Europe

Revue de presse

08 jan. 2021

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Réglementations et politique de l'énergie

08 jan. 2021 Actu-environnement.com, 16/12/2020

Réseaux énergétiques : plan européen pour intégrer l'éolien en mer et le gaz vert

La Commission européenne a adopté le 15 décembre la proposition de révision du règlement sur les infrastructures énergétiques transeuropéennes, adopté en 2013. « Le moment est venu d’investir dans les infrastructures énergétiques de demain. Les règles RTE-E révisées permettront d’intégrer des technologies propres dans notre système énergétique, y compris l’énergie éolienne en mer et l’hydrogène. Nous devons dès à présent mettre nos infrastructures énergétiques à niveau pour atteindre l’objectif de neutralité climatique à l’horizon 2050 », a expliqué Frans Timmermans, vice-président exécutif chargé du pacte vert pour l’Europe. Afin de favoriser l’électrification du système énergétique, l’intégration des énergies marines et l’approvisionnement en gaz vert, des projets d’intérêt commun (PIC) bénéficieront d’aides qui, a contrario, seront désormais refusées aux infrastructures de transport de pétrole et de gaz naturel. « Seuls [seront] sélectionnés en tant que projets d’intérêt commun les projets d’infrastructures pour lesquels il n’existe pas de solutions alternatives raisonnables et qui contribuent aux objectifs de décarbonation de l’UE », a précisé la Commission. Le réseau d’hydrogène européen, les smartgrids et certains types d’électrolyseurs seront ajoutés à la liste des infrastructures énergétiques éligibles. Le réseau existant sera adapté au transport de biométhane, grâce à la création d’une nouvelle catégorie d’investissement. Les infrastructures de transport de dioxyde de carbone en vue de son stockage bénéficieront également des aides de l’Europe. Enfin, les réseaux électriques en mer ont vocation à se développer, de nouvelles dispositions facilitant la planification et la mise en œuvre des projets. « Les Etats membres, avec le soutien de la Commission, vont à présent définir et arrêter conjointement le volume de la production d’énergie renouvelable en mer à déployer dans chaque bassin maritime d’ici à 2050, avec des étapes intermédiaires en 2030 et 2040 », précise la Commission européenne.

08 jan. 2021 Connaissancedesenergies.org, 31/12/2020

Transition énergétique : l’Allemagne lance deux projets phares

L’Allemagne lance en 2021 deux mesures phares de sa transition énergétique : la mise en place d’une taxe carbone sur les transports et les habitations, et la fermeture progressive des centrales à charbon censée s’achever en 2038. Depuis le 1er janvier 2021, la tonne de CO2 est facturée 25 euros, chiffre qui passera à 30 euros par tonne de CO2 en 2022, puis 55 euros en 2025 ; une taxation qui devrait rapporter 56,2 milliards d’euros à l’Etat allemand au cours des quatre prochaines années. Toutefois, pour Christiane Averbeck, directrice de l’ONG allemande « Alliance pour le climat », la loi « n'apporte pas la contribution nécessaire » pour atteindre une production d’électricité à 65% renouvelable et une baisse de 55% des émissions de GES d’ici 2030 comme l’Allemagne s’en est fixée l’objectif. Selon elle, cette taxe carbone est affaiblie « par des exceptions de grande portée pour des branches entières de l’industrie ». L’arrêt des activités des centrales à charbon débutera dès cette année avec la fermeture d’un bloc de 300 MW de la centrale de Niederaussem, 4,7 GW de capacité répartis sur plusieurs centrales à houille devant être débranchés le 1er janvier. La production d’électricité d'énergies fossiles allemande reposant à 26% sur la lignite et la houille, le gouvernement a promis un plan de 40 milliards d’euros pour soutenir les régions minières.

Energies renouvelables

08 jan. 2021 Actu-environnement.com, 22/12/2020

Mix énergétique européen : croissance des énergies renouvelables

En 2019, la part des énergies renouvelables (EnR) a atteint 19,7% de la consommation finale brute d’énergie des 27 Etats membres de l’Union européenne, a annoncé la Commission européenne le 21 décembre 2020. Selon les statistiques d’Eurostat, la France a atteint 17,2% d’EnR, se situant ainsi à 5,6 points de son objectif national de 23% en 2020. France se démarque en étant le pays le plus en retard, suivi des Pays-Bas (5,2 points de retard), de l’Irlande et du Luxembourg (tous les deux avec 4 points de retard). Quatorze des Etats de l’Union européenne ont dépassé leurs objectifs nationaux et six autres y sont presque parvenus. Avec 56,4% d’énergie produite issue de sources renouvelables dans son mix énergétique, la Suède arrive en tête, suivi de la Finlande (43,1%), de la Lettonie (41%), du Danemark (37,2%) et de l’Autriche (33,6%).

