicule dont le prix est au-dessous de 50 000 livres. De plus, d’autres mesures fiscales ont été mises en place à l’instar des exonérations de taxes relatives à la mise en circulation ou à la propriété d’un véhicule. Une exonération en 2020-2021 ainsi que des réductions de taux jusqu’en 2025 sont également prévues pour la taxe sur les véhicules de société.

Production d'énergie

31 juil. 2020 connaissancedesenergies.org , 22/07/2020

Première en Europe : les énergies renouvelables dépassent les énergies fossiles

D’après une étude du centre de réflexion Ember, les énergies renouvelables ont produit plus d’électricité que les énergies fossiles durant le premier trimestre de cette année au sein de l’Union européenne. Ceci est une première pour les 27 Etats membres qui ont vu 40% de leur électricité produite grâce aux énergies renouvelables contre 34% pour les énergies fossiles, ce qui a permis de réduire de 23% les émissions de CO2 issues du secteur de l’électricité. L’éolien et le solaire produisent 21% de l’électricité de l’Union européenne tandis que l’hydraulique en produit 13% et les bioénergies environ 6%, toujours d’après Ember. Cette montée en puissance des énergies renouvelables s’accompagne par un déclin du charbon de 32% sur glissement annuel. Cette baisse du charbon atteint même 39% en Allemagne, qui pour la première fois a produit moins d’électricité issue du charbon que la Pologne. Cette dernière reste une grosse consommatrice de charbon qui lui permet de produire une grande partie de son électricité. Effectivement, la Pologne produit autant d’électricité issue du charbon que 25 autres pays membres de l’UE. D’après Dave Jones, expert au sein d’Ember, « il existe une issue claire pour des pays comme la Pologne ou la République Tchèque, aux prises avec les questions de sortie du charbon » faisant référence au Green New Deal européen défendu par la Commission.

Tendances et acteurs

31 juil. 2020 environnement-magazine.fr , 21/07/2020

Onze gestionnaires de réseaux de gaz européens esquissent un réseau hydrogène

Onze gestionnaires d’infrastructures gazières issus de neuf Etats membres de l’Union européenne, dont les français Teréga et GRTgaz, ont présenté un plan pour la création d’une « dorsale hydrogène » à l’échelle européenne afin de transporter de l’hydrogène à travers le continent. Le plan présenté, qui devra participer à l’objectif de neutralité carbone de l’UE, prévoit de s’appuyer sur les réseaux gaziers existant pour minimiser le coût. Effectivement, d’après les gestionnaires de réseaux gaziers, les infrastructures existantes « peuvent être adaptées pour transporter l’hydrogène à un coût abordable ». Dans un communiqué, Teréga a déclaré que « l’étude prévoit l’apparition progressive d’un réseau européen à partir de 2025, pour constituer un réseau de 6.800 km d’ici 2030, reliant différentes vallées de l’hydrogène en Europe ». Le réseau devrait ensuite atteindre 23 000 km en 2040 et être constitué à 75% de canalisations existantes, qui auront été converties, et un quart de nouvelles. Toujours d’après Teréga, « à terme, deux réseaux de transport de gaz parallèles et complémentaires pourraient ainsi émerger en Europe : un réseau dédié au transport de l’hydrogène et un réseau pour le transport du (bio)méthane ». Quant au coût d’un tel projet, il se situerait entre 27 et 64 milliards d’euros, ce qui représente entre 0.09 et 0.17 euro par kg d’hydrogène sur 1000 km.

31 juil. 2020 actu-environnement.com , 21/07/2020

Transport d’hydrogène : vers un réseau européen de 6 800 km

Onze entreprises européennes d’infrastructures gazières ont affiché l’ambition, dans un communiqué commun, de créer un réseau de transport d’hydrogène de 6 800 km se voulant la « dorsale hydrogène » de l’Europe. Selon une étude menée par ces gestionnaires, le réseau gazier existant pourrait être adapté pour transporter l’hydrogène à moindre coût. Il pourrait d’atteindre 23 000 km à l’horizon 2040 dont 75 % seront composés de canalisations de gaz naturel converties, reliées par de nouvelles canalisations (25 %). À terme, deux réseaux de transport de gaz parallèles pourraient coexister : l’un destiné à l'hydrogène et l’autre dédié au transport du (bio)méthane. L’objectif d’une neutralité carbone de l’Europe motive la création de ce nouveau réseau dont le coût est estimé entre 27 et 64 milliards d’euros. Selon Dominique Mockly, Président Directeur Général de Teréga : « ce réseau européen pour transporter l'hydrogène permettrait à l'Europe d'atteindre la neutralité carbone en 2050 en s'appuyant sur les infrastructures gazières existantes, minimisant ainsi le coût de la transition énergétique pour le consommateur final ».

Techniques et innovations

31 juil. 2020 connaissancedesenergies.org , 20/07/2020

Le cabinet EAG dévoile son projet d’avion à propulsion hybride électrique

À l’occasion du salon aéronautique virtuel de Farnborough, le cabinet Electric Aviation Group (EAG) a annoncé le lancement d’un avion à propulsion hybride électrique en 2028. Baptisé HERA (Hybrid Electric Regional Aaircradft), ce projet vise la réduction des émissions de CO2. Selon Kamran Iqbal, PDG et fondateur du cabinet EAG, l’appareil « offrira dans un premier temps une autonomie de 800 miles nautiques (près de 1 500 km) à son lancement en 2028 et pourra transporter plus de 70 personnes ». Présentes dans un marché évalué à 4 400 milliards de dollars, les équipes du cabinet annoncent avoir déposées 25 brevets et prévoient la création de 25 000 emplois et 5 milliards d’euros d’investissements au sein de l’industrie aéronautique britannique. Le gouvernement français s’est également engagé, dans le cadre du plan de soutien au secteur aéronautique, à développer un avion neutre en carbone fonctionnant avec l’hydrogène en 2035 en mobilisant 1,5 milliards d’euros sur trois ans.

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