Europe

Revue de presse

30 avr. 2020

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Réglementations et politique de l'énergie

30 avr. 2020 lemondedelenergie.com, 20/04/2020

Fermeture de la dernière centrale à charbon autrichienne

En Autriche, la coalition au pouvoir affiche l’ambition de parvenir à une production d’électricité 100% renouvelable en 2030. Composé de conservateurs et de Verts, le gouvernement autrichien envisage même de décarboner intégralement l’économie à l’horizon dès 2040, alors que l’Union européenne fixe l’objectif de 2050. La fermeture de la dernière centrale à charbon du pays, le 20 avril dernier à Mellach, a donc constitué une étape importante de la transition énergétique du pays. Son exploitant, le groupe Verbund, y a vu la marque de la fin de « l’ère de la production d’électricité carbonée en Autriche ». La ministre de la Protection du climat, Leonore Gewessler, a pour sa part considéré cette fermeture comme « une nouvelle étape vers l’élimination progressive des énergies fossiles ». L’association de défense de l’environnement Global 2000 a quant à elle évoqué un « jour historique ». Il est à noter qu’aujourd’hui, 75% de la production électrique autrichienne est d’origine renouvelable.

30 avr. 2020 lemondedelenergie.com, 26/04/2020

Un système de classification pour les investissements verts

Alors que l’Union européenne s’est fixée l’objectif de la neutralité carbone à l’horizon 2050 dans le cadre de son « Green Deal », la Commission européenne a élaboré un système de classification pour les investissements verts. Cette taxinomie devrait permettre d’orienter les investisseurs vers des activités économiques présentant des intérêts significatifs pour le climat et l’environnement. Dans un contexte où l’épidémie de Covid-19 invite à repenser le débat énergétique, des arguments sont avancés en faveur de l’électronucléaire. Le premier d’entre eux est celui de la compétitivité de son coût. Un autre est celui de la faiblesse de ses émissions : 4g de CO2 par KWh, contre 800 grammes pour les centrales à charbon. De plus, l’énergie nucléaire a déjà prouvé sa capacité à pallier l’intermittence des énergies renouvelables. Il conviendrait donc davantage d’envisager une complémentarité des énergies renouvelables et du nucléaire plutôt que de les opposer systématiquement. À l’heure où des pays comme l’Allemagne ou la Pologne recourent encore massivement au charbon, il s’agit de repenser dans son ensemble la politique énergétique de l’Union européenne afin de garantir son indépendance.

Energies renouvelables

30 avr. 2020 usinenouvelle.com, 25/04/2020

La nécessaire coordination des stratégies hydrogènes européennes

En 2018, la France présentait sa stratégie d’hydrogène décarboné. Celle-ci repose sur la décarbonation de la production d’hydrogène par électrolyse. De l’électricité est alors utilisée pour assurer la séparation de la molécule d’eau en dihydrogène et en dioxygène. On parle alors d’hydrogène « bleu » si l’électricité employée est d’origine bas carbone, ou « vert » si elle provient d’énergies renouvelables. En Allemagne, une esquisse de stratégie nationale hydrogène a été présentée au mois de janvier 2020. Cette dernière prévoit notamment qu’à l’horizon 2030, au moins 20% de l’hydrogène consommé dans le pays soit « vert ». L’Allemagne se distingue de la France pour ce qui est de l’hydrogène « bleu » : celui-ci s’y définissant par rapport aux sources fossiles, dont les émissions carbonées seraient capturées et séquestrées, et éventuellement réutilisées. Un autre axe de la stratégie hydrogène allemande est qu’elle n’exclurait pas les importations en provenance de pays tiers, notamment en voie de développement. L’Allemagne s’est par ailleurs engagée en janvier 2020 à étudier avec les Pays-Bas la faisabilité d’infrastructures communes qui produiraient et transporteraient de l’hydrogène. Avec l’épidémie de Covid-19, l’Agence Internationale de l’Énergie a appelé à ce que les plans de relance érigent les technologies de transition énergétique, parmi lesquelles l’hydrogène, en levier de croissance. Aussi serait-il des plus opportuns que les États européens profitent de l’occasion pour mieux coordonner leurs stratégies hydrogène.

