Europe

Revue de presse

22 Mai. 2020

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Réglementations et politique de l'énergie

22 Mai. 2020 connaissancedesenergies.org , 13/05/2020

12 nouveaux groupes placés sur la liste noire du fonds souverain de la Norvège

Investi dans plus de 9 200 entreprises, le fonds souverain de la Norvège est le plus important au monde. Il pèse actuellement 931 milliards d’euros, ce qui représente 1,5% de la capitalisation boursière mondiale. L’an passé, afin de le contraindre à se désengager davantage du charbon, le Parlement norvégien a durci les critères d’investissements de son fonds souverain. Le 13 mai 2015, la Banque de Norvège a ainsi annoncé avoir banni de son fonds des grands groupes actifs dans le secteur du charbon, une des énergies fossiles accusées d’être responsable du réchauffement climatique : Glencore, Anglo American, RWE, AGL Energy, Sasol. D’autres ont été placés en observation, tels que BHP Group, Vistra Energy, Enel et Uniper, avant de décréter ou non de leur exclusion. Certaines sociétés ont été inscrites sur cette liste noire en raison de leurs « émissions inacceptables de gaz à effet de serre », selon la banque de Norvège : Canadian Natural Resources, Cenovus Energy, Suncor Energy et Imperial Oil. Enfin, accusés de « dégâts graves sur l’environnement » par la banque de Norvège, le brésilien Vale et l’égyptien ElSewedy Electric ont également rejoint cette liste noire.

22 Mai. 2020 actu-environnement.com , 11/05/2020

Nouveau système de financement d’énergies renouvelables entre pays européens

À compter de 2021, les États membres de l’Union européenne auront la possibilité de financer des projets d’énergies renouvelables construits hors de leurs frontières, au sein de l’Europe. Une partie du financement de ces projets pourra ensuite être prise en compte dans l’objectif de développement des énergies renouvelables de chaque pays. « L’objectif principal de ce mécanisme est de permettre aux États membres de mieux travailler ensemble pour atteindre leurs objectifs en matière d’énergie renouvelable, grâce à des investissements communs », explique la Commission européenne. Ce financement s’effectuera par le biais d’un fonds, créé pour soutenir des appels à proposition pour de nouveaux projets d’énergie renouvelable dans des « États membres d’accueil ». Les États membres « d’accueil » devront définir les critères de ces projets (types de projets, tailles, sites…) et les communiquer à la Commission, tout comme les États membres « contributeurs » (budget, préférences, volumes d’énergies renouvelables qu’ils souhaitent soutenir…). Ces informations permettront à la Commission de concevoir des appels à contribution pour des projets précis et détaillés. Chaque année, l’énergie renouvelable ainsi produite sera attribuée statistiquement aux États membres contributeurs à 80% et à 20% aux États membres d’accueil.

22 Mai. 2020 actu-environnement.com , 12/05/2020

La transition énergétique des régions accompagnée par l’UE

18 États membres de l’Union européenne vont pouvoir bénéficier, dans le cadre du Pacte vert, du soutien de la Commission pour réaliser leur plan territorial pour une transition juste d’ici 2030. Il s’agit notamment de la Belgique, de l’Espagne, de la Finlande, de Chypre ou encore de la Hongrie et de la Pologne. Le financement se fera par le biais du mécanisme financier de la transition juste, qui représente au moins 100 milliards d’euros d’investissement et qui permettra « d’apporter un soutien supplémentaire ciblé aux régions les plus touchées par la transition vers une économie neutre pour le climat, mais moins à même de relever le défi que cela représente », selon la Commission. L’organe exécutif de la Commission apportera également son expertise pour déterminer l’incidence sociale, économique et environnementale de la transition, et sera à même de faciliter le dialogue entre les parties prenantes afin de la réussir au mieux.

22 Mai. 2020 actu-environnement.com , 113/05/2020

« Renovation wave » : la Commission européenne organise une première consultation

Lancée dans le cadre du Pacte vert pour l’Europe, la future initiative « Renovation wave » doit permettre de doubler le nombre de rénovations énergétiques du parc immobilier européen, en misant notamment sur l’intégration des sources d’énergie renouvelable, la résilience climatique ou le développement de la mobilité électrique. À l’heure actuelle, à peine 1% des bâtiments européens bénéficient d’une rénovation énergétique optimale. « Pour atteindre les objectifs climatiques européens pour 2030, il faudrait augmenter les investissements d’environ 325 milliards d’euros par an », détaille l’exécutif européen. Ainsi, du 11 mai au 8 juin, la Commission invite d’ores et déjà les parties prenantes à s’exprimer au sujet des types de bâtiments sur lesquels l’initiative devrait se concentrer (hors logement social, écoles et hôpitaux, déjà pris en compte par les politiques européennes).

