20 avr 2012

Les énergies renouvelables : un atout du mix énergétique français

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Sous l’impulsion des lois Grenelle 1 et 2, et en accord avec le Paquet Energie Climat de l’Union européenne, la France s’est fixé en 2008 des objectifs ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de développement des énergies renouvelables.

Bien qu'elle bénéficie d'un parc de production (hydraulique et nucléaire) parmi les moins émetteurs de CO2 de l'Union européenne, la France a pour objectif de porter à 23 % la part des Energies Renouvelables (EnR) dans sa consommation d'énergie finale d'ici 2020.

Cette stratégie sans précédent vise à répondre aux enjeux majeurs que sont la demande croissante en électricité, la sécurité d'approvisionnement et l'indépendance énergétique du pays. Elle concourt également à la lutte contre le changement climatique et au développement économique des filières industrielles « vertes ».

Pour accompagner la France dans cette transition énergétique, le gouvernement a établi en juin 2009 une Programmation Pluriannuelle des Investissements (PPI) en définissant le potentiel de développement de chaque filière, et prévoit une hausse de 120 % des énergies renouvelables d'ici 2020. Parallèlement, diverses incitations et aides ont été mises en place et une politique de soutien à la recherche et à l'innovation de la filière a été engagée, notamment dans le cadre du programme « Investissement d'Avenir ».

Les perspectives de développement des EnR en France pour 2020

L'éolien constituera l'essentiel de l'effort, avec un objectif de capacités installées de 19 GW en terrestre et de 6 GW en offshore, soit une augmentation de 400 % du parc actuel. Le photovoltaïque représentera au moins 5,4 GW et la biomasse 2,3 GW.

Atout majeur du mix énergétique français, l’énergie hydraulique est la 2ème source de production après le nucléaire, avec 25,7 GW dont 640 barrages exploités par EDF. Pour cette filière, la PPI propose une augmentation du parc existant correspondant à 2,5 GW.

Bien que dotées d’un avenir prometteur au niveau mondial, les énergies marines resteront limitées en France d’ici 2020 et le développement du solaire thermodynamique sera restreint par le manque d’ensoleillement du territoire métropolitain. Par ailleurs, des appels d'offres pour le développement de centrales de cogénération à partir de biomasse solide (bois, paille, résidus agricoles…) sont régulièrement lancés, et le biogaz issu de déchets ménagers, industriels ou agricoles devrait être de plus en plus valorisé sous forme d'électricité. Quant à la géothermie, de nouveaux débouchés vers des exploitations industrielles de grande échelle semblent se dessiner notamment dans les territoires d'outre mer.

Ou en est-on aujourd'hui ?

La part des EnR dans la production d'électricité s'élève à 15 %, dont 12,4 % pour l'hydraulique et 3,6 % pour les autres EnR (soit environ 85 TWh de la production globale française pour un objectif d'environ 155 TWh à l'horizon 2020). Selon le Syndicat des Energies Renouvelables*, les investissements réalisés dans l'ensemble des filières ont permis d'augmenter significativement la consommation d'énergies renouvelables en France depuis 2005, avec un hausse de près de 33 % sur les cinq dernières années.

* Sources : Le livre blanc des énergies renouvelables, des choix qui fondent notre avenir - Syndicat des Energies Renouvelables - janvier 2012

Le positionnement d'EDF sur le marché des EnR

Encouragé en France et partout dans le monde, le développement des EnR est un axe prioritaire du Groupe EDF. Premier producteur hydroélectrique de l'Union Européenne, le Groupe exploite un parc de 25,5 GW. Pour développer l'éolien, le solaire photovoltaïque et la biomasse, il s'appuie sur ses filiales EDF EN et TIRU en France, Edison en Italie, EDF Energy Renewables au Royaume-Uni, SPE en Belgique et EDF Polska en Pologne.

Par ailleurs, EDF investit massivement dans la R&D pour identifier les ruptures technologiques à forts enjeux compétitifs et contribuer à faire émerger industriellement et commercialement des solutions prometteuses comme les couches minces photovoltaïques étudiées par l'IRDEP, laboratoire commun avec le CNRS et Chimie ParisTech.

Autre axe prioritaire du programme R&D d'EDF : l'insertion des énergies renouvelables dans le système électrique. En effet, le caractère variable et intermittent de la production éolienne et photovoltaïque, nécessite des solutions adaptées pour garantir la sûreté du réseau et le modèle économique du mix énergétique.

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