Revue de presse - France

A la Une : Accélération sur les énergies renouvelables

Réglementations et politique de l'énergie

Accélération sur les énergies renouvelables

« Le potentiel de développement de l’énergie solaire est extraordinaire en France, je voudrais que nous changions d’échelle dans ce domaine » a déclaré Nicolas Hulot suite à l’annonce de la préparation d’un plan en 2018 pour accélérer le développement des énergies renouvelables. Pour développer plus rapidement le photovoltaïque, Nicolas Hulot souhaite augmenter de 1 GW par an le volume des appels d’offres solaires portant le total à 2,45 GW. Le ministre souhaite aussi accélérer sur les installations renouvelables en autoconsommation en soutenant 145 projets à travers toute la France. Enfin, les appels d’offres mettront en concurrence les énergies solaires et éoliennes.
Sources : tecsol.blogs.com, 12/12/2017 .

Autoconsommation : 145 lauréats pour l’appel d’offres

Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, a annoncé le 11 décembre les 145 lauréats de la première période de l’appel d’offres pour des installations de production d’électricité d’origine renouvelable en autoconsommation. Le volume total des projets s’élève à 51 MW. Les lauréats bénéficieront « d’une prime à un prix pondéré de 7,90 euros/MWh, soit une baisse de plus de 70 % par rapport à l’appel d’offres précédent de 2016 » a précisé le ministre. Les projets sont répartis dans l’ensemble de la France métropolitaine, et plus intensément dans les régions ensoleillées : 27 projets en Occitanie, 25 en PACA, 25 en Auvergne-Rhône-Apes et 24 en Nouvelle-Aquitaine. Cet appel d’offres, lancé en 2017, compte neuf périodes sur trois ans pour un volume total de 150 MW par an. « Je me félicite de voir qu’en une année seulement, le besoin de soutien public à l’émergence de projets en autoconsommation a été divisé par 4. C’est le signe que la compétitivité des énergies renouvelables ne cesse de s’accentuer » a souligné Nicolas Hulot.
Sources : environnement-magazine.fr, 13/12/2017.

Economies d'énergie et émissions carbone

Une cinquantaine d’entreprises rejoignent le « manifeste des 39 »

Lancé en 2015, le « manifeste des 39 » marque l’engagement financier de 39 grands groupes économiques français dans la lutte contre le changement climatique, au travers d’investissements à hauteur de 60 milliards d’euros d’ici 2020 dans les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et les technologies bas carbone. Le 11 décembre, veille du One Planet Summit, une cinquantaine d’entreprises ont rejoint l’initiative. Le manifeste détaille les engagements individuels de chaque entreprise pour réduire leur consommation, améliorer leur efficacité énergétique ou encore diminuer leurs émissions. Il établit également une posture collective à suivre afin de favoriser la transition énergétique au niveau international. « Nous (…) affirmons la nécessité de changer collectivement de cap, pour engager une baisse drastique des émissions de gaz à effet de serre de la planète » expliquent les signataires. Ces derniers représentent près de 1.500 milliards d’euros de chiffre d’affaires et plus de 6 millions d’employés dans le monde. Air Liquide, ArcelorMittal, Bouygues, LVMH, PSA ou encore Renault font partie des nouveaux signataires.
Sources : lenergeek.com , 18/12/2017.

Les entreprises s’engagent contre le changement climatique

91 entreprises ont lancé le 11 décembre le French Business Climate Pledge, avec pour objectif d’investir pour une société bas carbone. « De 2016 à 2020, nous prévoyons au moins 60 milliards d’euros d’investissements industriels et de R et D dans les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et le déploiement d’autres énergies bas carbone » ont indiqué les nouveaux membres. 220 milliards d’euros supplémentaires viendront financer des projets visant à lutter contre le changement climatique, tandis que 15 milliards d’euros seront investis dans le nucléaire et 30 milliards d’euros dans le gaz, considérés comme des énergies de transition en complément des énergies renouvelables. « S’engager est un choix de bon sens pour nos sociétés. Le changement climatique a déjà un coût significatif pour nos installations en raison de la pollution, des incendies, des tempêtes, des inondations et des guerres qui en découlent. Ces impondérables rendent nos prises de décisions difficiles. Or nos activités ont besoin de visibilité », explique Jean Pascal Tricoire, PDG de Schneider.
Sources : novethic.fr , 11/12/2017.

