Revue de presse - France

A la Une : Lancement d’un groupe de travail sur l’éolien

Réglementations et politique de l'énergie

Lancement d’un groupe de travail sur l’éolien

« Si nous voulons moins de carbone et moins de nucléaire, nous devons accélérer sur les énergies renouvelables » a expliqué le ministère de la Transition écologique et solidaire le 6 octobre. Dans ce cadre, le ministère a annoncé la création d’un groupe de travail visant à « simplifier et consolider les règles dans l'éolien » et impliquant les différents acteurs locaux des énergies renouvelables. Le secrétaire d’Etat Sébastien Lecornu a souligné l’importance d’associer les riverains et rappelé qu’il y avait également « un enjeu crucial en termes d'emplois et de développement économique ». Le groupe s’intéressera au financement, à la fiscalité, à la simplification administrative ou encore à la réglementation sur les éoliennes.
Sources : lefigaro.fr, 06/10/17.

La fin des hydrocarbures votée

L’Assemblée nationale a voté dans la nuit du 3 au 4 octobre la loi mettant fin à l’exploration-production d’hydrocarbures à compter du 1er janvier 2040. A compter de la promulgation de la loi, qui devrait intervenir d’ici la fin de l’année, aucun nouveau permis de recherche ne sera accordé et les concessions existantes ne seront pas renouvelées au-delà de 2040. Le Bassin de Lacq, fait toutefois figure d’exception puisque le site pourra continuer de fonctionner après cette date. « Il faut qu’on entre dans une cure de désintoxication pour abandonner le plus rapidement possible les énergies fossiles » a expliqué le ministre de la Transition écologique et solidaire, qui estime que « la transition énergétique ne peut se penser qu’autour de trois principes : prévisibilité, progressivité et irréversibilité » et compte « faire la démonstration qu’environnement et économie ne sont pas incompatibles, bien au contraire ». Nicolas Hulot a souhaité rassurer la filière en assurant que « d’ici à 2040, nous aurons le temps de construire avec les entreprises, avec les salariés, les évolutions nécessaires pour ne laisser personne de côté ».
Sources : Enerpresse, 04/10/17.

Energies renouvelables

Le biométhane progresse en France mais en retard sur ses voisins européens

Selon une étude de Sia Partners pour France Biométhane, la France compte à ce jour 36 unités de production de biométhane, contre 20 l’année passée. Les 29 installations en fonctionnement fin 2016 ont permis d'injecter dans le réseau 215 GWh. Un chiffre en-deçà de plusieurs pays européens, notamment l'Allemagne avec 9.400 GWh et les Pays-Bas avec 900 GWh. L’Angleterre, de son côté, « compte aujourd'hui 81 unités qui produisent 3,6 TWh/an ». Ces différences s’expliquent notamment par le choix de ces pays d’installer des unités de production de grande taille. Avec plus de 480 unités de production de biométhane, en progression de 13% en 2016 dans les neuf pays étudiés, « le mouvement vers le biométhane est une tendance européenne » souligne le think tank France Biométhane. La France compte atteindre 10 % de la consommation française totale de gaz d’ici 2030, soit 30.000 GWh/an.
Sources : romandie.com, 09/10/17.

Tendances et acteurs

Engouement autour des obligations vertes françaises

Un rapport de "S and P Global Ratings" du 26 septembre fait état du fort dynamisme de la France dans l’émission d’obligations vertes. Le document souligne qu’un « large éventail d’entités publiques exploitent le marché pour financer des projets d’infrastructure », notamment les collectivités locales qui s’engagent dans des projets respectueux de l’environnement. L’attrait important pour les obligations vertes accentue la diversification du financement et intéresse les investisseurs étrangers. A titre d’exemple, l’émission de la région Île-de-France de 650 millions d’euros en juin 2016 « a attiré 73 investisseurs principalement étrangers, qui ont acheté 74% de l’obligation », alors que jusqu’à présent « l’intérêt international pour les émissions de la région était limité ».
Sources : Enerpresse, 04/10/17.

La CRE émet des recommandations sur l’échange de données

La Commission de Régulation de l’énergie (CRE) a publié en mai le « Rapport du comité d’études relatif aux données dont disposent les gestionnaires de réseaux et d’infrastructures d’énergie ». Le secteur de l’énergie se digitalise très rapidement, et génère un volume global de données qui double tous les ans. Via son compteur Linky, Enedis va multiplier sa collecte de données par 5.000 d’ici cinq ans et GRTgaz récolte 28 millions de données sur son réseau chaque jour. Yann Padova, commissaire de la CRE lors de la sortie du rapport, a émis quinze préconisations afin de cadrer les positions, la gestion et la bonne utilisation des données. Alors que de nombreux acteurs opèrent, la CRE appelle à « veiller à la cohérence des informations (…) au regard en particulier de la multiplicité des canaux d’accès ». Ces dernières années, le cadre législatif s’est fortement enrichi en France et en Europe et favorise l’ouverture et l’innovation. Les gestionnaires de réseaux donnent de la visibilité aux données qu’elles collectent, ce qui permet d’optimiser l’état du réseau, ou d’observer les consommations. La CRE s’intéresse à la création d’une plate-forme fluide et sécurisée d’échange de données nationale et propose plusieurs recommandations pour son bon fonctionnement.
Sources : lemondedelenergie.com, 05/10/17.

Techniques et innovations

Les entreprises de smart-grids françaises veulent s’internationaliser

La France était bien représentée lors de l’European Utility Week, qui a regroupé du 3 au 5 octobre à Amsterdam 570 entreprises autour de l’énergie intelligente. Le pavillon France accueillait cette année 45 entreprises, contre 20 il y a quatre ans lors de la première édition, soit « la plus grande représentation nationale sur le salon avec des PME, des start-ups et des grands groupes », précise Hélène Buriev de Business France, agence spécialisée dans l’internationalisation de l’économie française. L’objectif de Business France « est de permettre aux entreprises françaises de nouer des contacts pour développer leur business ». L’association Think Smartgrids, composée d’une centaine d’entreprises françaises, étaient également présentes à Amsterdam afin d’étoffer leur réseau et discuter de possibles rapprochements. L’association a notamment rencontré les représentants de l’Indian Smart Grid Forum afin de signer un Memorandum of Understanding « qui précise où se trouvent les besoins en Inde et quels sont les domaines d’actions concrets afin de mobiliser les industriels de l’association sur des sujets précis ».
Sources : Enerpresse, 09/10/17.

Premier contrat de vente d’électricité en Bitcoin

Le 6 octobre, E.ON et ENEL ont signé leur premier contrat de vente d’électricité en Bitcoin, une première mondiale. Via un paiement d’ENEL en Bitcoin, E.ON a vendu en quelques secondes ses électrons à l’Italien. Ce système de blockchain pourrait transformer la commercialisation d’énergie dans le monde, grâce à un système rapide, peu onéreux et réputé infalsifiable. Au début de l’année, une trentaine d’énergéticiens européens ont testé, pour un ticket d’entrée de 20.000€, Enerchain, une plateforme électronique de commerce d’énergies via la technologie Blockchain. Enerchain permet aux acteurs d’acheter en direct, de manière sécurisée et discrète des megawattheures avec de l’argent électronique. La blockchain pourrait bouleverser le secteur, en permettant par exemple à des autoproducteurs d’électricité photovoltaïque de vendre leur production. En mai, dix énergéticiens mondiaux se sont associés avec le Rocky Mountain Institute dans le but de développer la technologie Blockchain dans le secteur de l’énergie.
Sources : journaldelenvironnement.net, 09/10/17.
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