08 jan. 2021 Ouest-France.fr, 01/01/2021

Energies renouvelables : le Portugal fait figure d’exemple

Le Portugal fait figure d’élève modèle en Europe en matière d’énergies renouvelables. En effet, le pays a su tirer parti de ses 1 793 km de côtes et de ses nombreux cours d’eau, pour centrer son mix énergétique autour de l’énergie hydroélectrique et de l’éolien. Aujourd’hui, le Portugal dispose d’une électricité à 56% d’origine renouvelable. « Il y a une fierté, pour le pays, d’être parmi les plus grands producteurs dans le monde et d’avoir fait une partie du chemin vers la neutralité carbone », se félicite Pedro Amaral Jorge, président de l’association portugaise des énergies renouvelables. Braga, qui se classe dans le top 100 mondial des métropoles vertes, a installé des panneaux solaires sur le toit de ses écoles et dans ses parkings. La ville de Braga, dont la consommation est assurée à 80% par les énergies renouvelables, souhaite équiper sa flotte de bus de panneaux solaires ; une initiative qui devrait se traduire par une économie annuelle de 50 000 euros par an et une baisse considérable de l’impact carbone. Le lycée international français de Porto a fait le pari de l’énergie solaire avec l’installation de 246 panneaux photovoltaïques : « Il y a une dimension économique mais aussi pédagogique pour les élèves sur les questions de développement durable » explique Patrick Lemiere, proviseur du lycée.

Tendances et acteurs

08 jan. 2021 Lemonde.fr, 17/12/2020

Production de l’acier décarboné en Suède

Jan Moström, patron de la compagnie minière suédoise LKAB, a présenté le 23 novembre 2020 un projet représentant, selon lui, « la plus grande transformation des cent trente années d’histoire de l’entreprise [et] le plus gros investissement industriel jamais réalisé en Suède ». Cette entreprise d’Etat entend investir 400 milliards de couronnes soit 39,2 milliards d’euros, dans la décarbonation de toutes ses opérations à l’horizon 2045 pour fabriquer un acier zéro carbone à partir de fer lui-même produit sans recours aux énergies fossiles. L’industrie sidérurgique est responsable de plus de 7% des émissions de CO2 dans le monde. « Qu’on le veuille ou non, nous devons changer notre façon de faire […]. Plutôt que rester passif, nous avons décidé de prendre de l’avance », a déclaré Markus Petäjäniemi, responsable marché et technologie de la société LKAB. La compagnie minière suédoise fournit actuellement à ses clients des boulettes contenant entre 67% et 68% de fer, qui doivent être fondues avec du coke (charbon brûlé) dans des hauts-fourneaux extrêmement polluants pour produire de l’acier. Ces boulettes ont vocation à être remplacées d’ici 2045 par des « éponges » dont la teneur en fer pourra atteindre 95%. Ces dernières seront produites dans une installation située non loin de la mine d’extraction grâce à un procédé de « réduction directe » : le minerai sera désoxydé grâce à de l’hydrogène, produit par électrolyse à base d’énergies renouvelables. La production d’acier décarboné permettra ainsi de remplacer les hauts-fourneaux polluants par des fours à arc électrique alimentés en EnR et de réduire les émissions des sidérurgistes suédois de 35 millions de tonnes de CO2, soit les deux tiers de l’impact climatique du pays. Jan Moström, président de LKAB, soutient que cet investissement permettra à la compagnie minière suédoise de doubler son chiffre d’affaires d’ici 2045, de créer plusieurs milliers d’emplois et d’augmenter « la valeur de notre produit, en agissant pour le climat ».

08 jan. 2021 Connaissancedesenergies.org, 29/12/2020

Groupe Fiat Chrysler : production de voitures électriques en Pologne

Le groupe automobile FCA a annoncé, le 29 décembre 2020, la modernisation de son usine de Tychy, dans le Sud de la Pologne, afin d’y produire des voitures électriques. Dans un communiqué, le groupe annonce que l’usine fabriquera des modèles des marques Fiat, Jeep et Alfa Romeo « utilisant les systèmes d'entraînement les plus avancés, dont certains entièrement électriques ». L’usine, qui emploie 2 500 personnes, a produit 263 176 véhicules en 2019. Ce communiqué survient quelques semaines après l’annonce de la construction d’une usine à Jaworzno qui produira 200 000 véhicules électriques par an. Cette usine, qui devrait ouvrir d’ici 2024, emploiera 3 000 personnes et sera à l’origine de 12 000 créations d’emplois supplémentaires chez les fournisseurs et sous-traitants. Les deux usines auront la « la possibilité de bénéficier d'exemptions fiscales » et d’un investissement de 450 millions d’euros de la part de l’Etat polonais, en plus des 1, 108 milliards d’euros du groupe FCA. Cet investissement doit permettre de compenser en partie le remplacement potentiel de 80 000 emplois actuels dans l’exploitation minière lié à la fermeture de mines. Dépendante du charbon, la Pologne s'est engagée à fermer sa dernière mine d'ici 2049 pour atteindre les objectifs d'émissions nettes nulles que s'est fixés l'UE.

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