Revue de presse - France

A la Une : Des mesures à l’étude pour favoriser le développement de l’éolien

Réglementations et politique de l'énergie

Des mesures à l’étude pour favoriser le développement de l’éolien

Dans le cadre de la première réunion du groupe de travail sur l’éolien mis en place par le gouvernement, Sébastien Lecornu, Secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, a rappelé son objectif : « voir comment on arrive à libérer les énergies renouvelables, et en l'occurrence l'éolien », tout en garantissant la « protection » de la biodiversité et des paysages. Alors que de nombreux projets sont bloqués par des problèmes d’acceptation ou de cohabitation, ce groupe composé d’élus locaux, d’industriels, d’association et des ministères des Armées et de la Culture, a pour ambition de prendre des mesures afin de « déverrouiller » les blocages. Sébastien Lecornu a notamment annoncé une évolution de la fiscalité, qui permettra une meilleure redistribution aux communes des retombées de l'éolien. Jean-Louis Bal, président du Syndicat des Énergies Renouvelables, a salué le discours « extrêmement volontariste » du Secrétaire d’Etat.
Sources : lefigaro.fr, 20/10/17.

L’ADEME publie deux études pour accélérer la transition énergétique

L’ADEME a publié deux études le 19 octobre ; dans la première, l’agence de l’environnement met à jour son scénario énergie-climat à l’horizon 2035-2050, tandis que dans la deuxième, elle, étudie le scénario qui sert de référence à l’application de la Loi sur la Transition Énergétique pour la Croissance Verte (LTECV). Selon l’ADEME, les cibles fixées pour 2030 ne pourront être atteintes avec les mesures inscrites dans la loi. Selon Fabrice Boissier, directeur général délégué de l’ADEME « il faut amplifier les efforts à court terme », car les objectifs de 2030 pourraient être manqués à 10 % près, et les émissions annuelles françaises pourraient dépasser de 24 millions de tonnes équivalent CO2 le niveau prévu. L’agence propose un plan d’action en « 17 grappes de mesures » et préconise une attention « toute particulière » sur les véhicules électriques et hybrides, la chaleur renouvelable, l’efficacité énergétique dans l’industrie et la rénovation des logements. Dans son scénario énergie-climat 2035-2050, « le déploiement des renouvelables suit des trajectoires ambitieuses, mais aussi réalistes et compatibles avec le développement industriel des filières », précise David Marchal.
Sources : greenunivers.com, 19/10/17.

Energies renouvelables

Les professionnels du solaire visent un objectif de plus de 40 GW en 2028

Alors que 7.067 MW d’installations photovoltaïques étaient raccordées fin juin, Soler, branche solaire du Syndicat des Énergies Renouvelables (SER), a pour objectif 21 GW d’installations en 2023 et 42 GW en 2028. De son côté, Enerplan vise globalement les mêmes chiffres : 22 GW en 2023 et 42 GW en 2028. Alors que la programmation pluriannuelle de l’Energie (PPE) prévoit 10,2 GW installés à la fin de l’année prochaine, 1,2 GW devrait manquer. De même, la prévision de 18,2 GW à 20,2 GW fin 2023 ne devrait pas être tenue sans évolution des pouvoirs publics. Afin d’atteindre les objectifs, Soler recommande des appels d’offres annuels d’un volume attribué de 3.000 MWc jusque 2028 et une meilleure répartition sol/toiture. Les organisations professionnelles de l’électricité solaire photovoltaïque estiment une baisse des coûts de 4 % par an pour les centrales au sol et entre 5 et 7 % par an pour les installations sur toiture d’ici 2028.
Sources : Enerpresse, 18/10/17.

EDF ENR déploie ses smartflowers

L’entreprise de climatisation Cesbron, déjà dotée de 400 m² de panneaux solaires sur ses toits, vient d’installer une Smartflower d’une surface photovoltaïque de 18 m². La smartflower est une fleur solaire d’une puissance de 3,1 kWc, soit une production annuelle de 3.500 kWh, ce qui permet d’alimenter un foyer en électricité hors chauffage et eau chaude sanitaire. Par rapport à une installation fixe, la smartflower est dotée d’un tracker pour s’adapter à la courbe du soleil, et d’un anémomètre qui permet une position parasol ou un repli total des pétales si nécessaire. Cette smartflower, vendue à 25.000€, est fabriquée en Autriche par une PME éponyme et commercialisée exclusivement par EDF ENR en France, qui en a déjà vendu 300 à des entreprises et des particuliers. « Nous sommes sur une clientèle de niche séduite par l'idée d'autoconsommation », indique Caroline Poupet, directrice marketing chez EDF ENR.
Sources : lesechos.fr, 18/10/17.

