Revue de presse - France

A la Une : Les modalités de stockage de gaz naturel en discussion

Réglementations et politique de l'énergie

Les modalités de stockage de gaz naturel en discussion

Le Comité sur l’accès des tiers au stockage (ATS) dans le cadre de la concertation gaz se réunissait le 8 septembre afin d’étudier le projet d’ordonnance visant à réviser la législation sur le stockage souterrain de gaz naturel. Le ministre en charge de l’Energie fixera chaque année les stocks minimaux de gaz naturel au 1er novembre, permettant d’assurer la sécurité d’approvisionnement en gaz naturel durant la période allant du 1er novembre au 31 mars. Des enchères publiques, gérées par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) détermineront les capacités des infrastructures de stockage. Si nécessaire, le ministre pourra imposer des stocks supplémentaires aux opérateurs de stockage. Les fournisseurs de gaz naturel s’engageront à fournir leurs clients, et à communiquer leurs prévisions aux gestionnaires du réseau à l’horizon de six mois.
Sources : Enerpresse, 12/09/17.

Engie prend des engagements concernant sa politique tarifaire

L’Autorité de la concurrence a annoncé qu’Engie avait pris des engagements concernant sa politique tarifaire. L’énergéticien a effet annoncé que ses tarifs reflèteraient désormais la réalité de ses coûts. Cette annonce fait suite à la saisie de l’Autorité de la concurrence par Direct Energie en mai 2016 : l’électricien et le gendarme de la concurrence avaient alors estimé qu’Engie était susceptible d’avoir fixé les prix de ses offres de marché individualisés à destination des entreprises sans tenir compte de ses coûts réels, ce qui constitue une entrave illégale à la concurrence. Les engagements pris depuis par Engie « répondent aux problèmes de concurrence identifiés en permettant un meilleur fonctionnement de la concurrence », a expliqué l'Autorité, qui a ainsi décidé de clore la procédure.
Sources : lefigaro.fr, 07/09/17.

Révision des modalités de la gestion clientèle réalisée par les fournisseurs

La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a discuté le 7 septembre de deux projets de décision sur la gestion clientèle réalisée par les fournisseurs pour le compte des gestionnaires de réseau de distribution (GRD). Le Conseil supérieur de l’énergie (CSE) étudiera prochainement ces textes. Ceux-ci prévoient que la rémunération de la gestion de clientèle réalisée par le fournisseur pour le GRD devra être spécifiquement distinguée. Ce changement aura pour conséquence une modification des tarifs d’utilisation des réseaux publics d’électricité actuels Turpe 5 HTA-BT et des réseaux de distribution de gaz naturel (ATRD).
Sources : Enerpresse, 12/09/17.

Les discussions sur les marchés de capacité et les interconnexions vont aboutir

Selon Enerpresse, RTE va envoyer d’ici la fin du mois à la Direction générale de l'énergie et du climat (DGEC) sa proposition au sujet de la prise en compte de l’interconnexion au système européen dans le mécanisme de capacité français. Un décret gouvernemental pourrait découler de cette proposition, alors que les discussions de la Commission d’accès au marché (CAM) du Comité des clients utilisateurs du réseau de transport d’électricité (Curte) sur ce dossier ont pris fin le 8 septembre. Le document de RTE souligne qu’il « s’agit du premier exemple en Europe de mise en œuvre de participation transfrontalière explicite portant à la fois sur les interconnexions et les capacités de production/d’effacement transfrontalières ». En accord avec la Commission européenne du mécanisme de capacité, la France devra mettre en place cette participation transfrontalière à partir de 2019. La révision du décret doit intervenir fin 2017 ou en janvier 2018 au plus tard, et RTE doit adopter les nouvelles règles du mécanisme de capacité d’ici la fin de l’été 2018. Les accords de coopération devront être conclus au printemps, indispensables pour accéder à la participation transfrontalière explicite. Le but est de participer au minimum à l’enchère d’Edex Spot en décembre 2018 pour l’année de livraison 2019.
Sources : Enerpresse, 12/09/17.

Le ministre de la Transition écologique et solidaire présente son projet de loi

Nicolas Hulot a présenté le 6 septembre en Conseil des ministres son projet de loi visant à interdire l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures conventionnels et non-conventionnels. Le projet sera examiné fin septembre en procédure accélérée à l’Assemblée nationale. La France deviendra le premier pays au monde à légiférer sur l’interdiction de l’exploration des hydrocarbures. Parmi les autres volets du projet de loi, l’un est relatif à la régulation liée à l’accès des tiers aux stockages souterrains de gaz, afin de pouvoir agir par ordonnance pour renforcer la sécurité d’approvisionnement en gaz. Un autre dispositif porte sur le commissionnement, soit la rémunération des prestations de gestion de clientèle effectuées par les fournisseurs pour les gestionnaires de réseaux de distribution. La Commission de Régulation de l’Energie (CRE) serait alors déléguée pour fixer « de manière transparente et homogène la rémunération des fournisseurs, garantissant que les consommateurs continueront à bénéficier du service du contrat unique sans surcoût indu » précise le ministère.
Sources : Enerpresse, 06/09/17.

