Revue de presse - France

A la Une : Les appels d’offres pour l’effacement seront lancés par le gouvernement

Réglementations et politique de l'énergie

Les appels d’offres pour l’effacement seront lancés par le gouvernement

Alors que jusqu’à présent RTE lançait les appels d’offres pour l’effacement, un arrêté publié le 17 novembre au Journal Officiel transfère cette compétence au gouvernement, afin de se mettre en conformité avec la réglementation européenne. Globalement, ce nouveau procédé ne devrait pas apporter beaucoup de changements, RTE restant en charge du cahier des charges technique, la procédure et le planning des appels d’offres n’étant pas modifiés. En 2016, 16 GWh d’effacements ont été réalisés sur le mécanisme d’ajustement. L’effacement est une procédure qui, sur la base du volontariat, consiste à réduire temporairement la consommation d’un site afin d’éviter des pics qui mettent le réseau sous tension.
Sources : greenunivers.com, 20/11/17.

Le gouvernement va lancer un appel d’offres bi-technologique

Le ministère de la Transition écologique et solidaire va lancer un appel d’offres de « technologie neutre », mettant en concurrence éolien et photovoltaïque, a expliqué le 16 novembre Virginie Schwarz, responsable de la direction générale de l’énergie et du climat (DGEC). Cette démarche répond à une demande de la Commission européenne, qui, estimant que ces technologies sont matures, incitent les Etats à les mettre en compétition. Ce processus est la « meilleure solution économique (…) qui donnera les prix de soutien les plus bas » explique Virginie Schwarz, qui est consciente qu’il y aura du chemin à parcourir alors qu’en face « des gens défendent ardemment la solution inverse ». Effectivement, les industriels craignent que ce type d’appel d’offres conjoint ne tourne au détriment du photovoltaïque, comme cela a été le cas en Espagne, où la quasi totalité des capacités a été attribuée à l’éolien. Fin septembre, la Commission européenne a validé un régime d’aide spécifique pour un appel d’offres bi-technologique éolien et solaire d’une capacité de 200 MW pour des installations « n’excédant pas 18 mégawatts ».
Sources : lenergeek.com, 20/11/17.

Economies d'énergie et émissions carbone

Les pratiques environnementales des entreprises n’évoluent pas

Une nouvelle étude de l’INSEE menée auprès de 11.000 sociétés « ne permet pas de conclure à une évolution significative des comportements » environnementaux des entreprises françaises. Depuis sa dernière enquête, l’Institut note « une stabilité » des pratiques. L’engagement des entreprises varie selon les secteurs d’activité, ainsi, celles des transports et de l’énergie, qui sont les plus gros secteurs émetteurs de gaz à effet de serre, sont les plus engagées. L’INSEE note globalement un décalage entre la communication et les actions mises en place par les entreprises. Si 31 % d’entre elles affirment « s’engager pour une meilleure efficacité énergétique et/ou une réduction de leurs émissions », l’INSEE note que seules 10 % ont réalisé un bilan de leurs émissions et 20 % affichent un plan d’action, que ce soit dans les énergies renouvelables, les déplacements de leur personnel, la réduction du transport de marchandises ou la baisse de leur consommation d'énergie. Alors que 47 % des entreprises indiquent avoir mis en place une logique de gestion économe des ressources, seules 9 % ont réellement un plan de réduction de consommation de matière.
Sources : bfmbusiness.bfmtv.com, 14/11/17.

Energies renouvelables

L’éolien, en constante progression, doit encore accélérer sa croissance

Le Panorama de l’électricité renouvelable, publié le 16 novembre par le Syndicat des Energies Renouvelables (SER), l’ADEeF, RTE et Enedis, indique que le parc éolien français s’élève à 12.820 MW, dont 474 MW raccordés au troisième trimestre. « Au 30 septembre et sur les douze derniers mois, l’éolien a enregistré une belle progression avec 1.627 MW de capacités éoliennes raccordées soit le meilleur score jamais réalisé depuis le lancement de la filière éolienne en France mais ce n’est pas encore suffisant » observe Jean-Louis Bal, président du SER. Effectivement, alors que l’objectif de 2018 est fixé à 15 GW, « l’éolien se rapproche de la fourchette basse des trajectoires de la programmation pluriannuelle de l’énergie existante ».
Sources : Enerpresse, 20/11/17.

Tendances et acteurs

Dalkia s’impose dans la performance énergétique

Le groupe EDF a décidé de réunir l’ensemble de ses expertises liées aux nouveaux enjeux énergétiques, représentées par ses filiales telles que Dalkia, Citelum, Sodetrel, etc., sous une nouvelle marque EDF Solutions Energétiques. Réunies, ces entités couvrent l’ensemble des besoins de la chaîne énergétique. Dalkia, la plus ancienne de ces filiales, est aujourd’hui l’un des leaders de la performance énergétique et affiche un chiffre d’affaires de 3,6 milliards d’euros. L’un des points forts de Dalkia est de proposer des solutions énergétiques personnalisées à chaque client, dont certains prestigieux, afin d’optimiser leur performance. Pour y parvenir, Dalkia s’intéresse de près aux innovations. L’entreprise axe sa stratégie autour de deux leviers fondamentaux de la performance énergétique : la réduction de la consommation et la réduction du gaspillage grâce à l’entretien des installations. Par ailleurs, Dalkia a également mis la valorisation des énergies propres au cœur de son activité.
Sources : leparisien.fr, 13/11/17.

Techniques et innovations

Travailler ensemble pour répondre aux défis de l’électromobilité

Arnaud Banner, Directeur technique et innovation d’Omexom, marque spécialisée dans les projets de production, de transport, de transformation et de distribution d'énergie, signe une tribune sur les enjeux et conséquences de la mobilité électrique. « Afin d’accompagner les nouveaux usages de l’électricité et de répondre aux exigences environnementales, il va falloir transformer le réseau électrique existant avec tous les acteurs concernés, producteurs d’énergie, gestionnaires, et constructeurs des réseaux électriques, régulateur, collectivités, constructeurs automobiles. » « Le réseau n’a pas été conçu pour accueillir ces énergies renouvelables, pas plus qu’il ne l’a été pour alimenter des millions de véhicules électriques » souligne Arnaud Banner, qui estime que les techniques innovantes ne sont pas suffisantes et « pour que ce réseau puisse répondre aux usages de façon durable, cela suppose de faire également participer tous ceux qui viendront le solliciter : constructeurs automobiles, collectivités, habitants… ». Alors que chaque partie travaille actuellement seule, il affirme que « tout l’écosystème va donc devoir se mettre autour d’une table pour trouver des solutions et travailler à la mutualisation des infrastructures afin de développer un réseau électrique intelligent capable de répondre aux montées en charges et d’exploiter le mix énergétique ».
Sources : lemondedelenergie.com, 17/11/17.

Objectif énergie positive dans les nouvelles constructions

Dans le secteur immobilier, les promoteurs s'intéressent de plus en plus à l'autonomie énergétique qui sera la norme du futur. Ainsi, le nouveau siège social toulousain, du promoteur immobilier GA, est le premier bâtiment à énergie positive (BEPOS) labellisé dans la région. Le siège réinjecte son surplus d'énergie en direction des bornes de recharge pour véhicules électriques. A Montpellier par exemple, un quartier entier sera labellisé BEPOS, où toutes les nouvelles constructions prévues dans la zone seront couvertes de panneaux solaires. La norme BEPOS s'impose ainsi à toutes les nouvelles constructions dès 2020.
Sources : Le Point Supplément, 16/11/17.
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