Europe

Revue de presse

08 Mai. 2020

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Réglementations et politique de l'énergie

08 Mai. 2020 mediaterre.org, 03/05/2020

Le transport maritime pourrait bientôt devoir payer pour ses émissions de CO2

Responsables d’environ 3% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), les transports maritimes internationaux pourraient bientôt être soumis à des quotas d’émissions de CO2. Les députés du Parlement européen envisagent en effet d’inclure l’industrie maritime dans le système de quotas d’émission (SEQE). Les eurodéputés de la Commission environnement appuient activement cette demande et invitent la Commission à calculer le nombre de permis de polluer à délivrer au secteur. Pour rappel, l’ONG « Transport and Environment » estime que le transport maritime européen de marchandises et de passagers est responsable de près de 139 millions de tonnes de CO2 émises en 2018.

08 Mai. 2020 gaz-mobilite.fr, 30/04/2020

Gas for Climate réclame un objectif contraignant de gaz renouvelable

Composé de dix grandes sociétés européennes de transport de gaz et de deux associations de l’industrie des gaz renouvelables, le consortium européen Gas for Climate invite la Commission européenne à imposer un objectif de 10% de gaz renouvelables d’ici 2030. Selon la dernière étude publiée par le cabinet de conseil Guidehouse, « la production à grande échelle de biométhane et d’hydrogène – transportés, stockés et distribués par les infrastructures existantes - peut jouer un rôle important dans la réduction des émissions d’ici 2030 » et permettre d’atteindre l’objectif de zéro émission nette avant 2050. La Commission européenne considère pour sa part que l’électricité à faible teneur en carbone issue des énergies renouvelables (EnR) et du nucléaire constituera « l’épine dorsale » du système énergétique européen d’ici 2050 et répondra à 53% de la demande d’énergie. Au sein de l’Union européenne, les points de vue continuent toutefois à diverger sur les modes de consommations. Bien qu’encourageant la consommation de biogaz dans l’industrie des produits chimiques, de l’acier ou des transports, la Commission européenne a toutefois mis en garde contre les effets secondaires potentiellement négatifs des gaz verts sur l’environnement. « Gardons ces précieux gaz renouvelables pour des applications comme l’industrie lourde, le transport à longue distance, l’aviation et le transport maritime où l’électrification n’est pas possible à court terme », a déclaré Jutta Paulus, membre du groupe allemand des Verts au Parlement européen. Daan Peters, directeur de l’énergie chez Guidehouse, propose quant à lui de faire de l’objectif de 10% de gaz renouvelable un « sous-objectif » de la directive européenne qui impose 32% d’EnR d’ici 2030. Selon lui, « la plupart des objectifs seraient atteints par le biométhane » à cette date puis l’hydrogène vert se développera pour représenter « deux tiers de la consommation d’hydrogène de l’UE […] d’ici 2050 ». En attendant le développement de la production d’hydrogène vert, l’Europe pourrait s’approvisionner en hydrogène « gris » provenant du gaz naturel et l’hydrogène « bleu », généré à partir de gaz avec captage de CO2.

Economies d'énergie et émissions carbone

08 Mai. 2020 actu-environnement.com, 30/04/2020

Un label environnemental pour le transport maritime

L’association Surfrider Foundation (accompagnée par l’Ademe) et l’Alliance Verte ont transposé en Europe le label nord-américain de performance environnementale du transport maritime, appelé « Green Marine Europe ». Ce nouveau label concerne les émissions de gaz à effet de serre, les émissions polluantes, le bruit sous-marins, les espèces aquatiques envahissantes, la gestion des matières résiduelles et les rejets huileux. Les armateurs qui aspirent à obtenir ce label doivent auto-évaluer leur performance environnementale, passer ensuite une évaluation externe et publier leurs résultats. Ces derniers seront vérifiés de manière indépendante tous les deux ans. La performance individuelle de chaque entreprise doit être rendue publique tous les ans. Afin de faciliter la diffusion du label, les armateurs peuvent adhérer gratuitement la première année.

08 Mai. 2020 premiumbeautynews.com, 30/04/2020

L’entreprise Iggesund veut se libérer de sa dépendance aux énergies fossiles

Si l’entreprise suédoise Iggesund Paperboard fait déjà figure de modèle en matière de réduction des émissions de CO2, elle souhaite encore aller plus loin dans sa transition énergétique. Spécialisée dans la fabrication de carton haut de gamme, l’entreprise a déjà investi 380 millions d’euros depuis 2010 pour améliorer son efficacité énergétique. La bioénergie représente désormais plus de 90% de l’alimentation des cartonneries, alors que sa production a atteint des records en 2019. 90 GWh ont ainsi pu être économisés en 2019, soit l’équivalent de la consommation énergétique de 3 500 foyers. Mais Iggesund ne compte pas s’arrêter là et l’entreprise s’attaque désormais aux émissions dues au transport de ses produits ainsi qu’à la consommation d’eau liée à leur production. Une première réduction de 10% de la consommation d’eau a été obtenue en 2019 et l’entreprise cherche activement des solutions de transport alternatives.

Production d'énergie

08 Mai. 2020 connaissancedesenergies.org, 28/04/2020

Grande-Bretagne : les centrales à charbon à l’arrêt depuis le 9 avril

Depuis le 9 avril, les centrales à charbon ne sont plus sollicitées en Grande-Bretagne pour produire de l’électricité. Une situation inédite depuis 1882, date de mise en service de la première centrale à charbon à Londres (Holborn Viaduct). D’après National Grid ESO, le gestionnaire de réseau britannique, deux facteurs concourent à cette situation : d’une part, le contexte sanitaire a entraîné une baisse de 10% à 15% des niveaux de consommation par rapport à la norme habituelle ; d’autre part, le temps particulièrement clément a permis de solliciter davantage les installations d’énergie renouvelable. Cette annonce intervient alors que le gouvernement britannique s’est engagé à fermer les centrales à charbon dans tout le Royaume-Uni d’ici 2025, voire même au 1er octobre 2024, selon les dernières déclarations de Boris Johnson. Il s’agit d’un tournant majeur dans la stratégie énergétique du pays qui a longtemps reposé sur le charbon : si en 2012, il représentait 40% de la production d’électricité, il a chuté à seulement 2,1% en 2019. Le recul du charbon a déjà permis de réduire de 63,7% les émissions de CO2 liées à la production d’électricité en Grande-Bretagne.

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