Europe

Revue de presse

26 juil. 2019

Partager :

Réglementations et politique de l'énergie

26 juil. 2019 connaissancedesenergies.org , 19/07/2019

La Pologne aide son industrie contre la flambée des coûts des émissions de CO2

Le 19 juillet 2019, le Parlement polonais a adopté une loi visant à préserver ses entreprises de l’escalade des prix de l’énergie consécutive à la hausse des coûts des émissions de CO2. Le cadre du système de quotas d’émissions européen a en effet généré des surcoûts pour acquérir les droits à polluer, essentiellement du fait de la très grande dépendance au charbon de la Pologne. Dans un communiqué publié le 19 juillet 2019, le ministère de l’Entreprise et de la Technologie s’est engagé à verser l’équivalent de 211 millions d’euros par an à partir de 2020 à des entreprises fortement énergivores pour qu’elles maintiennent leur compétitivité. « Environ 300 entreprises industrielles à forte consommation d'énergie des secteurs tels que la chimie, la métallurgie et le papier auront droit à une compensation des coûts liés à l'achat des droits d'émission de CO2 inclus dans le prix de l'énergie », précise le communiqué. « En offrant une compensation des coûts d'émission indirects, nous nous inspirons d'autres pays de l'UE », ajoute le communiqué en prenant l’exemple de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de l’Espagne, de la France et de la Belgique. Il est à noter que la Pologne compte parmi les pays qui se sont opposés à la proposition européenne de fixer à 2050 l’objectif de neutralité carbone. Pour l’heure, le gouvernement ne table que sur une diminution progressive de la part du charbon dans le mix énergétique, envisageant de réduire celle-ci à 60% en 2030 contre 80% aujourd’hui.

26 juil. 2019 Journal de l’Environnement , 24/07/2019

La présidente de la Commission européenne met l’accent sur le climat

Ursula von der Leyen, qui a succédé à Jean-Claude Junker à la tête de la Commission européenne le 16 juillet 2019, entend mettre l’environnement au cœur de sa politique. La nouvelle présidente s’est en effet engagée à présenter un Pacte vert durant les 100 premiers jours de son mandat. Ce plan doit fixer un objectif de réduction de 55% des émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2030. Pour atteindre ces objectifs, les secteurs aériens et maritimes et les entreprises du transport routier et du bâtiment doivent être intégrés au système d’échange des quotas d’émissions (ETS). Ursula von der Leyen envisage également de mettre en place une taxe carbone aux frontières de l’Union Européenne, de retravailler la fiscalité communautaire de l’énergie et prévoit d’apporter un soutien financier – via le Fonds de cohésion déjà existant et par la création d’un futur fonds d’aide à la transition – aux régions encore très dépendantes économiquement des énergies fossiles. La présidente souhaite également faire en sorte qu’en 2025, la moitié des financements de la Banque européenne d’investissement (BEI) soient octroyés à des projets agissant en faveur du climat. La nouvelle présidente n’a pour l’instant pas détaillé ses futures stratégies en matière de biodiversité, d’agriculture durable ou d’économie circulaire. En revanche, cette dernière a annoncé que les futurs accords commerciaux devront comporter « un chapitre consacré au développement durable et [adhérer] aux normes les plus élevées de protection en matière de climat, d’environnement et de travail [...] ».

26 juil. 2019 euractiv.fr , 23/07/2019

Un député veut « verdir l’hydrogène gris »

Noé van Hulst, spécialiste de l’hydrogène au ministère néerlandais des affaires économiques et de la politique climatique, vient de rappeler à la Commission européenne l’opportunité de créer un marché européen de l’hydrogène. La combustion de l’hydrogène, dont 70 millions de tonnes sont utilisées dans le monde, représente en effet une somme d’émissions de CO2 quasi nulle, et pourrait trouver nombre d’applications en tant que combustible vert dans les industries de transformation (sidérurgie, pétrochimie, cimenterie…). C’est la fabrication de l’hydrogène, extrait de combustibles fossiles émetteurs de CO2, qui pose aujourd’hui des difficultés. C’est ce que l’on appelle «l’hydrogène gris », par opposition à l’« hydrogène vert », qui lui, provient des énergies renouvelables et se conserve sur une longue période. En attendant que l’hydrogène vert soit produit à échelle commerciale, soit d'ici une dizaine d’années, le député propose de capter le carbone de l’hydrogène gris utilisé par l’industrie, afin d’enterrer sous terre les émissions et produire ainsi un « hydrogène bleu ». Il réclame également de la part de la Commission européenne une politique incitative en faveur de cette énergie.

