Revue de presse - France

A la Une : Lancement d’une concertation sur le plan de rénovation énergétique des bâtiments

Réglementations et politique de l'énergie

Lancement d’une concertation sur le plan de rénovation énergétique des bâtiments

Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, lancent dans le cadre du Plan Climat et de la Stratégie logement, une concertation sur le plan de rénovation énergétique des bâtiments. Une consultation sur internet permettra à l’ensemble des parties prenantes, que ce soient les fédérations professionnelles, les associations de consommateurs ou environnementales, ou encore le grand public, de s’exprimer de fin novembre à fin janvier 2018. Leurs avis permettront d’améliorer le plan et de penser la stratégie à long terme avec pour objectif la neutralité carbone en 2050. Le gouvernement fait de la rénovation énergétique une priorité nationale et souhaite accélérer la rénovation des bâtiments énergivores et mal isolés. Ses objectifs sont notamment d’accompagner les ménages dans la lutte contre la précarité énergétique, de faire des bâtiments publics des modèles d’efficacité énergétique, de dynamiser la filière afin de rénover plus et à moindre coût, et d’entraîner les territoires grâce à l’engagement d’acteurs locaux.
Sources : ecologique-solidaire.gouv.fr, 23/11/17.

Edouard Philippe place la transition énergétique au cœur des enjeux industriels

L’importance du Conseil National de l’Industrie (CNI) a été renforcée le 20 novembre par le Premier ministre Edouard Philippe, qui souhaite une politique industrielle ambitieuse tournée vers l’innovation et la montée en gamme. Le CNI préside à l’élaboration de contrats de filières par chacun des 14 comités stratégiques de filière (CSF), dont un certain nombre sont en lien avec les sujets liés à la transition énergétique. Après un audit lors des trois prochains mois, une nouvelle liste de CSF va être définie afin de renforcer leurs rôles et les engager dans les priorités de travail définies au CNI. Les priorités sectorielles annoncées concernent notamment le véhicule autonome, les batteries, le ferroviaire et les énergies renouvelables, autant d’enjeux de la transition énergétique.
Sources : ufe-electricite.fr, 26/11/17.

Le Conseil supérieur de l’énergie examine trois textes dans le cadre des CEE

Un mois avant le début de la 4e période du dispositif des certificats d’économies d’énergie, le Conseil supérieur de l’énergie a prévu d’examiner trois textes entrant dans le cadre de ce dispositif. Le premier arrêté prévoit pour 2018 la prolongation des programmes d’accompagnement des économies d’énergie pour les ménages en situation de précarité. Le second arrêté porte quant à lui sur la reconduction de deux programmes clés : « Toits d’abord » de la fondation Abbé Pierre, et le programme « SMEn » mis en place en 2016 pour promouvoir la mise en œuvre de systèmes de management de l’énergie en ISO 50001. Enfin, le troisième arrêté a pour objet d’abroger neuf arrêtés dont les programmes sont dorénavant obsolètes.
Sources : Enerpresse, 28/11/17.

Production d'énergie

Les prévisions de la filière gaz d’ici 2035

Dans le cadre de la présentation du bilan prévisionnel pluriannuel commun de la demande de gaz en France, les acteurs GRDF, GRTgaz, le SPEGNN et TIGF proposent un scénario dans lequel ils jugent qu’il est possible de porter à 30 % la part du gaz renouvelable dans la consommation de gaz finale d’ici 2030, et d’atteindre ainsi 90 TWh de gaz renouvelable. Les acteurs plaident pour des politiques d’accompagnement afin d’aider au développement de la filière. Le bilan relève que la consommation de gaz a progressé de 5 % en 2016, pour atteindre 487 TW. Selon les prévisions, la consommation totale de gaz – hors production d’électricité - pourrait baisser de 1,2 % par an, et passer de 413 TWh à 364 TWh en 2035. Cette baisse repose sur une amélioration de l’efficacité énergétique et la mise en service d’équipements plus performants et moins énergivores. Les logements et surfaces tertiaires chauffés au gaz devraient progresser d’ici 2035. L’un des autres usages du gaz est le gaz carburant, dont la consommation pourrait progresser grâce à des mesures incitatives en faveur du bioGNV.
Sources : euro-energie.com, 21/11/17.

