Europe

Revue de presse

09 oct. 2020

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Réglementations et politique de l'énergie

09 oct. 2020 actu-environnement.com, 30/09/2020

Union européenne : révision de la directive IED

Fixant les niveaux d’émissions autorisés de plus de 80 polluants d'origine industrielle, la directive sur les émissions industrielles (dite IED) sera révisée en 2021. S’appliquant aux 50 000 installations les plus polluantes d'Europe, ce texte a pour objectif d’amener les industriels à réduire leurs émissions en utilisant les meilleures techniques disponibles (MTD), préalablement définies par des experts, des associations de l'environnement et des représentants de l'industrie. Une étude d'impact a été lancée pour nourrir la proposition de révision. La Commission européenne entend également lancer une consultation publique et mener une enquête ciblée destinée aux parties prenantes et aux experts. Si les émissions ont baissé de « 77 % pour le dioxyde de soufre, 49 % pour les oxydes d'azote et 81 % pour les particules de poussières » depuis 2004, la directive a eu peu d’impact sur les émissions de CO2. La révision dont elle fera l’objet l’année prochaine doit permettre de remédier à cette situation. Parmi les points d’amélioration identifiés figurent notamment un élargissement du champ d’application de la directive et une participation plus active des représentants de la société civile à la prise de décision relative aux autorisations d’exploiter.

09 oct. 2020 revolution-energetique.com, 01/10/2020

Présentation du plan de « reprise économique verte » par Boris Johnson

Lors d'une table-ronde à distance des Nations Unies consacrée au climat, le Premier ministre britannique a présenté son plan de « reprise économique verte » pour la Grande-Bretagne. Boris Johnson a annoncé vouloir faire de son pays « l'Arabie saoudite de l'énergie éolienne ». La comparaison avec l'Arabie Saoudite, qui produit, avec ses 11,8 millions de barils par jours, l'équivalent de 21,8 Twh d'énergie montre l'ambition du Premier ministre. Boris Johnson souhaite également que la Grande-Bretagne devienne un des leaders mondiaux dans la capture et le stockage du CO2. Enfin, il a annoncé un « gros pari sur l'hydrogène » pour les transports lourds, les véhicules thermiques et hybrides devant quant à eux être remplacés par des véhicules électriques d'ici 2040.

Economies d'énergie et émissions carbone

09 oct. 2020 gazdaujourdhui.fr, 29/09/2020

Le nouveau plan de réduction des émissions du Danemark

En décembre 2019, le parlement danois s'était donné comme objectif une réduction des émissions nationales de gaz à effet de serre de 70% à l'horizon 2030, soit environ 20 millions de tonnes équivalent CO2 (MtCO2eq), puis d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2050. Une réduction de 5 MtCO2eq d'ici 2030 devrait être rendue possible grâce aux initiatives prises par le gouvernement l'année dernière. De plus, entre 9 et 16,5 MtCO2eq seront économisés grâce à l'utilisation du stockage par captage du carbone (CSC), l'électrification, les biocarburants et le Power-to-X. Le gouvernement estime qu’atteindre ces objectifs coûtera entre 2 et 3 milliards d'euros. En 2019, le Danemark était déjà un bon élève en matière de respect de l'environnement, sa consommation d’électricité étant couverte à 75% par les énergies renouvelables. Un accord sur le climat signé en juin 2020 entre le gouvernement et le Parlement danois vise à réduire de 3,4 Mt les émissions de CO2. Il prévoit la mise en place d’une taxe sur les émissions de CO2 et de GES (gaz à effet de serre) ainsi que la création de trois hubs éoliens offshore, d’une capacité allant de 1 à 5 GW.

09 oct. 2020 journaldelenvironnement.net , 02/10/2020

Normes d’émissions de CO2 : certains constructeurs automobiles misent sur les crédits d’émission

Menacés de lourdes sanctions financières, les constructeurs automobiles cherchent des solutions pour se conformer aux nouvelles normes européennes qui prévoient une réduction des émissions moyennes de CO2 à 95g/km en 2021 pour les véhicules neufs. Selon l'ONG International Council on Clean Transportation (ICCT), le niveau actuel d’émission de la plupart des fabricants dépasse toujours l'objectif de 7g. Si PSA, avec 92g/km, et Renault, avec 95g/km, respectent d’ores et déjà les futures normes, le constructeur allemand Daimler dépasse la limite de 15g/km. En cas de non-respect des normes, les constructeurs devront payer 95 euros par gramme de CO2 dépassé pour chaque véhicule concerné circulant dans l'Union européenne, soit une somme qui devrait s’élever à plusieurs milliards d'euros. Alors que les immatriculations de véhicules ont chuté en août 2020, les constructeurs espèrent faire de cette contrainte une opportunité et séduire les consommateurs en leur proposant des véhicules faiblement émetteurs de CO2. Pour les constructeurs dans l’incapacité de respecter les limites fixées, une solution reste possible : celle du rachat des crédits d'émission. Les constructeurs automobiles respectueux des normes européennes récoltent en effet des crédits qu'ils peuvent ensuite vendre à des concurrents se trouvant dans une situation moins favorable. Tesla a par exemple vendu pour 1,8 milliard de crédits pour 3 ans à Fiat Chrysler, tandis que Volkswagen a au contraire acheté les crédits CO2 du groupe chinois SAIC.

Energies renouvelables

09 oct. 2020 news-24.fr, 29/09/2020

Énergies renouvelables : collaboration entre Microsoft et SSE Airtricity

La division irlandaise de Microsoft collabore avec la société de services publics SSE Airtricity pour installer des panneaux solaires connectés à Internet sur les toits de 27 écoles dans les provinces de Leinster, Munster et Connaught. Les panneaux solaires seront connectés à une plate-forme de cloud computing du groupe Microsoft. Financé à hauteur de 1,17 million de dollars par le Microsoft Sustainability Fund, ce projet prévoit de donner aux élèves la possibilité d’obtenir des informations sur la consommation énergétique de leur école grâce à des écrans connectés. Les écoles irlandaises sont loin d’être les seules à bénéficier des énergies renouvelables : à Oslo, la société norvégienne Veidekke prévoit notamment de construire une école fonctionnant à l'énergie photovoltaïque d'ici à 2023. Au Royaume-Uni, l'Université de Plymouth utilise, quant à elle, un système de gestion intelligent des bâtiments, permettant de limiter le gaspillage énergétique.

Tendances et acteurs

09 oct. 2020 lemondedelenergie.com, 01/10/2020

Fin des investissements dans les énergies fossiles pour l'université de Cambridge

Souhaitant atteindre la neutralité carbone en 2038, l'université de Cambridge a annoncé qu’elle renoncerait à investir dans les énergies fossiles d’ici 2030. Gérant 3,5 milliards de livres, le fonds d'investissements de l'université se concentrera sur les énergies renouvelables : « Le changement climatique, la destruction de l’environnement et la baisse de la biodiversité représentent une menace existentielle pressante », a rappelé Tilly Franklin, responsable de l’investissement à l’université, pour justifier cette décision. « Nous espérons que d'autres institutions nous rejoindront et prendront des mesures fortes face à l'urgence climatique », a pour sa part commenté le président du syndicat des étudiants de Cambridge, Ben Margolis. Détentrice d’un fonds d’investissement de 3 milliards de livres, l'université d'Oxford a annoncé une décision similaire en avril 2020.

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