Europe

Revue de presse

26 mar. 2021

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Tendances et acteurs

26 mar. 2021 lemonde.fr, 17/03/2021

Véhicules électriques : les ventes mondiales ont doublé

Selon l’indice d’électrification de l’industrie automobile conçu par le cabinet international AlixPartners, les ventes de véhicules électriques ont doublé dans le monde au quatrième trimestre 2020. Baptisé e-range, cet indice mesure la quantité d’autonomie en roulage électrique vendue par chaque constructeur dans chaque pays. Il combine les véhicules tout-électrique avec les hybrides rechargeables en les pondérant, et met en avant la hiérarchie des constructeurs les plus électrifiés. A l’échelle européenne, ce nouveau classement montre que l’américain Tesla a été dépassé par Volkswagen. Le groupe allemand enregistre une très forte progression avec 40 millions de kilomètres électriques vendus contre 19 millions pour le groupe d’Elon Musk, à égalité avec l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi. Le sud-coréen Hyundai arrive en quatrième position avec 17,2 millions de kilomètres, suivi du français PSA, qui gagne trois places avec 10,7 millions de kilomètres. Au niveau mondial, Tesla reste leader avec 100 millions de kilomètres électriques vendus, suivi du groupe Volkswagen avec 45 millions et du fabricant chinois BYD avec 27 millions. Au total, 386 millions de kilomètres électriques ont été vendus au quatrième trimestre 2020, soit 104% de plus qu’à la même période en 2019. La Chine domine ces ventes, douze constructeurs chinois étant classés dans le Top 20. Le marché chinois a enregistré 184 millions de kilomètres vendus, soit une hausse de 99%. L’Amérique du Nord n’a quant à lui enregistré qu’une progression de 41% pour atteindre 55 millions de kilomètres électriques. En revanche, avec 138 kilomètres électriques vendus, l’Europe enregistre une hausse spectaculaire de 180%. L’Allemagne, le Royaume-Uni et la France portent le marché avec respectivement 39 millions de kilomètres (+525%), 19 millions (+188%) et 16 millions (207%). Ces fortes hausses en Europe amènent de nouveaux défis : « le niveau des aides d’Etat ne pourra pas éternellement demeurer au niveau actuel si la croissance continue à ce rythme. On commence à le voir en Norvège, le pays le plus électrifié du monde, où les pouvoirs publics réfléchissent à une taxation de la recharge pour financer l’entretien des routes », souligne Laurent Petizon, directeur général pour la France d’AlixPartners.

26 mar. 2021 challenges.fr, 17/03/2021

Le groupe BMW accélère l’électrification de sa gamme de véhicules

Le constructeur automobile allemand BMW a annoncé son intention d’atteindre une production neutre en carbone à l’horizon 2050 grâce à l’électrification de sa gamme de véhicules. Le groupe entend lancer treize modèles électriques d’ici 2030 dont la future i4. Concurrente directe de la Tesla Model 3, cette voiture devrait disposer d’une autonomie de 590km. En parallèle, le groupe BMW travaille à la conception de modèles électriques inédits tels que le iX, un gros SUV au gabarit équivalent à celui de la Tesla Model X, dont la commercialisation doit débuter à l’automne 2021. Le constructeur prévoit de proposer deux versions à ses clients, à savoir : le xDrive40 (300 ch, 0 à 100 km/h en 6 secondes, batterie de 70 kWh, autonomie de 400 km sur le cycle WLTP) et le xDrive50 (500 ch, 0 à 100 km/h en 5 secondes, batterie de 100 kWh, autonomie de 600 km sur le cycle WLTP). Enfin, le groupe a annoncé la sortie de sa « Neue Klasse », également électrifiable, en 2025. Le constructeur allemand souhaite réduire de 80% ses émissions de CO2 d’ici 2030 grâce à cette stratégie d’électrification – qui s’étend à l’ensemble de ses marques –, et espère qu’à cette même date, 10 millions de ses véhicules électriques auront été vendus. Le groupe lancera dès 2022, une petite version de son i Hydrogen Next, un X5 doté d’une pile à combustible développée en partenariat avec le japonais Toyota.

26 mar. 2021 lemondedelenergie.com, 16/03/2021

Swiss Re, des engagements forts pour une sortie des énergies fossiles

L’entreprise de réassurance suisse Swiss Re a publié une nouvelle liste d’objectifs environnementaux dans laquelle elle fait part de son intention d’accélérer sa sortie des énergies fossiles. Le groupe a annoncé qu’il allait imposer des conditions plus sévères en matière de souscriptions pour les entreprises actives dans le charbon thermique. L’engagement de Swiss Re ne date pas d’hier. En effet, en 2018, l’entreprise a commencé à se désengager du secteur en décidant de ne plus fournir de couverture de risques aux entreprises réalisant plus de 30% de leur activité dans le charbon thermique. Le groupe espère parvenir à une sortie complète du charbon thermique d’ici 2030 dans les pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et d’ici 2040 pour les autres pays. Début 2021, Swiss Re a mis en place une politique similaire de désengagement des activités les plus émettrices de carbone dans la production de pétrole et de gaz. Enfin, le groupe s’est également fixé des objectifs pour ses activités parmi lesquels la réduction de l’empreinte carbone lors des déplacements de ses collaborateurs.