Tendances et acteurs

30 avr. 2020 transitionsenergies.com, 23/04/2020

Daimler et Volvo vont construire ensemble des piles à combustible pour poids lourds

Respectivement premier et cinquième constructeurs européens de poids lourds, l’allemand Daimler et le suédois Volvo viennent de signer « un accord préliminaire non contraignant pour la création d’une coentreprise » qui construira des piles à combustible pour poids lourds, révèle sur son site Mercedes Benz. D’une valorisation d’1,2 milliard d’euros, cette structure détenue à parts égales par les deux constructeurs « va diminuer les coûts de recherche et de développement pour les deux groupes et accélérer la mise sur le marché de piles à combustible pour poids lourds ». Ainsi que le présente Martin Daum, patron de la branche poids lourds de Daimler, « un transport véritablement neutre en CO2 ne sera possible qu’avec une chaîne de traction électrique, l’énergie pouvant provenir de deux sources : soit de batteries, soit de la conversion de l’hydrogène en électricité à bord du véhicule. Les piles à combustible sont une solution décisive pour les camions utilisés pour le transport lourd à longue distance ». Le président de Volvo Group, Martin Lundstedt, a pour sa part commenté : « en créant cette coentreprise, nous montrons clairement que nous croyons dans les piles à combustible pour poids lourds ». La conjoncture économique provoquée par la pandémie de Covid-19 n’a pas été étrangère à ce rapprochement : « le contexte de contraction économique actuel a rendu d’autant plus nécessaire une coopération ». Il est à noter que la structure créée sera indépendante des deux groupes et que « Daimler et Volvo restent compétiteurs dans tous les autres domaines ».

30 avr. 2020 avem.fr, 27/04/2020

Les bus de l’Union européenne se verdissent

L’association des constructeurs automobiles européens vient de dévoiler les statistiques d’immatriculations de bus en 2019 selon le type d’énergie utilisée. Si les bus diesel représentent encore 85% des nouvelles immatriculations (34 123 unités), leur demande a connu une contraction de 3,1%, enregistrant notamment des baisses à deux chiffres sur des marchés aussi importants que l’Espagne (-13,8%), le Royaume-Uni (-12,0%), l’Italie (-11,8%) et l’Allemagne (-10,1%). Les bus à batteries, à piles à combustible et les hybrides rechargeables ont de leur côté vu leurs ventes bondir de 170,5% et atteindre les 1607 unités. Les ventes de bus alimentés aux carburants alternatifs, presque exclusivement au gaz naturel, ont quant à elles augmenté de 67,9% (2 504 unités). C’est aux Pays-Bas que les bus électriques ont suscité le plus d’engouement avec plus de 40% de part de marché (contre une moyenne de 4% au niveau européen). Le Gaz Naturel pour Véhicules a pour sa part représenté 6,2% des ventes de bus dans l’Union européenne, atteignant même jusqu’à 42,2% de part de marché en Estonie. C’est la France qui en a néanmoins été la principale consommatrice, avec 585 unités achetées.

Techniques et innovations

30 avr. 2020 construction21.org, 20/04/2020

En Flandre, approbation d’un premier démonstrateur réglementaire à Genk

La demande de transformation du parc scientifique et technologique Thor Park en démonstrateur réglementaire a été approuvée par les autorités flamandes. Ainsi, une collaboration dénommée EnergyVille réalisera à Genk des recherches portant sur les énergies renouvelables. Un des enjeux est notamment de répondre aux défis posés par la distorsion entre la production solaire et éolienne, par nature intermittente, et les besoins énergétiques des consommateurs. D’autres innovations technologiques sur le plan du stockage de l’énergie, de la recharge des véhicules électriques, ou encore de la gestion intelligente du chauffage et du refroidissement, y seront expérimentées. Le démonstrateur réglementaire s’est fixé l’objectif de produire localement autant d’électricité renouvelable que faire se peut, tout en maximisant les échanges efficaces d’excédents. Un réseau thermique innovant maximisant l’intégration des renouvelables sera également expérimenté. Enfin, seront déployés des réseaux de courant continu afin d’élaborer et de tester les solutions techniques et les réglementations qui en découlent. Ainsi que l’explique Ronnie Belmans, PDG de Campus EnergyVille : « la reconnaissance de Thor Park comme un démonstrateur réglementaire nous permettra d'acquérir des connaissances qui soutiendront la politique énergétique. Des expériences peuvent être menées avec des innovations technologiques réalisées par, avec et pour des entreprises flamandes sans obstacle réglementaire. Cela permet à la Flandre de se positionner au niveau international comme un modèle d'innovation dans le domaine de l'énergie ».

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