Europe

Revue de presse

17 juil. 2020

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Réglementations et politique de l'énergie

17 juil. 2020 latribune.fr, 08/07/2020

La Commission européenne présente un plan de développement de l’hydrogène propre

La Commission européenne a présenté le 8 juillet un plan de développement de l’hydrogène propre dans l’Union européenne (UE). « C'est la clé d'une économie européenne forte, compétitive et sans carbone », a justifié Frans Timmermans, le vice-président de la Commission européenne, lors d’une conférence de presse. Un recours accru à cette source d’énergie verte doit offrir à certains secteurs particulièrement polluants, tels que la sidérurgie ou le transport aérien, la possibilité de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Alors que sa production ne dépasse actuellement pas les 9,8 millions de tonnes dans l’UE, le plan prévoit de faire passer la part de l’hydrogène dans le mix énergétique européen à 14% d’ici 2050. Autre défi de taille, cet hydrogène devra à cette date être produit par électrolyse de l’eau à l’aide d’électricité issue de sources renouvelables, non plus à partir d’énergies fossiles. Pour atteindre ses objectifs, la Commission entend contribuer au financement de l’installation de 6 GW d’électrolyseurs d’hydrogène renouvelable. Un million de tonnes d’hydrogène renouvelable doit être produit dans un premier temps avant que la capacité de production ne monte en puissance pour permettre un développement à grande échelle de cette source d’énergie entre 2030 et 2050. Au cours des premières années, d’autres processus de production, émetteurs de carbone, seront maintenus afin d’assurer la stabilité de la production et la compétitivité des prix, un choix que regrettent nombre d’associations écologistes. La Commission tient toutefois à préciser que le recours à des techniques de capture de carbone sera développé afin de limiter les émissions. « Nous sommes les leaders mondiaux dans cette technologie et nous voulons rester en tête mais nous devons faire un effort supplémentaire [...] car le reste du monde nous rattrape rapidement », a alerté Frans Timmermans.

Energies renouvelables

17 juil. 2020 lemondedelenergie.com, 06/07/2020

Europe de l’Est : des énergies renouvelables de plus en plus compétitives

Selon un rapport publié le 06 juillet par BloombergNEF, les énergies renouvelables sont désormais plus avantageuses économiquement que les énergies fossiles en Pologne, en Tchéquie, en Roumanie et en Bulgarie. Dans ces quatre pays d’Europe centrale et orientale, fortement dépendants du charbon, « les renouvelables sont la moins chère des sources de production d’électricité de masse », constatent en effet les auteurs de l’étude : « Les nouveaux projets renouvelables sont en train de devenir compétitifs face aux coûts marginaux des centrales à charbon et à gaz existantes », ajoutent-ils. Dans ce contexte, la part du renouvelable pourrait représenter 47% du mix énergétique de ces pays d’ici à 2030, une part bien plus élevée que l’objectif de 31% figurant dans leurs plans climatiques. Près de 54 milliards d’euros d’opportunités d’investissement et la création de 45 000 emplois seraient associés à un tel essor des énergies renouvelables dans ces quatre pays. Sur dix ans, il entraînerait également une baisse de 50% des émissions de CO2 du secteur électrique et contribuerait à hauteur de 6% aux objectifs de réduction des émissions de l’Union européenne. Rien de tout cela ne sera toutefois possible sans la mise en place de politiques publiques favorables à l’éolien et au solaire, tiennent à préciser les auteurs de l’étude.

17 juil. 2020 yourtopia.fr, 10/07/2020

La BEI contribue au financement de projets d’énergie propre en Espagne et en Autriche

La BEI (Banque européenne d’investissement) a annoncé qu’elle financerait, via le Fonds européen d’investissement stratégique, deux projets de production d’énergie verte. L’institution contribuera en premier lieu à hauteur de 43,5 millions d’euros au financement de la construction et de l’exploitation de la centrale solaire photovoltaïque de Cabrera en Espagne. D’une capacité de 200 MWp, cette installation, la plus grande du genre en Andalousie, sera capable d’alimenter en énergie propre près de 145 000 foyers. La BEI financera également à hauteur de 63 millions d’euros la construction et l’exploitation de deux parcs éoliens autrichiens, d’une capacité totale d’environ 43,6MW.

Tendances et acteurs

17 juil. 2020 journaldelenvironnement.net, 10/07/2020

Les émissions liées à l’usure des pneumatiques échappent encore à toute réglementation

Selon une étude publiée en mars dernier par la société Emissions Analytics, l’usure des pneumatiques est susceptible d’émettre jusqu’à 1 000 fois plus de particules fines qu’un moteur. « En utilisant une berline familiale populaire fonctionnant sur des pneus neufs et correctement gonflés, nous avons constaté que la voiture émettait 5,8 grammes de particules par kilomètre », écrivent les auteurs de l’étude, rappelant que la limite des émissions d’échappement est fixée à 4,5 milligrammes par kilomètre dans l’Union européenne. Les émissions liées à l’usure des pneumatiques étant proportionnelles au poids du véhicule, le phénomène a tout lieu d’inquiéter car les SUV représentent près de 40% des immatriculations de véhicules neufs en Europe. Cette étude vient confirmer les conclusions alarmantes d’un rapport publié par le gouvernement britannique en 2019 : ce dernier révélait en effet que l’usure des freins et des pneus était responsable de 73% des particules PM10 et de 60% des PM2.5 émises par le transport routier. Paradoxalement, « si les émissions d’échappement sont strictement réglementées depuis de nombreuses années, l’usure des pneus n’est absolument pas plafonnée », déplore Emissions Analytics. Un temps envisagée par le Conseil européen, la possibilité de faire figurer sur les étiquettes le niveau d’émissions de particules générées par l’abrasion des pneumatiques a finalement été abandonnée : « Il a été décidé qu'il n'existait pas actuellement de méthode fiable pour les mesurer, rendant impossible l'inclusion de telles informations », explique en effet une porte-parole de l’ONG Transport et Environment.

17 juil. 2020 lemondedelenergie.com, 06/07/2020

Le groupe allemand Siemens veut « sortir du charbon » d’ici 2038

Siemens a annoncé le 9 juillet sa volonté de voir sa division énergie mettre un terme à ses activités liées à la production charbonnière : « J’ai demandé au conseil exécutif de Siemens Energy de me soumettre rapidement un plan de sortie du charbon. [Il] sera plus responsable que les revendications unilatérales de certains activistes, mais il sera certainement plus rigoureux que ce qui est souhaité par ceux qui traînent des pieds », a ainsi déclaré Joe Kaeser, le PDG du groupe allemand, lors d’une assemblée générale extraordinaire. Annoncé en mai 2019, le plan de scission de la filiale Siemens Energy a également été adopté à cette occasion. Le groupe entend en effet renoncer à son activité historique pour se concentrer sur l’élaboration de solutions numériques à destination de l’industrie manufacturière. Siemens restera dans un premier temps l’actionnaire principal de Siemens Energy avant de réduire significativement sa participation dans un délai compris entre « 12 et 18 mois ». Le groupe conservera toutefois une minorité de blocage afin de pouvoir peser dans les décisions prises par son ancienne filiale. Cette annonce intervient peu après l’adoption par les parlementaires allemands d’un projet de loi prévoyant une sortie du charbon d’ici 2038.

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