Tendances et acteurs

Axa se désengage de l’industrie du charbon

Critiqué par des ONG pour ses engagements insuffisants envers le climat, l’assureur AXA a annoncé désinvestir presque 2,4 milliards d’euros dans l’industrie du charbon, afin d’intensifier son désengagement du secteur. AXA n’assurera plus et n’investira plus dans toute entreprise impliquée dans la construction de nouvelle centrale à charbon. Par ailleurs, le groupe augmentera ses investissements verts de 9 milliards d’euros d’ici à 2020 et compte se désengager des projets liés aux sables bitumineux à hauteur de 700 millions d’euros. Plusieurs ONG se sont satisfaites de cette annonce, dont la française Les Amis de la Terre, qui souligne « une toute nouvelle approche du désinvestissement et un grand pas en avant ». De son côté, l’organisation allemande Urgewald a jugé que l’assureur allait « beaucoup plus loin que les autres investisseurs internationaux ». Cette annonce, faite durant le One Planet Summit, s’inscrit dans une tendance d’annonces similaires de la part de plusieurs banques et assureurs français.
Sources : connaissancedesenergies.org, 12/12/2017.

Engie condamné pour concurrence déloyale

Suite à une plainte d’EDF accusant Engie de démarcher des clients de manière agressive et sous son nom, le Tribunal de commerce de Nanterre a reconnu « des agissements et des comportements constitutifs de concurrence déloyale » de la part d’Engie, le condamnant à verser 150.000€. Engie, qui s’était défendu en avançant « à la fois l’absence de bien fondé des griefs formés par EDF dans le cadre de la procédure et la parfaite licéité de l’ensemble de ses opérations commerciales », pourrait faire appel. Jean Gaubert, le médiateur de l’Energie, avait au printemps relevé une « recrudescence de mauvaises pratiques de démarchage », en citant notamment ENI et Engie.
Sources : leparisien.fr, 16/12/2017.

Les points clés du « One Planet Summit »

Ce sommet mondial organisé par la France, les Nations Unies et la Banque mondiale se tenait le 12 décembre en France à Boulogne-Billancourt. De nombreux points sont à retenir notamment en ce qui concerne le leadership pris par Emmanuel Macron. Si les villes s’engagent pour faire bouger les lignes, le secteur privé doit suivre le pas en investissant et en intégrant le changement climatique dans leurs décisions et leur stratégie. Le financement est bien évidemment au cœur de l’initiative car 90 000 milliards sont nécessaires pour l’application de l’accord de Paris, sachant que les acteurs locaux rencontrent des difficultés d’accès au financement. Enfin, les dernières mesures visent à lutter contre les émissions de gaz à effet de serre par l’intermédiaire de la taxe carbone mais également en aidant les pays du sud à mener leur transition énergétique.
Sources : lagazettedescommunes.com, 13/12/2017 .

Techniques et innovations

Les entreprises se tournent vers l’autoconsommation

Selon le rapport publié en octobre 2017 par la plateforme de communication environnementale à but non lucratif Carbon Disclosure Project (CDB), neuf multinationales sur dix affichent des objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre (GES). Toutefois, si de nombreuses entreprises s’engagent, il reste encore beaucoup de travail pour s’approcher des ambitions de l’Accord de Paris. Paul Simpson, PDG du CDP, souligne voir « d’ores et déjà se dégager les entreprises gagnantes et perdantes » et note que « la majorité des grandes entreprises que nous avons analysée ne semble pas encore avoir mis en place les dispositifs pertinents ». Les grands groupes savent cependant qu’ils doivent agir et misent principalement sur des actions liées à la consommation électrique. Pour ce faire, de nombreuses entreprises se tournent vers l’autoconsommation électrique, principalement solaire, idéale alors que les sociétés consomment principalement en journée. « En tant qu’entreprise, les possibilités de faire de l’autoconsommation sont nombreuses. Bureaux, ateliers, magasins, locaux techniques ou encore usine peuvent accueillir des panneaux photovoltaïques dans des dimensions parfois très importantes », explique EDF, qui propose d’accompagner les entreprises dans leurs démarches environnementales. L’activité de services énergétiques pourrait s’avérer particulièrement lucrative, avec des prévisions de quelque 11 milliards d’euros d’ici 2030.
Sources : enviro2b.com, 13/12/2017.

Le Parlement Européen propose des quotas pour les véhicules propres

Dans une résolution adoptée en séance plénière le 14 décembre dernier, les députés européens ont fait part de leur volonté d’imposer un objectif minimal de véhicules propres aux constructeurs automobiles. Cette demande a été adoptée par une courte majorité de 300 pour et 299 contre. Ce vote témoigne d’un Parlement très divisé sur les questions de réduction des émissions dans le secteur des transports. La résolution, en plus des quotas sur les véhicules propres, propose également la suppression progressive des subventions directes ou indirectes aux combustibles fossiles d’ici 2020.
Sources : Enerpresse , 18/12/2017.
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