Production d'énergie

Le Centre prépare le Grand Carénage de ses centrales nucléaires

Après la Normandie et la Lorraine, la direction régionale d’EDF Centre s’apprête à réaliser le Grand Carénage de quatre de ses sites nucléaires « en fin de vie ». Si de petits travaux ont déjà été effectués, les gros travaux de modernisation des douze réacteurs débuteront réellement en 2019 et s’étaleront sur dix ans. Avec 80 milliards de kilowattheures produits par an, la Région Centre produit 18% de la production française, ce qui la place à la troisième position régionale. La direction régionale d’EDF souhaite mobiliser l’ensemble des acteurs de la Région « Au-delà des équipes d'EDF, ces chantiers vont engager tout le tissu industriel de la région » explique Jean-Paul Combémorel, son directeur. « Ce programme va permettre à EDF de renforcer son ancrage territorial, en développant la part de commandes passées avec des entreprises locales. Il est actuellement de 20 à 25 % par an. Nous avons pour ambition de faire passer ce taux à 35 % ».
Sources : larep.fr, 08/09/17.

Energies renouvelables

Une centrale photovoltaïque installée sur un aéroport à La Réunion

La société Quadran a pour objectif d’implanter d’ici 2020 une centrale photovoltaïque d’une puissance de 7 MW sur les délaissés au bord de pistes de l’aéroport de Pierrefonds à La Réunion. Cette installation, d’un coût de 13 millions d’euros, permettra de fournir de l’électricité à un dixième de la population de la commune. EDF s’est engagé à acheter l’électricité produite à 113,60€/MWh. En complément de Quadran, le syndicat mixte de Pierrefonds, en charge de la gestion de l’aéroport, bénéficiera de cette nouvelle source de revenus. « Ça ne va pas bouleverser notre budget. Mais ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières » explique Didier Prugnières, le directeur de l’aéroport. Les panneaux seront installés au sol, « orientés vers le Nord, de manière perpendiculaire à l’axe de la piste » afin de ne pas perturber le trafic aérien.
Sources : Le Quotidien de La Réunion et de l’Océan indien, 07/09/17.

Les énergies renouvelables en retard sur leurs objectifs

En 2016, les énergies renouvelables ont représenté 15,7% de la consommation finale brute d’énergie en France, a indiqué le Commissariat général au développement durable (CGDD). En 2005, la part était de 9,2% : « la croissance des énergies renouvelables depuis 2005 est principalement due à l’essor des biocarburants, des pompes à chaleur et de la filière éolienne » précise le CGDD dans son rapport. Cependant, la part d’énergies renouvelables est en retard de 2,3 points pour atteindre les objectifs de 23% en 2023 et 30% en 2030. Dans l’électricité, la part d’énergies renouvelables est de 19,1%, un chiffre inférieur aux 21,5% prévus afin d’atteindre les objectifs de 40% en 2030. Pour le chauffage et le refroidissement, la part est de 20,7%, encore une fois, moins élevée que les 25,5% prévus afin d’atteindre 33% en 2020 et 38% en 2030. En revanche, le secteur des transports est en avance, avec une consommation finale de 8,7%, quand l’objectif de 2020 est de 10,5%.
Sources : Enerpresse, 11/09/17.

Les projets solaires et éoliens ralentissent au premier semestre

Si le nombre de raccordements dans l’éolien a progressé au premier semestre 2017, la hausse est moins soutenue que l’année dernière. 519 nouveaux GW ont été raccordés, soit 9% de moins qu’au premier semestre 2016. Le parc éolien atteint 12,3 GW au 30 juin 2017, un chiffre inférieur aux objectifs de capacités fixés pour 2023 entre 21,8 et 26 GW. De nombreux nouveaux projets éoliens sont toutefois en cours et devraient à terme représenter une puissance totale de 8,6 GW pour l’éolien terrestre, et de 3 GW l’éolien offshore. La production solaire a de son côté progressé de 10% par rapport au premier semestre 2016, et a atteint 4,2 TWh, soit 1,7 % de la consommation électrique française. En revanche, le nombre de nouveaux raccordements est également plus faible qu’en 2016, à savoir 233 MW contre 343 MW. Au premier semestre, 519 installations produisaient de l’électricité à partir de biogaz, soit une puissance totale installée de 405 MW. 15 MW ont été raccordés entre janvier et juin 2017, soit un niveau équivalent au premier semestre 2016. De son côté, le biométhane a progressé de 30% depuis la fin de l’année 2016, et représente 533 GWh par an et 35 installations. 123 GWh/an ont été ajoutés au cours du premier semestre 2017, soit deux fois plus qu’à la même période en 2016. 297 projets sont en cours, et leur capacité atteint désormais 6501 GWh/an.
Sources : lenergeek.com, 11/09/17.

Tendances et acteurs

Les équipes d’EDF au secours de Saint Martin et Saint Barthélémy

Afin de rétablir au plus vite l’électricité à Saint Martin et Saint Barthélémy suite au passage de l’ouragan Irma, EDF a acheminé 140 tonnes d’équipements électriques de secours depuis la métropole vers la Guadeloupe. Ils seront ensuite déployés par bateau vers les deux îles « dès que les conditions le permettront » a indiqué EDF le 10 septembre. D’autres groupes électrogènes, des véhicules et un hélicoptère seront envoyés depuis la Guyane afin d’établir un diagnostic de l’état des réseaux électriques à Saint Martin et Saint Barthélémy. Des équipes de la Force d’Intervention Rapide Electricité (FIRE) venant de Corse, Guyane et Martinique viendront en aide à celles de Guadeloupe et des îles du Nord. Quatre experts de la production thermique épaulent déjà les équipes locales dans l’établissement d’un diagnostic du réseau et des travaux prioritaires à mener.
Sources : lenergeek.com, 11/09/17.
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