Revue de presse - France

A la Une : Schneider Electric inaugure son Technopole à Grenoble

Economies d'énergie et émissions carbone

Schneider Electric inaugure son Technopole à Grenoble

Schneider Electric a inauguré le 12 juillet à Grenoble son « Technopole », un bâtiment de 18.000 m², qui se présente comme la « vitrine des savoir-faire du groupe ». Le lieu héberge le centre mondial référent de la recherche et développement du groupe pour la distribution électrique moyenne tension, ainsi que des laboratoires. Un autre bâtiment innovant devrait ouvrir en 2019, pour accueillir la direction de l’innovation de Schneider. Ces deux sites font partie du projet « GreenOValley », qui prévoit de regrouper treize sites du groupe sur cinq. Les deux bâtiments devraient consommer 40% moins d’énergie et émettre 40% de moins de CO2 qu’un bâtiment classique. « Le futur sera électrique, décentralisé, décarboné et digital. Et le plus vertueux sera l’efficacité énergétique. C’est à la préparation de ce futur que ce Technopole est dédié » a déclaré Jean-François Tricoire, le PDG du groupe, lors de l’inauguration, en présence de la ministre de la recherche, Frédérique Vidal.
Sources : AFP, 12/07/17.

Production d'énergie

Ad Majoris s’engage dans l’autoconsommation

Pour la première fois en France, une entreprise va se lancer dans l’autoconsommation en produisant elle-même une partie de son électricité. Ad Majoris, entreprise du Rhône spécialisée dans la transformation des matières plastiques, va ainsi installer l’année prochaine 2.200 m² de panneaux solaires sur son toit, qui lui permettront de produire environ 10% de sa consommation totale, pour un investissement entre 400 et 450.000 euros. La baisse des prix des panneaux photovoltaïques, divisés par dix en dix ans, a permis de rendre « accessible et rentable ce type d’initiative » indique Christian Missirian, directeur régional d'EDF Commerce en Auvergne-Rhône-Alpes. L’installation permettra à l’entreprise de réduire sa facture énergétique d’environ 15 %, et de ne plus être soumise aux fluctuations de prix sur l’énergie qu’elle produira. Ad Majoris, considérée comme une entreprise polluante, bénéficiera aussi d’un capital image positif grâce à ce projet. Christian Missirian souligne que ces projets devraient se développer : « beaucoup de sociétés se manifestent et les dossiers s'accumulent par dizaine », notamment dans les secteurs de la grande distribution et l'agroalimentaire.
Sources : leparisien.fr, 11/07/17.

STX se développe dans les sous-stations électriques

STX a présenté le 12 juillet à Saint-Nazaire sa deuxième sous-station électrique, qui transforme l’électricité des éoliennes marines pour la transmettre vers le réseau électrique terrestre. La machine de 4.000 tonnes sera installée dans la mer baltique en 2018, aux abords de l’Allemagne et face à la Suède. Elle s’inscrit dans le projet Arkona, composé de 60 éoliennes et visant à alimenter 400.000 foyers. Le contrat d’installation et de maintenance d’un an s’élève entre 50 et 100 millions d’euros. Présent sur ce nouveau marché depuis trois ans, l’objectif de STX est « de livrer deux sous-stations par an pour un chiffre d'affaires de 150 millions, sachant qu'une dizaine de sous-stations sont commandées chaque année en Europe ». Si 3.600 éoliennes marines sont installées en Europe, aucune n’est présente en France. Aucun membre du gouvernement n’était présent pour la présentation de la machine ; un regret pour Laurent Castaing, directeur du chantier naval, qui craint un retard de la France, alors que « chaque concurrent étranger se renforce ».
Sources : ouest-france.fr, 13/07/17.

Satolas-et-Bonce: énergie verte et parc photovoltaïque

Dans cette commune de l'agglomération lyonnaise, un site de stockage de 70 hectares - géré par Suez - reçoit les déchets ultimes non dangereux issus de l'industrie. Le site gère 300.000 tonnes de déchets par an et produit de l'énergie verte en conséquence. Depuis son lancement en 1972, Suez a investi 6,5 millions d'euros pour moderniser la plateforme et optimiser la production énergétique. Aujourd'hui, le biogaz traité est envoyé vers des moteurs pour une production estimée à 30.000 MwH par an ; l’électricité produite permettant de répondre aux besoins de 12.500 habitants.
Sources : lessor.fr, 16/07/17.

Méthanor investit dans des centrales photovoltaïques

Méthanor a annoncé récemment un investissement à hauteur d’un million d'euros dans de nouvelles centrales photovoltaïques de Photosol, compagnie indépendante productrice d'énergie renouvelable. Spécialisée dans la construction d'installations photovoltaïques en toiture ou au sol, Photosol gère déjà un parc de 143 MW. Cet investissement s'inscrit dans la continuité des relations de longue date entre les deux acteurs. En outre, après cet investissement, Méthanor dispose encore de plus d'un million d'euros de trésorerie pour financer d'autres projets, notamment de méthanisation agricole.
Sources : enerzine.com, 17/07/17.

