05 Juin 2013

Radiateur Paz et Silva, vers 1910 © Atoll

Pour permettre aux entreprises de produire plus propre, suivant la température et la ventilation adaptées et avec le juste degré d’hygrométrie, le conditionnement d’ambiance joue un rôle capital. Anne-Marie Gaudin du pôle expertise EDF Entreprises, analyse les enjeux énergétiques et la performance des solutions existantes.

A quoi sert le conditionnement d’ambiance dans l’entreprise ?

En maintenant la zone de travail dans une atmosphère donnée suivant des paramètres de fonctionnement pré-définis, le conditionnement d’ambiance permet aux entreprises de disposer de conditions de production ou de confort adaptées à leur activité. Alors que dans le tertiaire, les objectifs portent sur la température et le renouvellement de l’air, dans d’autres secteurs, les contraintes s’avèrent plus complexes.

Que ce soit pour les salles blanches dans le domaine électronique, les salles propres dans les zones à contamination maîtrisée ou tout autre local sensible, les process ou la fabrication sont soumis à des conditions de température, d’hygrométrie et de filtration très strictes, cela impose des techniques de conditionnement particulières, souvent énergivores, incitant à une meilleure maîtrise de la consommation énergétique.

Quelles sont les solutions pour mieux maîtriser les coûts ?

Avant même de penser nouveaux investissements, l’entreprise peut déjà optimiser le pilotage et l’exploitation de ses équipements. Les possibilités de gains énergétiques sont multiples, en phase de production et d’occupation comme en phase d’inactivité : réduction du débit d’air neuf hygiénique hors occupation, optimisation des puissances installées (chaud et froid) en limitant les besoins et apports (amélioration de l’isolation, de l’étanchéité des parois, réduction de la puissance d’éclairage… ).

Quels bénéfices apportent-elles en termes d’économies d’énergie ?

Par exemple, en modifiant simplement les plages de température et d’hygrométrie de la centrale de traitement d’air d’une salle blanche, le gain potentiel peut-être de l’ordre de 15 % de consommation électrique. En réduisant le débit d’air neuf hors occupation, le gain potentiel peut atteindre 30 %.

Au-delà de l’optimisation de l’usage, les entreprises ont tout intérêt à choisir un matériel performant, notamment pour la production de chaleur et de froid. Sur les bâtiments de grande hauteur par exemple, la déstratification de l’air chaud permet le brassage de l’air et l’uniformisation de la température. Cette technique peut générer des économies d’énergie de 20 à 30 %. Autre exemple, la mise en place d’un récupérateur de chaleur dans un bloc opératoire peut diminuer la consommation électrique de la centrale d’air, permettant d’obtenir un taux de récupération de chaleur jusqu’à 80 %.

De quelle manière EDF Entreprises intervient-elle sur ces sujets ?

Nous aidons les entreprises à identifier les économies d’énergie par un état des lieux, une analyse de fonctionnement des équipements, puis par des propositions de modification des paramètres de fonctionnement ou de mise en place de techniques performantes, suivant les gains énergétiques, financiers et environnementaux.

Nous les orientons également vers les actions éligibles aux Certificats d’économies d’énergie, qui permettent un accompagnement financier d’autant plus utile que les installations performantes demandent un investissement plus élevé. Notre accompagnement s’inscrit dans la durée, ce qui permet d’évaluer les résultats des actions sur sa facture et de mettre en place un système de management de l’énergie pour structurer et suivre dans le temps l’impact des démarches.

Les valeurs ci-dessus sont données à titre indicatif. Elles peuvent varier selon la configuration des équipements dans l’entreprise et leur utilisation.
Crédit photo : © Monty Rakusen/cultura/Corbis

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