Bilan de la filière éolienne entre 2000 et 2015

L’ADEME vient de publier le rapport « Filière éolienne française : bilan, prospective et stratégie » sur la période 2000-2015. Les vrais débuts de la filière ont pris forme avec la loi du 10 février 2000, qui établit le système d’obligation d’achat et de tarif d’achat de l’éolien dès 2001. L’étude de l’ADEME s’arrête en 2015, année de la Loi de Transition Energétique pour une croissance verte, qui élève les objectifs, les moyens et les appels d’offres. Au fil des quinze années, plusieurs dispositifs réglementaires ont été mis en place, avec des effets contrastés. Certains, comme le dispositif des Zones de Développement de l’Eolien (ZDE) en place entre 2007 et 2013, ont notamment eu des effets négatifs sur le développement de l’éolien. A l’inverse, certains textes tels que la loi Grenelle II de 2011 et la loi Brottes de 2013 sont allés en faveur de la filière, après des premières années difficiles et des résultats 10 à 30 % inférieurs aux objectifs. Alors que 1.140 MW d’éolien terrestre auraient dû être installés entre 2004 et 2015, seuls 840 MW par an l’ont été. Si l’éolien en mer est en train de décoller, aucun parc n’est en service en France, alors que 440 MW aurait dû être installés par an. Les normes mises en place après les débuts difficiles ont contribué à la création d’une filière éolienne, qui comptait près de 600 entreprises en 2015.
Sources : les-smartgrids.fr, 18/10/17.

Tendances et acteurs

Lendosphere, leader du financement participatif dédié à la transition énergétique

Lendosphere, plateforme de financement participatif dédiée à la transition énergétique créée en 2014, vient de dépasser les 19 millions d’euros, qui ont permis de financer 70 projets dans le solaire et l’éolien. Au premier semestre 2017, Lendosphere captait plus de 50 % du marché des plateformes dédiées à la transition énergétique. La communauté de Lendosphere regroupe plus de 6.400 personnes de 18 à 85 ans de tous horizons, qui investissent en moyenne 1.146€. Le financement participatif dédié à la transition énergétique est en pleine expansion : « jusqu'à 82 % des projets lauréats des appels d'offres solaires se sont engagés à faire appel au financement participatif », précise Amaury Blais, président de Lendosphere, qui explique avoir développé « les outils qui permettent d'y répondre, en dette et en capital ». Cent millions d’euros pourraient être levés en trois ans en financement participatif dans le cadre des appels d’offres solaires.
Sources : tecsol.blogs.com, 18/10/17.

Techniques et innovations

Renault permet de gagner de l’argent en chargeant sa voiture

Renault a dévoilé lors du Salon de la mobilité électrique à Stuttgart l’application ZE Smart Charge, développée avec la start-up Jedlix. Reliée en temps réel au réseau électrique, l’application permet de recharger sa batterie au moment où l’électricité est la moins chère. Un système de smartcharging très intéressant pour les gestionnaires de réseaux électriques puisque cela permet d’éviter les heures de pointe pour les recharges. « Comme ils valorisent cet avantage, nous pouvons rendre de l'argent en cash au client », indique Nicolas Schottey, directeur adjoint batteries et infrastructures chez Renault. Au Pays-Bas, où l’application sera lancée en octobre, cela pourrait être équivalent à un mois de recharge offert. L’application « est d'une grande simplicité d'utilisation pour l'automobiliste. Il lui suffit de rentrer sur son smartphone son heure de départ et le nombre de kilomètres souhaités », explique Nicolas Schottey. Elle devrait être lancée en 2018 en France et dans d’autres pays européens.
Sources : lesechos.fr, 18/10/17.

Eco-Tech Seram stocke la chaleur des industries

La chaleur dite « fatale », produite par les industriels mais ne pouvant être réutilisée, représente 20 % de la consommation énergétique en France. La start-up Eco-Tech Ceram a mis au point une technologie permettant de la stocker avant de la restituer sous forme d'électricité, de chaleur, de vapeur ou de froid. « L'idée était de développer un matériau de stockage thermique à faible coût et dont l'impact sur l'environnement serait faible », explique Antoine Meffre, PDG de Eco-Tech Ceram. La société, créée en 2014, a déposé trois brevets liés au matériau et au système de stockage. Le stockage est effectué grâce à un conteneur « EcoStock » contenant 20 tonnes de matériau et permettant une capacité de stockage de 3 MWh thermique. Eco-Tech Ceram installera à la fin de l’année une première unité EcoStock dans une aciérie. La start-up envisage par ailleurs de développer une solution de stockage massif adaptée aux énergies renouvelables.
Sources : cnrs.fr, 19/10/17.

BeeBryte : l’intelligence artificielle pour réduire l’empreinte carbone des bâtiments

BeeBryte a mis au point un logiciel permettant de contrôler les équipements de chauffage-climatisation et/ou des batteries installées dans les bâtiments afin d’optimiser les coûts et l’efficacité tout en maintenant une température définie par le client. Le système permet de réaliser jusqu’à 40 % d’économies en décalant une partie des consommations au moment où l'énergie est moins chère et la moins polluante. BeeBryte s’apprête à lancer prochainement une offre de fourniture d’électricité à coût inférieur grâce à sa maîtrise de la monétisation de la flexibilité énergétique dans les bâtiments. Pour ce faire, l’entreprise devrait s’associer à un grand énergéticien.
Sources : entreprendre.fr, 20/10/17.
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