Revue de presse - France

A la une : Création de groupes de travail dans le solaire et la méthanisation

Réglementations et politique de l'énergie

Création de groupes de travail dans le solaire et la méthanisation

Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat à la Transition écologique et solidaire, a annoncé « la création de deux groupes de travail sur le modèle du groupe de travail éolien » dans le domaine de l'énergie photovoltaïque et de la méthanisation. Leurs réflexions viendront enrichir les travaux de la Programmation Pluriannuelle de l'Energie (PPE), qui établira la feuille de route de la transition énergétique pour 2019-2023. Le président du syndicat Enerplan, Daniel Bour, s’est félicité de cette annonce : « c'est une satisfaction d'avoir été entendus sur la nécessité de travailler ensemble à favoriser de meilleures conditions de développement ». La filière biométhane souhaite un travail « au plan réglementaire, sur la simplification administrative, sur la fiscalité et sur le financement ».
Sources : connaissancedesenergies.org, 07/12/17.

L’ADEME va évaluer l’efficacité des CEE

L’ADEME, l’Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie, a été chargée d’évaluer l’efficacité des Certificats d’Economies d’Energie (CEE) suite à une demande émise lors de la consultation sur la 4e période du dispositif et en vue de la 5e période de consultation. « Avec un dispositif qui brasse beaucoup de moyens, il faut vérifier que l’argent est bien employé » a souligné Pascal Dupuis, chef du service du climat et de l’efficacité énergétique à la Direction Générale de l'Énergie et du Climat (DGEC). « Il y aura une approche globale, toutes les périodes sont concernées même si nous nous concentrerons sur la 2e et la 3e période » a précisé Marie Christine Prémartin, directrice exécutive des programmes à l’ADEME. L’objectif de cette mission est de mesurer l’efficacité et l’efficience du dispositif CEE par rapport aux autres politiques d’efficacité énergétique, et d’évaluer les impacts indirects du dispositif. L’ADEME commencera son analyse par une étude de l’écosystème d’acteurs et les offres de services liées aux CEE, puis procédera à une étude de pré-figuration de l’évaluation, avant de réaliser l’évaluation entre mi-2018 et fin 2019.
Sources : Enerpresse, 07/12/17.

La filière diesel se dote d’un plan d’action

Le 7 décembre dernier, à l'issue d'une table ronde sur l'état des ventes de véhicules diesel réunissant les grands donneurs d'ordre (Bosch, Delphi, PSA et Renault) et le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, ce dernier a annoncé un plan d'action pour accompagner la filière. Il s'agira dans un premier temps de faire un bilan précis de l'impact de la baisse des ventes, puis d'accompagner la filière automobile française vers le développement de nouvelles sources à valeur ajoutée, avec l'amélioration des motorisations existantes, des nouvelles motorisations et de la performance écologique des véhicules, et le développement de nouveaux services de mobilité. Une attention sera également portée à la conservation des emplois et des sites touchés. Les ventes de véhicules diesel neufs ont diminué de 25 % depuis 2012.
Sources : Bulletin de l’industrie Pétrolière, 11/12/17.

Economies d'énergie et émissions carbone

La consommation de gaz naturel baisse en France

La consommation de gaz naturel en France est en baisse depuis 2011, à l’exception de 2016, année particulière en raison de l’arrêt des centrales nucléaires, a annoncé GRDF. La diminution devrait se poursuivre au cours des vingt prochaines années au rythme de 12 % par an. Selon GRDF, GRTgaz et TGIF, cette réduction est due aux efforts réalisés dans la transition énergétique. La consommation moyenne des bâtiments, d’usage privé ou professionnel, devrait reculer de 30 à 40 % en moins de vingt ans grâce aux nouveaux dispositifs techniques, tels que les pompes à chaleur ou les chaudières hybrides, dont les besoins en gaz sont moins élevés. Ces dispositifs « deviendront la norme d'ici 2035 » affirme Edouard Sauvage, directeur général du réseau de distribution de GRDF. Grâce à cette évolution de la consommation, les excédents de gaz pourraient être destinés à d’autres usages, notamment le gaz naturel véhicule (GNV). Les véhicules roulant au GNV pourraient alors représenter 9 % du parc auto d’ici 2035, contre 0,3 % actuellement.
Sources : le-gaz.fr, 05/12/17.

Le Crédit Agricole s’engage davantage dans le financement vert

Le Crédit Agricole, leader mondial des green bonds, accélère son engagement en faveur de l’environnement en refusant désormais de financer les projets les plus polluants en pétrole et gaz de schiste. La banque compte également augmenter son activité dans les green bonds et compensera son empreinte carbone directe jusqu'en 2040 via un fonds. Le Crédit Agricole souhaite doubler le niveau de financement des énergies renouvelables en France d'ici 2020, et le groupe se donne comme objectif le financement d'un projet sur trois en renouvelable ou efficacité énergétique. « Nous sommes accompagnateurs du progrès : notre rôle est d'accélérer la transition énergétique et d'inciter, par nos expertises, nos clients à faire évoluer leurs modèles économiques. Pour être efficace, nos engagements se doivent donc d'être précis et techniques », souligne Philippe Brassac, directeur général de Crédit Agricole S.A. Alors que plusieurs banques, dont BNP Paribas et HSBC, ont fait des annonces similaires, la banque a rappelé son « engagement historique et précurseur » dans ce domaine. « Conformément à son ADN de banque « verte », le Crédit Agricole a un rôle déterminant à jouer dans la facilitation des transitions énergétique et carbone », explique le groupe dans un communiqué.
Sources : latribune.fr, 06/12/17.