Economies d'énergie et émissions carbone

22 Mai. 2020 lemondedelenergie.com , 04/05/2020

Les défis verts de Bruxelles

Annoncé en décembre 2019, le Pacte vert marque un tournant dans la lutte contre le changement climatique, avec la volonté de mettre en place un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières à l’horizon 2021, qui suivrait la logique du pollueur-payeur. Certaines voix se sont élevées contre ce dispositif, à l’image de Wilbur Ross, le secrétaire américain au Commerce, avertissant que Washington riposterait contre toute taxe carbone jugée protectionniste, tandis que la Chine s’est déclarée préoccupée par une telle mesure. Ainsi, sans coordination internationale, l’impatience de l’Europe à vouloir réguler les émissions de carbone risque de donner lieu à de véritables guerres commerciales, entre autres effets « domino » du Pacte vert. L’espoir est donc que Washington et la Chine comprennent qu’il leur faut se rallier à une politique climatique significative et globale, plutôt que de subir des taxes aux conséquences incertaines. Toutefois, avec la crise du Covid-19, bon nombre de gouvernements risquent de sacrifier les enjeux climatiques au nom de la reprise économique. La question qui se pose est donc de savoir comment instaurer le Pacte vert au cœur de la reconstruction des économies européennes. Pour cela, Bruxelles doit porter une stratégie climatique mondiale qui prendra en compte les spécificités des différentes nations, confrontées pour certaines à l’extrême pauvreté ou ayant pour priorité la modernisation de l’économie. Ceci est possible en encourageant des pays à taxer les émissions de CO2 (reconnu comme le moyen le plus efficace de les faire baisser).Autre piste à suivre si l’Europe veut tenir son engagement de devenir climatiquement neutre d’ici à 2050, fixer des normes de performance en matière d’émission dans l’industrie du pétrole et du gaz, au profit d’autres marchés moins néfastes pour l’environnement et le climat — sans négliger les dilemmes des pays producteurs d’hydrocarbures, pour qui adopter une économie verte représente un défi de taille et à risques (troubles sociaux et politiques en cas de baisse significative de revenus). C’est pourquoi l’Europe a tout intérêt à s’investir à l’international pour aider les géants pétroliers à réussir leur transition vers une économie verte, et leur présenter les opportunités qu’offrent les marchés du solaire ou de l’hydrogène.

Energies renouvelables

22 Mai. 2020 actu-environnement.com , 14/05/2020

Les besoins en flexibilité des systèmes énergétiques décarbonés évalués par la Commission Européenne

Selon une étude de la Commission européenne parue le 8 mai, décarboner l’économie européenne à 80% ou 100% engendrera une forte électrification de certains usages (chauffage, industrie, transports…), de par le recours aux énergies renouvelables. Ceci augmentera les besoins en flexibilité, quelle que soit la période. Parmi les solutions permettant d’assurer cette flexibilité figure le stockage, via plusieurs procédés. Le plus répandu en Europe aujourd’hui repose sur les stations de transfert d’énergie par pompage (STEP), permettant un stockage allant de plusieurs heures à plusieurs mois, mais l’étude de la Commission préconise un suivi des installations de stockage, cependant les données actuelles sont incomplètes. D’ici 2030, la flexibilité au quotidien sera assurée par les STEP et des systèmes de batteries, mais en 2050 le système énergétique devra s’appuyer sur la production d’hydrogène décarbonée, issue d’électricité éolienne et photovoltaïque, nécessitant « environ 550 GW d’électrolyseurs », note la Commission. Leur utilisation dépendra cependant de leur coût et de leur compétitivité par rapport aux STEP. Par ailleurs, d’autres solutions de flexibilité pourraient bouleverser les besoins en matière de stockage (recharge intelligente, stockage thermique à court terme), tandis qu’une utilisation optimale de la flexibilité des véhicules électriques et du chauffage pourrait réduire de moitié le besoin en batteries stationnaires. Enfin, l’étude recommande la mise en place d’un cadre juridique stable et clair à l’échelle nationale, afin de lever les obstacles à la rentabilité et à l’émergence des solutions de stockage. Ainsi, à court terme, les décideurs devront créer les conditions favorables et des règles du jeu équitables visant à couvrir les coûts et les risques liés au développement de ces solutions.

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