Europe

Revue de presse

09 déc. 2022

Partager :

Réglementations et politique de l'énergie

09 déc. 2022 challenges.fr, 29/11/2022

L’UE mise sur l’utilisation de remorques à camions plus légères pour réduire les émissions de CO₂

Selon le Conseil de l’Union européenne (UE), « environ 6 % des émissions totales de gaz à effet de serre dans l'Union » sont générées par les véhicules lourds tels que les camions, les autocars et les bus. Forte de ce constat, la Commission européenne souhaite encourager les constructeurs de poids lourds à produire et les transporteurs à s’équiper de remorques plus légères et moins énergivores afin de réduire leur consommation de carburant. En août 2022, l’UE a ainsi révisé les règles de certifications des poids lourds, en imposant une évaluation des émissions de carbone individuelle des semi-remorques et des tracteurs. Grâce à ce nouveau protocole, les transporteurs et les autorités disposeront d’une base de données anonymisées leurs permettant de comparer les différentes remorques et leur incidence sur la consommation d’énergie. Si les objectifs de réduction de CO₂ auxquels devront répondre les fabricants de remorques ne sont pas encore établis, l’UE entend déjà favoriser les remorques allégées par le biais d’une prime d’ici 2024.

Economies d'énergie et émissions carbone

09 déc. 2022 lopinion.fr, 04/12/2022

La Commission européenne incite au captage et au stockage du carbone

Le 30 novembre 2022, la Commission européenne a présenté un nouveau cadre destiné à inciter les secteurs industriels et agricoles à capter et stocker davantage de carbone pour compenser les émissions ne pouvant être diminuées. En avril 2022, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) avait déjà reconnu que le recours à des technologies destinées au captage du CO2 était « inévitable ». L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a également estimé dans sa feuille de route « Net Zero by 2050 » que l’humanité devait capter 4 milliards de tonnes de CO2 par an d’ici à 2035 et 7,6 milliards d’ici à 2050. Les technologies de captage et de stockage du CO2 n’ont pas toutes atteintes le même niveau de maturité et le coût d’élimination d’une tonne de CO2 varie d’une dizaine à plusieurs milliers d’euros. En 2021, 76 projets de capture, transport stockage et réutilisation (CCUS) du CO2 ont été dénombrés par l’Ifri dans seize pays européens. Ces projets représenteraient un stockage potentiel de 50 millions de tonnes de CO2. Les projets de captage liés au secteur des transports et à l’infrastructure sont particulièrement prisés en Europe du Nord, la Norvège et l’Islande soutenant notamment de nombreux projets. À terme, le carbone capturé pourrait servir de matière première pour la fabrication de béton, de produits chimiques ou de fertilisant pour les serres.

09 déc. 2022 lesechos.fr, 01/12/2022

Le marché du carbone s’étend au transport maritime

Les législateurs européens ont décidé d’étendre le marché du carbone (ETS) au transport maritime. Les navires de plus de 5 000 tonnes brutes devront ainsi couvrir progressivement couvrir 40% des émissions du secteur en 2025, puis 70% en 2026 pour atteindre 100% en 2027. Les navires transitant en Europe devront payer 100% de leurs émissions tandis que les navires voyageant vers ou depuis des pays tiers devront en payer 50%. Les émissions issues du méthane et de l’oxyde d’azote seront également soumises à l’obligation d’achat de quotas à partir de 2027. Cette initiative vise à inciter les compagnies maritimes, responsables de 3% des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial, à développer des solutions de décarbonation. Pour Jacob Armstrong, responsable du transport maritime durable au sein de T&E, cet accord qui arrive après 2 ans de négociations est un « tournant décisif ». L’accord doit encore être validé par les États-membres, mais d’après le rapporteur du Parlement européen sur la révision du marché du carbone, il pourrait permettre l’économie de 120 millions de tonnes de CO2 et générer 1,5 milliard d’euros à travers la vente de 20 millions de crédits de carbone. Ces revenus seront réinvestis dans un fonds d’innovation pour financer les transports durables et protéger les océans. Jim Corbett, le directeur Environnement Europe du World Shipping Council (WSC) espère que « le marché carbone maritime stimulera les investissements dans les énergies renouvelables et dans les réseaux d'approvisionnement nécessaires aux carburants alternatifs nécessaires pour faire la transition ».

Tendances et acteurs

09 déc. 2022 latribune.fr, 30/11/2022

Airbus et Renault développent les batteries électriques du futur

Airbus et Renault s’associent « pour faire évoluer les technologies liées au stockage de l'énergie, qui reste l'un des principaux obstacles à l'autonomie des véhicules électriques ». Les deux partenaires entendent travailler conjointement sur pour optimiser la gestion de l’énergie des batteries électriques, ainsi qu’à la réduction de leur poids et au renforcement de leur densité énergétique d’ici 2030. Afin de limiter leur impact environnemental, l’ensemble de leur cycle de vie sera pris en compte, « de la production à la recyclabilité, afin de préparer l'industrialisation de ces futurs modèles de batteries ». Selon une étude de la société Minviro, le développement de ces batteries solides et durables pourrait permettre de réduire de 39% les émissions de CO₂ par rapport aux batteries classiques. « En associant l'expérience de Renault Group dans le domaine des véhicules électriques à nos propres résultats en matière de démonstrateurs de vol électrique, nous pourrons accélérer le développement des technologies disruptives nécessaires aux futures architectures d'avions hybrides dans les années 2030 et au-delà », indique Sabine Klauke, directrice de l'ingénierie d'Airbus. « Cela favorisera également l'émergence de normes techniques et réglementaires communes à l'appui des solutions de mobilité propre nécessaires pour atteindre nos objectifs climatiques ».

09 déc. 2022 latribune.fr, 29/11/2022

Rolls-Royce et EasyJet développent un moteur d’avion à hydrogène

Dans le cadre d’un partenariat visant à décarboner le secteur de l’aviation, Rolls-Royce et EasyJet développent ensemble un moteur d’avion à hélice alimenté en hydrogène. En novembre 2022, le motoriste et la compagnie aérienne britannique ont procédé à des tests dans un centre d'essai militaire à Salisbury. Un moteur de petit avion de dessertes régionales a été alimenté par de l'hydrogène vert sous forme gazeuse, fabriqué à partir d'énergie éolienne et marémotrice. Ce « premier essai au monde d'un moteur d'avion moderne avec de l'hydrogène marque une étape majeure pour prouver que l'hydrogène pourrait être le carburant zéro carbone de l'aviation du futur », a déclaré Rolls-Royce. Une deuxième série d’essais, portant cette fois-ci sur un réacteur Pearl 15, doit permettre aux deux partenaires de « prouver que l'hydrogène peut fournir de l'énergie de manière sûre et efficace aux moteurs d'avions civils ». Face aux limites techniques, notamment en matière de stockage d’hydrogène, le président exécutif d'Airbus, Guillaume Faury, se montrait cependant moins ambitieux lors du dernier Paris Air Forum, estimant que « l’impact de l’hydrogène » devrait être « encore très limité » jusqu’à 2050.

Toute l'actualité du marché de l'énergie

27 jan. 2023
Europe

Revue de presse du 27 jan.

A la une : Union Européenne : nouveau règlement en faveur d’une « industrie à zéro émission nette »

20 jan. 2023
Europe

Revue de presse du 20 jan.

A la une : La France veut réformer le marché européen de l’électricité

13 jan. 2023
Europe

Revue de presse du 13 jan.

A la une : Union Européenne : 2022, une année record pour le photovoltaïque

Voir toutes les revues de presse