Energies renouvelables

La filière solaire veut son groupe de travail

Alors que la filière éolienne dispose d’un groupe de réflexion depuis octobre, le syndicat Enerplan a demandé, lors de son assemblée générale le 24 novembre, la création d’un groupe de travail similaire visant à simplifier les règles dans le solaire. « Nous sommes très nombreux à vouloir nous mobiliser pour la croissance du solaire, dans un cadre simple et qui donne des perspectives de long terme. C’est à ces conditions que nous réussirons la transition énergétique et solidaire » explique Daniel Bour, président d’Enerplan. Alors que la production actuelle de 7.200 MW par an permet de fournir 2 % de la consommation, le syndicat demande « une feuille de route au moins sur dix ans » afin d’atteindre les objectifs de 10 % en 2028, et entre 15 et 20 % en 2035. Enerplan demande des mesures de « simplification » et souhaite que les volumes des appels d’offres soient « rapidement » plus que doublés, puis triplés à moyen terme.
Sources : lenergeek.com, 27/11/17.

Enedis expérimente l’intégration des énergies renouvelables au réseau

Enedis, qui raccorde 95 % des énergies renouvelables, investit 1,4 milliard d’euros par an pour le raccordement de nouveaux moyens de production électrique. Le gestionnaire rappelle que le réseau de distribution n’a pas été développé pour intégrer ces nouvelles sources d’énergie, teste de nouveaux moyens de les intégrer, et est en train de mettre au point un consortium composé de collectivités, une start-up, un fabricant de bornes de recharge et un constructeur automobile. En décembre, Enedis va tester le raccordement d’un parc éolien et d’un parc solaire en Vendée, en proposant au développeur du projet de réduire la puissance injectée dans le réseau, en échange d’un raccordement plus rapide. « Nous souhaitons industrialiser ces offres dès l'année prochaine », indique Hervé Lextrait, chef du département Producteurs d'Enedis, dont le cadre réglementaire doit encore être défini. Le gestionnaire de réseau de distribution d'électricité va également mener une autre expérimentation en Champagne-Ardenne, liant recharge de véhicules électriques et parc éolien.
Sources : batiweb.com, 24/11/17.

Le SER publie une nouvelle édition de « Questions-réponses sur l’énergie éolienne terrestre en France »

Dans cette nouvelle édition de son guide, le Syndicat des énergies renouvelables aborde près de trente questions sur l’éolien qui devrait faire partie, selon Jean-Louis Bal, des filières en développement à l’horizon 2030. Selon le SER, « Ce document vise à répondre à toutes les questions que se posent les riverains des parcs éoliens, les élus locaux, les parlementaires, les associations et, plus généralement, le grand public sur l’énergie éolienne en abordant l’ensemble des interrogations que peut susciter cette énergie renouvelable. » Le document présente également les chiffres clés et les perspectives de la filière. En 2016, la France bénéficiait d’une puissance installée de plus de 12 000 MW avec près de 6 000 installations. Le Syndicat relève enfin les nombreux atouts de ce mode de production énergétique : faible consommation d’eau, aucun déchet, aucun rejet de polluant atmosphérique.
Sources : batiweb.com, 27/11/17.

Techniques et innovations

Mulhouse accueille un congrès sur le stockage

Le réseau franco-germano-suisse des acteurs de l’énergie TRION-climate organisait le 23 novembre à Mulhouse son troisième congrès sur le thème du stockage de l’électricité. Maxime Zeller, ingénieur à l’Eifer (Institut européen pour la recherche énergétique), explique les enjeux : « à moyen terme, des besoins de stockage importants vont émerger, qu’il s’agit de préparer dès maintenant. Nous avons l’espoir d’une rupture technologique majeure sur les batteries. » Plusieurs acteurs européens se penchent déjà sur le sujet, c’est notamment le cas de l’institut allemand Fraunhofer IPA, qui, au terme d’un programme de trois ans, a mis au point des « power caps », une solution hybride alliant les technologies du supercondensateur et de la batterie. Un autre institut allemand, Fraunhofer ICT à Pfinztal, a développé les batteries Redox-Flow, qui bénéficient d’une bonne durée de vie et stabilité dans le temps ainsi que d’un haut niveau de sécurité, mais ont une faible densité énergétique. De son côté, l’Institut de science de Mulhouse travaille sur le stockage de la chaleur. Dans le Grand Est, des solutions sont déjà proposées au grand public, puisque la Moselle a inauguré en avril la première station de recharge hydrogène pour véhicules électriques de France.
Sources : lalsace.fr, 24/11/17.
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