Revue de presse - International

A la Une : Aux Etats-Unis, le DoE dresse un bilan du marché de l’électricité

Réglementations et politique de l'énergie

Etats-Unis : le DoE dresse un bilan du marché de l’électricité

Un document publié par le « Department of Energy » (DoE) américain dresse un état des lieux du marché de l’électricité aux Etats-Unis. Il indique que « la première cause de fermetures des centrales au charbon et des sites nucléaires est la rentabilité supérieure des installations de production d’électricité au gaz naturel ». La deuxième raison est la stagnation de la demande d’électricité. La troisième cause est l’impact de l’intégration des renouvelables au réseau. Enfin, selon le rapport, les régulations environnementales sont la quatrième et dernière raison de la fermeture anticipée des centrales à charbon et des réacteurs nucléaires. « Certains règlements et subsides ont un fort impact sur le fonctionnement des marchés, et par là même, mettent en difficulté notre mix de production électrique », explique Rick Perry, le secrétaire américain à l’Energie. Il abonde ainsi dans le sens du président Trump, qui avait fait de ces réglementations environnementales l’un de ses principaux chevaux de bataille. Cependant, le document du DoE, qui était attendu avec impatience, n’a finalement pas eu l’impact prévu, beaucoup l’estimant superficiel. « Ce n’est pas le rapport hautement politisé que beaucoup attendaient, ou craignaient, lorsque le secrétaire Perry l’a commandé », confirme le dirigeant de GTM Research Shayle Kann.
Sources : Enerpresse, 30/08/17.

Production d'énergie

La hausse de la production fait chuter les cours du pétrole

Les prévisions d’une forte production de l’Opep (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) ont fait reculer les cours du pétrole sur les principales places boursières. « Les données de l'agence Bloomberg pour le mois d'août font état d'une production libyenne plus forte et d'une production nigériane plus faible que les données parues jusqu'à présent. Mais dans l'ensemble, elles confirment que l'Opep produit plus que ce que l'Agence internationale de l'énergie avait prévu », expliquent les analystes de Commerzbank. L’Opep s’est pourtant mise d’accord avec d’autres pays exportateurs, dont la Russie, pour limiter ses extractions. Mais certains pays membres de l’organisation n’ont pas respecté cet accord, poussant le marché au déséquilibre. De plus, les productions libyennes et nigérianes, deux pays membres de l’Opep mais exemptés de participer à l’accord, sont également en hausse. « Entre la production des pays exemptés de participer à l'accord, et la hausse des extractions des Etats-Unis, les efforts de l'Opep ont quasiment été réduits à néant », concluent les analystes de PVM.
Sources : lefigaro.fr, 04/09/17.

Energies renouvelables

Energies renouvelables : l’Arabie Saoudite affiche de fortes ambitions

« J'ai le plaisir d'annoncer que nous allons lancer dans les prochaines semaines en Arabie saoudite le premier appel d'offres pour notre gros programme destiné à introduire les énergies renouvelables », a annoncé en avril le ministre de l’Energie saoudien Khaled Al-Faleh. Ce plan, par lequel l’Arabie Saoudite entend diversifier son mix énergétique, a un budget compris entre 30 et 50 milliards d’euros, ce qui montre l’ambition du pays arabe en matière d’énergies renouvelables. « Nous voulons que le royaume devienne à moyen terme un pays qui développe, fabrique et exporte des technologies avancées de production d’énergies renouvelables », explique Khaled Al-Faleh. A terme, l’Arabie Saoudite veut produire 10% de son énergie à base de sources renouvelables d’ici 2023, soit 9,5 GW.
Sources : environnement-magazine.fr, 01/09/17.

La progression du solaire pourrait être bien plus forte que prévue

L’institut allemand Mercator Research Institute on Global Commons and Climate Change (MCC) a estimé, dans une étude publiée récemment, que la proportion d’énergie photovoltaïque dans l’approvisionnement électrique mondial en 2050 pourrait être trois fois supérieure à ce qui est actuellement prévu. « Les projections de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) mais aussi celles de Greenpeace, que l’on ne peut pas soupçonner d’aversion pour le solaire, ont invariablement sous-estimé son rythme de déploiement réel », explique l’un des auteurs de l’étude, Felix Creutzig. « Le coût des panneaux solaires baisse de 20% à chaque fois que la production a doublé », explique l’étude. Or, la baisse des coûts n’a pas été correctement évaluée, ce qui a conduit à sous-estimer le potentiel de développement du photovoltaïque au niveau mondial.
Sources : Enerpresse, 31/08/17.

Tendances et acteurs

Les financements vers les technologies propres ont fortement diminué

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a indiqué que les financements des technologies propres dans le domaine de l’énergie ont fortement diminué depuis 2011. Par exemple, les entreprises d’infrastructures proposant de nouveaux modèles de panneaux solaires ou de turbines éoliennes rencontrent de plus en plus de difficultés pour attirer des investisseurs. En revanche, les financements vers les entreprises proposant des services qui améliorent la productivité des énergéticiens et qui diminuent leurs coûts sont en forte hausse. Ainsi, les financements de logiciels ont décollé. Les investisseurs détiennent désormais davantage de start-ups de software dans leur portefeuille, ce qui permet « de diversifier leurs risques et augmenter leurs chances de trouver une entreprise particulièrement rentable », explique l’AIE.
Sources : Enerpresse, 05/09/17.

Techniques et innovations

Des chercheurs obtiennent des records de rendement pour des cellules solaires

Une équipe de chercheurs du CSEM (Centre suisse d'électronique et de microtechnique), du NREL (National Renewable Energy Laboratory), appartenant au Département de l’énergie des Etats-Unis, et de l'EPFL (Ecole polytechnique fédérale de Lausanne) ont obtenu des rendements record, atteignant 32,8% et 35,9%, pour des cellules solaires à jonctions multiples utilisant une jonction arrière en silicium. Ces résultats montrent la viabilité de cette approche pour améliorer le rendement des cellules solaires, sujet sur lequel des laboratoires du monde entier se penchent actuellement. Ainsi, ces cellules de nouvelle génération, dites « à jonctions multiples », sont promises à un bel avenir. « Cela ouvre la voie au développement de matériaux et d'architectures entièrement nouveaux pour la conception de cellules solaires à jonctions multiples », s’est félicitée Adele Tamboli, chercheuse au NREL.
Sources : tecsol.blogs.com, 29/08/17.
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