Europe

Revue de presse

29 Mai. 2020

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Réglementations et politique de l'énergie

29 Mai. 2020 lemondedelenergie.com, 20/05/2020

La loi de transition énergétique présentée par le gouvernement espagnol

Le gouvernement du Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a présenté le 19 avril un projet de loi visant à atteindre la neutralité carbone et la construction d’un réseau électrique d’origine 100% renouvelable d’ici 2050. L’exécutif souhaite également que tous les nouveaux véhicules soient « zéro émission » d’ici 2040 et prévoit de rendre obligatoire la mise en place de bornes de recharge électrique dans les stations-services les plus importantes du pays. Un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 20% d’ici 2030 par rapport au niveau de 1990 est aussi inscrit dans ce projet. La transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique menées par l’Espagne représentent des solutions face à la crise provoquée par le coronavirus, a par ailleurs affirmé Maria Jesus Montero, la porte-parole du gouvernement les présentant comme les « piliers sur lesquels reposent la reconstruction sociale et économique ». Le volontarisme de l’exécutif est salué par la fédération des constructeurs automobiles Anfac, les mesures annoncées offrant selon elle « un horizon de travail progressif ». D’autres acteurs affichent néanmoins des réserves à l’égard de ce projet. Tout en saluant l’initiative, Greenpeace réclame également la réduction des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 55% d’ici 2030. La confédération Ecologistas en Accion reconnait quant à elle les avancées majeures de cette loi qui « contient des outils intéressants » mais estime toutefois que l’interdiction des explorations fossiles, le désinvestissement dans ces secteurs et des mesures éducatives devraient également figurer dans le texte.

29 Mai. 2020 connaissancedesenergies.org, 22/05/2020

8 pays de l’Union européenne souhaitent intégrer le gaz dans la transition énergétique

La Bulgarie, la République Tchèque, la Grèce, la Hongrie, la Lituanie, la Pologne, la Roumanie et la Slovaquie ont signé un texte en faveur de l’intégration du « gaz et autres combustibles gazeux tels que le biométhane et les gaz décarbonés » dans le projet mené par l’Union européenne (UE) visant à faire de l’Europe un territoire neutre en carbone d’ici 2050. Ce texte a été soumis à La Commission et au Conseil pour approbation. Les pays signataires affirment en effet que le gaz naturel peut représenter une « source d’appoint et d’équilibre importante » permettant notamment de développer les énergies renouvelables sans précipitation. De plus, au risque de faire croitre l’inflation des prix de l’énergie et le coût de la transition, les huit pays demandent officiellement « le soutien et l’aide financière de l’UE pour le développement des infrastructures gazières par le biais d’un cadre favorable, de fonds structurels et de prêts à l’investissement ». Cependant les institutions européennes semblent divisées sur la place du gaz dans la transition énergétique de l’UE. La Banque européenne d’investissement a ainsi décidé de ne plus financer les projets liés aux énergies fossiles dont le gaz dès 2022 tandis que l’UE n’a toujours pas statué sur son cas.

Production d'énergie

29 Mai. 2020 transitionsenergies.com, 22/05/2020

Danemark : un projet d’éoliennes marines pour augmenter la production d’électricité

Avec 47% de la consommation totale d’électricité issue de ses parcs éoliens terrestres et maritimes en 2019, le Danemark est l’un des pays pionniers dans le développement de l’énergie éolienne. Souhaitant poursuivre dans cette voie, le gouvernement danois a présenté le 20 mai un projet visant à multiplier par trois la production nationale d’électricité grâce à l’installation de nouvelles éoliennes marines. Ces éoliennes seront installées en Mer Baltique et en Mer du Nord et devraient commencer à fonctionner en 2030. Le coût de l’investissement serait compris entre 26 et 40 milliards d’euros selon Dan Jorgensen, ministre du Climat et de l’Energie. Ce dernier souligne que des investisseurs privés ont grandement contribué au financement du projet : « La réalité aujourd’hui est que des éoliennes offshore sont construites dans de nombreuses régions sans subvention et c’est aussi ce que nous souhaitons », précise-t-il. Deux îles, celle de Bornholm en Mer Baltique et une autre totalement créée artificiellement en Mer du Nord, serviront à centraliser la production d’électricité en provenance des parcs éoliens environnants. Ce projet doit permettre d’assurer l’approvisionnement en électricité de 4 millions de foyers sur les 5,8 millions recensés au Danemark. Le parc de Mer du Nord pourrait potentiellement fournir à lui seul 10GW, ce qui permettrait d’alimenter en électricité 10 millions de ménages. Une partie de l’électricité serait exportée notamment vers les Pays-Bas et la Pologne, pays avec lesquels le Danemark envisage de mener des négociations lorsque le projet sera approuvé par le Parlement. Cette initiative doit également permettre au Danemark de respecter l’objectif fixé par le Climate Act adopté en 2019 par le Parlement, soit une réduction de 70% des émissions de CO2 d’ici 2030 par rapport à leur niveau de 1990.

Tendances et acteurs

29 Mai. 2020 automobile-propre.com, 23/05/2020

Mercedes privilégie l’électricité plutôt que les carburants synthétiques

Contrairement à certains constructeurs automobiles, Mercedes ne compte pas utiliser de carburant synthétique pour ses véhicules dans l’immédiat. En cause notamment, le coût de fabrication de cette essence, obtenue par liquéfaction de charbon ou de roches diverses, qui permettrait d’émettre deux fois moins d’émissions en sortie d’échappement. Selon Markus Schäfer, le responsable du département recherche et développement chez Mercedes : « Nous avons décidé que notre voie sera d’abord électrique. Lorsque nous développons de nouvelles plateformes, nous pensons à l’électricité. Si vous avez une énergie abondante, la meilleure utilisation est de la mettre directement dans une batterie. ».

Techniques et innovations

29 Mai. 2020 journaldelenvironnement.net, 18/05/2020

Carculator : un outil Web pour mesurer les performances environnementales des voitures

En Suisse, des chercheurs de l’Institut Paul Sherrer ont créé un outil Web permettant de comparer les performances environnementales des voitures particulières. Nommé Carculator, l’outil se base sur 233 paramètres tels que la taille du véhicule, son châssis ou encore le type de batterie lithium utilisé. Sur l’interface de la plateforme, l’utilisateur a la possibilité de choisir le type de moteur à analyser : moteur à essence, diesel, biocarburants ou encore électrique, la catégorie de véhicule à comparer telle que citadine ou berline mais aussi le pays dans lequel le véhicule doit circuler. S’affichent alors les émissions de gaz à effets en équivalent CO2 ainsi que les émissions de particules fines et d’oxydes d’azote. Carculator est également présenté comme un outil d’aide à la recherche scientifique dans le cadre de travaux sur l’impact des transports sur l’environnement. La traçabilité des données doit notamment permettre de lutter contre un certain nombre de fausses idées. Romain Sacchi, chercheur ayant participé au développement de l’outil Web en témoigne : « Lorsqu’il est question d’impact écologique des moyens de transports, les arguments avancés s’appuient encore trop souvent sur des résultats non fondés, reposant eux-mêmes sur des hypothèses bancales. Nous aimerions mettre un terme à cette tendance ».

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