Energies renouvelables

Valorem présente ses innovations dans les centrales hybrides Energies renouvelables-Stockage

Valorem a profité du lancement du cluster « Energie et Stockage » de la Région Nouvelle-Aquitaine le 12 juillet pour présenter ses innovations sur les systèmes de gestion intelligente de la production d’énergie renouvelable, réalisées en collaboration avec CEA Tech. Jean-Yves Grandidier, président de Valorem précise : « les défis liés à l’intégration massive des énergies renouvelables dans le système électrique de demain sont au cœur de la stratégie de Valorem. C’est dans les systèmes électriques insulaires que les défis se posent en premier ». Pour cette raison, le premier projet commun des entreprises sera le premier parc éolien multi-megawatt des Antilles, sur la commune de Sainte Rose en Guadeloupe. Lancé en 2018, le parc sera composé de huit éoliennes de 2 MW et d’une capacité de stockage d’environ 6 MWh. Il sera en mesure de respecter un plan de production décidé la veille et aura un rôle important dans la régulation de la tension et de la fréquence du réseau insulaire de la Guadeloupe.
Sources : puissance2d.fr, 14/07/17.

Tendances et acteurs

Enedis développe sa plateforme de données

Enedis, le gestionnaire de plus de 95% du réseau électrique moyenne tension en France, compte se renforcer dans l’open data. Depuis les premières installations de Linky en 2015, la filiale d’EDF est intéressée par les possibilités offertes par les données informatiques récoltées. Pour Christian Buchel, directeur général adjoint en charge du numérique, « Enedis est de plus en plus un réseau de collecte de données ». Dans cet objectif, la société a lancé un département numérique, composé de près de 70 personnes, dont une trentaine de data scientists data analysts, chargés de la collecte et du traitement des données. Depuis deux ans, la plateforme Enedis Open Data permet aux acteurs du marché de l’énergie, aux consommateurs finaux ou aux collectivités locales d’accéder aux données liées aux réseaux, et depuis cette année à celles relatives à la consommation. 23 jeux de données sont actuellement publics et trois le seront prochainement. Enedis souhaite également utiliser ces données afin de renforcer sa connaissance fine des usages et du réseau et ainsi réaliser des économies en se dirigeant vers une maintenance « prédictive ».
Sources : lesechos.fr, 12/07/17.

Enedis prépare une vingtaine de solutions innovantes

Le gestionnaire de réseaux de distribution Enedis prépare une vingtaine de nouvelles solutions, qui seront mises en place entre 2017 et 2020 et sont préalablement testées. L’une des premières innovations est le monitoring des transformateurs haute tension-moyenne tension. Enedis a lancé un programme de surveillance d’une dizaine de points critiques sur les transformateurs, qu’il équipera de capteurs connectés, associés à un traitement type big data. Grâce à ce dispositif, Enedis peut programmer une maintenance adaptée à la situation réelle des transformateurs. Des tests sont réalisés dans les Bouches-du-Rhône cette année, avant le déploiement industriel en 2018. Autre innovation, le monitoring des transformateurs moyenne tension-basse tension. Sur les 50.000 transformateurs installés en PACA, très peu sont communicants. Or, dans les zones où il y a de la production d’énergie renouvelable, les informations au niveau local sont particulièrement importantes, afin d’éviter les surtensions. Un transformateur communicant et solaire a été installé dans les Hautes-Alpes, avant la mise en place de 1.400 transformateurs communicants dans la région.
Sources : Tpbm, 12/07/17.

LG Solar certifiée pour répondre aux appels d’offres CRE4 en France

LG Solar, la branche spécialisée dans l'énergie solaire photovoltaïque de LG Electronics, vient d’obtenir la certification « Bilan Carbone », indispensable pour répondre aux appels d’offres CRE4 en France. « LG Solar a réalisé une analyse de cycle de vie de ses produits afin de répondre aux critères fixés par la CRE », et a obtenu des résultats « exceptionnels », explique Maaty Bouanane, Directeur des ventes LG Solar France. « LG Solar présente un des meilleurs bilans carbone sur le marché français » précise le directeur. Avec un chiffre d’affaires de 50 milliards d’euros, LG Electronics compte renforcer sa position en France, en répondant aux appels d’offres CRE4, qui représentent près de 80% du marché photovoltaïque dans le pays. LG Solar offre « une garantie produit de 12 ans et une garantie performance à 84,8% pendant 25 ans sur l'ensemble des modules LG Solar ». La haute technologie développée dans sa gamme de modules « n-type » LG Neon 2 génère une puissance allant jusque 335 Wc, ce qui « permet au client de réduire sensiblement son « coût total projet » et ainsi faire des économies ».
Sources : tecsol.blogs.com, 12/07/17.

Niveau de maîtrise satisfaisant pour RTE

Comme tous les ans, RTE a publié son bilan sûreté de fonctionnement du système électrique de l’année écoulée. Le document fait état d’un niveau de maîtrise satisfaisant de l'exploitation en sûreté en 2016, malgré une situation complexe cette année, telle que la vague de froid dans un contexte d’arrêt de plusieurs tranches nucléaires. RTE fait également état de ses actions prévues, permettant de garantir un haut niveau de sûreté : « maintien d’un niveau d’investissements à hauteur de 1,5 milliard d’euros par an, accroissement des capacités d’échange aux frontières avec nos pays voisins (…), mise en œuvre de nouveaux mécanismes (…) et participation à des expérimentations ou des projets (AMELIE, Ampacité, iTesla, APOGEE…) destinés à anticiper les contraintes du futur système électrique et à se doter de nouveaux outils pour y faire face ». Par ailleurs, le « Paquet hiver » de la commission européenne aura des conséquences sur la sûreté du système électrique et le rôle de RTE.
Sources : euro-energie.com, 11/07/17.
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