25 jan 2016

Exploitations agricoles : l’énergie, un critère désormais déterminant

Qu’ils se consacrent à l’élevage porcin ou avicole, à la production laitière ou céréalière, les #agriculteurs sont de plus en plus concernés par les questions #énergétiques. Responsable commercial du marché agricole Grand Ouest chez @EDF_Entreprises, Martin Boglione analyse les principales priorités énergétiques de ces filières en pleine évolution.

Comment se caractérisent les besoins énergétiques des agriculteurs en région ouest ?

Ils sont foncièrement différents d’un type d’élevage ou de culture à l’autre car la part de l’énergie occupe une place très particulière selon l’activité et la taille de l’exploitation. Le grand-ouest dont je m’occupe réunit à lui seul 80% des éleveurs porcins français. Ces éleveurs ont des besoins constants en énergie tout au long de l’année que ce soit à travers le chauffage déterminant dans la phase de naissance et de sevrage des porcelets ou la ventilation lors de la phase d’engraissage. Pour tous, l’#énergie –ici essentiellement #électrique- représente pour ce segment environ 4 à 5% du produit fini ce qui représente parfois plusieurs dizaines de milliers d’euros par an. Ces éleveurs sont donc de plus en plus attentifs à leurs coûts énergétiques dans un contexte d’un cours du cochon en baisse. La filière avicole recense également d’importants besoins. Pour les poulets de chair, la part de l’énergie se monte à environ 10% du produit fini à cause du chauffage (majoritairement au propane). La charge est moins élevée –autour de 5%- pour l’élevage des poules pondeuses qui nécessite surtout de la ventilation et de l’éclairage en général tout électrique.


Quelles sont les autres filières attentives à leur consommation d’énergie ?

Même avec des besoins globalement inférieurs aux éleveurs, les producteurs laitiers ont des consommations non négligeables d’énergie, surtout s’ils utilisent des robots de traite ; ce type de matériel absorbe à lui seul 7kW de puissance par unité. Une autre catégorie d’agriculteur peut avoir des besoins importants en énergie, ce sont les céréaliers qui utilisent des pompages pour l’irrigation. Ces irrigants  ont un profil particulier avec des consommations essentiellement estivales. 

De quelle manière EDF Entreprises accompagne-t-il les agriculteurs dans leurs activités ?

Contrairement aux industriels, le monde agricole (pour des raisons de coûts), est moins enclin à utiliser les possibilités des conseils et des diagnostics. Il est donc important de mettre en avant l’intérêt économique pouvant résulter de chaque action.
Pour cela, EDF Entreprises fait évoluer l’outil d’auto-évaluation énergétique, disponible gratuitement sur l’espace Client edfentreprises.fr, pour l'adapter au secteur de l’#agriculture. A partir de quelques données saisies par le client, cet outil permettra aux éleveurs ou cultivateurs de comparer leurs consommations à des ratios sectoriels et d’identifier des pistes d’actions pour réduire leur facture d’énergie. Pour les éleveurs de la filière porcine ou avicole, nous développons en parallèle, avec l’Institut du porc (IFIP) @IFIP_inst_porc, un outil d’analyse des consommations de leur installation. Cet outil d’autodiagnostic, également  en ligne, est intégré aux nouvelles offres de marché. Il permettra d’évaluer la performance énergétique de l’élevage et estimer le potentiel d’économies d’énergie. Le client obtiendra ainsi un diagnostic global différencié suivant les stades physiologiques de l’élevage (naissance, sevrage, engraissage). A l'issue de ce premier bilan et des premières préconisations, l’éleveur aura la possibilité de nous demander une étude plus approfondie avec la visite d’un expert sur son exploitation, dans le cadre par exemple d’un conseil Maitrise de la demande d’énergie (MDE). Ces outils « en ligne » seront disponibles courant 1er semestre 2016.


Justement, en quoi consistent les autres services proposés aux agriculteurs ?

Prenons le Conseil MDE qui permet de réaliser cette étude plus personnalisée. Nous analysons le matériel, le site, les usages, identifions précisément les postes les plus énergivores pour définir ensuite des recommandations. Par exemple, suivant la vétusté et le type de moteur la consommation peut varier énormément  pour le même usage. A l’issue de l’audit, nous recommandons  du matériel performant, avec une vision impartiale en considérant la performance  et le temps de retour sur investissement estimés. L’objectif est de proposer des pistes d’amélioration de l’équipement utilisé dans l’élevage.
A titre d’exemple,  en matière de techniques performantes, je citerais :
  • Pour le chauffage la pompe à chaleur, les niches à porcelets
  • Les moteurs performants pour la ventilation
  • L’éclairage à #LED qui se développe de plus en plus dans l’aviculture.~

Nous proposons également aux agriculteurs qui souhaitent  modifier leur exploitation un Conseil réseau électrique afin d’améliorer et/ou d’optimiser leur installation électrique.
Nous disposons aussi d’une gamme d’offres de conseils destinée à ceux qui ont comme projet d’investir dans la production d’énergies renouvelables, que ce soit, la méthanisation, la cogénération, l’installation de panneaux #photovoltaïques ou du petit #éolien.

Pour aller plus loin

Découvrir le témoignage d'Emmanuel Ramfel, chargé de mission énergie chez Coop de France
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