22 fév 2017

Grands comptes, une voiture électrique en partage

Depuis 3 ans, une trentaine de responsables grands comptes EDF partage un véhicule électrique pour leurs déplacements professionnels. Au fil des rendez-vous, ce modèle facilite leurs trajets transiliens tout en incarnant le passage à la mobilité propre, chère au Groupe. Retour sur une mutualisation aussi responsable que vertueuse.
 
Objectif majeur de la loi de transition énergétique, rouler électrique prend encore plus de sens pour une entreprise qui vend de l’électron. Déployant son activité sur tout le territoire, la Direction Grands Comptes d’EDF Commerce assure bon nombre de ses rendez-vous clients en Ile de France, région critique en matière de pollution. Pour assurer ces déplacements, une trentaine de commerciaux utilisent un véhicule électrique en partage. Pour Ludovic Lavarde, Chef du Département Industries de Transformation, la voiture électrique intervient comme un plus.
« En région parisienne, nous réalisons une majorité de rendez-vous grâce aux transports en commun. En revanche, ce véhicule électrique nous permet d’accéder rapidement et facilement à certaines zones excentrées ou moins bien desservies par les transports en commun. »
Question autonomie, pas de problème, la voiture permet de parcourir 150 km environ. Dans les faits, les commerciaux en ont souvent un usage plus limité.
« En général, nous ne dépassons pas les 80 km car nous franchissons rarement la deuxième couronne, indique Ludovic Lavarde.
Nous allons directement chez le client le matin et rentrons recharger le véhicule dans le parking de la Défense ». Le tout dans le cadre d’un contrat de location de moyenne durée avec E-LEASE, filiale du Groupe EDF.

Une mutualisation pour une grande flexibilité

Chacun utilise ainsi la voiture de manière variable suivant la zone géographique de ses clients. Testé depuis trois ans, le dispositif s’avère concluant. Le partage est simple, chacun réserve le véhicule d’un clic, comme une salle de réunion. Le premier arrivé est le premier servi. « L’objectif majeur consiste à apporter de la flexibilité aux collaborateurs tout en évitant l’usage de véhicules thermiques » insiste Ludovic. Mathieu Laussinotte, Responsable Grands Comptes confirme « Nous n’avons pas forcément de voiture personnelle mais nous ne pouvons pas perdre trop de temps en transport. Contrairement à ce que l’on pense parfois, le véhicule 4 roues est plus rapide à certains horaires et dans certaines zones que les transports en commun. Dans ce cas, le véhicule électrique nous apporte une liberté et une flexibilité supplémentaires.» Ainsi, sur les sites plus difficiles d’accès, les lieux de rendez-vous sont atteints deux fois plus rapidement : il suffit de descendre au parking sans se préoccuper de payer une place de stationnement. La recharge se fait automatiquement une fois le véhicule branché sur son aire dédiée.

Conduite entre confort et souplesse

Côté conduite, tous les utilisateurs soulignent la fluidité. « C’est un véhicule maniable, très adapté aux déplacements urbains, insiste Ludovic Lavarde. C’est très reposant notamment dans les bouchons : avec la boite automatique, pas de vitesse à passer. Pas de vibration, pas de bruit non plus. Et pour redémarrer au feu, la réactivité est bien meilleure qu’un véhicule thermique. » La souplesse de conduite est d’ailleurs indispensable pour optimiser l’énergie. Mathieu Laussinotte abonde. « La souplesse, on y a aussi tout intérêt, car les accélérations brutales consomment nettement plus d’énergie. » Un tutoriel interne avec quelques recommandations sur la charge et sur la conduite permet d’avoir toutes les clés pour une utilisation optimale.

Du sens et de la cohérence avec le cœur de métier

Côté image, y a-t-il des bénéfices à rouler dans un véhicule estampillé « 100% électrique » avec le logo EDF ? Même si cette démarche n’a pas pour vocation première de sensibiliser les clients, elle n’est pas neutre. « En tant que représentants d’EDF, nous sommes une des portes d’entrée pour les activités du groupe, précise Ludovic Lavarde. Rouler électrique donne du sens et de la cohérence à notre activité professionnelle. » Plus facile de parler de mobilité propre lorsqu’on a déjà réfléchi à la question et éprouvé l’expérience avec ses propres équipes. Mathieu Laussinotte a proposé à son client de l’accompagner au rendez-vous suivant, l’occasion de mieux connaître le véhicule. « C’était nouveau pour lui, il a posé des questions, a vu le fonctionnement en situation.» Même constat pour Ludovic Lavarde à qui une cliente a demandé de tester la voiture. Au-delà de l’intérêt suscité chez les clients, l’expérience montre que la voiture électrique en partage est une solution pour démultiplier les usages du véhicule et donc sa rentabilité, tout en favorisant l’engagement écoresponsable de l’entreprise.
 
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