La RATP obtient ses CEE

Les derniers travaux de modernisation du système d'éclairage de la RATP n'étant pas éligibles aux Certificats d'Economie d'Energie (CEE), il a fallu établir un diagnostic énergétique afin de les obtenir. Certinergy, la filiale du groupe Effy qui a accompagné la RATP dans ces travaux, a démontré que la consommation d'électricité destinée à l'éclairage de la régie de transports avait de fait diminué de moitié. Au total, plus de 300 stations et quelques 65 gares ont été équipées de 250.000 lampes LED, ce qui permet d’éviter l’émission de 8.000 tonnes équivalent CO2 par an.
Sources : Enerpresse, 11/12/17.

Production d'énergie

Le « plan solaire » d’EDF

EDF vient d'annoncer son intention de quadrupler la capacité de production photovoltaïque en France à l'horizon 2035. 25 milliards d'euros d'investissement sont prévus pour ce projet, qui permettra également de créer plusieurs milliers d'emplois. Pour cela, le groupe propose d'utiliser son patrimoine foncier pour installer des fermes solaires. Les bâtiments existants se verront, eux, dotés de panneaux solaires en toiture. L'annonce d'EDF fait suite à une certaine pression du gouvernement, qui pour tenir ses objectifs environnementaux ne compte plus sur l'éolien, au potentiel limité. L'énergie nucléaire gardera une part importante dans la production d'énergie d'EDF.
Sources : lemondedelenergie.com, 11/12/17.

Energies renouvelables

Lancement des travaux de modernisation de la centrale hydroélectrique de Sabart

En Haute-Ariège, EDF mène depuis 2014 un grand programme de maintenance et de modernisation de ses installations hydroélectriques. Le département compte 17 centrales hydrauliques, qui produisent plus de 1.400 GWh d’électricité entièrement renouvelable par an. Après deux années de préparation, le groupe vient de débuter un chantier de modernisation de la centrale de Sabart, exploitée sur les hauteurs de Tarascon sur Ariège, qui devrait durer trois ans et représente un investissement total de 30 millions d’euros. « L’essentiel du projet porte sur le renouvellement des deux conduites forcées, qui datent de 1928. Il s’agit de démonter les conduites actuelles, puis de réinstaller deux nouvelles conduites parallèles, de 320 mètres de long chacune, soit environ 340 tonnes d’acier, sur une pente inclinée à 73 degrés », explique Nicolas de Cointet, Directeur d’EDF Hydraulique Aude-Ariège. « Ce chantier est un nouveau défi technique et environnemental exceptionnel. (...) À partir de novembre et jusqu’à l’été 2020, nous mettrons tout en œuvre pour assurer le bon déroulement des travaux, auxquels nous avons associé de nombreux acteurs locaux », souligne-t-il.
Sources : lemondedelenergie.com, 08/12/17.

Tendances et acteurs

Les grands groupes français s’engagent pour le climat

« Nous (...) affirmons la nécessité de changer collectivement de cap, pour engager une baisse drastique des émissions de gaz à effet de serre de la planète ». Ils sont à présent plus de 90 groupes français signataires du manifeste par lequel ils s'engagent à investir dans les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique, les technologies bas carbone, l'agriculture durable et la lutte contre le réchauffement climatique. Ce sont près de 280 milliards d'euros qui seront dégagés pour cet objectif. Parmi ces groupes figurent Air Liquide, ArcelorMittal, LVMH, Bouygues, PSA, Sanofi ou Renault.
Sources : romandie.com, 11/12/17.

EDF : une flotte 100% électrique en 2030

En rejoignant l'initiative EV100 de l'organisation The Climate Group, EDF s'est engagé à ce que la totalité de sa flotte automobile roule à l'électrique à l'horizon 2030. Le groupe développe déjà, en interne comme pour ses clients, des solutions et infrastructures de recharge pour véhicules électriques : à la centrale du Blayais, ce sont trois hectares de panneaux photovoltaïques qui alimentent ses bornes de recharge intelligentes, tandis que les principales autoroutes de France accueillent, depuis 2016, 200 bornes de recharge rapide installées par le groupe dans le cadre du projet Corri-door.
Sources : zonebourse.com, 11/12/17.

Techniques et innovations

La mutation du réseau électrique français en 2018

Le réseau électrique français va connaître en 2018 une profonde mutation, entraînée par la transition énergétique et la multiplication des sources de production électrique. Enedis va investir 3,5 milliards d'euros dans la modernisation de son réseau de distribution d'électricité, dont 1 milliard sera consacré au raccordement qui doit évoluer à mesure que les particuliers deviennent producteurs d'énergie et expérimentent l'autoconsommation : les solutions intelligentes comme le compteur communicant seront privilégiées. C'est notamment autour de la mobilité électrique que les aménagement doivent être pensés - le gouvernement table sur 7 millions de bornes de recharge d'ici 2030 - et l'interconnexion des véhicules qui pourront servir de réserve pour le réseau. Nous passons ainsi d'une logique du producteur au consommateur à celle qui voit se connecter entre elles de multiples sources d'énergies.
Sources : les-smartgrids.fr, 07/12/17.
Haut de page