Economies d'énergie et émissions carbone

26 mar. 2021 lemondedelenergie.com, 16/03/2021

Allemagne : la pandémie entraîne une chute historique des émissions de CO2

L’Allemagne a annoncé que la pandémie avait contribué à une baisse historique de ses émissions de CO2 l’année dernière. « En 2020, environ 739 millions de tonnes de gaz à effet de serre ont été rejetées en Allemagne. C’est 70 millions, soit 8,7%, de moins qu’en 2019 », a indiqué le ministère de l’Environnement dans un communiqué. Cette performance porte à 41% la baisse des émissions de CO2 par rapport à 1990 permettant ainsi au pays d’atteindre ses objectifs climatiques. Ce dernier s’était en effet engagé à baisser ses émissions de 40% en 2020 par rapport à 1990, et de 55% en 2030. Ce recul est directement pour un tiers au phénomène conjoncturel lié à la pandémie. Les secteurs des transports et de l’énergie ont en effet enregistré respectivement une baisse de leurs émissions de 11,4 et 14,5%. Les politiques mises en place par Berlin ont permis au pays de progresser dans de nombreux domaines. En 2020, les énergies renouvelables ont contribué à la moitié de la production d’électricité du pays contre seulement 25% dix ans plus tôt. Le pays a prévu d’abandonner le charbon d’ici 2038. Toutefois le secteur des transports reste un point noir, la puissante industrie automobile allemande constituant un frein aux baisses des émissions.

26 mar. 2021 connaissancedesenergies.org, 18/03/2021

Le Royaume-Uni à mi-chemin vers la neutralité carbone

Selon une étude publiée par l’ONG Carbon Brief, les émissions de CO2 ont baissé de 51% au Royaume-Uni entre 1990 et 2020. Plaçant le pays à mi-chemin de l’objectif de neutralité carbone qu’il entend atteindre en 2050, cette performance s’explique principalement par une stratégie de sortie du charbon pour la production d’électricité et par une baisse de 11% des émissions de gaz effet de serre (GES) liée à la crise sanitaire. Ce dernier point fait craindre à l’ONG un rebond des émissions avec la reprise économique : « La nature du déclin en 2020 montre à quel point il sera difficile pour le Royaume-Uni d'éliminer le reste des émissions (de CO2) mais aussi les progrès réalisés avant la tenue en novembre de la conférence de l'ONU sur le climat COP26 » de Glasgow, résume Carbon Brief. Pour mémoire, les émissions de CO2 avaient déjà baissé de 45% en 2019 par rapport à leur niveau de 1990, malgré une activité économique en hausse de 80%. Un recul essentiellement dû à la réduction de la place du charbon dans la production électrique, à des procédés industriels moins polluants et aux efforts réalisés par l’industrie des hydrocarbures pour limiter son impact sur l’environnement. Il convient de noter la lenteur des progrès observés dans les domaines du gaz de chauffage et celui des transports qui représentaient respectivement un cinquième des émissions de GES et un quart des émissions de CO2 au Royaume-Uni en 2019.

26 mar. 2021 connaissancedesenergies.org, 18/03/2021

Carburant aviation durable : Airbus lance une étude sur les émissions en vol

Le secteur aérien s’est donné pour objectif de réduire de 50% ses émissions de CO2 d’ici à 2050, comparé à leur niveau de 2005. Si l’amélioration technique des moteurs et des avions, ainsi qu’une gestion optimisée du trafic aérien sont des atouts certains pour parvenir à cet objectif, la moitié du chemin à parcourir passera principalement par l’utilisation de carburants non fossiles, ou de carburants d’aviation durable (SAF), provenant d’oléagineux, d’huiles recyclées, d’algues, de sucres ou bien de résidus de bois. À ce jour, la plupart des appareils sont certifiés pour voler avec 50% de ces biocarburants. Un consortium emmené par Airbus et complété par le motoriste britannique Rolls Royce, le DLR (centre de recherche aérospatiale allemand) et le producteur de SAF Neste, a récemment fait part de son intention de mener une étude visant à déterminer et à quantifier les « effets d’un carburant 100% durable sur les émissions et les performances des avions ». Le long-courrier A350-900 à la propulsion entièrement durable a déjà survolé Toulouse et d’autres tests devraient avoir lieu en avril puis à l’automne. L’objectif premier de cette étude sera de mesurer les différentes émissions des moteurs, notamment celles de CO2, le principal gaz à effet de serre. Malgré ses contraintes en termes de coût et de disponibilité, le carburant SAF générerait 80% d’émissions de CO2 de moins que ceux émis par le kérosène, estime l’Association du transport aérien international (IATA).

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