Revue de presse - France

A la Une : Lancement d’un appel à contribution sur les tarifs de l’autoconsommation

Réglementations et politique de l'énergie

Lancement d’un appel à contribution sur les tarifs de l’autoconsommation

La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a lancé le 12 octobre un premier appel à contributions portant sur les tarifs de l’autoconsommation. Deux autres appels sur le cadre contractuel et les mécanismes de soutien sont prévus. La CRE souhaite recueillir des avis sur les tarifs d’acheminement TURPE pour l’autoconsommation individuelle et collective, et notamment sur la mise en place des tarifs spécifiques pour l’autoconsommation collective. « En cas de TURPE dédié, la question porterait sur la prise en compte dans les tarifs réseau de la dimension locale de certains flux. Le tarif des flux locaux serait alors plus faible que le tarif classique, pour refléter la moindre utilisation des réseaux amonts lorsque les flux sont locaux », a commenté la CRE. Pour l’autoconsommation individuelle, la Commission estime qu’il « pourrait être pertinent de mettre en place une composante de soutirage spécifique à ces utilisateurs, conçue pour refléter aux mieux leurs comportements ».
Sources : Enerpresse, 16/10/17.

RTE lance un outil d’aide au calcul des obligations de capacité

RTE a lancé la « calculatrice obligation », un nouvel outil d’accompagnement pour évaluer l’obligation de capacité nécessaire pour la consommation prévisionnelle des acteurs ou celle de leurs clients. Les fournisseurs, les gestionnaires de réseaux et les consommateurs finaux sont concernés. Les acteurs obligés doivent rendre à RTE, le 31 octobre au plus tard, une estimation de leur obligation annuelle afin de pouvoir garantir les capacités de consommation de leurs sites pendant l’hiver. La calculatrice permet d’estimer le montant de l’obligation des sites prélevés et télé-relevés et se base sur l’historique.
Sources : Enerpresse, 17/10/17.

Economies d'énergie et émissions carbone

Publication d’une charte pour l’efficacité énergétique du parc tertiaire

Le Plan bâtiment durable a présenté le 11 octobre une « charte pour l’efficacité énergétique et environnementale du parc tertiaire public et privé », signée par 123 acteurs de l’immobilier, qui s’engagent sur « les économies d’énergies mais aussi sur la neutralité carbone à l’horizon 2050 et la prise en compte des énergies renouvelables ». La charte a pour objectif « d’améliorer la connaissance collective des pratiques et méthodes d’amélioration du parc tertiaire, en favorisant la mise en réseau des acteurs et en documentant ces pratiques, notamment dans l’aspect de leur soutenabilité économique » explique Anne-Lise Deloron, directrice adjointe du Plan Bâtiment Durable. Les acteurs restent libres des moyens et actions mis en place afin « d’améliorer la performance énergétique des bâtiments […] qu’ils détiennent ou utilisent ». Les bureaux, commerces, hôtels, ou encore les universités sont concernés. L’Institut français pour la performance du bâtiment (IFPEB) et l’Observatoire de l’immobilier durable (OID) gèreront le secrétariat technique de la charte et « assureront un retour d’expérience régulier et proposeront des focus sur des points techniques précis, définis au préalable avec les acteurs de la charte ».
Sources : lemoniteur.fr, 11/10/17.

BNP Paribas s’engage dans la transition énergétique

Le Groupe BNP Paribas a annoncé sa nouvelle stratégie en faveur de la transition énergétique, en prenant en compte les objectifs de l'Agence Internationale de l'Energie (AIE) visant à contenir le réchauffement climatique en dessous de 2° d'ici la fin du siècle. Dans ce cadre, le groupe a annoncé plusieurs mesures : il met un terme à ses relations avec des acteurs dont l’activité est basée sur le gaz et pétrole de schiste et/ou de pétrole issu des sables bitumineux, réduit son soutien au secteur du charbon et s’engage à ne plus financer de projets liés au transport et l'exportation de gaz et de pétrole de schiste ou de pétrole issu des sables bitumineux, ni de projet d'exploration ou de production de gaz et de pétrole en Arctique. A l’inverse, BNP Paribas poursuivra son soutien actif aux clients du secteur de l'énergie engagés dans la transition énergétique, et compte financer les énergies renouvelables à hauteur de 15 Mds€ en 2020, et investir 100 M€ dans des start-ups innovantes en faveur de la transition énergétique.
Sources : zonebourse.com, 11/10/17.