Energies renouvelables

26 juil. 2019 environnement-magazine.fr, 08/07/2019

Union européenne : la croissance retrouvée du solaire thermique

Le marché européen du solaire thermique a retrouvé en 2018 une certaine vigueur, selon le baromètre solaire thermique et héliothermodynamique 2019 d’EurObserv’ER. Selon les chiffres de l’institut, la croissance du marché du solaire thermique en Europe a atteint 8,4% l’an dernier comparé à 2017, pour une surface supplémentaire totale de 2,2 millions de m2. Un écart de croissance conséquent entre les différents pays de l’UE est cependant à noter. L’Allemagne et l’Italie, par exemple, ont respectivement enregistré une baisse de 11,8% et 7,9%, conséquence d’un intérêt décroissant pour les systèmes solaires combinés (chauffage et eau chaude) et de la concurrence du solaire photovoltaïque. Avec une croissance de 180% et 310 000 m2 installés, la Pologne tire l’Europe vers le haut grâce à sa politique efficace d’appels d’offres municipaux. Le baromètre souligne également les croissances remarquables de la Grèce et de l’Espagne ; quant à la France, le marché des chauffe-eau solaires individuels subit la rude concurrence des chauffe-eau thermodynamiques, mais la métropole reste un marché en croissance.

Tendances et acteurs

26 juil. 2019 lemonde.fr , 18/07/2019

L’offre de véhicules électriques va connaître un fort développement d’ici 2025

Le 18 juillet 2019, le cabinet IHS Markit a publié une étude, réalisée à la demande de l’ONG bruxelloise Transport et Environnement, qui annonce un fort développement de la mobilité électrique en Europe d’ici 2025. Le document fait état d’une multiplication par six de la fabrication de véhicules à batterie rechargeable. Ainsi, le nombre de véhicules électriques et hybrides atteindrait 4 millions en 2025. L’étude prévoit, par ailleurs, une augmentation du nombre de modèles de véhicules qui devrait passer de 60 à la fin de l’année 2018 à 333 en 2025. D’après IHS Markit, le groupe Volkswagen pourrait être à même de proposer 47 nouveaux modèles 100% électriques et 27 véhicules hybrides rechargeables en 2025. Le groupe allemand serait suivi par le français PSA qui disposerait d’une offre enrichie de 23 modèles électriques et 14 hybrides rechargeables. Ainsi, si les modèles électriques et hybrides doivent connaître une forte croissance et représenter respectivement 13% et 9% de la production automobile européenne, l’étude prévoit un faible développement pour les voitures à hydrogène ou dotées de moteurs biogaz ou GPL. Le cabinet ne dispose d’aucune information sur la future demande de véhicules électriques à horizon 2025 et souligne le risque pris par les industriels. En conclusion de cette étude, IHS Markit recommande aux pouvoirs publics de mettre en place des mesures incitatives et de déployer davantage de points de charge pour stimuler cette demande.

Toute l'actualité du marché de l'énergie

02 aoû. 2019
Europe

Revue de presse du 02 aoû.

A la une : L’énergie solaire progresse en Europe

19 juil. 2019
Europe

Revue de presse du 19 juil.

A la une : Milan s’apprête à avoir la plus grande flotte de bus électriques au monde

12 juil. 2019
Europe

Revue de presse du 12 juil.

A la une : Tarification du carbone : la Commission européenne enregistre une initiative citoyenne

Voir toutes les revues de presse