Energies renouvelables

Saint-Nazaire inaugure la première éolienne en mer française

La première éolienne en mer française, Floatgen, a été inaugurée le 13 octobre à Saint-Nazaire. Il s’agit d’un système d’éolienne flottante, basé sur la technologie « damping pool ». Ce projet répond à trois objectifs : démontrer la faisabilité technique, économique et environnementale d'un système éolien flottant européen en eaux profondes, mettre en avant le fort potentiel de l’éolien en mer flottant à échelle commerciale, et mesurer le coût du mégawattheure (MW) à l'horizon 2030. France Energie Eolienne a salué la réussite de ce projet « il s’agit de la réussite d’un consortium européen, sur la base d’une technologie de fondation française. C’est également le succès de toute la filière éolienne en mer : c’est un excellent signal pour l’industrie qui offre de belles perspectives pour l’avenir de l’éolien flottant en France » a souligné son président Olivier Perot. Quatre projets de fermes pilotes éoliennes flottantes sont en cours en Méditerranée et en Bretagne, et devraient être mis en service d’ici 2020-2021. La filière participe également à des concertations afin d’identifier des zones propices pour de futurs projets commerciaux.
Sources : euro-energie.com, 13/10/17.

Tendances et acteurs

Le développement du GNL marin, un enjeu environnemental

Depuis 2015, le secteur des transports marins est impliqué dans les débats environnementaux. Lors d’une table ronde sur « les perspectives du GNL maritime et fluvial » durant le Congrès du gaz, les participants ont convenu que le GNL était la « solution technique pour la transition énergétique ». Cependant, son coût 10 à 20 % plus élevé peut être un frein à son développement, particulièrement face aux moteurs diesel. Les armateurs sont peu enclins au changement et, lorsqu’ils choisissent de se convertir au GNL, optent généralement pour une solution couplée GNL-Fioul via des moteurs « dual fuel ». Armateurs de France milite « pour qu’un maximum de futurs navires fasse le pas vers le GNL », et plaide à cet effet pour que « l’État français et/ou l’Union européenne mettent en place des mesures incitatives à l’investissement ». Au-delà d’incitations financières, les amateurs doivent être certains de pouvoir avitailler leurs bateaux dans les ports. Les fournisseurs d’énergie, tels que Total et Engie, se disent prêts à entrer sur le marché, qu’ils considèrent à l’échelle internationale et non pas uniquement française.
Sources : Enerpresse, 16/10/17.

Techniques et innovations

L’Ademe s’intéresse aux technologies « Power to X »

L’Ademe vient de publier une étude sur les technologies « Power to X » (ou P2X), c’est-à-dire la transformation d’électricité en un autre vecteur énergétique. Ces vecteurs peuvent être par exemple de la chaleur (« Power to heat ») ou un gaz de synthèse (« Power to gaz »). L’Ademe voit l’interaction des différents réseaux « comme des moyens de stocker de l’énergie issue d’un autre vecteur énergétique (le réseau de gaz comme stockage de l’électricité, par exemple) et de leur offrir des débouchés complémentaires (production d’hydrogène décarbonée à partir du réseau électrique) ». Dans un mix électrique 100 % renouvelable, un large usage du « power to heat » permettrait de décarboner les réseaux de gaz et de chaleur. Cependant, l’intérêt de ces technologies repose fortement sur le prix de la tonne de CO2 en 2050. Dans ce cadre, l’Ademe a envisagé plusieurs scénarios en prenant en considération un prix de la tonne de CO2 de 100, 300 et 1.000€.
Sources : connaissancedesenergies.org, 10/10/17.

L’effacement électrique, une solution pour soulager le réseau électrique

Les réseaux intelligents rendent possible l’effacement électrique, c’est-à-dire le « lissage de la courbe de charge par le pilotage de la demande ». Cette technique permet d’adapter la consommation d’électricité à la demande, et de gérer la fluctuation de la production, la consommation et l’intermittence des énergies renouvelables, sans que cela n’impacte les utilisateurs. Ce système soulage le réseau électrique, et permet de ne pas avoir recours à de nouvelles sources d’énergie. L’effacement électrique fonctionne sur le principe du volontariat. Selon une étude de l’Ademe, le potentiel total de flexibilité électrique des secteurs industriels et tertiaires en France offert par l’effacement électrique serait compris entre 6,5 et 9,5 GW.
Sources : les-smartgrids.fr, 12/10/17.
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